Manuel de sécurisation de Debian -------------------------------- Javier Ferna'ndez-Sanguino Pen~a Section 1.1, `Auteurs' Version française par Simon Valiquette (traducteur actuel) Frédéric Bothamy, Pierre Machard et Arnaud Assad (anciens traducteurs) et les membres de la liste Version: 3.4, Mon, 02 Nov 2009 19:34:10 +0000 ------------------------------------------------------------------------------- Résumé ------ Ce document décrit la sécurité dans le projet Debian ainsi que dans le système d'exploitation Debian. Il commence par la sécurisation et le renforcement de l'installation standard d'une distribution Debian GNU/Linux. Il couvre quelques tâches courantes telles que la sécurisation d'un réseau utilisant Debian GNU/Linux et il donne également des informations complémentaires sur les outils de sécurisation disponibles ainsi que sur le travail accompli au sein du projet Debian par l'équipe en charge de la sécurité et par l'équipe d'audit. Copyright --------- Copyright (C) 2002-2008 Javier Fernández-Sanguino Peña Copyright (C) 2001 Alexander Reelsen, Javier Fernández-Sanguino Peña Copyright (C) 2000 Alexander Reelsen Some sections are copyright (C) their respective authors, for details please refer to Section 1.7, `Remerciements'. Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document under the terms of the GNU General Public License, Version 2 (http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html) or any later version published by the Free Software Foundation. It is distributed in the hope that it will be useful, but WITHOUT ANY WARRANTY. Permission is granted to make and distribute verbatim copies of this document provided the copyright notice and this permission notice are preserved on all copies. Permission is granted to copy and distribute modified versions of this document under the conditions for verbatim copying, provided that the entire resulting derived work is distributed under the terms of a permission notice identical to this one. Permission is granted to copy and distribute translations of this document into another language, under the above conditions for modified versions, except that this permission notice may be included in translations approved by the Free Software Foundation instead of in the original English. NdT : à ce jour (novembre 2008), il n'existe pas de traduction de la GPL en français approuvée par la Free Software Foundation et il n'y en aura probablement jamais afin d'éviter des problèmes légaux d'interprétation. Cette notice de copyright est donc intentionnellement laissée en anglais. ------------------------------------------------------------------------------- Table des matières ------------------ 1. Introduction 1.1. Auteurs 1.2. Où récupérer ce manuel (et formats disponibles) 1.3. Avis et réactions 1.4. Connaissances requises 1.5. Éléments restant à écrire (FIXME/TODO) 1.6. Journal des changements et historique 1.7. Remerciements 2. Avant de commencer 2.1. Que voulez-vous faire de votre système ? 2.2. Être conscient des problèmes de sécurité 2.3. Comment Debian gère la sécurité ? 3. Avant et pendant l'installation 3.1. Choisir un mot de passe pour le BIOS 3.2. Partitionner le système 3.3. Ne pas se connecter à l'Internet tant que tout n'est pas prêt 3.4. Définir un mot de passe root 3.5. Activer les mots de passe masqués et les mots de passe MD5 3.6. Administrer le nombre minimum de services nécessaires 3.7. Installer le minimum de logiciels nécessaires 3.8. Lire les listes de discussions Debian sur la sécurité 4. Après l'installation 4.1. S'abonner à la liste de diffusion Debian Security Announce 4.2. Faire une mise à jour de sécurité 4.3. Changer le BIOS (à nouveau) 4.4. Attribuer un mot de passe à LILO ou GRUB 4.5. Enlever le prompt root du noyau 4.6. Interdire le démarrage sur disquette 4.7. Restreindre les accès aux consoles 4.8. Restreindre les redémarrages système depuis la console 4.9. Monter correctement les partitions 4.10. Fournir des accès sécurisés aux utilisateurs 4.11. Utilisation de tcpwrappers 4.12. L'importance des logs et des alertes 4.13. Les utilitaires pour ajouter des rustines au noyau 4.14. Se protéger contre les dépassements de tampon 4.15. Sécurisation des transferts de fichiers 4.16. Limites et contrôle des systèmes de fichiers 4.17. Sécurisations des accès réseau 4.18. Prendre un instantané (snapshot) du système 4.19. Autres recommandations 5. Sécuriser les services de votre système 5.1. Sécurisation de ssh 5.2. Sécurisation de Squid 5.3. Sécurisation FTP 5.4. Sécurisation de l'accès à X Window System 5.5. Sécurisation de l'accès à l'impression (Le problème lpd et lprng) 5.6. Sécurisation du démon mail 5.7. Sécurisation de BIND 5.8. Sécurisation d'Apache 5.9. Sécurisation de finger 5.10. Paranoïa généralisée du suid et du chroot 5.11. Paranoïa généralisée du mot de passe en texte clair 5.12. Désactivation du NIS 5.13. Sécurisation des services RPC 5.14. Ajouter des capacités au pare-feu 6. Sécurisation automatique d'un système Debian 6.1. Harden 6.2. Bastille Linux 7. Infrastructure de sécurité Debian 7.1. L'équipe de sécurité Debian 7.2. Alertes de sécurité Debian 7.3. Infrastructure de construction de sécurité Debian 7.4. La signature de paquet dans Debian 8. Outils de sécurité dans Debian 8.1. Outils d'évaluation des vulnérabilités à distances 8.2. Outils pour parcourir le réseau 8.3. Audits internes 8.4. Contrôle du code source 8.5. Réseaux Privés Virtuels 8.6. Infrastructure de clés publiques (PKI) 8.7. Infrastructure SSL 8.8. Outils antivirus 8.9. Agent GPG 9. Avant la compromission 9.1. Maintenez votre système sécurisé 9.2. Faites des tests d'intégrité périodiques 9.3. Mise en place d'un système de détection d'intrusion 9.4. Éviter les rootkits 9.5. Idées géniales/paranoïaques --- ce que vous pourriez faire 10. Après la compromission (la réponse à l'incident) 10.1. Comportement général 10.2. Copies de sauvegarde du système 10.3. Contacter votre CERT local 10.4. Analyse post mortem 11. Foire Aux Questions (FAQ) 11.1. La sécurité dans le système d'exploitation Debian 11.2. Mon système est vulnérable ! (En êtes-vous certain ?) 11.3. Questions concernant l'équipe de sécurité Debian A. La procédure de durcissement étape par étape B. Liste des contrôles de configuration. C. Paramétrer un IDS autonome D. Configuration d'un pare-feu pont D.1. Un pont fournissant des fonctionnalités de translations d'adresse (NAT) et de pare-feu D.2. Un pont fournissant des fonctionnalités de pare-feu D.3. Règles de base d'IPtables E. Exemple de script pour changer l'installation par défaut de Bind. F. Mise à jour de sécurité protégée par un pare-feu G. Environnement de `chroot' pour `SSH' G.1. Utiliser `libpam_chroot' G.2. Créer l'environnement automatiquement (la manière simple) G.3. Modifier `SSH' pour activer la fonctionnalité de `chroot' G.4. Environnement créé manuellement (la manière difficile) H. Environnement de `chroot' pour `Apache' H.1. Introduction H.2. Installer le serveur H.3. Voir également ------------------------------------------------------------------------------- 1. Introduction --------------- L'une des choses les plus difficiles dans l'écriture de documents liés à la sécurité est que chaque cas est unique. Il faut prêter attention à deux choses : la menace que constitue l'environnement et les besoins de sécurité liés à un site individuel, une machine ou un réseau. Par exemple, les exigences que l'on a pour une utilisation familiale n'ont rien de comparable aux exigences que l'on retrouve dans le réseau d'une banque. Alors que dans le premier cas, l'utilisateur aura à affronter de simples scripts d'attaque, le réseau d'une banque sera, lui, sous la menace d'attaques directes. De plus, la banque se doit de protéger l'exactitude des données de leurs clients. Il faudra donc que chaque utilisateur trouve le bon compromis entre la facilité d'utilisation et la sécurité poussée à l'extrême. Prenez conscience que cet ouvrage traite uniquement des questions liées aux logiciels. Le meilleur programme du monde ne pourra pas vous protéger contre quelqu'un qui aura un accès physique à la machine. Vous pouvez mettre votre machine sous votre bureau ou dans un bunker protégé par une armée. Pourtant, un ordinateur de bureau avec une bonne configuration sera beaucoup plus sûr (d'un point de vue logiciel) qu'un ordinateur protégé physiquement si son disque dur est truffé de logiciels connus pour avoir des failles de sécurité. Bien entendu, vous devez prendre en compte les deux aspects. Ce document donne simplement un aperçu de ce qu'il est possible de faire pour accroître la sécurité de votre système Debian GNU/Linux. Si vous avez déjà lu des ouvrages traitant de la sécurité sous Linux, vous trouverez des similitudes avec ce document. Ce manuel ne prétend pas être l'ultime source d'informations à laquelle vous devez vous référer. Il essaye seulement d'adapter ces informations pour le système Debian GNU/Linux. D'autres distributions procèdent de manière différente pour certaines questions (le démarrage de démons est un exemple courant) ; vous trouverez dans cet ouvrage les éléments propres aux procédures et aux outils de Debian. 1.1. Auteurs ------------ Le responsable actuel de ce document est Javier Fernández-Sanguino Peña (mailto:jfs@debian.org). Veuillez lui envoyer vos commentaires, ajouts et suggestions et ils seront examinés pour une possible inclusion dans les prochaines versions de ce manuel. Ce manuel a été lancé en tant que _HOWTO_ par Alexander Reelsen (mailto:ar@rhwd.de). Après sa publication sur l'Internet, Javier Fernández-Sanguino Peña (mailto:jfs@debian.org) l'a incorporé dans le Projet de Documentation Debian (http://www.debian.org/doc). Un certain nombre de personnes ont contribué à ce manuel (toutes les contributions sont listées dans le fichier changelog), mais les personnes suivantes méritent une mention spéciale car elles ont fourni des contributions significatives (des sections, chapitres ou annexes complets) : * Stefano Canepa * Era Eriksson * Carlo Perassi * Alexandre Ratti * Jaime Robles * Yotam Rubin * Frederic Schutz * Pedro Zorzenon Neto * Oohara Yuuma * Davor Ocelic 1.2. Où récupérer ce manuel (et formats disponibles) ---------------------------------------------------- Vous pouvez télécharger ou lire la dernière version du manuel de sécurisation Debian sur le site du projet de documentation de Debian (http://www.debian.org/doc/manuals/securing-debian-howto/). Si vous lisez une copie depuis un autre site, veuillez vérifier la version d'origine au cas où elle fournirait des informations plus récentes. Si vous lisez une traduction, veuillez vérifier que la version à laquelle se réfère cette traduction est la dernière version disponible. Si vous notez que la version est en retard, veuillez utiliser la version d'origine ou consultez le Section 1.6, `Journal des changements et historique' pour voir ce qui a changé. Si vous désirez obtenir une copie complète de ce manuel, vous pouvez télécharger le document au format texte (http://www.debian.org/doc/manuals/securing-debian-howto/securing-debian-howto.fr.txt) ou au format PDF (http://www.debian.org/doc/manuals/securing-debian-howto/securing-debian-howto.fr.pdf) depuis le site du projet de documentation Debian. Ces versions peuvent être plus utiles si vous avez l'intention de copier le document vers un machine portable pour lecture hors ligne ou si vous voulez l'imprimer. Soyez prévenu que le manuel fait plus de deux cents pages et que certains des fragments de code, à cause des outils de formatage utilisés, ne sont pas coupés dans la version PDF et peuvent donc s'imprimer de façon incomplète. Le document est également fourni aux formats texte, HTML et PDF dans le paquet harden-doc (http://packages.debian.org/harden-doc). Cependant, notez que le paquet peut ne pas être tout à fait à jour par rapport au document fourni sur le site Debian (mais vous pouvez toujours utiliser le paquet source pour construire vous-même une version à jour). Vous pouvez également vérifier les changements introduits dans le document en consultant le gestionnaire de versions Subversion (http://svn.debian.org/viewsvn/ddp/manuals/trunk/securing-howto/) de Debian. 1.3. Avis et réactions ---------------------- Maintenant, la partie officielle. Pour l'instant, c'est moi (Alexander Reelsen) qui ai écrit la plupart des paragraphes de ce manuel mais, à mon avis, il ne faudrait pas que cela reste ainsi. J'ai grandi et vécu avec les logiciels libres, c'est une part de ma vie de tous les jours et, j'espère, de la vôtre aussi. J'encourage chacun à m'envoyer ses réactions, astuces, ajouts ou suggestions. Si vous pensez que vous pouvez vous occuper d'une partie en particulier ou d'un paragraphe, écrivez au responsable du document. Cela sera apprécié ! En particulier, si vous trouvez une section estampillée « FIXME », qui signifie que les auteurs n'ont pas eu le temps ou les connaissances requises pour s'en occuper, envoyez-leur un courrier immédiatement. Le thème de ce manuel fait clairement comprendre qu'il est important de tenir ce manuel à jour ; vous pouvez apporter votre pierre à l'édifice. S'il vous plaît, aidez-nous. 1.4. Connaissances requises --------------------------- L'installation de Debian GNU/Linux n'est pas très difficile et vous avez sans doute été capable de l'installer. Si vous disposez déjà de connaissances concernant Linux ou d'autres systèmes Unix et si vous êtes quelque peu familier avec les problèmes élémentaires de sécurité, il vous sera plus facile de comprendre ce manuel, car ce document ne peut pas entrer dans tous les petits détails (sans quoi cela aurait été un livre plutôt qu'un manuel). Si vous n'êtes pas si familier que cela avec ces systèmes, vous pouvez consulter Section 2.2, `Être conscient des problèmes de sécurité' pour savoir où trouver des informations plus approfondies sur le sujet. 1.5. Éléments restant à écrire (FIXME/TODO) ------------------------------------------- Cette section décrit toutes les choses à corriger dans ce manuel. Certains paragraphes incluent des marques _FIXME_ ou _TODO_ décrivant quel contenu est manquant (ou quel type de travail doit être réalisé). Le but de cette section est de décrire toutes les choses qui devraient être incluses à l'avenir dans le manuel ou les améliorations à faire (ou qu'il serait intéressant d'ajouter). Si vous pensez que vous pouvez apporter une contribution au contenu en corrigeant tout élément de cette liste (ou des annotations dans le texte lui-même), veuillez contacter l'auteur principal (Section 1.1, `Auteurs'). * Développer les informations sur la réponse aux incidents, peut-être ajouter quelques idées dérivées du Guide de la sécurité de Red Hat au chapitre sur la réponse aux incidents (http://www.redhat.com/docs/manuals/linux/RHL-9-Manual/security-guide/ch-response.html). * Écrire sur les outils de surveillance à distance (pour vérifier la disponibilité du système) tels que `monit', `daemontools' et `mon'. Voir http://linux.oreillynet.com/pub/a/linux/2002/05/09/sysadminguide.html. * Envisager la rédaction d'une section sur la construction d'applications orientées réseau pour Debian (avec des informations telles que le système de base, `equivs' et FAI). * Vérifier si http://www.giac.org/practical/gsec/Chris_Koutras_GSEC.pdf n'a pas d'informations pertinentes non traitées ici. * Ajouter des informations sur la manière de configurer un portable avec Debian http://www.giac.org/practical/gcux/Stephanie_Thomas_GCUX.pdf. * Comment mettre en place un pare-feu en utilisant Debian GNU/Linux. La section sur les pare-feux concerne actuellement un système isolé (pas de protection d'autres machines,...). Comment tester la configuration. * Paramétrage d'un serveur mandataire pare-feu avec Debian GNU/Linux et faire un état des lieux des paquets fournissant des services _proxy_ (tels que `xfwp', `ftp-proxy', `redir', `smtpd', `dnrd', `jftpgw', `oops', `pdnsd', `perdition', `transproxy', `tsocks'). Renvoi au manuel pour toute autre information. Considérer également que `zorp' est maintenant disponible comme paquet Debian et qu'il _s'agit_ d'un mandataire pare-feu (il existe également des paquets Debian fournis par les auteurs). * Informations sur la configuration des services avec file-rc. * Vérifier toutes les URLs et supprimer ou corriger celles qui ne sont plus disponibles. * Ajouter des informations sur les substituts de serveurs typiques (disponibles dans Debian) qui fournissent des fonctionnalités restreintes. Par exemple : * lpr local par CUPS (paquet) ? ; * lrp distant par lpr ; * Bind par dnrd/maradns ; * Apache par dhttpd/thttpd/wn (tux?) ; * Exim/Sendmail par ssmtpd/smtpd/postfix ; * Squid par tinyproxy ; * ftpd par oftpd/vsftpd ; * etc. * De plus amples informations concernant les rustines spécialisées dans la sécurité du noyau dans Debian, incluant celles montrées ci-dessus et ajouter des informations spécifiques sur la façon d'activer ces rustines dans un système Debian. * Linux Intrusion Detection (`kernel-patch-2.4-lids') ; * Linux Trustees (paquet `trustees') ; * NSA Enhanced Linux (http://wiki.debian.org/SELinux) ; * `linux-patch-openswan'. * Précisions sur l'arrêt de certains services réseaux non nécessaires (outre `inetd') ; ceci est en partie dans la procédure de consolidation mais pourrait être élargi un petit peu. * Informations sur le renouvellement des mots de passe ; c'est étroitement lié à la politique mise en place. * Politique de sécurité et formation des utilisateurs. * Davantage à propos de tcpwrappers, et des wrappers en général ? * `hosts.equiv' et d'autres trous de sécurité majeurs. * Problèmes avec les serveurs de partage de fichiers tels que Samba et NFS ? * suidmanager/dpkg-statoverrides. * lpr et lprng. * Désactiver les outils GNOME qui utilisent IP. * Parler de pam_chroot (voir http://lists.debian.org/debian-security/2002/debian-security-200205/msg00011.html) et de son utilité pour restreindre les utilisateurs. Introduire les informations relatives à http://online.securityfocus.com/infocus/1575. `Pdmenu', par exemple, est disponible dans Debian (alors que flash ne l'est pas). * Parler des services « chrootés », plus d'informations sur http://www.linuxfocus.org/English/January2002/article225.shtml, http://www.nuclearelephant.com/papers/chroot.html et http://www.linuxsecurity.com/feature_stories/feature_story-99.html. * Parler des programmes pour faire des « prisons » chroot. `compartment' et `chrootuid' sont en attente dans incoming. D'autres (makejail, jailer) pourraient aussi être présentés. * Plus d'informations concernant les logiciels d'analyse de journaux (i.e. `logcheck', `logwatch' et `logcolorise'). * Routage « avancé » (la politique de trafic concerne la sécurité). * Restreindre `ssh' pour qu'il puisse uniquement exécuter certaines commandes. * Utilisation de dpkg-statoverride. * Moyens sûrs de partager un graveur de CD parmi les utilisateurs. * Moyens sûrs de fournir du son en réseau en plus des possibilités d'affichage en réseau (pour que le son des clients X soit envoyé sur le périphérique de son du serveur X). * Sécurisation des navigateurs Web. * Configurer ftp au travers de `ssh'. * Utilisation des systèmes de fichiers « loopback » chiffrés (cryptés ?). * Chiffrement entier du système de fichiers. * Outils stéganographiques. * Configurer une autorité de clés publiques (PKA) pour une organisation. * Utiliser LDAP pour gérer les utilisateurs. Il y a un HOWTO sur ldap+kerberos pour Debian écrit par Turbo Fredrikson et disponible à http://www.bayour.com/LDAPv3-HOWTO.html. * Comment enlever des informations non-essentielles sur les systèmes de production tels que `/usr/share/doc', `/usr/share/man' (oui, sécurité par obscurité). * Plus d'informations sur lcap basé sur le fichier README des paquet (pas encore tout à fait présent, voir Bug #169465 (http://bugs.debian.org/cgi-bin/bugreport.cgi?bug=169465)) et à partir de l'article de LWN : Kernel development (http://lwn.net/1999/1202/kernel.php3). * Ajouter l'article de Colin sur la façon de configurer un environnement chroot pour un système _Sid_ complet (http://people.debian.org/~walters/chroot.html) * Ajouter des informations sur l'exécution de plusieurs senseurs `snort' dans un système donné (vérifier les rapports de bogues envoyés à `snort'). * Ajouter des informations sur la mise en place d'un pot de miel (_honeypot_) via le paquet `honeyd'). * Décrire la situation relativement à FreeSwan (abandonné) et OpenSwan. La section VPN a besoin d'être réécrite. * Ajouter une section spécifique à propos des bases de données, l'installation par défaut et sur la façon de sécuriser les accès. * Ajouter une section sur l'utilité des serveurs virtuels (Xen, Vserver, etc.) * Expliquer comment utiliser plusieurs vérificateurs d'intégrité tel que `aide', `integrit' ou `samhain'. La base est très simple à expliquer et permet de personnaliser la configuration par défaut. 1.6. Journal des changements et historique ------------------------------------------ 1.6.1. Version 3.14 (novembre 2008) ----------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Modifier la section indiquant comment choisir un système de fichiers. ext3 est maintenant le système de fichiers par défaut. 1.6.2. Version 3.13 (février 2008) ---------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña. * Changement de l'url pointant sur Bastille Linux car le domaine a été acheté par un cybersquatter (http://www.bastille-unix.org/press-release-newname.html). * Correction des liens sur les vers Linux dénommés Ramen et Lion. * Utilisation de linux-image dans les exemples à la place de l'ancien paquet kernel-image. * Corrections typographiques indiquées par Francesco Poli. 1.6.3. Version 3.12 (août 2007) ------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña. * Mise à jour des informations aux sujet des mises à jour de sécurité. Abandon du texte parlant de `Tiger'. Inclusion d'informations sur les outils `update-notifier' et `adept' (pour les stations) ainsi que `debsecan'. Ajout de quelques liens vers d'autres outils disponibles. * Diviser les applications coupe-feu selon les utilisateurs cibles et ajout de fireflier à la liste des applications de coupe-feux pour postes de travail. * Retrait des références à libsafe, un paquet retiré du dépôt de Debian en janvier 2006. * Correction de l'emplacement du fichier de configuration de syslog. Remerciements à John Talbut. 1.6.4. Version 3.11 (janvier 2007) ---------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña. Merci à Francesco Poli pour sa révision étendue du document. * Retrait de la plupart des références à la version Woody car elle n'est plus disponible dans le dépôt principal et que le support de sécurité n'est plus disponible pour celle-ci. * Décrire comment restreindre les utilisateurs pour qu'ils ne puissent faire que des transferts de fichiers. * Ajout d'une note au sujet de la décision de déclassification de debian-private. * Mise à jour du lien sur les guides de gestion des incidents. * Ajout d'une note indiquant que les outils de développement (compilateurs, etc.) ne sont plus installés par défaut dans Etch. * Correction des références sur le serveur maître de sécurité. * Ajout de références vers de la doc additionnelle pour APT-secure. * Amélioration de la description des signatures APT. * Mise en commentaire de points qui ne sont pas encore finalisés au sujet des clefs publiques des miroirs officiels. * Correction du nom de l'équipe de sécurité Debian Testing (Debian Testing Security Team). * Retrait d'une référence à Sarge dans un exemple. * Mise à jour de la section sur les antivirus : clamav est maintenant disponible depuis Etch. Mention de l'installateur pour f-prot. * Retrait de toutes les références à freeswan, car il est désuet. * Description des problèmes liés aux changements des règles de firewall à distance et quelques conseils en notes de bas de page. * Mise à jour des informations sur l'installation d'IDS, mentionner BASE et la nécessité de mettre en place une base de données d'audit. * Réécriture de la section "lancer bind par un utilisateur non root" car ceci ne s'applique plus à Bind9. Retrait de la référence au script init.d car les configurations doivent être faites via /etc/default/. * Retrait de la méthode désuète de mise en places des règles d'iptables, car Woody n'est plus maintenu. * Retrait du conseil à propos de LOG_UNKFAIL_ENAB. Il devrait être positionné à 'no' (la valeur par défaut). * Ajout de plus d'informations au sujet de la mise à jour du système avec les outils de station de travail (y compris update-notifier) et description de l'utilisation d'aptitude pour mettre le système à jour. Noter aussi que dselect est déprécié. * Mise à jour du contenu de la FAQ et retrait de paragraphes redondants. * Relecture et mis à jour de la section sur les analyses post mortem de malwares. * Retrait ou correction de quelques liens morts. * Corriger de nombreuses erreurs typographiques et grammaticales mentionnées par Francesco Poli. 1.6.5. Version 3.10 (novembre 2006) ----------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout d'exemples d'utilisation de l'option rdepends d'`apt-cache' tel que suggéré par Ozer Sarilar. * Corriger l'emplacement du manuel de l'utilisateur de Squid après qu'Oskar Pearson (son responsable) nous ait informé de son déplacement. * Correction de l'information au sujet d'umask. C'est dans logins.defs (et non pas limits.conf) que ceci peut être configuré pour toutes les connections. Préciser les valeurs par défaut de Debian et suggérer des valeurs plus restrictive pour les utilisateurs et le superutilisateur. Merci à Reinhard Tartler pour avoir détecté cette erreur. 1.6.6. Version 3.9 (octobre 2006) --------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout d'informations sur le suivi des vulnérabilités de sécurité et ajout de références à propos du « Debian Testing Security Tracker. ». * Ajout d'informations sur le support de la sécurité pour Debian testing. * Fixer un grand nombre d'erreurs typographiques à partir de correctifs fournis par Simon Brandmair. * Ajout d'une section rédigée par Max Attems sur comment désactiver la console root avec initramfs. * Retrait des références à queso. * Signaler dans l'introduction que testing est maintenant supportée par l'équipe de sécurité de Debian. 1.6.7. Version 3.8 (juillet 2006) --------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Réécriture de la mise en place de prisons (chroot) ssh pour clarifier les différentes options disponibles. Merci à Bruce Park avoir fait remarquer diverses erreurs dans cette annexe. * Correction des appels de `lsof' tel que suggéré par Christophe Sahut. * Inclusion des correctifs d'Uwe Hermann corrigeant plusieurs erreurs typographiques. * Correction d'une erreur typographique soulignée par Moritz Naumann dans une référence. 1.6.8. Version 3.7 (avril 2006) ------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout d'une section sur les meilleures techniques de sécurité recommandées par les développeurs de Debian. * Ajout de commentaires au script d'un pare-feu par WhiteGhost. 1.6.9. Version 3.6 (mars 2006) ------------------------------ Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Inclusion de correctifs de Thomas Sjögren qui expliquent que `noexec' fonctionne avec les « nouveau » noyaux. Ajout d'informations à propos de la gestion des fichiers temporaires ainsi que des liens vers de la documentation externe. * Ajout d'un lien vers le site de Dan Farmer et Wietse Venema sur l'analyse post mortem, tel que suggéré par Freek Dijkstra. Ajout de quelques liens additionnels sur l'analyse post mortem. * Correction de l'URL du site italien du CERT. Merci à Christoph Auer. * Réutilisation des informations du wiki de Joey Hess sur secure apt et l'insérer dans la section sur les infrastructures. * Révision des sections référant à d'anciennes versions (Woody ou Potato). * Correction de quelques problèmes esthétiques avec les correctifs proposés par Simon Brandmair. * Inclusion des correctifs de Carlo Perassi : les extraits de code sur les ACL sont désuèts, les rustines pour Openwall sont également désuètes. Retrait des notes FIXME à propos des noyaux 2.2 et 2.4, `hap' est désuet (et absent du WNPP), retrait des références à Immunix (StackGuard appartient maintenant à Novell) et résolution d'un FIXME à propos de l'utilisation de bsign et elfsign. * Mise à jour des références au site Internet de SELinux afin qu'elles pointent vers le wiki (présentement la source d'informations la plus à jour). * Ajout de balises de fichiers et faire une utilisation plus constante de l'expression « somme MD5 » avec un correctif de Jens Seidel. * Correctifs de Joost van Baal améliorant les informations dans la section sur les pare-feux (lien vers le wiki au lieu de lister tous les paquets disponibles sur les pare-feux). Ferme le bogue #339865. * Révision de la FAQ sur les statistiques sur les vulnérabilités. Merci à Carlos Galisteo de Cabo pour mentionner que l'information n'était plus à jour. * Citation d'extraits du Contrat social Debian 1.1 au lieu de 1.0, tel que suggéré par Francesco Poli. 1.6.10. Version 3.5 (novembre 2005) ----------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Note sur la section SSH que le chroot ne fonctionnera pas si vous utilisez l'option nodev dans la partition et indication des derniers paquets ssh avec le correctif chroot, merci à Lutz Broedel d'avoir signalé ces problèmes. * Correction de typo remarquée par Marcos Roberto Greiner (md5sum devrait être sha1sum dans l'extrait de code) * Inclusion du correctif de Jens Seidel corrigeant un certain nombre de noms de paquets et de typos. * Légère mise à jour de la section d'outils, suppression des outils plus disponibles et ajout de nouveaux outils. * Réécriture de parties de la section liée à l'endroit où trouver ce document et quels formats sont disponibles (le site web fournit une version PDF). Note également sur le fait que les copies sur d'autres sites et les traductions peuvent être désuètes (la plupart des liens fournis par Google pour le manuel sur d'autres sites sont vraiment obsolètes). 1.6.11. Version 3.4 (août-septembre 2005) ----------------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Amélioration des renforcements de sécurité post-installation liés à la configuration du noyau pour la protection au niveau réseau avec un fichier sysctl.conf fourni par Will Moy. * Amélioration de la section gdm, grâce à Simon Brandmair. * Corrections de typo de Frédéric Bothamy et Simon Brandmair. * Améliorations des sections post-installation liées à la façon de générer les sommes MD5 (ou SHA-1) des binaires pour vérification périodique. * Mise à jour des sections post-installation concernant la configuration checksecurity (qui était obsolète). 1.6.12. Version 3.3 (juin 2005) ------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout d'un extrait de code pour utiliser grep-available pour générer la liste des paquets dépendant de Perl. Comme demandé dans #302470. * Réécriture de la section sur les services réseau (quels sont les services installés et comment les désactiver). * Ajout de plus d'informations sur la section de déploiement des pots de miel mentionnant des paquets Debian utiles. 1.6.13. Version 3.2 (mars 2005) ------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Extension de la section sur les limites de la configuration de PAM. * Ajout d'informations sur la façon d'utiliser pam_chroot pour openssh (basé sur le README de pam_chroot). * Correction de problèmes mineurs signalés par Dan Jacobson. * Mise à jour des informations sur les correctifs du noyau basées sur un correctif de Carlo Perassi et également en ajoutant des notes sur les programmes obsolètes et les nouveaux correctifs de noyau disponibles (Adamantix). * Inclusion d'un correctif de Simon Brandmair qui corrige une phrase liée aux échecs de connexion dans un terminal. * Ajout de Mozilla/Thunderbird aux agents GPG valides comme suggéré par Kapolnai Richard. * Expansion de la section sur les mises à jour de sécurité en mentionnant les mises à jour de bibliothèques et de noyau et sur la façon de détecter quand les services doivent être redémarrés. * Réécriture de la section sur les pare-feu, déplacement vers le bas des informations qui s'appliquent à _Woody_ et expansion des autres sections incluant des informations sur la façon de mettre en place manuellement le pare-feu (avec un exemple de script) et sur la façon de tester la configuration du pare-feu. * Ajout d'informations préparatoires pour la version 3.1 de Debian. * Ajout d'informations plus détaillées sur les mises à jour du noyau, particulièrement destinées à ceux qui ont utilisé l'ancien système d'installation. * Ajout d'une petite section sur la version 0.6 d'apt expérimentale qui fournit des vérifications de signature de paquets. Déplacement de l'ancien contenu dans la section et également ajout d'un pointeur vers les changements réalisés dans aptitude. * Corrections de typos signalés par Frédéric Bothamy. 1.6.14. Version 3.1 (janvier 2005) ---------------------------------- Changements par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout de clarification sur /usr en lecture seule avec un correctif de Joost van Baal * Application d'un correctif de Jens Seidel corrigeant plusieurs typos. * FreeSWAN est mort, longue vie à OpenSWAN. * Ajout d'informations sur la restrictions d'accès aux services RPC (quand ils ne peuvent pas être désactivés), également inclusion d'un correctif fourni par Aarre Laakso. * Mise à jour du script apt-check-sigs d'aj. * Application du correctif de Carlo Perassi corrigeant des URL. * Application du correctif de Davor Ocelic corrigeant beaucoup d'erreurs, de typos, URL, erreurs de grammaire et FIXME. Ajout également de plusieurs informations supplémentaires pour certaines sections. * Réécriture de la section sur l'audit utilisateur, mise en évidence de l'utilisation de script qui n'a pas certains des problèmes associés à l'historique du shell. 1.6.15. Version 3.0 (décembre 2004) ----------------------------------- Modifications par Javier Fernández-Sanguino Peña * Réécriture des informations sur l'audit utilisateur et inclusion d'exemples sur la façon d'utiliser script. 1.6.16. Version 2.99 (mars 2004) -------------------------------- Modifications par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout d'informations sur des références dans la compatibilité entre DSA et CVE. * Ajout d'informations sur apt 0.6 (apt-secure intégré dans experimental) * Correction de l'emplacement du HOWTO Chroot des démons comme suggéré par Shuying Wang. * Modification de la ligne APACHECTL dans l'exemple de chroot Apache (même si elle n'est pas du tout utilisé) comme suggéré par Leonard Norrgard. * Ajout d'une note concernant les attaques de liens durs (« hardlink ») si les partitions ne sont pas mises en place correctement. * Ajout de certaines étapes manquantes pour exécuter bind comme named ainsi que fourni par Jeffrey Prosa. * Ajout de notes à propos de l'obsolescence de Nessus et de Snort dans Woody et disponibilité de paquets rétroportés. * Ajout d'un chapitre concernant des vérifications de test d'intégrité périodiques. * Clarification de l'état de testing concernant les mises à jour de sécurité. (bogue Debian n° 233955) * Ajout d'informations concernant les contenus attendus dans securetty (comme c'est spécifique au noyau). * Ajout de pointeur pour snoopylogger (bogue Debian n° 179409) * Ajout d'une référence sur guarddog (bogue Debian n° 170710) * `apt-ftparchive' est dans `apt-utils', pas dans `apt' (merci à Emmanuel Chantreau pour l'avoir signalé). * Suppression de jvirus de la liste des antivirus. 1.6.17. Version 2.98 (décembre 2003) ------------------------------------ Modifications par Javier Fernández-Sanguino Peña * Correction de l'URL comme suggéré par Frank Lichtenheld. * Correction d'une typo PermitRootLogin comme suggéré par Stefan Lindenau. 1.6.18. Version 2.97 (septembre 2003) ------------------------------------- Modifications par Javier Fernández-Sanguino Peña * Ajout des personnes qui ont contribué significativement à ce manuel (merci de m'envoyer un message si vous pensez que vous devriez être dans la liste et que vous n'y êtes pas). * Ajout de quelques bla-bla à propos des FIXME/TODOs * Déplacement des informations sur les mises à jour de sécurité au début de la section comme suggéré par Elliott Mitchell. * Ajout de grsecurity à la liste des kernel-patches pour la sécurité, mais ajout d'une note sur les problèmes actuels avec celui-ci comme suggéré par Elliott Mitchell. * Suppression de loops (echo to 'all') dans le script de sécurité réseau du noyau comme suggéré par Elliott Mitchell. * Ajout de plus d'informations (à jour) dans la section antivirus. * Réécriture de la section de protection des dépassements de tampon et ajout de plus d'informations sur les correctifs pour le compilateur pour activer ce type de protection. 1.6.19. Version 2.96 (août 2003) -------------------------------- Modifications par Javier Fernández-Sanguino Peña * Suppression (et nouvel ajout) de l'annexe sur Apache dans un chroot. L'annexe est maintenant sous une double licence. 1.6.20. Version 2.95 (juin 2003) -------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña * Corrections de fautes signalées par Leonard Norrgard. * Ajout d'une section sur comment contacter le CERT pour la gestion d'incident (#after-compromise) * Plus d'informations sur la mise en place d'un serveur mandataire (« proxy ») Squid * Ajout d'un pointeur et suppression d'un FIXME grâce à Helge H. F. * Correction d'une faute (save_inactive) signalée par Philippe Faes. * Corrections de plusieurs fautes signalées par Jaime Robles. 1.6.21. Version 2.94 (avril 2003) --------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña * Selon les suggestions de Maciej Stachura, j'ai développé la section sur les limitations pour les utilisateurs. * Correction d'une faute signalée par Wolfgang Nolte. * Correction de liens avec un correctif fourni par Ruben Leote Mendes. * Ajout d'un lien vers l'excellent document de David Wheeler dans la note sur le décompte des failles de sécurité. 1.6.22. Version 2.93 (mars 2003) -------------------------------- Modifications de Frédéric Schütz. * Réécriture complète de la section sur les attributs ext2 (lsattr/chattr). 1.6.23. Version 2.92 (février 2003) ----------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña et Frédéric Schütz. * Fusion de la section 9.3 (« rustines noyau utiles ») dans la section 4.13 (« Ajouter des rustines noyau ») et ajout d'un peu de contenu. * Ajout de quelques TODOs supplémentaires * Ajout d'informations sur la façon de vérifier manuellement les mises à jour et également sur cron-apt. Ainsi Tiger n'est plus vu comme le seul moyen de faire des vérifications de mises à jour automatiques. * Légère ré-écriture de la section sur l'exécution des mises à jour de sécurité grâce aux commentaires de Jean-Marc Ranger. * Ajout d'une note sur l'installation de Debian (qui suggérera à l'utilisateur une mise à jour de sécurité juste après l'installation) 1.6.24. Version 2.91 (janvier/février 2003) ------------------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña (moi). * Ajout d'une rustine proposée par Frédéric Schütz. * Ajout de quelques références supplémentaires sur les capacités grâce à Frédéric. * Modifications légères sur la section bind par l'ajout d'une référence à la documentation en ligne de BIND 9 et des références corrections dans la première zone (Hello Pedro !) * Correction de la date du changelog -- nouvelle année :-) * Ajout d'une référence aux articles de Colin pour les TODOs. * Suppression de la référence à d'anciennes rustines ssh+chroot. * Rustines additionnelles de Carlo Perassi. * Corrections de fautes (récursif dans Bind est récursion) signalées par Maik Holtkamp. 1.6.25. Version 2.9 (décembre 2002) ----------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña (moi). * Réorganisation des informations sur chroot (fusion de deux sections, cela n'avait pas de sens de les garder séparées) * Ajout de notes sur le chroot d'Apache fournies par Alexandre Ratti. * Application de correctifs proposés par Guillermo Jover. 1.6.26. Version 2.8 (novembre 2002) ----------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña (moi). * Application des rustines de Carlo Perassi, corrections incluant : modification de la longueur de lignes, correction d'URL, et correction de certains FIXMES ; * Mise à jour du contenu de la FAQ de l'équipe en charge de la sécurité de Debian ; * Ajout d'un lien vers la FAQ de l'équipe en charge de la sécurité de Debian et la référence du développeur Debian, les sections dupliquées pourraient (juste pourraient) être supprimées à l'avenir ; * Correction de la section d'audit manuel avec les commentaires de Michal Zielinski ; * Ajout d'un lien vers des dictionnaires (contribution de Carlo Perassi). 1.6.27. Version 2.7 (octobre 2002) ---------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña (moi). Note : j'ai encore beaucoup de modifications qui sont stockées dans ma boîte de réception (ce qui représente en ce moment environ 5 Mo) à intégrer. * Correction de quelques fautes qui ont été signalées par Tuyen Dinh, Bartek Golenko et Daniel K. Gebhart ; * Note concernant les rootkits utilisant /dev/kmem suggérée par Laurent Bonnaud ; * Correction de fautes et de FIXMEs par Carlo Perassi. 1.6.28. Version 2.6 (septembre 2002) ------------------------------------ Modifications de Chris Tillman, tillman@voicetrak.com. * Modifications pour améliorer la grammaire/l'orthographe ; * s/host.deny/hosts.deny/ (1 endroit) ; * Application de la rustine de Larry Holish (assez grosse, corrige de nombreux FIXMEs). 1.6.29. Version 2.5 (septembre 2002) ------------------------------------ Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña (moi). * Corrections de quelques fautes signalées par Thiemo Nagel ; * Ajout d'une note de bas de page sur les conseils de Thiemo Nagel ; * Corrige un lien URL. 1.6.30. Version 2.5 (août 2002) ------------------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña (moi). Il y avait beaucoup de choses en attente dans ma boîte de réception (depuis février), je vais donc appeler ceci la version _retour de lune de miel_ :) * Application d'une rustine fournie par Philipe Gaspar concernant Squid qui supprime aussi un FIXME ; * Encore une autre FAQ concernant les bannières de services provenant de la liste de diffusion debian-security (discussion « Telnet information » démarrée le 26 juillet 2002) ; * Ajout d'une note concernant l'utilisation des références croisées CVE dans l'élément de la FAQ _En combien de temps l'équipe en charge de la sécurité de Debian..._ ; * Ajout d'une nouvelle section concernant les attaques ARP fournie par Arnaud « Arhuman » Assad ; * Nouvelle FAQ concernant dmesg et le démarrage en mode console par le noyau ; * Petites parcelles d'informations sur les problèmes de vérification de signature dans les paquets (il semble qu'ils n'aient pas passé le stade de la version bêta) ; * Nouvelle FAQ concernant les faux positifs des outils d'évaluation de vulnérabilité ; * Ajout de nouvelles sections au chapitre qui contient des informations sur les signatures de paquet et réorganisation en un nouveau chapitre _Infrastructure de sécurité Debian_ ; * Nouvel élément de FAQ concernant Debian et les autres distributions Linux ; * Nouvelle section sur les clients de mail avec des fonctionnalités GPG/PGP dans le chapitre outils de sécurité ; * Clarification sur la manière d'activer les mots de passe MD5 dans _Woody_, ajout d'un lien vers PAM ainsi qu'une note concernant la définition de max dans PAM ; * Ajout d'une nouvelle annexe sur la façon de créer des environnements « chroot » (après avoir joué un peu avec `makejail' et avoir aussi corrigé quelques-uns de ces bogues), intégration des informations dupliquées dans toutes les annexes ; * Ajout d'informations complémentaires concernant le « chrootage » de `SSH' et de son impact sur les transferts sécurisés de fichiers. Certaines informations ont été récupérées de la liste de diffusion debian-security (juin 2002 discussion :_Secure file transfers_) ; * Nouvelles sections sur la mise à jour automatique des systèmes Debian ainsi que les dangers d'utiliser la distribution « testing » ou la distribution « unstable » du point de vue des mises à jour de sécurité ; * Nouvelle section, concernant la manière de rester à jour avec la mise en place de rustines de sécurité, dans la section _avant la compromission_ ainsi qu'une nouvelle section sur la liste de diffusion debian-security-announce ; * Ajouts d'informations sur la manière de générer automatiquement des mots de passe sûrs ; * Nouvelle section relative à la connexion des utilisateurs oisifs (_idle_) ; * Réorganisation de la section sécurisation du serveur de mail suite à la discussion _Secure/hardened/minimal Debian (ou "Why is the base system the way it is?")_ sur la liste de diffusion debian-security (mai 2002) ; * Réorganisation de la section sur les paramètres réseaux du noyau, avec les informations fournies par la liste de diffusion debian-security (mai 2002, discussion _syn flood attacked?_) et ajout d'un nouvel élément de FAQ ; * Nouvelle section sur la manière de vérifier les mots de passe des utilisateurs et quels paquets utiliser pour cela ; * Nouvelle section sur le chiffrement PPTP avec les clients Microsoft discuté sur la liste de diffusion debian-security (avril 2002) ; * Ajout d'une nouvelle section décrivant les problèmes qui peuvent survenir lorsque l'on attribue une adresse IP spécifique pour chaque service, cette information a été écrite d'après d'une discussion qui s'est tenue sur de la liste de diffusion de Bugtraq : _Linux kernel 2.4 "weak end host" issue (discuté précédemment sur debian-security sous le titre « arp problem »)_ (démarré le 9 mai 2002 par Felix von Leitner) ; * Ajout d'informations sur le protocole `ssh' version 2 ; * Ajout de deux sous-sections relatives à la configuration sécurisée d'Apache (c'est-à-dire, les éléments spécifiques à Debian) ; * Ajout d'une nouvelle FAQ traitant des « raw sockets », une relative à /root, une partie traitant des groupes d'utilisateurs et une autre traitant des permissions des journaux et des permission des fichiers de configuration ; * Ajout d'un lien vers un bogue dans libpam-cracklib qui pourrait encore être présent... (besoin de vérifier) ; * Ajout de plus d'informations sur l'analyse avancée (en attente de plus d'information sur les outils d'inspection de paquet tels que `tcpflow') ; * Transformation de « Que dois-je faire concernant la compromission » en une série d'énumérations et en y ajoutant plus d'éléments ; * Ajout d'informations sur la configuration de Xscreensaver pour verrouiller l'écran automatiquement après une durée donnée ; * Ajout d'une note sur les utilitaires que vous ne devriez pas installer sur un système. Inclusion d'une note concernant Perl et pourquoi il ne peut pas être retiré facilement de la Debian. L'idée vient de la lecture des documents d'Intersect concernant le renforcement de Linux ; * Ajout d'informations sur lvm et les systèmes de fichiers journalisés, ext3 est préconisé. Les informations pourraient cependant y être trop génériques ; * Ajout d'une lien sur la version texte disponible en ligne (à vérifier) ; * Ajout d'informations additionnelles sur la protection par pare-feu d'un système local, faisant suite à un commentaire d'Hubert Chan sur la liste de diffusion ; * Ajout d'informations sur les limites de PAM et de liens vers les documents de Kurt Seifried (relatifs à un de ses messages sur Bugtraq le 4 avril 2002 répondant à une personne qui « découvrit » une vulnérabilité dans Debian GNU/Linux relative à l'insuffisance de ressources) ; * Comme suggéré par Julián Muñoz, ajout de plus d'information sur l'umask par défaut de la Debian et ce à quoi un utilisateur peut accéder si on lui a donné un shell sur le système (effrayant, hein ?) ; * Inclusion d'une note dans la section du mot de passe BIOS suite à un commentaire d'Andreas Wohlfeld ; * Inclusion des rustines fournies par Alfred E. Heggestad corrigeant beaucoup de fautes encore présentes dans le document ; * Ajout d'un lien vers le changelog dans la section des remerciements comme beaucoup des personnes qui ont contribué sont listées ici (et pas là bas) ; * Ajout de quelques notes complémentaires dans la section de chattr et d'une nouvelle section après l'installation qui parle des images systèmes. Les deux idées sont la contribution de Kurt Pomeroy ; * Ajout d'une nouvelle section après l'installation juste pour rappeler aux utilisateurs de changer la séquence de démarrage ; * Ajout d'éléments restant à faire (TODO) fournis par Korn Andras ; * Ajout d'un lien vers les recommandations du NIST sur la manière de sécuriser un DNS. Cette contribution nous est fournie par Daniel Quinlan ; * Ajout d'un petit paragraphe concernant l'infrastructure des certificats SSL de Debian ; * Ajout des suggestions de Daniel Quinlan concernant l'authentification `ssh' et la configuration d'exim en relai ; * Ajout de plus d'informations concernant la sécurisation de bind incluant les modifications suggérées par Daniel Quinlan et une annexe avec un script pour faire quelques uns des changements commentés dans cette section ; * Ajout d'un lien vers un autre élément concernant le « chrootage » de Bind (a besoin d'être fusionné) ; * Ajout d'un une ligne de Cristian Ionescu-Idbohrn pour récupérer les paquets avec support des tcpwrappers ; * Ajout d'un peu plus d'informations sur la configuration PAM par défaut de la Debian ; * Inclusion d'une question dans la FAQ au sujet de l'utilisation de PAM pour fournir des services sans comptes shell ; * Déplacement de deux éléments de la FAQ dans une autre section et ajout d'une nouvelle FAQ concernant la détection des attaques (et des systèmes corrompus) ; * Inclusion d'informations la configuration d'un pont pare-feu (incluant une annexe d'exemple). Merci à François Bayart qui m'a envoyé ça en mars ; * Ajout d'une FAQ concernant les _MARK_ d'heartbeat dans le syslogd d'après une question à laquelle Noah Meyerhans et Alain Tesio ont répondu en décembre 2001 ; * Inclusion d'informations sur la protection contre les débordements de tampons ainsi que quelques informations sur les rustines du noyau ; * Ajout d'informations supplémentaires (et réorganisation) de la section pare-feu. Mise à jour des informations concernant le paquet iptables et les générateurs de pare-feu disponibles ; * Réorganisation des informations concernant la vérification des journaux, déplacement des informations de logcheck sur la détection d'intrusion machine vers cette section ; * Ajout d'informations sur la manière de préparer un paquet statique pour bind dans l'optique d'un « chrootage » (non testé) ; * Ajout d'un élément de FAQ concernant certains serveurs/services spécifiques (pourrait être développé avec quelques unes des recommandations de la liste de diffusion debian-security) ; * Ajout d'informations sur les services RPC (et quand ils sont nécessaires) ; * Ajout de plus d'informations sur les possibilité d'amélioration (et ce que fait lcap). Y a-t-il une bonne documentation sur ce sujet ? Je n'ai trouvé aucune documentation sur mon noyau 2.4 ; * Correction de fautes. 1.6.31. Version 2.4 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Réécriture d'une partie de la section BIOS. 1.6.32. Version 2.3 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Encadrement de la plupart des emplacements de fichiers par la balise « file » ; * Correction de fautes rapportées par Edi Stojicevi ; * Légère modification de la section des outils d'audit distant ; * Ajout d'éléments à faire (todo) ; * Ajout d'informations concernant les imprimantes et du fichier de configuration de cups (tiré d'une discussion sur debian-security) ; * Ajout d'une rustine soumise par Jesus Climent concernant l'accès d'utilisateurs valides du système à proftpd quand il est configuré en serveur anonyme ; * Petite modification aux schémas de partitionnement dans le cas particulier des serveurs de mails ; * Ajout du livre « Hacking Linux Exposed » à la section des livres ; * Correction d'une faute de frappe sur un répertoire rapportée par Eduardo Pérez Ureta ; * Correction d'une coquille dans /etc/ssh dans la liste de contrôle signalée par Edi Stojicevi. 1.6.33. Version 2.3 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Correction de l'emplacement du fichier de configuration de dpkg ; * Suppression d'Alexander des informations sur les contacts ; * Ajout d'une autre adresse mail ; * Correction de l'adresse mail d'Alexander (même si elle est commentée) ; * Correction de l'emplacement des clés de versions (merci à Pedro Zorzenon pour avoir relevé cette erreur). 1.6.34. Version 2.2 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Corrections de fautes, merci à Jamin W. Collins pour ces corrections ; * Ajout d'une référence à la page de manuel d'apt-extracttemplate (documentation sur la configuration de APT::ExtractTemplate) ; * Ajout d'une section concernant la limitation de SSH. Informations basées sur celles qui ont été postées par Mark Janssen, Christian G. Warden et Emmanuel Lacour sur la liste de diffusion debian-security ; * Ajout d'informations sur les logiciels antivirus. * Ajout d'une FAQ : journaux de su provenant du fait que cron fonctionne en tant que root. 1.6.35. Version 2.1 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Modifications du « FIXME » de lshell, merci à Oohara Yuuma ; * Ajout d'un paquet sXid et retrait du commentaire étant donné qu'il est disponible ; * De nombreuses fautes relevées par Oohara Yuuma ont été corrigées ; * ACID est maintenant disponible dans Debian (dans le paquet acidlab) ; * Liens de LinuxSecurity corrigés (merci à Dave Wreski de nous l'avoir signalé). 1.6.36. Version 2.0 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. Je voulais passer à 2.0 quand tous les « FIXME » auraient été supprimés mais j'ai manqué de numéro dans la série 1.9X :( * Transformation du HOWTO en Manuel (maintenant je peux dire RTFM !) ; * Ajout d'informations concernant les tcp wrappers et Debian (maintenant plusieurs services sont compilés avec le support adéquat ; ainsi ceci n'est plus un problème d'`inetd') ; * Clarification des informations sur la désactivation des services pour la rendre plus cohérente (les infos sur rpc se réfèrent toujours à update-rc.d) ; * Ajout d'une petite note sur lprn ; * Ajout de quelques infos sur les serveurs corrompus (toujours très approximatif) ; * Corrections des fautes signalées par Mark Bucciarelli ; * Ajout d'étapes supplémentaires sur la récupération des mots de passe lorsque l'administrateur a paramétré paranoid-mode=on ; * Ajout d'informations pour paramétrer paranoid-mode=on lorsque l'on se connecte en mode console ; * Nouveau paragraphe pour présenter la configuration des services ; * Réorganisation de la section _Après l'installation_ afin de permettre une lecture plus aisée du document ; * Informations sur la manière de paramétrer des pare-feux avec l'installation standard de Debian 3.0 (paquet iptables) ; * Petit paragraphe détaillant pourquoi l'installation par le réseau n'est pas une bonne idée et comment on peut l'éviter en utilisant les outils Debian ; * Petit paragraphe sur un article de l'IEEE qui souligne l'importance d'une application rapide des rustines ; * Annexe sur la manière de paramétrer une machine snort Debian, basé sur ce que Vladimir a envoyé à la liste de diffusion debian-security (le 3 septembre 2001) ; * Information sur la manière dont est configurée logcheck dans Debian et comment il peut être utilisé pour paramétrer HIDS ; * Informations sur les comptes utilisateurs et sur les analyses de profils ; * Inclusion de la configuration de apt.conf pour un /usr en lecture seule ; copié à partir du courrier d'Olaf Meeuwissen envoyé à la liste de diffusion debian-security ; * Nouvelle section sur le VPN qui contient quelques liens ainsi que les paquets disponibles dans Debian (besoin de contenu concernant l'installation de VPN et les problèmes spécifiques à Debian) basé sur les courriers de Jaroslaw Tabor et Samuli Suonpaa postés sur la liste de diffusion debian-security ; * Petite note concernant quelques programmes pour construire automatiquement des prisons « chrootées » ; * Nouveau sujet de FAQ concernant identd d'après une discussion sur la liste de diffusion debian-security (février 2002, commencé par Johannes Weiss) ; * Nouveau sujet de FAQ concernant `inetd' d'après une discussion sur la liste de diffusion debian-security (février 2002) ; * Note d'introduction sur rcconf dans la section « désactivation de services » ; * Diverses approches concernant le LKM. Remerciements à Philipe Gaspar ; * Ajouts de liens vers les documents du CERT et les ressources Couterpane. 1.6.37. Version 1.99 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout d'un nouveau sujet de FAQ concernant le temps de réaction à avoir pour corriger les failles de sécurité ; * Réorganisation des sections de la FAQ ; * Début d'une section concernant les pare-feux dans Debian GNU/Linux (pourrait être un peu élargi) ; * Corrections de fautes signalées par Matt Kraai ; * Correction sur les informations DNS ; * Ajout d'informations sur whisker et nbtscan à la section audit ; * Correction d'URL erronées. 1.6.38. Version 1.98 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout d'une nouvelle section concernant l'utilisation de la Debian GNU/Linux pour réaliser des audits ; * Ajout d'infos concernant le démon finger depuis la liste de diffusion debian-security. 1.6.39. Version 1.97 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Correction du lien pour Linux Trustees ; * Correction de fautes (rustines d'Oohara Yuuma et Pedro Zorzenon). 1.6.40. Version 1.96 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Réorganisation de la section installation et suppression de services et ajout de nouvelles notes ; * Ajout de quelques notes concernant l'utilisation d'outils tels que les outils de détection d'intrusion ; * Ajout d'un chapitre concernant la signature de paquets. 1.6.41. Version 1.95 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout de notes concernant la sécurité de Squid envoyées par Philipe Gaspar ; * Correction de liens rootkit. Merci à Philipe Gaspar. 1.6.42. Version 1.94 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout de quelques notes concernant Apache et Lpr/lpng ; * Ajout d'informations concernant les partitions noexec et readonly ; * Réécriture de la manière dont les utilisateurs peuvent aider aux problèmes liés à la sécurité Debian (sujet d'une FAQ). 1.6.43. Version 1.93 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Correction de l'emplacement du programme mail ; * Ajout de nouveaux sujets à la FAQ. 1.6.44. Version 1.92 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout d'une petite section sur la manière dont Debian s'occupe de la sécurité ; * Clarification sur les mots de passe MD5 (merci à « rocky ») ; * Ajout d'informations concernant le renforcement de X par Stephen van Egmond ; * Ajout de nouveaux sujets à la FAQ. 1.6.45. Version 1.91 -------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout d'informations détaillées envoyées par Yotam Rubin ; * Ajout de renseignements sur la manière de mettre en place un « honeynet » en utilisant Debian GNU/Linux ; * Ajout de TODOS supplémentaires ; * Correction de nouvelles fautes (merci Yotam !). 1.6.46. Version 1.9 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout d'une rustine pour corriger des « fautes d'orthographe » et nouvelles informations (contributions de Yotam Rubin) ; * Ajout de liens vers d'autres documents en ligne (et hors ligne) tous deux figurant dans la section (voir Section 2.2, `Être conscient des problèmes de sécurité') ; * Ajout d'informations sur la configuration d'options de Bind pour restreindre l'accès au serveur DNS ; * Ajout d'informations sur la consolidation automatique d'un système Debian (par référence aux paquets harden et bastille) ; * Suppression de quelques TODOs terminés et ajout de nouveaux. 1.6.47. Version 1.8 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout de la liste des utilisateurs et des groupes standard, donnée par Joey Hess à la liste de discussion debian-security ; * Ajout d'informations sur les « rootkits » LKM (Section 9.4.1, `Loadable Kernel Modules (LKM)') avec la contribution de Philipe Gaspar ; * Ajout d'informations sur Proftp avec la contribution d'Emmanuel Lacour ; * Rajout de l'annexe « pense-bête » d'Era Eriksson ; * Ajout de nouveaux TODOs et retrait de ceux terminés ; * Ajout manuel des rustines d'Era car elles n'ont pas été incluses dans la version précédente. 1.6.48. Version 1.7 ------------------- Modifications d'Era Eriksson. * Fautes de frappes et changements de formulation Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Changements mineurs de balises : supprimer les balises tt et les remplacer par les balises prgn/package. 1.6.49. Version 1.6 ------------------- Modifications de Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout d'un lien sur le document publié dans le DDP (devrait à terme remplacer l'original) ; * Démarrage d'une mini-FAQ (qui devrait être élargie) avec quelques questions récupérées depuis ma boite de réception ; * Ajout d'informations générales concernant la sécurisation ; * Ajout d'un paragraphe au sujet de la distribution de courriers locaux ; * Ajout de quelques liens vers d'autres sources d'informations ; * Ajout d'informations sur le service d'impression ; * Ajout d'une liste de tâches sur le renforcement de la sécurité ; * Réorganisation des informations sur NIS et RPC ; * Ajout de quelques notes lors de la lecture de ce document sur mon nouveau Visor :) * Correction de certaines lignes mal formattées ; * Fautes de frappes corrigées ; * Ajout d'une idée Géniale/Paranoïaque avec la contribution de Gaby Schilders. 1.6.50. Version 1.5 ------------------- Modifications de Josip Rodin et Javier Fernández-Sanguino Peña. * Ajout de paragraphes concernant BIND et quelques FIXMEs. 1.6.51. Version 1.4 ------------------- * Petit paragraphe sur la vérification des « setuid » * Différents nettoyages mineurs ; * Découverte sur la manière d'utiliser `sgml2txt -f' pour la version txt. 1.6.52. Version 1.3 ------------------- * Ajout de mise à jour de sécurité après le paragraphe « après installation » ; * Ajout d'un paragraphe proftpd ; * Cette fois, quelque chose concernant XDM a réellement été écrit. Désolé pour la dernière fois. 1.6.53. Version 1.2 ------------------- * Beaucoup de corrections grammaticales de James Treacy, nouveau paragraphe XDM. 1.6.54. Version 1.1 ------------------- * Corrections de fautes de frappes, divers ajouts. 1.6.55. Version 1.0 ------------------- * Première publication. 1.7. Remerciements ------------------ * Alexander Reelsen qui a écrit le document original. * Javier Fernández-Sanguino qui a ajouté des informations au document original. * Robert van der Meulen pour les paragraphes sur les quotas ainsi que de nombreuses bonnes idées. * Ethan Benson qui a corrigé le paragraphe sur PAM et qui a eu quelques idées de qualité. * Dariusz Puchalak qui a contribué aux informations de plusieurs chapitres. * Gaby Schilders qui a eu une idée Géniale/Paranoïaque sympathique. * Era Eriksson qui a éliminé les fautes de langage et qui a contribué à l'annexe « pense-bête ». * Philipe Gaspar qui a écrit les informations concernant LKM. * Yotam Rubin qui a contribué des correctifs pour de nombreuses fautes de frappe ainsi que les informations liées aux versions de Bind et aux mots de passe MD5. * >François Bayart pour l'annexe décrivant la mise en place d'un pont pare-feu. * Joey Hess qui rédigea la section décrivant comment Secure Apt fonctionne dans le wiki de Debian (http://wiki.debian.org/SecureApt). * Martin F. Krafft qui ajouta quelques informations dans son blog à propos de la vérification des empreintes digitales (fingerprint) et qui furent réutilisées dans la section sur Secure Apt. * Francesco Poli qui fit une révision approfondie du manuel et fournit un grand nombre de rapports de bogue et de correctifs typographiques qui ont amélioré et aidé à mettre à jour le document. * Toutes les personnes qui m'ont suggéré des améliorations qui furent éventuellement incluses ici (voir Section 1.6, `Journal des changements et historique'). * Tous ceux qui m'ont encouragé (Alexander) à écrire ce HOWTO (qui devint plus tard ce manuel). * Tout le projet Debian. ------------------------------------------------------------------------------- 2. Avant de commencer --------------------- 2.1. Que voulez-vous faire de votre système ? --------------------------------------------- Sécuriser un système Debian n'est pas différent de la sécurisation d'un autre système. Afin de procéder correctement, vous devez tout d'abord décider quelle en sera l'utilisation. Ensuite, vous devez penser aux tâches à prendre en compte si vous désirez réellement sécuriser votre système. Vous constaterez que ce manuel va du début à la fin, c.-à-d. que vous trouverez des informations sur les tâches à réaliser avant, pendant et après l'installation de votre système Debian. Les tâches peuvent être découpées comme ceci : * Décider quels sont les services dont vous avez besoin et vous limiter à ceux-là. Ceci inclut la désactivation ou la désinstallation des services indésirables et l'ajout de filtres de type pare-feu ou de tcpwrappers. * Limiter les utilisateurs et les permissions sur votre système. * Consolider les services disponibles ; ainsi, même en cas d'intrusion, l'impact sur votre système sera minimisé. * Utiliser des outils appropriés pour garantir qu'une utilisation non autorisée sera détectée et que vous pourrez prendre des mesures adéquates. 2.2. Être conscient des problèmes de sécurité --------------------------------------------- Ce manuel n'explique pas pourquoi certains problèmes sont considérés comme des risques pour la sécurité. Toutefois, vous pourriez désirer avoir une meilleure vision de la sécurité sur les systèmes Unix et plus particulièrement le système Linux. Prenez le temps de lire les documentations relatives à la sécurité afin que, confronté à différents choix, vous puissiez prendre des décisions éclairées. Debian GNU/Linux est basée sur le noyau Linux ; aussi, la plupart des informations concernant Linux, venant d'autres distributions ou d'UNIX en général, peuvent être appliquées (même si les outils utilisés ou les programmes disponibles diffèrent). Quelques documents pratiques : * Le Linux Security HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/Security-HOWTO.html) (aussi disponible sur LinuxSecurity (http://www.linuxsecurity.com/docs/LDP/Security-HOWTO.html)) est une des meilleures références concernant la sécurité Linux. * Le Security Quick-Start HOWTO for Linux (http://www.linuxsecurity.com/docs/LDP/Security-Quickstart-HOWTO/) est également une très bonne base pour les utilisateurs néophytes (aussi bien de Linux qu'en matière de sécurité). * Le Linux Security Administrator's Guide (http://seifried.org/lasg/) est un guide complet qui englobe tous les problèmes de sécurité Linux, de la sécurité du noyau jusqu'aux VPN. Veuillez noter qu'il n'a pas été mis à jour depuis 2001, mais certaines informations peuvent encore être pertinentes. [1] * Dans Securing and Optimizing Linux: RedHat Edition (http://www.tldp.org/links/p_books.html#securing_linux) vous pouvez trouver un document similaire à ce manuel, mais destiné à Red Hat ; certaines questions ne sont pas spécifiques à cette distribution et peuvent s'appliquer à Debian. * Un autre document relié à Red Hat est EAL3 Evaluated Configuration Guide for Red Hat Enterprise (http://ltp.sourceforge.net/docs/RHEL-EAL3-Configuration-Guide.pdf). * IntersectAlliance a publié des documents qui peuvent être utilisés comme fiches de référence sur la manière de consolider les serveurs Linux (et leurs services) ; ils sont disponibles sur leur site (http://www.intersectalliance.com/projects/index.html). * Pour les administrateurs réseaux, une bonne référence pour bâtir un réseau sécurisé est le Securing your Domain HOWTO (http://www.linuxsecurity.com/docs/LDP/Securing-Domain-HOWTO/). * Si vous voulez évaluer le programme que vous allez utiliser (ou en créer de nouveaux) vous devriez lire le Secure Programs HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/Secure-Programs-HOWTO.html) (le document de référence est disponible à http://www.dwheeler.com/secure-programs/, il inclut des présentations et des conférences de l'auteur, David Wheeler). * Si vous pensez installer un pare-feu, vous devriez lire le Firewall HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/Firewall-HOWTO.html) et le IPCHAINS HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/IPCHAINS-HOWTO.html) (pour les noyaux antérieurs au 2.4). * Finalement, une bonne fiche de référence à avoir sous la main est le Linux Security ReferenceCard (http://www.linuxsecurity.com/docs/QuickRefCard.pdf). Dans tous les cas, vous trouverez plus d'informations concernant les services expliqués ici (NFS, NIS, SMB...) dans les nombreux HOWTO du Projet de Documentation Linux (http://www.tldp.org/). Certains d'entre eux discutent de la sécurité d'un service donné, donc n'oubliez pas de jeter un oeil là-dessus également. Les documents HOWTO du Projet de documentation Linux sont disponibles dans Debian GNU/Linux via l'installation des paquets `doc-linux-text' (version texte) ou `doc-linux-html' (version HTML). Après l'installation, ces documents seront respectivement disponibles dans les répertoires `/usr/share/doc/HOWTO/en-txt' et `/usr/share/doc/HOWTO/en-html'. Autres livres Linux recommandés : * Maximum Linux Security : A Hacker's Guide to Protecting Your Linux Server and Network. Anonymous. Paperback - 829 pages. Sams Publishing. ISBN : 0672313413. July 1999. * Linux Security By John S. Flowers. New Riders; ISBN: 0735700354 March 1999. * Hacking Linux Exposed (http://www.linux.org/books/ISBN_0072127732.html) par Brian Hatch. McGraw-Hill Higher Education. ISBN 0072127732. April, 2001 Livres divers (qui se rapportent à des questions générales concernant UNIX et la sécurité, pas spécifiques à Linux) : * Practical Unix and Internet Security (3rd Edition) (http://www.oreilly.com/catalog/9780596003234/) Garfinkel, Simpson, et Schwartz ; O'Reilly Associates; ISBN-13 : 978-0-596-00323-4; 986pp; 2003. * Firewalls and Internet Security Cheswick, William R. and Bellovin, Steven M.; Addison-Wesley; 1994; ISBN 0-201-63357-4; 320pp. Quelques sites Web utiles pour se tenir informé des questions de sécurité : * NIST Security Guidelines (http://csrc.nist.gov/fasp/index.html). * Security Focus (http://www.securityfocus.com), le serveur qui héberge la base de données des vulnérabilités Bugtraq ainsi que ses listes de discussions. Il fournit également des informations générales sur la sécurité ainsi que des actualités et des rapports. * Linux Security (http://www.linuxsecurity.com/). Informations générales concernant la sécurité Linux (outils, actualités, etc.). Le plus utile est la page de documentation principale (http://www.linuxsecurity.com/resources/documentation-1.html). * Linux firewall and security site (http://www.linux-firewall-tools.com/linux/). Informations générales concernant les pare-feu Linux et les outils pour les contrôler et les administrer. [1] Il a été remplacé à un moment donné par le « Linux Security Knowledge Base ». Cette documentation est également disponible dans Debian via le paquet `lksb'. Il est à nouveau de retour en tant que le _Lasg_. 2.3. Comment Debian gère la sécurité ? -------------------------------------- Tout comme vous avez une vue générale de la sécurité dans Debian GNU/Linux, vous devez connaître les différents problèmes auxquels Debian s'attaque afin de fournir un système sécurisé : * Les problèmes Debian sont toujours traités ouvertement, même ceux liés à la sécurité. Les problèmes de sécurité sont abordés ouvertement sur la liste de discussions debian-security. Les bulletins de sécurité Debian (DSA - Debian Security Advisories) sont envoyés sur des listes de discussions publiques (internes et externes) et publiés sur des serveurs publics. Tel que déclaré dans le Contrat social Debian (http://www.debian.org/social_contract) : _Nous ne dissimuleront pas les problèmes._ _Nous garderons la totalité de notre base de données des rapports de bogues ouverte au public en tout temps. Les rapports que les utilisateurs remplissent en ligne seront rapidement rendu visibles aux autres._ * Debian suit les problèmes de sécurité de très près. L'équipe de la sécurité consulte les sources liées à la sécurité, la plus importante étant Bugtraq (http://www.securityfocus.com/cgi-bin/vulns.pl), à la recherche de paquets possédant des problèmes de sécurité et qui pourraient être inclus dans Debian. * Les mises à jour liées à la sécurité sont la première priorité. Lorsqu'un problème survient dans un paquet Debian, la mise à jour est réalisée aussi vite que possible et elle est intégrée dans nos versions _stable_, _testing_ et _unstable_ pour toutes les architectures. * Les informations concernant la sécurité sont centralisées en un point unique, http://security.debian.org/. * Debian essaie toujours d'améliorer la sécurité globale de la distribution en lançant de nouveaux projets, comme les vérifications automatiques des signatures de paquets. * Debian fournit de nombreux outils liés à la sécurité pour l'administration système et la surveillance. Les développeurs essayent de lier étroitement ces outils à la distribution de façon à créer une suite d'outils destinée à rendre effectives les règles locales de sécurité. Les outils disponibles sont : vérificateurs d'intégrité, outils d'audit, outils de consolidation, outils pour pare-feu, outils de détection d'intrusion, etc. * Les responsables de paquets sont avertis des problèmes de sécurité. Ceci conduit à de nombreuses installations de service « sécurisé par défaut » ; cela peut parfois imposer certaines restrictions à une utilisation normale. Toutefois, Debian essaie d'équilibrer les problèmes de sécurité et la facilité d'administration : par exemple, les programmes ne sont pas installés en mode _désactivé_ (comme c'est le cas avec la famille des systèmes d'exploitation BSD). Dans tous les cas, quelques problèmes spéciaux, tels les programmes _setuid_, sont abordés par la Charte Debian (http://www.debian.org/doc/debian-policy/). En publiant des informations de sécurité spécifiques à Debian et en complétant d'autres documents d'informations sur la sécurité relatifs à Debian (voir Section 2.2, `Être conscient des problèmes de sécurité'), ce document a pour but de favoriser des installations de systèmes beaucoup mieux sécurisées. ------------------------------------------------------------------------------- 3. Avant et pendant l'installation ---------------------------------- 3.1. Choisir un mot de passe pour le BIOS ----------------------------------------- Avant d'installer un système d'exploitation sur votre ordinateur, créez un mot de passe pour le BIOS. Après l'installation (une fois que vous avez rendu possible un démarrage à partir du disque dur), retournez dans le BIOS et changez la séquence de démarrage afin de rendre impossible le démarrage à partir d'une disquette, d'un cdrom ou de tout autre périphérique. Sinon un pirate n'a besoin que d'un accès physique et d'une disquette de démarrage pour accéder au système complet. Désactiver le démarrage sans mot de passe est une solution encore meilleure. Ceci peut être très efficace pour un serveur car il n'est pas redémarré très souvent. L'inconvénient de cette méthode est que le redémarrage nécessite l'intervention d'une personne, ce qui peut poser des problèmes si la machine n'est pas facilement accessible. Remarque : certains BIOS ont des mots de passe par défaut bien connus et des applications existent également pour récupérer les mots de passe du BIOS. Corollaire : ne dépendez pas de cette mesure pour sécuriser l'accès console du système. 3.2. Partitionner le système ---------------------------- 3.2.1. Choisir un schéma de partitionnement intelligent ------------------------------------------------------- Un schéma de partitionnement intelligent dépend de l'utilisation de la machine. Une bonne règle est d'être assez large avec vos partitions et de faire attention aux facteurs suivants : * Une arborescence de répertoires modifiables par un utilisateur, telles que `/home', `/tmp' et `/var/tmp', doit être sur une partition distincte. Cela réduit le risque qu'un déni de service provoqué par un utilisateur ne remplisse votre point de montage « / » rendant ainsi votre système inutilisable (Note : ce n'est pas strictement vrai car il existe toujours un espace réservé à l'utilisateur root qu'un utilisateur normal ne pourra pas remplir) et cela empêche les attaques de « liens durs » (_hardlinks_). [1] * Toute partition qui peut fluctuer, par exemple `/var' (surtout `/var/log') devrait être également sur une partition distincte. Sur un système Debian, vous devriez créer `/var' un petit peu plus grand que la normale car les paquets téléchargés (le cache d'apt) sont stockés dans `/var/cache/apt/archives'. * Toute partition où vous voulez installer des logiciels ne faisant pas partie de la distribution devrait être sur une partition distincte. Selon le standard sur la hiérarchie des fichiers (FHS), c'est `/opt' ou `/usr/local'. Si ce sont des partitions distinctes, elles ne seront pas effacées si vous devez réinstaller Debian. * D'un point de vue sécurité, il est bien d'essayer de mettre les données statiques sur une partition et de monter celle-ci en lecture seule. Encore mieux, mettre les données sur un périphérique en lecture seule. Voir ci-dessous pour plus d'informations. Dans le cas d'un serveur de courriers, il est important d'avoir une partition séparée pour le répertoire des courriers (spool). Les utilisateurs distants (soit consciemment, soit inconsciemment) peuvent remplir le répertoire des courriers (`/var/mail' ou `/var/spool/mail'). Si le répertoire est sur une partition séparée, cette situation ne rendra pas le système inutilisable. Sinon (si le répertoire est sur la même partition que `/var'), le système pourrait avoir d'importants problèmes : les entrées des journaux ne seront pas créées, aucun paquet ne pourra plus être installé et certains programmes pourraient même avoir des problèmes à être exécutés (s'ils utilisent `/var/run'). Pour les partitions pour lesquelles vous ne pouvez pas être certain de la place nécessaire, installez Logical Volume Manager (`lvm-common' et les binaires nécessaires pour votre noyau qui peuvent être soit `lvm10', soit `lvm6' ou encore `lvm5'). En utilisant `lvm', vous pouvez créer des groupes de volumes répartis sur plusieurs volumes physiques. [1] Un très bon exemple de ce type d'attaque utilisant /tmp est détaillé dans Le programme mystérieusement exploitable de façon persistente (concours) (http://www.hackinglinuxexposed.com/articles/20031111.html) et L'explication du programme mystérieusement exploitable de façon persistente (http://www.hackinglinuxexposed.com/articles/20031214.html) (Notez que l'incident est lié à Debian). C'est de manière basique une attaque dans laquel un utilisateur local _cache_ profondément une application setuid vulnérable en faisant un lien dur sur celle-ci, évitant de manière efficace toute mise à jour (ou suppression) du binaire lui-même réalisé par l'administrateur du système. Dpkg a été récemment corrigé pour empêcher cela (voir 225692 (http://bugs.debian.org/225692)), mais d'autres binaires setuid (non contrôlés par le gestionnaire de paquets) sont risqués si les partitions ne sont pas mises en place correctement. 3.2.1.1. Choisir les systèmes de fichiers appropriés ---------------------------------------------------- Pendant le partitionnement du système, vous devez également décider du système de fichiers à utiliser. Le système de fichiers choisi par défaut pendant l'installation de Debian pour les partitions Linux est `ext2'. Cependant, il vous est recommandé de choisir un système de fichiers journalisé comme `ext3', `reiserfs', `jfs' ou `xfs' pour réduire les problèmes découlant d'un plantage système dans les cas suivants : * pour les portables pour tous les systèmes de fichiers installés. Ainsi, si votre batterie est vide inopinément ou si le système se gèle à cause d'un problème matériel (comme pour la configuration de X, ce qui est assez courant), vous êtes moins susceptible de perdre des données pendant le redémarrage matériel. * pour les systèmes de production qui stockent des quantités importantes de données (comme les serveurs de courriers, les serveurs FTP, les systèmes de fichiers en réseau, etc.), cela est recommandé pour ces partitions. Ainsi, en cas de plantage du système, le serveur nécessitera moins de temps pour récupérer et vérifier le système de fichiers et une perte de données est moins probable. En laissant de côté les problèmes de performance concernant les systèmes de fichiers journalisés (ceci pouvant parfois tourner à la guerre de religion), il est habituellement mieux d'utiliser le système de fichiers `ext3'. La raison pour cela est qu'il est rétro-compatible avec `ext2', donc s'il y a un quelconque problème avec la journalisation, vous pouvez la désactiver et toujours avoir un système de fichiers fonctionnel. Également, si vous avez besoin de récupérer le système avec une disquette d'amorçage (ou un cédérom), vous n'avez pas besoin d'un noyau personnalisé. Si le noyau est en version 2.4, le support `ext3' est déjà disponible, s'il s'agit d'un noyau 2.2, vous pourrez amorcer le système de fichiers même si vous n'aurez plus la capacité de journalisation. Si vous utilisez d'autres systèmes de fichiers, vous trouverez que vous ne pourrez pas effectuer de récupération à moins d'avoir un noyau 2.4 avec les modules nécessaires inclus dans le noyau. Si vous êtes bloqué avec un noyau 2.2 sur la disquette de sauvegarde, cela pourrait même être encore plus difficile d'accéder à des partitions `reiserfs' ou `xfs'. Dans tous les cas, il est possible que l'intégrité des données soit meilleure avec `ext3' car il fait de la journalisation des données par fichier alors que les autres ne font que de la journalisation par méta-données, voir http://lwn.net/2001/0802/a/ext3-modes.php3. 3.3. Ne pas se connecter à l'Internet tant que tout n'est pas prêt ------------------------------------------------------------------ Le système ne devrait pas être connecté à l'Internet pendant l'installation. Ceci peut paraître stupide mais il faut savoir que l'installation par le réseau est une méthode d'installation habituelle. Étant donné que le système va installer et activer les services immédiatement, si le système est connecté à Internet et que les services ne sont pas configurés correctement, vous les exposez à des attaques. Il faut noter également que certains services peuvent avoir des trous de sécurité qui n'ont pas encore été corrigés dans les paquets que vous utilisez pour l'installation. C'est généralement vrai si vous installez depuis de vieux médias (comme des cédéroms). Dans ce cas, il se peut que votre système soit compromis avant même la fin de l'installation ! Étant donné que l'installation et les mises à jours peuvent être faites par Internet, vous pourriez penser que c'est une bonne idée d'utiliser cette caractéristique lors de l'installation. Si le système va être connecté directement à l'Internet (et pas protégé par un pare-feu ou un NAT), il est plus judicieux de l'installer sans connexion à Internet et d'utiliser un miroir local de paquets contenant à la fois les paquets sources et les mises à jour de sécurité. Vous pouvez mettre en place des miroirs de paquets en utilisant un autre système connecté à l'Internet et des outils spécifiques à Debian (si c'est un système Debian) tels que `apt-move' ou `apt-proxy' ou tout autre outil de miroir pour fournir l'archive aux systèmes installés. Si vous ne pouvez pas faire cela, vous pouvez mettre en place des règles de pare-feu pour limiter l'accès au système pendant la mise à jour (voir Annexe F, `Mise à jour de sécurité protégée par un pare-feu'). 3.4. Définir un mot de passe root --------------------------------- Définir un bon mot de passe est la condition de base pour avoir un système sécurisé. Consultez passwd(1) pour quelques conseils pour créer de bons mots de passe. Vous pouvez également utiliser un générateur automatique de mots de passe pour faire cela pour vous (voir Section 4.10.13, `Générer des mots de passe utilisateur'). Beaucoup d'informations sur le choix de bons mots de passe peuvent être trouvées sur l'Internet ; deux URL qui fournissent un bon résumé et une argumentation sont les How to: Pick a Safe Password (http://wolfram.org/writing/howto/password.html) de Eric Wolfram et Unix Password Security (http://www.ja.net/CERT/Belgers/UNIX-password-security.html) de Walter Belgers. 3.5. Activer les mots de passe masqués et les mots de passe MD5 --------------------------------------------------------------- À la fin de l'installation, il vous sera demandé si les mots de passe masqués doivent être activés. Répondez oui à cette question ; ainsi les mots de passe seront stockés dans le fichier `/etc/shadow'. Seul l'utilisateur root et le groupe shadow peuvent lire ce fichier, ainsi aucun utilisateur ne sera en mesure de récupérer une copie de ce fichier afin de le passer par un programme _craqueur_ de mots de passe. Vous pouvez basculer entre les mots de passe masqués et les mots de passes normaux à n'importe quel moment en utilisant `shadowconfig'. Vous pouvez en lire davantage sur les mots de passes masqués dans le Shadow Password (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Shadow-Password-HOWTO.html) (`/usr/share/doc/HOWTO/en-txt/Shadow-Password.txt.gz'). De plus, l'installation utilise des mots de passe hachés avec MD5 par défaut. C'est généralement une bonne idée étant donné que cela permet des mots de passe plus longs et un meilleur chiffrement. MD5 permet des mots de passe de plus de 8 caractères. Cela peut, si c'est utilisé à bon escient, rendre plus difficiles les attaques par la force brute sur les mots de passe système. Concernant les mots de passe MD5, il s'agit de l'option par défaut quand vous installez le paquet `passwd'. Vous pouvez reconnaître les mots de passe MD5 dans le fichier `/etc/shadow' par leur préfixe $1$. Cela modifie tous les fichiers sous `/etc/pam.d' en modifiant la ligne password en insérant md5 dans celle-ci : password required pam_unix.so md5 nullok obscure min=6 max=16 Si `max' n'est pas positionné à plus de 8, la modification ne sera pas utile du tout. Pour plus d'informations sur cela, lisez Section 4.10.1, `Authentification utilisateur : PAM'. Remarque : même quand les mots de passe MD5 sont activés, la configuration par défaut dans Debian ne modifie pas la valeur précédemment positionnée de `max'. 3.6. Administrer le nombre minimum de services nécessaires ---------------------------------------------------------- Les services sont des programmes tels que les serveurs ftp et les serveurs web. Puisqu'ils doivent _écouter_ les connexions entrantes qui demandent le service, des ordinateurs externes peuvent se connecter au vôtre. Les services sont parfois vulnérables (entendez par là qu'ils peuvent être compromis par certaines attaques) : ils créent des risques pour la sécurité. Vous ne devriez pas installer les services dont vous n'avez pas besoin sur votre machine. Chaque service installé peut introduire de nouveaux trous de sécurité, peu évidents ou inconnus, sur votre ordinateur. Comme vous le savez sans doute déjà, lorsque vous installez un service, le comportement par défaut est de l'activer. Dans une installation Debian par défaut, sans services installés, le nombre de services actifs est assez faible et il est même plus faible quand on parle de services réseau. Dans une installation standard de Debian 3.1, les seuls services activés par défaut sont OpenSSH, Exim (selon la façon dont vous l'avez configuré) et le portmapper RPC comme services réseau[1]. Si vous n'avez pas choisi l'installation standard, mais que vous avez sélectionné l'intallation en mode expert, vous obtiendrez une installation avec aucun service réseau actif. Le portmapper RPC est installé par défaut car il est nécessaire pour beaucoup de services, par exemple NFS. Cependant, il peut facilement être retiré, voir Section 5.13, `Sécurisation des services RPC' pour plus d'informations sur la façon de sécuriser ou de désactiver les services RPC. Lorsque vous installez un nouveau service réseau (démon) sur votre système Debian GNU/Linux, il peut être activé de deux façons : via le super démon inetd (une ligne sera ajoutée à `/etc/inetd.conf') ou via un programme qui s'attache lui-même aux interfaces réseaux. Ces programmes sont contrôlés via les fichiers `/etc/init.d' qui sont appelés lors du démarrage au moyen du mécanisme System V (ou un autre) en utilisant des liens symboliques dans `/etc/rc?.d/*' (pour plus d'informations sur la manière dont cela est fait, lire `/usr/share/doc/sysvinit/README.runlevels.gz'). Si vous voulez garder certains services tout en les utilisant rarement, utilisez les commandes update, par exemple « update-inetd » et « update-rc.d » pour les supprimer du processus de démarrage. Pour plus d'information sur la façon de désactiver des services réseau, veuillez lire Section 3.6.1, `Désactivation de services démon'. Si vous voulez changer le comportement par défaut de démarrage des services à l'installation de leur paquet associé[2], utilisez `policy-rc.d', veuillez lire `/usr/share/doc/sysv-rcREADME.policy-rc.d.gz' pour plus d'informations. [1] L'empreinte dans Debian 3.0 et les versions précédentes n'était pas aussi réduire car certains services `inetd' étaient activés par défaut. Les installations standard de Debian 2.2 installaient également le serveur NFS ainsi que le serveur telnet [2] Cela est désirable si vous mettez en placer un chroot de développement, par exemple 3.6.1. Désactivation de services démon -------------------------------------- La désactivation d'un service démon est relativement simple. Vous pouvez soit supprimer le paquet fournissant le programme pour ce service, soit supprimer ou renommer les liens de démarrage sous `/etc/rc${runlevel}.d/'. Si vous les renommez, assurez-vous qu'ils ne commencent pas avec un « S » pour qu'ils ne soient pas démarrés par `/etc/init.d/rc'. Ne supprimez pas tous les liens disponibles ou le système de gestion des paquets les régénérera lors des mises à jour du paquet, assurez-vous de laisser au moins un lien (typiquement, un lien « K », « kill »). Vous pouvez supprimer ces liens manuellement ou en utilisant `update-rc.d' (voir update-rc.d(8)). Vous pouvez, par exemple, désactiver un service pour les niveaux d'exécution multi-utilisateurs en faisant : update-rc.d stop 2 3 4 5 . Avec _XX_ un nombre qui détermine quand l'action d'arrêt pour ce service sera exécutée. Veuillez noter que, si vous _n'utilisez pas_ `file-rc', `update-rc.d -f remove' ne fonctionnera pas correctement car _tous_ les liens sont supprimés, lors d'une réinstallation ou d'une mise à jour du paquet, ces liens seront régénrés (ce qui n'est probablement pas ce que vous voulez). Si vous pensez que cela n'est pas intuitif, vous avez probablement raison (voir le bogue 67095 (http://bugs.debian.org/67095)). D'après les pages de manuel : Quand des fichiers /etc/rcrunlevel.d/[SK]??nom existent déjà, alors update-rc.d ne fait rien. C'est ainsi fait pour que l'administrateur système puisse réarranger les liens -- à condition qu'il en reste au moins un -- sans que sa configuration ne soit réécrite. Si vous utilisez `file-rc', toutes les informations concernant le démarrage des services sont gérées par un fichier de configuration commun et sont conservées même si les paquets sont retirés du système. Vous pouvez utiliser l'interface texte (TUI, Text User Interface) fournie par `sysv-rc-conf' pour faire tous ces changements facilement (`sysv-rc-conf' fonctionne pour `file-rc' ainsi que pour les niveaux d'exécution normaux de type System V). Vous pouvez également trouver des interfaces graphiques similaires pour les systèmes de bureau. D'autres méthodes (non recommandées) pour désactiver les services sont : * déplacer le fichier script (`/etc/init.d/') vers un autre nom (par exemple `/etc/init.d/OFF.') ou le supprimer. Cependant, cela laissera des liens symboliques invalides sous `/etc/rc${runlevel}.d/' et générera des messages d'erreur au démarrage. * supprimer le droit d'exécution du fichier `/etc/init.d/'. Cela générera également des messages d'erreur au démarrage. * éditer le script `/etc/init.d/' pour qu'il s'arrête immédiatement lorsqu'il est exécuté (en ajoutant une ligne `exit 0' au début ou en commentant la partie `start-stop-daemon' dans celui-ci). Cependant, les fichiers sous `/etc/init.d' sont des fichiers de configuration et ne devraient pas être écrasés lors des mises à jour de paquet si vous y avez fait des modifications locales. Contrairement à d'autres systèmes d'exploitation (UNIX), les services dans Debian ne peuvent pas être désactivés en modifiant les fichiers dans `/etc/default/'. FIXME : Ajouter des informations sur la gestion des démons par file-rc 3.6.2. Désactivation d'`inetd' ou de ses services ------------------------------------------------- Vous devriez vérifier si vous avez vraiment besoin du démon `inetd' de nos jours. Inetd a toujours été un moyen de compenser des déficiences du noyau, mais celles-ci ont été corrigés dans les noyaux Linux modernes. Des possibilités de déni de service existent avec `inetd' (qui peut augmenter énormément la charge de la machine) et de nombreuses personnes préfèrent utiliser des démons indépendants au lieu d'appeler des services via `inetd'. Si vous voulez toujours exécuter un service du genre d'`inetd', tournez-vous plutôt vers un démon inetd plus configurable comme `xinetd', `rlinetd' ou `openbsd-inetd'. Vous devriez arrêter tous les services Inetd non nécessaires sur votre système, comme `echo', `chargen', `discard', `daytime', `time', `talk', `ntalk' et les r-services (services à distance) (`rsh', `rlogin' et `rcp') qui sont considérés comme EXTRÊMEMENT dangereux (utilisez `ssh' à la place). Vous pouvez désactiver les services en modifiant directement `/etc/inetd.conf', mais Debian offre un meilleur moyen : `update-inetd' (qui commente les services de manière à ce qu'ils puissent être facilement réactivés). Vous pouvez supprimer le démon `telnet' en exécutant cette commande pour changer le fichier de configuration et redémarrer le démon (dans ce cas le service est désactivé) : /usr/sbin/update-inetd --disable telnet Si vous désirez des services en attente, mais qui n'écoutent pas toutes les adresses IP de votre hôte, vous voudrez peut-être utiliser des fonctions non documentées de `inetd' (remplacez des noms de service avec la syntaxe service@ip) ou utilisez un autre démon tel que `xinetd'. 3.7. Installer le minimum de logiciels nécessaires -------------------------------------------------- Debian est fournie avec une _grande quantité_ de logiciels, par exemple, Debian 3.0 _Woody_ inclut 6 ou 7 (selon les architectures) cédéroms de logiciels et des milliers de paquets et la version 3.1 fournit environ 13 cédéroms de logiciels. Avec autant de logiciels et même si l'installation du système de base est assez réduite [1] vous pourriez vous laisser entraîner et installer plus de logiciels qu'il n'est vraiment nécessaire sur votre système. Comme vous connaissez déjà l'utilité de votre système (n'est-ce pas ?), vous ne devez installer que les logiciels qui sont vraiment nécessaires pour qu'il fonctionne. Tout outil non nécessaire qui est installé pourrait être utilisé par un utilisateur qui voudrait compromettre le système ou par un intrus externe qui aurait obtenu un accès shell (ou par exécution de code à distance grâce à un service exploitable). La présence, par exemple, d'outils de développement (un compilateur C) ou de langages interprétés (comme `perl' -- mais voir ci-dessous --, `python', `tcl', etc.) pourrait aider un attaquant à compromettre le système un peu plus : * lui permettre de faire une escalade de privilège. Il est plus facile, par exemple, d'exécuter des exploits locaux dans le système si un débogueur et un compilateur sont prêts à les compiler et à les tester ! * fournir des outils qui pourraient aider l'attaquant à utiliser le système compromis comme une _base d'attaque_ contre d'autres systèmes [2] Bien sûr, un intrus ayant un accès shell local peut télécharger son propre jeu d'outils et les exécuter et le shell lui-même peut être utilisé pour créer des programmes complexes. Supprimer les logiciels non nécessaires ne va pas aider à _prévenir_ le problème, mais cela rendra la tâche un peu plus difficile pour un attaquant (et certains pourraient abandonner dans cette situation et aller chercher des cibles plus faciles). Ainsi, si vous laissez des outils sur un système de production qui peuvent être utilisés pour attaquer des systèmes à distance (voir Section 8.1, `Outils d'évaluation des vulnérabilités à distances'), vous pouvez vous attendre à ce qu'un intrus les utilise également s'ils sont disponibles. Veuillez noter qu'une installation par défaut de Debian _Sarge_ (i.e. une installation pour laquelle aucun paquet individuel n'est sélectionné) installera un certain nombre d'outils de développement qui ne sont habituellement pas nécessaires. Ceci résulte du fait que certains paquets de développement sont de priorité _Standard_. Si vous ne comptez pas faire de développement, vous pouvez supprimer ces paquets de votre système sans inquiétude, ce qui devrait également aider à libérer de la place : Paquet Taille ------------------------+-------- gdb 2,766,822 gcc-3.3 1,570,284 dpkg-dev 166,800 libc6-dev 2,531,564 cpp-3.3 1,391,346 manpages-dev 1,081,408 flex 257,678 g++ 1,384 (Note : paquet virtuel) linux-kernel-headers 1,377,022 bin86 82,090 cpp 29,446 gcc 4,896 (Note : paquet virtuel) g++-3.3 1,778,880 bison 702,830 make 366,138 libstdc++5-3.3-dev 774,982 Ce problème sera probablement corrigé dans les versions après _Sarge_, voir le bogue n°301273 (http://bugs.debian.org/cgi-bin/bugreport.cgi?bug=301273) et le bogue n°301138 (http://bugs.debian.org/cgi-bin/bugreport.cgi?bug=301138) pour consulter l'état actuel de ce problème. À cause d'un bogue dans le système d'installation, cela ne se produisait pas lors de l'installation de Debian 3.0 _Woody_. [1] Par exemple, dans Debian _Woody_, elle est d'environ 400 à 500 Mo, essayez ceci : $ size=0 $ for i in `grep -A 1 -B 1 "^Section: base" /var/lib/dpkg/available | grep -A 2 "^Priority: required" |grep "^Installed-Size" |cut -d : -f 2 `; do size=$(($size+$i)); done $ echo $size 47762 [2] Beaucoup d'intrusions ne sont faites que pour avoir accès aux ressources pour effectuer des activités illégales (attaques de déni de service, envoi de spams, serveurs FTP illicites, pollution de DNS, etc.) plus que pour obtenir des données confidentielles du système compromis. 3.7.1. Supprimer Perl --------------------- Vous devez prendre en compte qu'enlever `perl' peut ne pas être très simple (en fait, cela peut être assez difficile) sur un système Debian car il est utilisé par beaucoup d'outils système. Le paquet `perl-base' est également _Priority: required_ (ce qui veut tout dire). C'est tout de même faisable, mais vous ne pourrez pas exécuter d'applications `perl' sur le système ; vous devrez également tromper le système de gestion des paquets pour lui faire croire que le paquet `perl-base' est installé même si ce n'est pas le cas. [1] Quels outils utilisent `perl' ? Vous pouvez vous en rendre compte vous-même : $ for i in /bin/* /sbin/* /usr/bin/* /usr/sbin/*; do [ -f $i ] && { type=`file $i | grep -il perl`; [ -n "$type" ] && echo $i; }; done Ceux-ci incluent les outils suivants des paquets de priorité _requis_ ou _important_ : * `/usr/bin/chkdupexe' du paquet `util-linux'. * `/usr/bin/replay' du paquet `bsdutils'. * `/usr/sbin/cleanup-info' du paquet `dpkg'. * `/usr/sbin/dpkg-divert' du paquet `dpkg'. * `/usr/sbin/dpkg-statoverride' du paquet `dpkg'. * `/usr/sbin/install-info' du paquet `dpkg'. * `/usr/sbin/update-alternatives' du paquet `dpkg'. * `/usr/sbin/update-rc.d' du paquet `sysvinit'. * `/usr/bin/grog' du paquet `groff-base'. * `/usr/sbin/adduser' du paquet `adduser'. * `/usr/sbin/debconf-show' du paquet `debconf'. * `/usr/sbin/deluser' du paquet `adduser'. * `/usr/sbin/dpkg-preconfigure' du paquet `debconf'. * `/usr/sbin/dpkg-reconfigure' du paquet `debconf'. * `/usr/sbin/exigrep' du paquet `exim'. * `/usr/sbin/eximconfig' du paquet `exim'. * `/usr/sbin/eximstats' du paquet `exim'. * `/usr/sbin/exim-upgrade-to-r3' du paquet `exim'. * `/usr/sbin/exiqsumm' du paquet `exim'. * `/usr/sbin/keytab-lilo' du paquet `lilo'. * `/usr/sbin/liloconfig' du paquet `lilo'. * `/usr/sbin/lilo_find_mbr' du paquet `lilo'. * `/usr/sbin/syslogd-listfiles' du paquet `sysklogd'. * `/usr/sbin/syslog-facility' du paquet `sysklogd'. * `/usr/sbin/update-inetd' du paquet `netbase'. Donc, sans Perl et à moins que vous ne réécriviez ces outils en script shell, vous ne pourrez probablement pas gérer de paquets (vous ne pourrez donc pas mettre à jour le système, ce qui n'est _pas une Bonne Chose_). Si vous êtes déterminé à enlever Perl du système de base Debian et si vous avez du temps libre, créez des rapports de bogue sur les paquets précédents en incluant un remplacement (sous forme de correctif) écrit en script shell aux outils ci-dessus. Si vous désirez vérifier quels paquets Debian dépendent de Perl, vous pouvez utiliser : $ grep-available -s Package,Priority -F Depends perl [1] Vous pouvez créer (sur un autre système) un paquet bidon avec `equivs' 3.8. Lire les listes de discussions Debian sur la sécurité ---------------------------------------------------------- Cela ne fait pas de mal de jeter un oeil à la liste de discussion debian-security-announce, où des alertes et des solutions pour les paquets sont annoncés par l'équipe sécurité de Debian, ou sur la liste mailto:debian-security@lists.debian.org, où vous pouvez participer aux discussions à propos de différentes choses liées à la sécurité Debian. De façon à recevoir les alertes importantes concernant les mises à jour liées à la sécurité, envoyez un courriel à debian-security-announce-request@lists.debian.org (mailto:debian-security-announce-request@lists.debian.org) avec le mot « subscribe » dans le sujet du courrier. Vous pouvez également vous inscrire à cette liste via la page web sur http://www.debian.org/MailingLists/subscribe Cette liste de discussion a très peu de trafic, et en vous inscrivant vous serez tenu au courant des mises à jour pour la distribution Debian. Cela vous permet de télécharger rapidement les nouveaux paquets sans les bogues, ce qui est relativement important dans le maintien d'un système sécurisé. (Voir Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité' pour les détails.) ------------------------------------------------------------------------------- 4. Après l'installation ----------------------- Une fois que le système est installé, vous pouvez encore en faire plus pour sécuriser le système ; certaines des étapes décrites ci-dessous peuvent être effectuées. Bien sûr, cela dépend vraiment de votre configuration, mais pour prévenir un accès physique, vous devriez lire Section 4.3, `Changer le BIOS (à nouveau)', Section 4.4, `Attribuer un mot de passe à LILO ou GRUB', Section 4.5, `Enlever le prompt root du noyau', Section 4.6, `Interdire le démarrage sur disquette', Section 4.7, `Restreindre les accès aux consoles' et Section 4.8, `Restreindre les redémarrages système depuis la console'. Avant de vous connecter à tout réseau, particulièrement s'il s'agit d'un réseau public, vous devriez, au minimum, faire une mise à jour de sécurité (voir Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité'). Vous pouvez optionnellement faire un instantané de votre système (voir Section 4.18, `Prendre un instantané (snapshot) du système'). 4.1. S'abonner à la liste de diffusion Debian Security Announce --------------------------------------------------------------- Pour recevoir des informations sur les mises à jour de sécurité disponibles, vous devriez vous abonner à la liste de diffusion debian-security-announce pour recevoir les bulletins de sécurité de Debian[1]. Voir Section 7.1, `L'équipe de sécurité Debian' pour plus d'informations sur la façon dont fonctionne l'équipe de sécurité Debian. Pour des informations sur l'inscription aux listes de diffusion Debian, lisez http://lists.debian.org. Les DSA sont signées par la signature de l'équipe de sécurité Debian qui peut être récupérée sur http://security.debian.org. Vous devriez également envisager de vous abonner à la liste de diffusion debian-security (http://lists.debian.org/debian-security) pour des discussions générales sur les problèmes de sécurité dans le système d'exploitation Debian. Vous pourrez entrer en contact avec d'autres administrateurs système ainsi qu'avec des développeurs Debian et des développeurs amont d'outils de sécurité qui pourront répondre à vos questions et proposer leurs conseils. FIXME: ajouter la clé ici également ? [1] Debian Security Advisories (DSA) 4.2. Faire une mise à jour de sécurité -------------------------------------- Dès que de nouveaux bogues de sécurité sont décelés dans les paquets, les responsables Debian et les auteurs amont les corrigent généralement dans les journées ou les heures suivantes. Une fois le bogue résolu, un nouveau paquet est fourni sur http://security.debian.org. Si vous installez une version de Debian, vous devez prendre en compte le fait qu'il a pu y avoir des mises à jour de sécurité depuis la parution, à chaque fois après qu'un paquet a été découvert comme vulnérable. Ainsi, il a pu y avoir des révisions mineures (il y en a eu sept dans la version Debian 2.2 _Potato_) incluant ces mises à jour de paquets. Vous devez noter la date à laquelle votre support amovible (si vous en utilisez un) a été créé et vérifier le site de sécurité pour savoir s'il y a eu des mises à jour de sécurité. S'il y en a eu et que vous ne pouvez pas télécharger les paquets du site de sécurité sur un autre système (vous n'êtes pas encore connecté à l'Internet, n'est-ce pas ?) avant de vous connecter au réseau, vous devriez envisager (si vous n'êtes pas protégé par un pare-feu par exemple) d'ajouter des règles de pare-feu pour que votre système ne puisse se connecter qu'à security.debian.org et ensuite réaliser la mise à jour. Une configuration exemple est donnée dans Annexe F, `Mise à jour de sécurité protégée par un pare-feu'. _Remarque :_ Depuis Debian Woody 3.0, après l'installation, il vous est donné la possibilité d'ajouter les mises à jour de sécurité au système. Si vous répondez « oui » (_yes_) à cette question, le système d'installation fera les démarches nécessaires pour ajouter la source pour les mises à jour de sécurité aux sources de paquets et votre système, si vous êtes connecté à l'Internet, téléchargera et installera toutes les mises à jour de sécurité qui auront pu être produites depuis la création de votre support. Si vous mettez à niveau depuis une version précédente de Debian ou si vous demandez au système de ne pas faire cela, vous devriez suivre les étapes décrites ici. Pour mettre à jour manuellement le système, insérez la ligne suivante dans votre `sources.list' et vous recevrez les mises à jour de sécurité automatiquement quand vous mettrez à jour votre système. deb http://security.debian.org/debian-security stable/updates main contrib non-free Une fois ceci fait, vous pouvez utiliser soit `apt', soit `dselect' pour les mises à jour : * Si vous voulez utiliser `apt', exécutez simplement (en tant que superutilisateur) : # apt-get update # apt-get upgrade * Si vous voulez utiliser `dselect', choisissez tout d'abord [M]ise à jour ([U]pdate), puis [I]nstaller ([I]nstall) et enfin [C]onfigurer ([C]onfigure) pour mettre à jour et installer les paquets. Si vous voulez, vous pouvez ajouter également les lignes deb-src à `/etc/apt/sources.list'. Voir apt(8) pour plus de détails. Remarque : vous n'avez _pas_ besoin d'ajouter la ligne suivante : deb http://security.debian.org/debian-non-US stable/non-US main contrib non-free car security.debian.org est hébergé à un emplacement hors des États-Unis et n'a donc pas d'archive non-US séparée. 4.2.1. Mise à jour de sécurité des bibliothèques ------------------------------------------------ Une fois que vous avez exécuté une mise à jour de sécurité, il se peut que vous deviez redémarrer certains des services système. Si vous ne faites pas cela, certains services pourraient encore être vulnérables après une mise à jour de sécurité. La raison pour cela est que les démons qui fonctionnent avec une mise à jour peuvent encore utiliser les anciennes bibliothèques après la mise à jour[1]. Pour détecter quels démons peuvent devoir être redémarrés, vous pouvez utiliser le programme `checkrestart' (disponible dans le paquet `debian-goodies') ou utiliser cette ligne de commande (en tant que superutilisateur) : # lsof | grep dpkg- | awk '{print $1, $8}' | sort +0 Certains paquets (comme `libc6') feront cette vérification dans la phase de postinstallation pour un nombre limité de services, en particulier car une mise à jour de bibliothèques essentielles peut casser certaines applications (avant leur redémarrage)[2]. Faire passer le système en niveau d'exécution 1 (utilisateur seul), puis ensuite au niveau d'exécution 3 (multiutilisateur) devrait entraîner le redémarrage de la plupart (si ce n'est tous) des services système. Mais cela n'est pas une possibilité si vous exécutez la mise à jour de sécurité depuis une connexion distante (comme ssh) car celle-ci serait alors interrompue. Apportez le plus grand soin lors des mises à jour de sécurité si vous les réalisez depuis une connexion à distance comme ssh. Une procédure suggérée pour une mise à jour de sécurité qui implique un redémarrage de services est de redémarrer le démon SSH, puis immédiatement de tenter une nouvelle connexion ssh sans interrompre la précédente. Si la connexion échoue, annulez la mise à jour et analysez le problème. [1] Bien que les bibliothèques aient été supprimées du système de fichiers, aucun i-node ne sera nettoyé tant qu'un programme a encore un descripteur de fichier pointant dessus [2] Ceci s'est produit, par exemple, dans la mise à jour de la libc6 2.2.x à la 2.3.x à cause de problèmes d'authentification NSS, voir http://lists.debian.org/debian-glibc/2003/debian-glibc-200303/msg00276.html. 4.2.2. Mise à jour de sécurité du noyau --------------------------------------- Assurez-vous tout d'abord que votre noyau est géré par le système de gestion des paquets. Si vous l'avez installé en utilisant le système d'installation de Debian 3.0 ou de versions précédentes, votre noyau _n'est pas_ intégré dans le système de gestion des paquets et pourrait être obsolète. Vous pouvez facilement confirmer cela en exécutant : $ dpkg -S `readlink -f /vmlinuz` kernel-image-2.4.27-2-686: /boot/vmlinuz-2.4.27-2-686 Si votre noyau n'est pas géré, vous verrez un message indiquant que le gestionnaire de paquets n'a pas trouvé le fichier associé à un paquet au lieu du message ci-dessus, qui dit que le fichier associé au noyau actuellement en fonctionnement est fourni par le paquet `kernel-image-2.4.27-2-686'. Dans le premier cas, vous devrez installer manuellement un paquet d'image de noyau. L'image exacte du noyau que vous devez installer dépend de votre architecture et de votre version de noyau préférée. Une fois ceci fait, vous pourrez gérer les mises à jour de sécurité du noyau comme pour tout autre paquet. Dans tous les cas, notez que les mises à jour du noyau ne seront faites _que_ pour la même version du noyau que celui que vous utilisez, c'est-à-dire que `apt' ne va pas mettre à jour automatiquement votre noyau de la version 2.4 à la version 2.6 (ou de la version 2.4.26 à la version 2.4.27[1]). Le système d'installation de la version 3.1 de Debian gérera le noyau sélectionné (2.4 ou 2.6) comme partie du système de gestion des paquets. Vous pouvez vérifier quels noyaux sont installés en exécutant : $ COLUMNS=150 dpkg -l 'kernel-image*' | awk '$1 ~ /ii/ { print $0 }' Pour voir si votre noyau doit être mis à jour, exécutez : $ kernfile=`readlink -f /vmlinuz` $ kernel=`dpkg -S $kernfile | awk -F : '{print $1}'` $ apt-cache policy $kernel kernel-image-2.4.27-2-686: Installed: 2.4.27-9 Candidate: 2.4.27-9 Version Table: *** 2.4.27-9 0 (...) Si vous effectuez une mise à jour de sécurité incluant l'image du noyau, vous _devez_ redémarrer le système pour que la mise à jour de sécurité soit utile. Sinon, vous utiliserez encore l'ancienne image de noyau (vulnérable). Si vous devez effectuer un redémarrage du système (à cause d'une mise à jour du noyau), vous devriez vous assurer que le noyau démarrera correctement et que la connectivité réseau sera restaurée, particulièrement si la mise à jour de sécurité est réalisée depuis une connexion à distance comme ssh. Pour le premier point, vous pouvez configurer le chargeur d'amorçage pour redémarrer l'ancien noyau en cas d'échec (pour des informations plus détaillées, veuillez lire (en anglais) Remotely rebooting Debian GNU/Linux machines (http://www.debian-administration.org/?article=70)). Pour le second point, vous devez introduire un script de test de connectivité réseau qui vérifiera si le noyau a lancé le sous-système réseau correctement et qui redémarrera le système si ce n'est pas le cas[2]. Ceci devrait éviter des surprises désagréables comme une mise à jour du noyau en réalisant après un redémarrage qu'il n'a pas détecté ou configuré le matériel réseau correctement et que vous devez parcourir une longue distance pour relancer à nouveau le système. Bien sûr, avoir la console série[3] du système connectée à une console ou un serveur de terminal devrait également aider à déboguer à distance les problèmes de redémarrage. [1] Sauf si vous avez installé un métapaquet de noyau comme `kernel-image-2.4-686' qui va toujours tirer la dernière révision mineure de noyau pour une version de noyau et une architecture donnée [2] Un exemple d'un tel script appelé testnet (http://www.debian-administration.org/articles/70/testnet) est disponible dans l'article Remotely rebooting Debian GNU/Linux machines (http://www.debian-administration.org/?article=70). Un script de test de connectivité réseau plus élaboré est disponible dans l'article Testing network connectivity (http://www.debian-administration.org/?article=128). [3] Configurer une console série est en dehors du cadre de ce document, pour plus d'informations, veuillez lire le Serial HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/Serial-HOWTO.html) et le Remote Serial Console HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/Remote-Serial-Console-HOWTO/index.html). 4.3. Changer le BIOS (à nouveau) -------------------------------- Vous vous souvenez de Section 3.1, `Choisir un mot de passe pour le BIOS' ? Et bien, vous devriez maintenant, une fois que vous n'avez plus besoin de démarrer à partir d'un support amovible, changer la configuration par défaut du BIOS pour qu'il ne puisse démarrer _que_ depuis le disque dur. Assurez-vous de ne pas perdre le mot de passe BIOS, sinon, en cas de défaillance du disque dur, vous ne pourrez pas retourner dans le BIOS et modifier la configuration pour le récupérer en utilisant, par exemple, un cédérom. Un autre moyen moins sécurisé, mais plus pratique est de changer la configuration pour que le système s'amorce depuis le disque dur et, si cela échoue, d'essayer un support amovible. À propos, c'est ainsi fait parce que la plupart des personnes n'utilisent pas le mot de passe BIOS très souvent ; il est facilement oublié. 4.4. Attribuer un mot de passe à LILO ou GRUB --------------------------------------------- N'importe qui peut obtenir facilement un shell root et changer vos mots de passe en entrant au prompt de boot ` init=/bin/sh'. Après le changement du mot de passe et le redémarrage du système, la personne a un accès root illimité et peut faire tout ce qu'elle veut sur le système. Après ceci, vous n'aurez plus d'accès root sur votre machine, étant donné que vous ne connaîtrez pas le mot de passe. Pour être sûr que cela ne puisse pas se produire, vous devriez attribuer un mot de passe au démarrage. Vous avez le choix entre un mot de passe global et un mot de passe pour une image donnée. Pour LILO, vous avez besoin d'éditer le fichier `/etc/lilo.conf' et ajouter les lignes `password' ainsi que `restricted' comme dans l'exemple suivant. image=/boot/2.2.14-vmlinuz label=Linux read-only password=piratemoi restricted Puis, assurez-vous que le fichier de configuration n'est pas lisible par tout le monde pour empêcher des utilisateurs locaux de lire le mot de passe. Une fois terminé, relancez lilo. Omettre la ligne `restricted' entraîne une attente de mot de passe, en dépit des paramètres passés à LILO. Les permissions par défaut pour le fichier `/etc/lilo.conf' accordent à root les droits de lecture et d'écriture et permettent un accès en lecture seule pour le groupe de configuration de `lilo.conf', à savoir root. Si vous utilisez GRUB plutôt que LILO, éditez `/boot/grub/menu.lst' et ajoutez les deux lignes suivantes en début (en remplaçant, bien sûr, `piratemoi' par le mot de passe désiré). Ceci empêche les utilisateurs d'éditer les options de démarrage. `timeout 3' indique un délai de 3 secondes avant que `grub' démarre l'option par défaut. timeout 3 password piratemoi Pour aller plus loin dans le durcissement de l'intégrité du mot de passe, vous pourriez entreposer le mot de passe sous une forme cryptée. L'utilitaire `grub-md5-crypt' génère un hachage de mot de passe qui est compatible avec l'algorithme du mot de passe grub (md5). Pour spécifier à `grub' qu'un mot de passe sous le format md5 va être utilisé, utilisez la directive suivante : timeout 3 password --md5 $1$bw0ez$tljnxxKLfMzmnDVaQWgjP0 Le paramètre --md5 a été ajouté pour informer `grub' d'effectuer la procédure d'authentification md5. Le mot de passe fourni est la version md5 cryptée de piratemoi. L'utilisation de la méthode md5 pour le mot de passe est préférable à la méthode précédente dont le mot de passe est en clair. Plus d'information concernant les mots de passe `grub' se trouvent dans le paquet `grub-doc'. 4.5. Enlever le prompt root du noyau ------------------------------------ Note : Cela ne s'applique pas aux noyaux fournis par Debian 3.1. Les noyaux Linux 2.4 fournissent un moyen d'accéder à un shell root lors de l'amorçage et qui sera présenté juste après le chargement du système de fichiers cramfs. Un message apparaîtra pour permettre à l'administrateur d'entrer un shell exécutable avec des permissions root, ce shell peut être utilisé pour charger manuellement des modules quand la détection automatique échoue. Ce comportement est celui par défaut pour `linuxrc' de l'`initrd'. Le message suivant apparaîtra : Press ENTER to obtain a shell (waits 5 seconds) Pour supprimer ce comportement, vous devez changer `/etc/mkinitrd/mkinitrd.conf' et positionner : # DELAY Le nombre de secondes que le script linuxrc doit attendre # pour permettre à l'utilisateur de l'interrompre avant que le # système soit lancé DELAY=0 Puis, régénérez votre image de ramdisk. Vous pouvez faire cela ainsi, par exemple : # cd /boot # mkinitrd -o initrd.img-2.4.18-k7 /lib/modules/2.4.18-k7 ou (de préférence) : # dpkg-reconfigure -plow kernel-image-2.4.x-yz Notez que Debian 3.0 _Woody_ permet aux utilisateurs d'installer des noyaux 2.4 (en sélectionnant des _saveurs_), _cependant_ le noyau par défaut est un 2.2 (excepté pour certaines architectures pour lesquelles le noyau 2.2 n'a pas été porté). Si vous pensez que cela est un bogue, veuillez consulter le bogue n°145244 (http://bugs.debian.org/145244) avant d'envoyer un rapport de bogue. 4.6. Interdire le démarrage sur disquette ----------------------------------------- Le MBR par défaut dans Debian avant la version 2.2 ne fonctionnait pas comme le master boot record habituel et laissait un moyen facile de pénétrer un système : * Appuyez sur shift lors du démarrage et le prompt du MBR apparaît * Ensuite appuyez sur F, et votre système démarrera à partir d'une disquette de démarrage. Ceci peut être utilisé pour obtenir un accès root au système. Ce comportement peut être modifié en entrant : lilo -b /dev/hda Maintenant LILO est mis dans le MBR. Ceci peut être fait également en ajoutant `boot=/dev/hda' au fichier `lilo.conf'. Il y a encore une autre solution qui désactivera complètement le prompt MBR : install-mbr -i n /dev/hda D'un autre côté, cette « porte dérobée », dont de nombreuses personnes ne sont pas au courant, peut aussi bien vous sauver la peau si vous rencontrez de gros problèmes, quelque soient les raisons, avec votre installation. FIXME vérifier si cela touche réellement la 2.2 ou seulement la 2.1? INFO: Les disques de démarrage de la 2.2 n'installe pas le mbr, mais seulement LILO. 4.7. Restreindre les accès aux consoles --------------------------------------- Certaines règles de sécurité peuvent forcer les administrateurs à se connecter au système via une console avec leur identifiant/mot de passe puis devenir super utilisateur (avec `su' ou `sudo'). Cette règle est appliquée sous Debian en éditant les fichiers `/etc/login.defs' ou `/etc/securetty' lors de l'utilisation de PAM. Dans : * `login.defs', éditez la variable CONSOLE qui définit un fichier ou une liste de terminaux sur lesquels la connexion de root est autorisée ; * `securetty'[1] en ajoutant/supprimant les terminaux depuis lesquels les accès root seront autorisés. Si vous voulez n'autoriser que les accès locaux en console, vous avez alors besoin de _console_, _ttyX_[2] et _vc/X_ (si vous utilisez des périphériques _devfs_), vous pouvez vouloir ajouter également _ttySX_[3] si vous utilisez une console série pour l'accès local (où X est un nombre entier, vous pouvez vouloir avoir plusieurs instances[4] selon le nombre de consoles virtuelles que vous avez activées dans `/etc/inittab'[5]). Pour plus d'informations sur les périphériques de terminal, veuillez consulter le HOWTO Terminal Texte pour Linux (http://tldp.org/HOWTO/Text-Terminal-HOWTO-6.html) (ou la version française (http://www.traduc.org/docs/HOWTO/vf/Text-Terminal-HOWTO.html)). En cas d'utilisation de PAM d'autres changements au processus de login, qui peuvent inclure des restrictions aux utilisateurs et groupes à certains moments, peuvent être configurés dans `/etc/pam.d/login'. Une fonctionnalité intéressante qui peut être désactivée est la possibilité de se connecter avec des mots de passe nuls (vides). Cette fonctionnalité peut être limitée en enlevant _nullok_ de la ligne : auth required pam_unix.so nullok [1] Le fichier `/etc/securetty' est un fichier de configuration qui appartient au paquet `login'. [2] Ou _ttyvX_ pour GNU/FreeBSD et _ttyE0_ pour GNU/KNetBSD. [3] Ou _comX_ pour GNU/Hurd, _cuaaX_ pour GNU/FreeBSD et _ttyXX_ pour GNU/KNetBSD. [4] La configuration par défaut dans _Woody_ inclut 12 consoles locales tty et vc, ainsi que le périphérique _console_, mais ne permet pas les connexions distantes. Dans _Sarge_, la configuration par défaut fournit 64 consoles pour les consoles tty et vc. Vous pouvez les supprimer en toute sécurité si vous n'en utilisez pas tant. [5] Recherchez les appels _getty_. 4.8. Restreindre les redémarrages système depuis la console ----------------------------------------------------------- Si votre système dispose d'un clavier attaché, n'importe qui (oui, vraiment _n'importe qui_) peut redémarrer le système avec celui-ci sans se connecter au système. Cela peut en conformité ou non avec vos règles de sécurité. Si vous désirez restreindre cela, vous devez vérifier le fichier `/etc/inittab' pour que la ligne incluant `ctrlaltdel' appelle `shutdown' avec le paramètre `-a' (rappelez-vous d'exécuter `init q' après avoir fait un changement à ce fichierà. La valeur par défaut dans Debian inclut ce paramètre : ca:12345:ctrlaltdel:/sbin/shutdown -t1 -a -r now Puis, pour permettre à _certains_ utilisateurs d'arrêter le système, comme décrit dans la page de manuel shutdown(8), vous devez créer le fichier `/etc/shutdown.allow' et inclure le nom des utilisateurs qui peuvent amorcer (?) le système. Quand le _salut à trois doigts_ (ou _ctrl+alt+del_) est exécuté, le programme va vérifier si l'un des utilisateurs de ce fichier est connecté. Si aucun d'entre eux ne l'est, `shutdown' ne va _pas_ redémarrer le système. 4.9. Monter correctement les partitions --------------------------------------- Lorsque vous montez une partition ext2, vous avez différentes options additionnelles pour l'appel mount ou pour le fichier `/etc/fstab'. Par exemple, ceci est mon entrée pour la partition /tmp : /dev/hda7 /tmp ext2 defaults,nosuid,noexec,nodev 0 2 Vous voyez la différence dans la section des options. L'option `nosuid' ignore complètement les bits setuid et setgid, tandis que `noexec' interdit l'exécution de tout programme sur ce point de montage et `nodev' ignore les périphériques. Ceci semble bon mais cela * ne s'applique uniquement qu'au système de fichiers ext2, * peut être contourné facilement. L'option `noexec' évite aux binaires d'être exécutés directement mais cela est facilement contournable : alex@joker:/tmp# mount | grep tmp /dev/hda7 on /tmp type ext2 (rw,noexec,nosuid,nodev) alex@joker:/tmp# ./date bash: ./date: Permission denied alex@joker:/tmp# /lib/ld-linux.so.2 ./date Sun Dec 3 17:49:23 CET 2000 Toutefois, de nombreux script kiddies utilisent des exploits qui essayent de créer et d'exécuter des fichiers dans `/tmp'. S'ils ne sont pas futés, ils tomberont sur un pépin. En d'autres termes, un utilisateur ne peut être abusé en exécutant un binaire compromis (genre cheval de troie) dans /tmp lorsqu'il a accidentellement ajouté `/tmp' dans son PATH. Soyez aussi vigilant, certains scripts peuvent dépendre du fait que `/tmp' devienne exécutable. Notamment Debconf qui a (avait ?) quelques problèmes concernant cela, pour plus d'information voir le bogue 116448 (http://bugs.debian.org/116448). Ce qui suit est un exemple un plus peu poussé. Prenez note que, bien que `/var' peut être mis à noexec, certains logiciels[1] conservent leurs programmes dans /var. Les mêmes conditions peuvent être appliquées à l'option nosuid. /dev/sda6 /usr ext2 defaults,ro,nodev 0 2 /dev/sda12 /usr/share ext2 defaults,ro,nodev,nosuid 0 2 /dev/sda7 /var ext2 defaults,nodev,usrquota,grpquota 0 2 /dev/sda8 /tmp ext2 defaults,nodev,nosuid,noexec,usrquota,grpquota 0 2 /dev/sda9 /var/tmp ext2 defaults,nodev,nosuid,noexec,usrquota,grpquota 0 2 /dev/sda10 /var/log ext2 defaults,nodev,nosuid,noexec 0 2 /dev/sda11 /var/account ext2 defaults,nodev,nosuid,noexec 0 2 /dev/sda13 /home ext2 rw,nosuid,nodev,exec,auto,nouser,async,usrquota,grpquota 0 2 /dev/fd0 /mnt/fd0 ext2 defaults,users,nodev,nosuid,noexec 0 0 /dev/fd0 /mnt/floppy vfat defaults,users,nodev,nosuid,noexec 0 0 /dev/hda /mnt/cdrom iso9660 ro,users,nodev,nosuid,noexec 0 0 [1] Cela inclut le gestionnaire de paquet `dpkg' car les scripts d'installation (pre et pos) et de suppression (pre et post) sont à `/var/lib/dpkg/' et aussi Smartlit 4.9.1. Paramétrer `/tmp' en noexec ---------------------------------- Soyez vigilant si vous mettez `/tmp' en noexec et que vous voulez installer de nouveaux logiciels étant donné que certains peuvent l'utiliser pendant l'installation. `Apt' est un programme de ce genre (voir http://bugs.debian.org/116448) si `APT::ExtractTemplates::TempDir' n'est pas configuré correctement (voir apt-extracttemplates(1)). Vous pouvez paramétrer cette variable dans le fichier `/etc/apt/apt.conf' vers un autre répertoire que `/tmp' et qui aura les privilèges exec. Concernant noexec, prenez conscience qu'il peut ne pas offrir le niveau de sécurité désiré. Observons ceci : $ cp /bin/date /tmp $ /tmp/date (n'est pas exécuté pas à cause de noexec) $/lib/ld-linux.so.2 /tmp/date (fonctionne correctement car date n'est pas exécuté directement) 4.9.2. Paramétrer /usr en lecture seule --------------------------------------- Si vous mettez `/usr' en lecture seule, vous serez dans l'incapacité d'installer de nouveaux paquets sur votre système Debian GNU/Linux. Vous devrez, avant tout la remonter en lecture-écriture, puis installer les nouveaux paquets et enfin la remonter en lecture seule. La dernière version d'`apt' (dans Debian 3.0 « Woody ») peut être configurée pour lancer des commandes avant et après l'installation de paquets, ainsi vous pouvez avoir envie de le configurer correctement. Pour réaliser ceci, modifiez le fichier `/etc/apt/apt.conf' et ajoutez : DPkg { Pre-Invoke { "mount /usr -o remount,rw" }; Post-Invoke { "mount /usr -o remount,ro" }; }; Notez que le Post-invoke peut échouer avec un message d'erreur "/usr busy". Ceci survient principalement lorsque vous utilisez des fichiers lors de la mise à jour et que ces fichiers sont justement mis à jour. Vous pouvez trouver ces programmes en exécutant # lsof +L1 Arrêtez ou relancez ces programmes et exécutez la commande de Post-Invoke manuellement. _Attention !_ Cela veut dire que vous devrez probablement redémarrez votre session X (si vous en faites fonctionner une) à chaque fois que vous faites une mise à jour majeure de votre système. Vous pouvez vouloir reconsidérer si un `/usr' en lecture seule est convenable pour votre système. Voir également cette discussion sur debian-devel à propos de /usr en lecture seule (http://lists.debian.org/debian-devel/2001/11/threads.html#00212). 4.10. Fournir des accès sécurisés aux utilisateurs -------------------------------------------------- 4.10.1. Authentification utilisateur : PAM ------------------------------------------ PAM (Pluggable Authentication Modules) permet aux administrateurs systèmes de choisir comment les applications authentifient les utilisateurs. Il est à noter que PAM ne peut rien faire tant qu'une application n'a pas été compilée avec le support pour PAM. La plupart des applications livrées dans la Debian 2.2 ont ce support d'inclus. Par ailleurs, Debian n'avait pas le support de PAM avant la 2.2. La configuration actuelle par défaut pour tout service activé avec PAM est d'émuler l'authentification UNIX (lisez `/usr/share/doc/libpam0g/Debian-PAM-MiniPolicy.gz' pour plus d'informations sur la façon dont les services _devraient_ fonctionner dans Debian). Chaque application avec le support PAM fournit un fichier de configuration dans `/etc/pam.d' qui peut être utilisé pour modifier son comportement : * quelle fonction de base est utilisée pour l'authentification ; * quelle fonction de base est utilisée pour les sessions ; * comment les vérifications de mots de passe se comportent. La description qui suit est loin d'être complète, pour plus d'informations vous pouvez regarder le The Linux-PAM System Administrator's Guide (http://www.kernel.org/pub/linux/libs/pam/Linux-PAM-html/pam.html) (sur le site primaire de distribution de PAM (http://www.kernel.org/pub/linux/libs/pam/)). Ce document est également fourni dans le paquet Debian `libpam-doc'. PAM vous offre la possibilité de passer en revue plusieurs étapes d'authentification en une seule fois, à l'insu de l'utilisateur. Vous pouvez vous authentifier à une base de données Berkeley et à un fichier `passwd' normal, ainsi l'utilisateur pourra se connecter seulement si l'authentification est correcte des deux côtés. Vous pouvez restreindre beaucoup de choses avec PAM comme vous pouvez laisser libre accès à votre système. Donc soyez prudent. Une ligne de configuration typique a un champ de contrôle comme deuxième élément. Généralement, il devrait être paramétrer sur `requisite' qui retourne un échec de connexion si un module échoue. La première chose que j'aime faire est d'ajouter le support MD5 aux applications PAM, étant donné que ceci protège le système contre les tentatives d'attaques par dictionnaire (les mots de passes peuvent être plus long en utilisant MD5). Les deux lignes suivantes devraient être ajoutées à toutes les lignes dans `/etc/pam.d/' qui alloue l'accès à la machine, tel `login' et `ssh'. # Vérifier que libpam-cracklib soit installé avant sinon vous ne # pourrez pas vous connecter. password required pam_cracklib.so retry=3 minlen=12 difok=3 password required pam_unix.so use_authtok nullok md5 Que fait cette formule magique ? La première ligne charge le module PAM cracklib qui fournit la vérification de la longueur des mots de passe, attend un nouveau mot de passe avec au minimum 12 caractères, une différence d'au-moins 3 caractères par rapport à l'ancien et autorise 3 essais. Cracklib dépend d'une liste de mots (comme `wenglish', `wspanish', `wbritish', etc.), assurez-vous donc d'en avoir installé une adaptée à votre langue, sinon, cela peut ne pas vous être du tout utile. [1] La seconde ligne introduit le module d'authentification standard avec MD5 et autorise un mot de passe nul. La directive `use_authok' est nécessaire pour passer le mot de passe du module précédent. Afin d'être sûr que l'utilisateur root peut se connecter uniquement à partir des terminaux locaux, la ligne suivante doit être activée dans `/etc/pam.d/login' : auth requisite pam_securetty.so Puis, vous devez modifier la liste des terminaux sur lesquels la connexion de root est autorisée dans le fichier `/etc/securetty'. Vous pouvez sinon activer le module `pam_access' et modifier `/etc/security/access.conf' qui permet un contrôle plus général et affiné, mais à qui il manque (malheureusement) des messages de journalisation décents (la journalisation dans PAM n'est pas standard et est un problème particulièrement peu gratifiant à traiter). Nous reviendrons au fichier `access.conf' un peu plus tard. Enfin, mais pas le moindre, la ligne suivante devrait être activée dans `/etc/pam.d/login' pour mettre en place des limites de ressource utilisateur. session required pam_limits.so Ceci restreint les ressources du système auxquelles les utilisateurs sont autorisées (voir ci-dessous Section 4.10.2, `Restreindre l'utilisation des ressources : le fichier `limits.conf''). Par exemple, vous pouvez restreindre le nombre de connexions (d'un groupe d'utilisateurs donné ou tout le système), le nombre de processus, la taille de la mémoire, etc. Maintenant, éditez `/etc/pam.d/passwd' et changez la première ligne. Vous devriez ajouter l'option « md5 » pour utiliser les mots de passe MD5, modifiez la longueur minimale du mot de passe de 4 à 6 (ou plus) et fixez une longueur maximale si vous le désirez. La ligne devrait ressembler à quelque chose comme ceci : password required pam_unix.so nullok obscure min=6 max=11 md5 Si vous voulez protéger su, pour que seuls quelques personnes puissent l'utiliser pour devenir root sur votre système, vous avez besoin de créer un nouveau groupe « wheel » (c'est la meilleure façon, étant donné qu'aucun fichier n'a ces permissions d'attribuées). Ajoutez root et les autres utilisateurs, qui auront la possibilité d'utiliser `su' pour devenir root, à ce groupe. Ensuite, ajoutez la ligne suivante dans `/etc/pam.d/su' : auth requisite pam_wheel.so group=wheel debug Ceci permet d'être sûr qu'uniquement les personnes du groupe « wheel » pourront utiliser `su' pour devenir root. Les autres utilisateurs ne seront pas capable de le devenir. En fait, ils recevront un message de refus s'ils essayent de devenir root. Si vous désirez que seulement certains utilisateurs s'authentifient à un service PAM, il suffit de faire cela en utilisant les fichiers où sont stockés les utilisateurs autorisés (ou pas) à se connecter. Imaginons que vous ne vouliez autoriser que l'utilisateur « ref » à se connecter via `ssh'. Vous le mettez dans `/etc/sshusers-allowed' et écrivez ce qui suit dans `/etc/pam.d/ssh': auth required pam_listfile.so item=user sense=allow file=/etc/sshusers-allowed onerr=fail La dernière étape, mais pas la moindre, est de créer le fichier `/etc/pam.d/other' et d'ajouter les lignes suivantes : auth required pam_securetty.so auth required pam_unix_auth.so auth required pam_warn.so auth required pam_deny.so account required pam_unix_acct.so account required pam_warn.so account required pam_deny.so password required pam_unix_passwd.so password required pam_warn.so password required pam_deny.so session required pam_unix_session.so session required pam_warn.so session required pam_deny.so Ces lignes vont fournir une bonne configuration par défaut pour toutes les applications qui supportent PAM (accès refusé par défaut). [1] Cependant, cette dépendance n'est pas fixe. Veuillez lire le Bogue 112965 (http://bugs.debian.org/112965). 4.10.2. Restreindre l'utilisation des ressources : le fichier `limits.conf' --------------------------------------------------------------------------- Vous devriez vraiment jeter un sérieux oeil à ce fichier. Vous pouvez définir dans celui-ci les limites des ressources par utilisateur. Dans d'anciennes versions, ce fichier de configuration était `/etc/limits.conf', mais dans les nouvelles versions (avec PAM), le fichier de configuration à utiliser devrait être `/etc/security/limits.conf'. Si vous ne désirez pas restreindre l'utilisation des ressources, _n'importe quel_ utilisateur ayant un shell valide sur votre système (ou même un intrus qui aurait compromis le système par un service ou un démon devenu fou) pourra utiliser autant de CPU, de mémoire, de pile, etc. que le système pourra fournir. Ce problème d'_épuisement de ressources_ peut être réglé par l'utilisation de PAM. Il existe un moyen d'ajouter des limites de ressources pour certains shells (par exemple, `bash' a `ulimit', voir bash(1)), mais comme ils ne fournissent pas tous les mêmes limites et comme l'utilisateur peut changer de shell (voir chsh(1)), il est préférable de placer ces limites dans les modules PAM ainsi elles s'appliqueront quel que soit le shell utilisé et également aux modules PAM qui ne sont pas orientés shell. Les limites de ressources sont imposées par le noyau, mais elles doivent être configurées par le fichier `limits.conf' et la configuration PAM des différents services doit charger le module PAM approprié. Vous pouvez vérifier quels services imposent des limites en exécutant : $ find /etc/pam.d/ \! -name "*.dpkg*" | xargs -- grep limits |grep -v ":#" Habituellement, `login', `ssh' et les gestionnaires de session graphique (`gdm', `kdm' ou `xdm') devraient imposer des limites aux utilisateurs, mais vous pouvez vouloir faire cela dans d'autres fichiers de configuration de PAM, comme `cron', pour empêcher les démons système d'accaparer toutes les ressources système.. Les paramètres de limites spécifiques que vous pouvez vouloir imposer dépend des ressources de votre système, c'est l'une des principales raisons pour lesquelles aucune limite n'est imposée dans l'installation par défaut. Par exemple, l'exemple de configuration ci-desous impose une limite de 100 processus pour chaque utilisateur (pour empêcher les _bombe de fork_) ainsi qu'une limite de 10 Mo de mémoire par processus et une limite de 10 connexions simultanées. Les utilisateurs du groupe `adm' ont des limites supérieures et peuvent créer des fichiers core s'ils le désirent (c'est simplement une limite _douce_ (soft)). * soft core 0 * hard core 0 * hard rss 1000 * hard memlock 1000 * hard nproc 100 * - maxlogins 1 * hard data 102400 * hard fsize 2048 @adm hard core 100000 @adm hard rss 100000 @adm soft nproc 2000 @adm hard nproc 3000 @adm hard fsize 100000 @adm - maxlogins 10 Voici les limites qu'un utilisateur standard (y compris les démons système) aurait : $ ulimit -a core file size (blocks, -c) 0 data seg size (kbytes, -d) 102400 file size (blocks, -f) 2048 max locked memory (kbytes, -l) 10000 max memory size (kbytes, -m) 10000 open files (-n) 1024 pipe size (512 bytes, -p) 8 stack size (kbytes, -s) 8192 cpu time (seconds, -t) unlimited max user processes (-u) 100 virtual memory (kbytes, -v) unlimited Et voici les limites d'un utilisateur administratif : $ ulimit -a core file size (blocks, -c) 0 data seg size (kbytes, -d) 102400 file size (blocks, -f) 100000 max locked memory (kbytes, -l) 100000 max memory size (kbytes, -m) 100000 open files (-n) 1024 pipe size (512 bytes, -p) 8 stack size (kbytes, -s) 8192 cpu time (seconds, -t) unlimited max user processes (-u) 2000 virtual memory (kbytes, -v) unlimited Pour plus d'informations, lisez : * le guide de référence PAM pour les modules disponibles (http://www.kernel.org/pub/linux/libs/pam/Linux-PAM-html/pam-6.html), * l'article de configuration de PAM (http://www.samag.com/documents/s=1161/sam0009a/0009a.htm), * l'article Seifried's Securing Linux Step by Step (http://seifried.org/security/os/linux/20020324-securing-linux-step-by-step.html) pour la section _Limiting users overview_, * le LASG (http://seifried.org/lasg/users/) pour la section _Limiting and monitoring users_. 4.10.3. Actions de connexion de l'utilisateur : éditer `/etc/login.defs' ------------------------------------------------------------------------ La prochaine étape est d'éditer la configuration et action de base sur la connexion de l'utilisateur. Notez que ce fichier ne fait pas parti de la configuration PAM, c'est un fichier de configuration qui est pris en compte par les programmes `login' et `su', il n'est pas logique de l'adapter aux cas pour lesquels ni l'un, ni l'autre des programme n'est appelé au moins indirectement (le programme `getty' qui gère les console et offre le prompt de connexion initial appelle _bien_ `login'). FAIL_DELAY 10 Cette variable devrait être fixée à une valeur suffisamment grande de façon à rendre plus difficile les tentatives de connexion en utilisant la manière forte. Si un mauvais mot de passe est fourni, le pirate potentiel (ou le simple utilisateur !) doit attendre 10 secondes avant d'obtenir un nouveau prompt de connexion, ce qui prend pas mal de temps quand vous testez des mots de passe. Veuillez noter que ce paramètre est inopérant si vous utilisez un programme autre que `getty', comme par exemple `mingetty'. FAILLOG_ENAB yes Si vous activez cette variable, les connexions échouées seront enregistrées dans un journal. Il est important d'en garder une trace pour quelqu'un qui tente une attaque par la manière forte. LOG_UNKFAIL_ENAB yes Si vous mettez la variable à yes, alors il faudra mettre cette variable également à yes. Ceci sauvegardera les noms d'utilisateurs inconnus si la connexion échoue. Si vous faites cela, assurez-vous que les journaux de connexion ont les bonnes permissions (640 par exemple avec un groupe adéquat comme adm), car souvent les utilisateurs entrent accidentellement leur mot de passe au lieu du nom d'utilisateur et vous ne voulez pas permettre aux autres utilisateurs de le voir. SYSLOG_SU_ENAB yes Ceci va activer l'écriture dans les journaux de `syslog' des tentatives de `su'. Plutôt important sur des machines sérieuses, mais notez que ceci peut aussi bien être à la base de problèmes de respect de la vie privée. SYSLOG_SG_ENAB yes La même chose que SYSLOG_SU_ENAB, mais s'applique au programme `sg'. MD5_CRYPT_ENAB yes Comme mentionné ci-dessus, les mots de passe MD5 réduit considérablement le problème des attaques par dictionnaire étant donné que vous pouvez utiliser des mots de passe plus longs. Si vous utilisez slink, lisez les documentations avant d'activer le MD5. Sinon, cela est paramétré dans PAM. PASS_MAX_LEN 50 Si les mots de passe MD5 sont activés dans votre configuration PAM, alors cette variable devrait avoir la même valeur que dans celle-ci. 4.10.4. Restreindre le ftp : éditer `/etc/ftpusers' --------------------------------------------------- Ce fichier contient une liste d'utilisateurs qui ne sont pas autorisés à se connecter à l'hôte en utilisant ftp. Utilisez uniquement ce fichier si vous voulez réellement autoriser le ftp (qui n'est, en général, pas recommandé car il utilise des mots de passe en clair). Si votre démon supporte PAM, celui-ci peut être utilisé pour permettre ou refuser certains services aux utilisateurs. FIXME (BUG): Est-ce un bogue que le fichier par défaut `ftpusers' dans Debian ne contient _pas_ tous les utilisateurs d'administration (dans `base-passwd'). 4.10.5. Utilisation de su ------------------------- Si vous avez réellement besoin que des utilisateurs deviennent super utilisateur sur votre système, par exemple pour installer des paquets ou ajouter des utilisateurs, vous pouvez utiliser la commande `su' pour changer d'identité. Vous devriez essayer d'éviter toute connexion en tant que root et d'utiliser à la place `su'. En réalité, la meilleure solution est de supprimer `su' et de changer pour le mécanisme `sudo' qui a une logique plus large et plus de fonctionnalités que `su'. Cependant, `su' est plus commun étant donné qu'il est utilisé sur beaucoup d'autres Unices. 4.10.6. Utilisation de sudo --------------------------- `sudo' autorise l'utilisateur à exécuter des commandes définies sous l'identité d'un autre utilisateur, même en tant que root. Si l'utilisateur est ajouté à `/etc/sudoers' et est authentifié correctement, il est capable de lancer des commandes qui ont été définies dans `/etc/sudoers'. Les infractions, telles que les mots de passe incorrects ou les tentatives de lancement d'un programme pour lequel vous n'avez pas les permissions, sont logguées et envoyées au root. 4.10.7. Désactiver des accès d'administration à distance -------------------------------------------------------- Vous devriez également modifier `/etc/security/access.conf' pour désactiver la connexion d'administration à distance. Ainsi, les utilisateurs doivent exécuter `su' (ou `sudo') pour utiliser des pouvoirs administratifs et ainsi la trace d'audit appropriée sera toujours générée. Vous devez ajouter la ligne suivante à `/etc/security/access.conf', le fichier de configuration par défaut Debian contient une ligne exemple commentée : -:wheel:ALL EXCEPT LOCAL Rappelez-vous d'activer le module `pam_access' pour chaque service (ou configuration par défaut) dans `/etc/pam.d/' si vous voulez que vos modifications dans `/etc/security/access.conf' soient pris en compte. 4.10.8. Restriction des utilisateurs ------------------------------------ Parfois, vous pensez avoir besoin d'utilisateurs créés dans votre système local de façon à fournir un service donné (service courrier pop3 ou ftp). Avant tout, rappelez-vous que l'implémentation PAM dans Debian GNU/Linux vous autorise à valider les utilisateurs avec une grande variété de répertoires de services externes (radius, ldap, etc.) fournis par les paquets libpam. Si des utilisateurs doivent être créés et que le système est accessible à distance, prenez en compte que des utilisateurs pourront se connecter au système. Ceci peut être corrigé en donnant aux utilisateurs un shell null (`/dev/null') (il devra être listé dans `/etc/shells'). Si vous voulez autoriser les utilisateurs à accéder au système mais limiter leurs mouvements, vous pouvez utiliser le fichier `/bin/rbash', ce qui est équivalent à l'ajout de l'option `-r' dans bash (_RESTRICTED SHELL_ voir bash(1)). Veuillez noter que même avec un shell restreint, un utilisateur ayant accès à un programme interactif (qui peut permettre l'exécution d'un sous-shell) peut être capable de passer outre les limites du shell. Debian fournit actuellement dans la version unstable le module `pam_chroot' (dans le paquet `libpam-chroot') (et il pourrait être inclus dans les prochaines versions stables). Une alternative à celui-ci est de `chroot'er le service qui fournit la connexion à distance (`ssh', `telnet'). [1] Si vous voulez restreindre _quand_ les utilisateurs peuvent accéder au système, vous devrez personnaliser `/etc/security/access.conf' en fonction de vos besoins. Des informations sur comment `chroot'er des utilisateurs accédant au système par le service `ssh' sont décrites dans Annexe G, `Environnement de `chroot' pour `SSH''. [1] `Libpam-chroot' n'a pas encore été testé en profondeur, il fonctionne pour `login', mais il est possible qu'il ne soit pas facile de mettre en place l'environnement pour d'autres programmes 4.10.9. Audit d'utilisateur --------------------------- Si vous êtes vraiment paranoïaque, il se peut que vous vouliez configurer pour le système un fichier de configuration qui configure l'environnement pour auditer ce que les utilisateurs font sur votre système. Cette section présente quelques conseils avec différents utilitaires que vous pouvez utiliser. 4.10.9.1. Audit d'entrée et sortie avec script ---------------------------------------------- Vous pouvez utiliser la commande `script' pour auditer à la fois ce que les utilisateurs exécutent et quels sont les résultats de leurs commandes. Vous ne pouvez configurer `script' comme un shell (même si vous l'ajoutez à `/etc/shells'). Mais vous pouvez faire en sorte que le fichier d'initialisation su shell exécute les commandes suivantes : umask 077 exec script -q -a "/var/log/sessions/$USER" Bien sûr, si vous faites cela pour tout le système, cela veut dire que le shell ne continuerait pas à lire les fichiers d'initialisation personnels (car le shell sera écrasé par `script'). Une alternative est de faire cela dans les fichiers d'initialisation de l'utilisateur (mais alorsl'utilisateur pourrait l'enlever, voir les commentaires sur cela ci-dessous). Vous devez également configurer les fichiers dans le répertoire d'audit (dans l'exemple `/var/log/sessions/') pour que les utilisateurs puissent y écrire, mais pas supprimer le fichier. Cela pourrait être fait, par exemple, en créant les fichiers de session d'utilisateur en avance et en leur positionnant le drapeau _ajout-seulement_ (« append-only ») en utilisant `chattr'. Une alternative utile pour les administrateurs système, qui inclut des informations de date, serait : umask 077 exec script -q -a "/var/log/sessions/$USER-`date +%Y%m%d`" 4.10.9.2. Utiliser le fichier d'historique du shell --------------------------------------------------- Si vous voulez passer en revue ce que les utilisateurs entrent dans le shell (mais pas voir le résultat), vous pouvez configurer un `/etc/profile' pour tout le système qui configure l'environnement pour que toutes les commandes soient sauvées dans le fichier d'historique. La configuration pour tout le système doit être réalisée de telle façon que les utilisateurs ne puissent pas enlever les capacités d'audit de leur shell. Cela est plutôt spécifique au shell, donc assurez-vous que tous les utilisateurs utilisent un shell qui le gère. Par exemple, pour bash, le fichier `/etc/profile' pourrait être paramétré ainsi [1] : HISTFILE=~/.bash_history HISTSIZE=10000 HISTFILESIZE=999999 # Empêche les utilisateurs d'entrer des commandes qui seraient # ignorées dans le fichier d'historique HISTIGNORE="" HISTCONTROL="" readonly HISTFILE readonly HISTSIZE readonly HISTFILESIZE readonly HISTIGNORE readonly HISTCONTROL export HISTFILE HISTSIZE HISTFILESIZE HISTIGNORE HISTCONTROL Afin que cela fonctionne, l'utilisateur doit être seulement capable d'ajouter des informations au fichier `.bash_history'. Vous devez _aussi_ positionner l'attribut _ajout-uniquement_ en utilisant le programme `chattr' sur `.bash_history' pour tous les utilisateurs. [2] Notez que vous pouvez introduire la configuration ci-dessus dans le fichier utilisateur `.profile'. Mais alors vous devriez configurer les permissions correctement de façon à empêcher à l'utilisateur de modifier ce fichier. Cela inclut : les répertoires personnels de l'utilisateur ne doivent _pas_ appartenir à l'utilisateur (sinon, il pourrait supprimer le fichier), mais en même temps lui permettre de lire le fichier de configuration `.profile' et d'écrire dans `.bash_history'. Il serait bien de configurer l'attribut _immuable_ (également en utilisant `chattr') pour le `.profile' aussi si vous procédez ainsi. [1] Configurer HISTSIZE à une très grande valeur peut poser des problèmes sous certains shells car l'historique est gardé en mémoire pour la session de chaque utilisateur. Il peut être plus prudent de positionner cela à une valeur assez élevée et de sauvergarder les fichiers d'historiques des utilisateurs (si vous avez besoin de tout l'historique de l'utilisateur pour une raison ou une autre) [2] Sans l'attribut ajout-uniquement les utilisateurs seraient capables de vider le contenu du fichier des historiques avec `> .bash_history'. 4.10.9.3. Audit utilisateur complet avec utilitaires de comptabilité -------------------------------------------------------------------- L'exemple précédent est une manière simple de configurer l'audit utilisateur, mais qui peut ne pas être utile pour des systèmes complexes ou pour ceux dans lesquels les utilisateurs ne peuvent pas exécuter de shell du tout (ou exclusivement). Si c'est votre cas, vous devrez examiner `acct', les utilitaires de comptabilité. Ces utilitaires archiveront toutes les commandes exécutées par les utilisateurs ou processus du système au détriment de l'espace disque. Lors de l'activation de la comptabilité, toutes les informations sur les processus et utilisateurs sont conservées dans `/var/account/', plus spécifiquement dans le fichier `pacct'. Le paquet de comptabilité inclut certains outils (`sa' et `ac') afin d'analyser ces données. 4.10.9.4. Autres méthodes d'audit utilisateur --------------------------------------------- Si vous êtes complètement paranoïaque et que vous voulez auditer toutes les commandes des utilisateurs, vous pouvez prendre les codes sources du `bash', les éditer et récupérer dans un fichier toutes les commandes que l'utilisateur tape. Ou avoir `ttysnoop' constamment en attente de nouveaux ttys [1] et reverser toutes les sorties dans un fichier. Un autre programme utile est `snoopy' (voir également la page du projet (http://sourceforge.net/projects/snoopylogger/)) qui est un programme transparent pour l'utilisateur qui se positionne comme une librairie fournissant une encapsulation des appels , toute commande exécutée est loguée par `syslogd' en utilisant la facilité `authpriv' (généralement stocké dans `/var/log/auth.log'). [1] Les ttys sont créées pour les connexions locales et à distance par ssh et telnet 4.10.10. Inspection des profils utilisateurs -------------------------------------------- Si vous désirez _voir_ ce que font vraiment les utilisateurs, comme l'heure à laquelle ils se connectent, vous pouvez utiliser la base de données `wtmp' qui contient toutes les informations concernant les connexions. Ce fichier peut être employé avec plusieurs utilitaires, parmi eux `sac' qui peut sortir un profil de chaque utilisateur montrant dans quel créneau horaire ils se connectent au système habituellement. Dans le cas où vous avez la comptabilité activée, vous pouvez également utiliser les outils qu'elle fournit pour déterminer quand les utilisateurs accèdent au système et ce qu'ils exécutent. 4.10.11. Positionner des umasks aux utilisateurs ------------------------------------------------ Selon vos règles d'utilisation, vous pouvez vouloir changer comment les utilisateurs peuvent partager des informations, c'est-à-dire, quelles sont les permissions par défaut des fichiers nouvellements créés par les utilisateurs. Ce changement est effectué en définissant un paramètre `umask' correct pour tous les utilisateurs. Vous pouvez changer le paramètre dans `/etc/limits.conf', `/etc/profile', `/etc/csh.cshrc', `/etc/csh.login', `/etc/zshrc' et probablement dans d'autres fichiers (selon les shells que vous avez installé sur votre système). Parmi ceux-ci, le dernier à être chargé prendra précédence sur les autres. L'ordre est : le `limits.conf' de PAM, la configuration système par défaut du shell de l'utilisateur, le shell de l'utilisateur (son `~/.profile', `~/.bash_profile', etc.). Le paramètre `umask' par défaut de Debian est _022_, ceci veut dire que les fichiers (et les répertoires) peuvent être lus et accédés par le groupe de l'utilisateur et par tout autre utilisateur du système. Si cela est trop permissif pour votre système, vous devrez changer ce paramètre umask pour tous les shells (et pour PAM). N'oubliez pas de modifier les fichiers sous `/etc/skel/' car ce seront les valeurs par défaut d'un nouvel utilisateur quand il sera créé par la commande `adduser'. Notez, cependant, que les utilisateurs peuvent modifier leur propre paramètre `umask' s'ils le désirent, le rendant plus permissif ou plus restrictif. 4.10.12. Limiter ce que les utilisateurs peuvent voir et accéder ---------------------------------------------------------------- FIXME : Besoin de contenu. Indiquer les conséquences de changement des permissions des paquets lors d'une mise à jour (et un administrateur aussi paranoïaque que cela devrait `chroot'er ses utilisateurs). Si vous avez besoin d'accorder aux utilisateurs un accès au système avec un shell, réfléchissez-y très soigneusement. Un utilisateur peut, par défaut à moins d'être dans un environnement extrèmement restreint (comme une prison `chroot'), récupérer un assez grand nombre d'informations concernant votre système, y compris : * certains fichiers de configuration dans `/etc'. Cependant, les permissions par défaut de Debian pour certains fichiers sensible (qui peuvent, par exemple, contenir des mots de passe) empêcheront l'accès à des informations critiques. Pour voir quels fichiers ne sont accessibles que par l'utilisateur root par exemple `find /etc -type f -a -perm 600 -a -uid 0' en tant que super-utilisateur. * vos paquets installés, soit en consultant la base de données des paquets, soit dans le répertoire `/usr/share/doc', soit en devinant en regardant les binaires et bibliothèques installés sur votre système. * certains fichiers journaux dans `/var/log'. Notez également que quelques fichiers journaux ne sont accessibles que par root et le groupe `adm' (essayez `find /var/log -type f -a -perm 640') et certains ne sont même disponibles que pour l'utilisateur root (essayez `find /var/log -type f -a -perm 600 -a -uid 0'). Que peut voir un utilisateur dans votre système ? Probablement un assez grand nombre de choses, essayez ceci (prenez une profonde respiration) : find / -type f -a -perm +006 2>/dev/null find / -type d -a -perm +007 2>/dev/null La liste des fichiers qu'un utilisateur peut _voir_ et des répertoires auxquels il a accès est affichée. 4.10.12.1. Limiter l'accès aux informations d'autres utilisateurs ----------------------------------------------------------------- Si vous accordez toujours un accès shell aux utilisateurs, vous pouvez vouloir limiter les informations qu'ils peuvent voir des autres utilisateurs. Les utilisateurs ayant un accès shell ont tendance à créer un grand nombre de fichiers dans leur répertoire $HOME : boîtes à lettres, documents personnels, configuration des applications X/GNOME/KDE, etc. Sous Debian, chaque utilisateur est créé avec un groupe associé et aucun utilisateur n'appartient au groupe d'un autre utilisateur. Il s'agit du comportement par défaut : quand un compte d'utilisateur est créé, un groupe du même nom est créé et l'utilisateur lui est assigné. Ceci évite le concept d'un groupe _users_ qui peut rendre plus difficile pour les utilisateurs de cacher des informations aux autres utilisateurs. Cependant, les répertoires <$HOME> des utilisateurs sont créés avec les permissions 0755 (lisible par le groupe et par tout le monde). Les permissions de groupe ne sont pas un problème car seul l'utilisateur appartient au groupe, cependant les permissions pour les autres peut être (ou non) un problème selon vos règles locales. Vous pouvez changer ce comportement pour la création de l'utilisateur fournisse des permissions sur <$HOME> différentes. Pour changer ce comportement pour les _nouveaux_ utilisateurs quand il seront créés, changez _DIR_MODE_ dans le fichier de configuration `/etc/adduser.conf' à 0750 (pas d'accès en lecture pour tout le monde). Les utilisateurs peuvent toujours partager des informations, mais directement dans leur répertoire <$HOME> à moins qu'ils change les permissions de celui-ci. Notez que désactiver les répertoires utilisateur lisibles par tout le monde empêchera les utilisateurs de créer leurs pages personnelles dans le répertoire `~/public_html' car le serveur web ne pourra pas lire un composant du chemin --- leur répertoire <$HOME>. Si vous voulez permettre aux utilisateurs de publier des pages HTML dans leur `~/public_html', changez _DIR_MODE_ en 0751. Ceci permettra au serveur web d'accéder à ce répertoire (qui devrait lui-même avoir le mode 0755) et de fournir le contenu publié par les utilisateurs. Bien sûr, nous ne parlons ici que d'une configuration par défaut ; les utilisateurs peuvent généralement ajuster les permissions de leurs fichiers comme ils le désirent, ou vous pouvez conserver le contenu destiné au web dans un emplacement séparé qui n'est pas un sous-répertoire du répertoire <$HOME> de chaque utilisateur. 4.10.13. Générer des mots de passe utilisateur ---------------------------------------------- Il y a plusieurs cas dans lesquels un utilisateur a besoin de créer un grand nombre de comptes utilisateur et de fournir des mots de passe pour tous ceux-ci. Bien sûr, l'administrateur peut facilement positionner le mot de passer pour être le même que le nom du compte utilisateur, mais ceci n'est pas très conseillé sur le plan de la sécurité. Une meilleure approche est d'utiliser un programme de génération de mots de passe. Debian fournit les paquets `makepasswd', `apg' et `pwgen' qui contiennent des programmes (dont le nom est le même que celui du paquet) qui peuvent être utilisés dans ce but. `Makepasswd' génère des mots de passe vraiment aléatoires avec un accent sur la sécurité plus que la prononçabilité tandis que `pwgen' essaie de créer des mots de passe sans signification, mais prononçables (bien sûr, cela dépend de votre langue maternelle). `Apg' dispose d'algorithmes pour les deux (il y a une version client/serveur pour ce programme, mais elle n'est pas incluse dans le paquet Debian). `Passwd' ne permet pas une assignation non interactive des mots de passe (car il utilise un accès direct au terminal tty). Si vous désirez changer des mots de passe lors de la création d'un grand nombre d'utilisateurs, vous pouvez les créer en utilisant `adduser' avec l'option `--disabled-login', puis utiliser `usermod' ou `chpasswd' [1] (tous les deux dans le paquet `passwd', vous les avez donc déjà d'installés). Si vous voulez utilisez un fichier avec toutes les informations pour créer les utilisateurs comme un processus batch, il sera probablement préférable d'utiliser `newusers'. [1] `Chpasswd' ne sait pas gérer la génération de mots de passe MD5, il faut donc lui donner le mot de passe sous sa forme cryptée avant de l'utiliser avec l'option `-e'. 4.10.14. Vérifier les mots de passe utilisateur ----------------------------------------------- Les mots de passe des utilisateurs peuvent parfois devenir le _maillon faible_ de la sécurité d'un système donné. Cela provient du fait que quelques utilisateurs choisissent des mots de passe faibles pour leur compte (et plus il y a d'utilisateurs, plus sont grandes les chances que cela se produise). Même si vous mettez en place des vérifications avec le module PAM cracklib et les limitations sur les mots de passe comme décrites dans Section 4.10.1, `Authentification utilisateur : PAM', les utilisateurs pourront toujours utiliser des mots de passe faibles. Comme l'accès utilisateur peut inclure un accès à un shell à distance (on espère, par `ssh'), il est important de rendre les mots de passe aussi difficile à deviner que possible pour les attaquants à distance, particulièrement s'ils ont pu récupérer des informations importantes comme les noms d'utilisateur ou même les fichiers `passwd' et `shadow' eux-mêmes. Un administrateur système doit, pour un nombre d'utilisateurs donnés, vérifier si les mots de passe sont cohérents avec la règle locale de sécurité. Comment vérifier ? Essayez de les cracker comme le ferait un attaquant s'il avait accès aux mots de passe hachés (le fichier `/etc/shadow'). Un administrateur peut utiliser `john' ou `crack' (tous deux utilisent la force brute pour cracker) ensemble avec une liste de mots appropriés pour vérifier les mots de passe utilisateurs et prendre des mesures appropriées si un mot de passe faible est détecté. Vous pouvez rechercher des paquets Debian contenant des listes de mots en utilisant `apt-cache search wordlist' ou vous pouvez également visiter des sites de listes de mots sur l'Internet classique comme ftp://ftp.ox.ac.uk/pub/wordlists ou ftp://ftp.cerias.purdue.edu/pub/dict. 4.10.15. Déconnecter les utilisateurs inactifs (idle) ----------------------------------------------------- L'inactivité des utilisateurs pose habituellement un problème de sécurité, un utilisateur peut être inactif parce qu'il est parti déjeuner ou parce qu'une connexion à distance s'est bloquée et n'a pas été rétablie. Quelqu'en soit la raison, les utilisateurs inactifs peuvent amener à une compromission : * car la console de l'utilisateur peut être debloquée et peut être accédée par un intrus, * car un attaquant peut être capable de se ré-attacher lui-même à une connexion réseau fermée et envoyer des commandes au shell distant (cela est assez facile si le shell distant n'est pas encrypté comme dans le cas `telnet'). Certains systèmes à distance ont même été compromis à travers un `screen' inactif (et détaché) . La déconnexion automatique des utilisateurs inactifs est habituellement une partie qui doit être imposée par les règles de sécurité locales. Il y a plusieurs moyens de faire cela : * Si `bash' est le shell de l'utilisateur, un administrateur système peut positionner une valeur `TMOUT' par défaut (voir bash(1)) qui entraînera la déconnexion automatique des utilisateurs distants inactifs. Notez que ceci doit être position avec l'option `-o' ou les utilisateurs pourront la changer (ou la désactiver). * Installer `timeoutd' et configurer `/etc/timeouts' selon vos règles de sécurité locales. Le démon regardera les utilisateurs inactifs et mettra un terme à leur shell en fonction. * Installer `autolog' et configurer-le pour enlever les utilisateurs inactifs. Les démons `timeoutd' et `autolog' sont les méthodes préférées car, après tout, les utilisateurs peuvent changer leur shell par défaut ou il peuvent après avoir exécuter leus shell par défaut, basculer sur un autre shell (non contrôlé). 4.11. Utilisation de tcpwrappers -------------------------------- Les TCP wrappers ont été développés quand il n'y avait pas de réels filtres de paquets de disponible et que les contrôles d'accès étaient nécessaires. Toutefois, ils sont toujours très intéressants et utiles. Les TCP wrappers vous permettent d'autoriser ou de refuser un service à un hôte ou à un domaine et de définir une règle par défaut pour les autorisations et les refus (toutes réalisées au niveau applicatif). Pour plus de détails, jetez un oeil à hosts_access(5). De nombreux services installés dans Debian sont soit : * lancés via la service tcpwrapper (`tcpd') * compilés avec le support libwrapper. D'un côté, pour des services configurés dans `/etc/inetd.conf', ceci incluant `telnet', `ftp', `netbios', `swat' et `finger'), vous observerez que le fichier de configuration exécute avant tout `/usr/sbin/tcpd'. D'un autre côté, même si un service n'est pas lancé par le super démon `inetd', il peut être compilé avec le support pour les règles des tcp wrappers. Les services compilés avec support tcp wrappers dans Debian incluent `ssh', `portmap', `in.talk', `rpc.statd', `rpc.mountd', `gdm', `oaf' (le démon d'activation GNOME), `nessus' et beaucoup d'autres. Pour voir quels paquets utilisent tcpwrappers, essayez ceci : $ apt-cache showpkg libwrap0 | egrep '^[[:space:]]' | sort -u | \ sed 's/,libwrap0$//;s/^[[:space:]]\+//' Tenez compte de ceci quand vous utilisez `tcpdchk' (un vérificateur très utile de règles et syntaxe de fichier de configuration de TCP wrappers). Quand vous pouvez ajouter des services indépendants (qui sont liés à la bibliothèque du wrapper) dans les fichiers `host.deny' et `hosts.allow', `tcpdchk' vous informera qu'il ne peut pas trouver les services mentionnés étant donné qu'il les cherche dans `/etc/inetd.conf' (la page de manuel n'est pas totalement précise ici). À présent, voici une petite astuce et probablement le plus petit système de détection d'intrusions disponible. Généralement, vous devriez disposer d'une politique correcte concernant le pare-feu en première ligne, puis disposer de tcp wrappers en seconde ligne de défense. Un petit truc est de mettre en place une commande SPAWN [1] dans /etc/hosts.deny qui enverra un courrier à root quand un déclencheur wrapper pour service dénié est rencontré : ALL: ALL: SPAWN ( \ echo -e "\n\ TCP Wrappers\: Connection refused\n\ By\: $(uname -n)\n\ Process\: %d (pid %p)\n\ User\: %u\n\ Host\: %c\n\ Date\: $(date)\n\ " | /usr/bin/mail -s "Connection to %d blocked" root) & _Attention_ : L'exemple ci-dessus peut-être facilement sujet à une attaque par déni de service en soumettant énormément de connexions dans une période très courte. De nombreux courriers signifient de nombreuses E/S en envoyant uniquement quelques paquets. [1] assurez-vous d'utiliser des majuscules car _spawn_ ne fonctionnera pas 4.12. L'importance des logs et des alertes ------------------------------------------ Il est facile de voir que le traitement de logs et alertes est un problème sérieux sur un système sécurisé. Supposons qu'un système est parfaitement configuré et sécurisé à 99%. Si l'attaque représentant le 1% vient à arriver et qu'il n'y a pas de mesures de sécurité mises en place pour, dans un premier temps, détecter ceci et dans un deuxième temps, lancer l'alerte, le système n'est pas sécurisé du tout. Debian GNU/Linux fournit quelques outils pour effectuer des analyses de logs, notamment `swatch'[1], `logcheck' ou `log-analysis' (tous ont besoin d'être personnalisés pour enlever les choses non nécessaires des comptes-rendus). Il peut être également utile, si le système est proche, d'avoir les logs du système d'affichés sur une console virtuelle. Ceci est utile car vous pouvez (depuis une distance) voir si le système se comporte correctement. Le fichier `/etc/syslog.conf' de Debian est fourni avec une configuration commentée par défaut ; pour l'activer, décommenter les lignes et redémarrez `syslogd' (`/etc/init.d/syslogd restart') : daemon,mail.*;\ news.=crit;news.=err;news.=notice;\ *.=debug;*.=info;\ *.=notice;*.=warn /dev/tty8 Pour colorer les journaux, vous pouvez jeter un oeil à `colorize', `ccze' ou `glark'. Il y a une grande partie sur l'analyse des log qui ne peut pas être couverte ici, une bonne ressource d'information est le site web Log Analysis (http://www.loganalysis.org/). Dans tous les cas, même des outils automatiques ne peuvent rivaliser avec le meilleur outil d'analyse : votre cerveau. [1] il y a un très bon article sur celui-ci écrit par Lance Spitzner (http://www.spitzner.net/swatch.html) 4.12.1. Utiliser et personnaliser `logcheck' -------------------------------------------- Le paquet `logcheck' dans Debian est divisé en trois paquets `logcheck' (le programme principal), `logcheck-database' (une base de données d'expressions rationnelles pour le programme) et `logtail' (affiche les lignes de log qui n'ont pas encore été lues). Le comportement par défaut sous Debian (dans `/etc/cron.d/logcheck') est que `logcheck' est exécuté toutes les heures et une fois après le démarrage. Cet outil peut être assez utile s'il est personnalisé correctement pour alerter l'administrateur d'événements système inhabituels. `logcheck' peut être complètement personnalisé pour envoyer des courriers selon les événements récupérés des logs et qui sont dignes d'attention. L'installation par défaut inclut des profils pour des événements ignorés et des violations de règles pour trois configurations différentes (station de travail, serveur et paranoïaque). Le paquet Debian inclut un fichier de configuration `/etc/logcheck/logcheck.conf', sourcé par le programme, qui définit à quel utilisateur sont envoyés les vérifications. Il fournit également un moyen pour les paquets qui fournissent des services pour implémenter de nouvelles règles dans les répertoires : `/etc/logcheck/cracking.d/_packagename_', `/etc/logcheck/violations.d/_packagename_', `/etc/logcheck/violations.ignore.d/_packagename_', `/etc/logcheck/ignore.d.paranoid/_packagename_', `/etc/logcheck/ignore.d.server/_packagename_' et `/etc/logcheck/ignore.d.workstation/_packagename_'. Cependant, peu de paquets le font actuellement. Si vous avez une règle qui peut être utile à d'autres utilisateurs, veuillez l'envoyer comme un rapport de bogue sur le paquet approprié (comme un bogue de gravité _wishlist_). Pour plus d'informations, veuillez lire `/usr/share/doc/logcheck/README.Debian'. Le meilleur moyen de configurer `logcheck' est d'éditer son fichier de configuration principal `/etc/logcheck/logcheck.conf' après l'avoir installé. Modifiez l'utilisateur par défaut (root) à qui seront envoyés par courrier les comptes-rendus. Vous devriez également y positionner le niveau de compte-rendu. `logcheck-database' a trois niveaux de compte-rendu de verbosité croissante : station de travail, serveur, paranoïaque. « serveur » étant le niveau par défaut, « paranoïaque » n'est recommandé que pour les machines de haute sécurité ne faisant fonctionner qu'aussi peu de services que possible et « station de travail » est pour les machines relativement protégés et non critiques. Si vous désirez ajouter de nouveaux fichiers journaux, ajoutez-les simplement à `/etc/logcheck/logcheck.logfiles'. Celui-ci est configuré pour une installation de syslog par défaut. Une fois ceci fait, vous pouvez vouloir vérifier les courriers envoyés, pour les quelques premiers jours/semaines/mois. Si vous trouvez que vous recevez des messages que vous ne voulez pas recevoir, ajoutez simplement l'expression rationnalle (voir regex(7) et egrep(1)) qui correspond à ces messages au fichier `/etc/logcheck/ignore.d./local'. Essayez de faire correspondre à la ligne de log entière. Des détails sur l'écriture des règles sont expliquées dans `/usr/share/doc/logcheck-database/README.logcheck-database.gz'. C'est un processus d'affinement perpétuel ; une fois que les messages qui sont envoyés sont toujours pertinents, vous pouvez considérer que l'affinement est terminé. Notez que si `logcheck' ne trouve rien de pertinent dans votre système, il ne vous enverra pas de courrier même s'il fonctionne (donc, vous pouvez ne recevoir de courrier qu'une fois par semaine si vous êtes chanceux). 4.12.2. Configurer l'endroit où les alertes sont envoyées --------------------------------------------------------- Debian livre une configuration standard de syslog (dans `/etc/syslog.conf') qui archive les messages dans les fichiers appropriés dépendant de la facilité du système. Vous devriez être familier avec ceci ; jetez un oeil au fichier `syslog.conf' et à la documentation si vous ne l'êtes pas. Si vous avez l'intention de maintenir un système sécurisé, vous devriez être conscient de l'endroit où les logs sont envoyées ainsi ils ne sont pas perdus dans la nature. Par exemple, envoyer des messages à la console est également utile pour de nombreux systèmes de production. Mais pour de nombreux systèmes semblables il est également important d'ajouter une nouvelle machine qui servira de serveur de log (il reçoit les logs de tous les autres systèmes). Le courrier de root devrait être pris en considération également, de nombreux contrôles de sécurité (tel `snort') envoient des alertes dans la boîte aux lettres de root. Celle-ci pointe généralement sur le premier utilisateur créé sur le système (vérifiez `/etc/aliases'). Prenez garde à envoyer le courrier du root à un endroit où il sera lu (soit localement soit à distance). Il y a d'autres comptes et alias « rôles » sur votre système. Sur un petit système, c'est probablement le plus simple de s'assurer que tous ces alias pointent vers le compte root, et que ce mail pour root est retransmis vers la boîte aux lettres personnelle de l'administrateur système. FIXME: Il serait intéressant de dire comment un système Debian peut envoyer/recevoir des messages SNMP relatifs à des problèmes de sécurité (jfs). Voir : `snmptragfmt', `snmp' et `snmpd'. 4.12.3. Utilisation d'un hôte d'archivage (loghost) --------------------------------------------------- Un loghost est un hôte qui recueille les données des syslog à travers le réseau. Si l'une de vos machines est piratée, l'intrus n'est pas capable de dissimuler ses traces, à moins qu'il ne pirate également le loghost. Par conséquent, le loghost devrait être particulièrement sécurisé. Faire d'une machine un loghost est simple. Il suffit juste de démarrer le `syslogd' avec `syslogd -r' et un nouveau loghost est né. De façon à rendre cela permanent dans Debian, éditez `/etc/init.d/sysklogd' et changez la ligne SYSLOGD="" par SYSLOGD="-r" Ensuite, configurez les autres machines afin qu'elles envoient les données au loghost. Ajoutez une entrée comme celle qui suit dans `/etc/syslog.conf' : facilité.niveau @votre_loghost Voyez la documentation pour savoir ce qu'on peut utiliser à la place de _facilité_ et _niveau_ (ils ne devraient pas être mot pour mot comme ceci). Si vous voulez tout archiver à distance, il suffit d'écrire : *.* @votre_loghost dans votre `syslog.conf'. Archiver à distance ainsi que localement est la meilleure solution (le pirate peut estimer avoir couvert ses traces après la suppression des fichiers de logs locaux). Voir les pages de manuel syslog(3), syslogd(8) et syslog.conf(5) pour toutes informations complémentaires. 4.12.4. Permissions du fichier d'archivage ------------------------------------------ Il est important de décider non seulement comment les alertes sont utilisées, mais aussi qui y accède, i.e. qui peut lire ou modifier les fichiers de log (si on n'utilise pas un hôte d'archivage). Les alertes de sécurité que l'attaquant peut changer ou désactiver sont de peu de valeur en cas d'intrusion. Vous devez également tenir compte que les fichiers de log peuvent révéler un grand nombre d'informations à propos de votre système à un intrus s'il y a accès. Certaines permissions de fichiers de log ne sont pas parfaites après l'installation (mais, bien sûr, cela dépend vraiment de vos règles de sécurité locales). Premièrement `/var/log/lastlog' et `/var/log/faillog' n'ont pas besoin d'être lisibles par les utilisateurs normaux. Dans le `lastlog', vous pouvez voir qui s'est connecté récemment, et dans le `faillog', vous voyez un résumé des connexions qui ont échouées. L'auteur recommande de un `chmod 660' sur les deux fichiers. Faites un tour rapide de vos fichiers de log et décidez avec beaucoup d'attention quels fichiers de log vous rendez lisible/modifiable par un utilisateur avec un UID différent de 0 et un groupe autre que « adm » ou « root ». Vous pouvez facilement vérifier ceci sur votre système avec : # find /var/log -type f -exec ls -l {} \; | cut -c 17-35 |sort -u (voir à quels utilisateurs appartiennent les fichiers de /var/log) # find /var/log -type f -exec ls -l {} \; | cut -c 26-34 |sort -u (voir à quels groups appartiennent les fichiers de /var/log) # find /var/log -perm +004 (fichiers lisibles par tout utilisateur) # find /var/log \! -group root \! -group adm -exec ls -ld {} \; (fichiers appartenant à des groupes autres que root ou adm) Pour personnaliser comment les fichiers de log sont créés, vous devez probablement personnaliser le programme qui les génère. Cependant, si le fichier de log est archivé, vous pouvez personnaliser le comportement de la création et de l'archivage. 4.13. Les utilitaires pour ajouter des rustines au noyau -------------------------------------------------------- FIXME: Cette section a besoin de couvrir la manière d'installer ces rustines spécifiques sur Debian en utilisant les paquets kernel-2.x.x-patch-XXX. Debian GNU/Linux fournit quelques rustines pour le noyau Linux qui améliorent sa sécurité du système. En voici quelques-unes : * LIDS --- Linux Intrusion Detection (http://www.lids.org) fourni dans le paquet `kernel-patch-2.4-lids'. Cette rustine du noyau rend le processus de renforcement d'un système Linux plus facile en vous permettant de restreindre, cacher et protéger des processus, même par rapport au root. Elle implémente des fonctionnalités de contrôle d'accès obligatoire (« Mandatory Access Control »). * POSIX Access Control Lists (http://acl.bestbits.at/) (ACL) pour Linux fourni dans le paquet `kernel-patch-acl'. Cette rustine du noyau ajoute les listes de contrôle d'accès, une méthode avancée pour restreindre l'accès aux fichiers, par le noyau linux. Cela vous permet de contrôler finement l'accès aux fichiers et répertoires. * Linux Trustees (http://trustees.sourceforge.net/) fourni dans le paquet `trustees'. Cette rustine ajoute un système avancé décent de gestion des permissions à votre noyau Linux. Des objets spéciaux (les trustees) sont associés à chaque fichier ou répertoire et ils sont stockés dans la mémoire noyau, ce qui permet un accès rapide pour toutes les permissions. * NSA Enhanced Linux (du paquet `selinux', également disponible depuis le site web du développeur (http://www.coker.com.au/selinux/)) * Le correctif exec-shield (http://people.redhat.com/mingo/exec-shield/) fourni dans le paquet `kernel-patch-exec-shield'. Ce correctif fournit une protection contre plusieurs dépassements de tampon (attaques par écrasement de pile). Le correctif Grsecurity (http://www.grsecurity.net/) fourni par les paquets `kernel-patch-2.4-grsecurity' et `kernel-patch-grsecurity2' [1] implémentent le contrôle d'accès obligatoire (_Mandatory Access Control_) grâce à RBAC, fournissent une protection de dépassement de tampon grâce à PaX, des ACL, un caractère aléatoire du réseau (pour rendre la reconnaissance de système d'exploitation plus difficile) et beaucoup d'autres fonctionnalités (http://www.grsecurity.net/features.php). * Le `kernel-patch-adamantix' fournit les correctifs développés pour Adamantix (http://www.adamantix.org/), une distribution basée sur Debian. Le correctif noyau pour les versions 2.4.x du noyau introduit des fonctionnalités de sécurité comme une pile non exécutable grâce à l'utilisation de PaX (http://pageexec.virtualave.net/) et du contrôle d'accès obligatoire basé sur RSBAC (http://www.rsbac.org/). Parmi les autres fonctionnalités, on trouve : le correctif PID aléatoire (http://www.vanheusden.com/Linux/sp/), le périphérique « loop » chiffré AES, le support MPPE et un rétroportage 2.6 d'IPSEC. * `cryptoloop-source'. Ce correctif vous permet d'utiliser les fonctions de l'API de cryptage du noyau pour créer des systèmes de fichiers cryptés en utilisant le périphérique « loopback ». * Support IPSEC du noyau (du paquet `kernel-patch-freeswan'). Si vous voulez utiliser le protocole IPSec avec Linux, vous avez besoin de cette rustine. Vous pouvez ainsi créer des VPNs très facilement, même vers les machines Windows, puisque IPSec est un standard courant. Des fonctionnalités IPsec ont été ajoutées au noyau de développement 2.5, cette fonctionnalité sera donc présente par défaut dans le futur noyau Linux 2.6. Site Internet : http://www.freeswan.org. Note : l'utilisation de FreeSwan a été rendue obsolète en faveur d'OpenSwan. _FIXME_ : les derniers noyaux 2.4 fournis dans Debian incluent un rétro-portage du code IPSEC du noyau 2.5. Commentaire sur cela. Les correctifs de sécurité du noyau suivants ne sont disponibles que pour d'anciennes versions du noyau dans _Woody_ et ils sont obsolètes : * Openwall (http://www.openwall.com/linux/) par Solar Designer, fourni dans le paquet `kernel-patch-2.2.18-openwall'. C'est un ensemble utile de restrictions pour le noyau, comme la restriction de liens, FIFOs dans `/tmp', une restriction de `/proc', une gestion de descripeur de fichiers spéciaux, une pile de l'utilisateur non exécutable et bien plus. Note : ce paquet s'applique à la version 2.2, aucun paquet n'est disponible pour les correctifs de la version 2.4 fournie par Solar. * `kernel-patch-int'. Cette rustine vous permet également d'ajouter des fonctionnalités de cryptographie au noyau Linux et elle était utile pour les versions de Debian jusqu'à Potato. Elle ne fonctionne pas avec Woody et si vous utilisez Sarge ou une version plus récente, vous devriez utiliser un noyau plus récent qui inclut déjà ces fonctionnalités. Cependant, certaines rustines ne sont pas encore fournies dans Debian. Si vous croyez que certaines devraient être incluses, veuillez le demander sur la page des paquets en souffrance et paquets prospectifs (http://www.debian.org/wnpp). Certains d'entre eux sont : * rustine HAP (http://www.theaimsgroup.com/~hlein/hap-linux/) (HAP veut dire _Hank Approved Paranoid Linux_). Une collection de correctifs de sécurité pour les noyaux 2.2. [1] Notez que ce correctif entre en conflit avec des correctifs déjà inclus dans le paquet de source du noyau Debian. Vous devrez utiliser le noyau d'origine (sans correctifs Debian). Vous pouvez faire cela en suivant les étapes suivantes : * # apt-get install kernel-source-2.4.22 kernel-patch-debian-2.4.22 # tar xjf /usr/src/kernel-source-2.4.22.tar.bz2 # cd kernel-source-2.4.22 # /usr/src/kernel-patches/all/2.4.22/unpatch/debian Pour plus d'informations, consultez #194225 (http://bugs.debian.org/194225), #199519 (http://bugs.debian.org/199519), #206458 (http://bugs.debian.org/206458), #203759 (http://bugs.debian.org/203759), #204424 (http://bugs.debian.org/204424), #210762 (http://bugs.debian.org/210762), #211213 (http://bugs.debian.org/211213) et la discussion sur debian-devel (http://lists.debian.org/debian-devel/2003/debian-devel-200309/msg01133.html) 4.14. Se protéger contre les dépassements de tampon --------------------------------------------------- _Dépassement de tampon_ est le nom d'une attaque courante sur un logiciel[1] qui utilise insuffisamment des vérifications de limites (une erreur de programmation courante, le plus communément dans le langage C) pour exécuter du code machine par des entrées de programme. Ces attaques, contre des logiciels serveurs qui attendent des connexions distantes et contre des logiciels locaux qui autorisent des privilèges élevés aux utilisateurs (`setuid' ou `setgid') peuvent résulter en la compromission de tout système donné. Il y a dans l'ensemble quatre méthodes pour se protéger contre les dépassement de tampon : * appliquer une rustine au noyau pour empêcher l'exécution de la pile. Vous pouvez utiliser soit Exec-shield, OpenWall ou PaX (incluant les correctifs Grsecurity et Adamantix) ; * utiliser une bibliothèque, comme libsafe (http://www.research.avayalabs.com/project/libsafe/), pour ré-écrire des fonctions vulnérables et introduire une vérification correcte (pour des informations sur l'installation de `libsafe', veuillez lire ceci (http://www.Linux-Sec.net/harden/libsafe.uhow2.txt)) ; * corriger le code source en utilisant des outils pour trouver des fragments qui pourraient introduire cette faille ; * recompiler le code pour introduire des vérifications corrections qui empêchent les dépassements en utilisant, par exemple, StackGuard (http://www.immunix.org/stackguard.html) (qui est utilisé par Immunix (http://www.immunix.org)) ou le correctif pour GCC Stack Smashing Protector (SSP) (http://www.research.ibm.com/trl/projects/security/ssp/) (qui est utilisé par Adamantix (http://www.adamantix.org)). Debian GNU/Linux, dans sa version 3.0, fournit des logiciels pour implémenter toutes ces méthodes à l'exception de la protection de la compilation du code source (mais ceci a été demandé dans le bogue n°213994 (http://bugs.debian.org/213994)). Notez que même si Debian fournissait un compilateur qui fournit cette fonction de protection de dépassement de tampon/pile, tous les paquets auraient besoin d'être recompilés pour introduire cette fonctionnalité. C'est, en fait, ce que fait Adamantix (entre autres fonctionnalités). L'effet de cette nouvelle fonctionnalité sur la stabilité des logiciels doit encore être déterminée (certains programmes ou architectures de processeur pourraient être cassés à cause d'elle). Dans tous les cas, soyez conscient que même ces contournement peuvent ne pas prévenir les dépassements de tampon cas il existe des moyens de circonvenir ceux-ci, comme décrit dans l'édition 58 (http://packetstorm.linuxsecurity.com/mag/phrack/phrack58.tar.gz) du magazine phrack ou dans l'alerte du CORE Failles multiples dans les technologies de protection d'écrasement de la pile (http://online.securityfocus.com/archive/1/269246). Si vous voulez tester votre protection contre les dépassements de tampon, une fois que vous avez mis une en place (quelque que soit la méthode), vous pouvez vouloir installer le `paxtest' et exécuter les tests qu'il fournit. [1] Si commune, en fait, qu'elles ont été la base de 20 % des failles de sécurité rapportés cette année, comme déterminé par les statistiques de la base de données des failles de l'ICAT (http://icat.nist.gov/icat.cfm?function=statistics) 4.14.1. Correctif du noyau de protection pour les dépassements de tampon ------------------------------------------------------------------------ Des correctifs du noyau liés aux dépassements de tampon incluant le correctif Openwall fournissent une protection contre les dépassements de tampon dans les noyaux Linux 2.2. Pour les noyaux 2.4 et plus récents, vous devrez utiliser l'implémentation Exec-shield ou l'implémentation PaX (fourni dans le correctif grsecurity, `kernel-patch-2.4-grsecurity' et dans le correctif Adamantix, `kernel-patch-adamantix'). Pour plus d'informations sur l'utilisation de ces correctifs, veuillez lire la section Section 4.13, `Les utilitaires pour ajouter des rustines au noyau'. 4.14.2. Protection `Libsafe' ---------------------------- Protéger un système Debian GNU/Linux avec `libsafe' est plutôt facile. Installez simplement le paquet et répondez _Yes_ pour avoir la bibliothèque préchargée globalement. Soyez attentif, cependant, car cela peut casser des logiciels (notamment, des programmes liés avec l'ancienne `libc5'), donc assurez-vous de lire les rapports de bogue rapportés (http://bugs.debian.org/libsafe) en premier et testez d'abord les programmes les plus critiques dans votre logiciel avec le programme d'enveloppement `libsafe'. _Note importante_ : la protection `Libsafe' peut ne pas être actuellement effective comme décrit dans 173227 (http://bugs.debian.org/173227). Considérez de le tester de manière approfondie avant de l'utiliser dans un environnement de production et ne dépendez pas exclusivement dessus pour protéger votre système. 4.14.3. Tester des programmes pour les dépassements --------------------------------------------------- L'utilisation d'outils pour détecter des dépassements de tampon nécessitent dans tous les cas une expérience de programmation pour corriger (et recompiler) le code. Debian fournit par exemple : `bfbtester' (un testeur de dépassement de tampon qui brutalise des binaires par la force par des dépassements de ligne de commande et d'environnement). D'autres paquets intéressants pourraient aussi être `rats', `pscan', `flawfinder' et `splint'. 4.15. Sécurisation des transferts de fichiers --------------------------------------------- Pendant l'administration normale du système, il est habituellement nécessaire de transférer des fichiers à partir et vers le système installé. La copie des fichiers de façon sécurisée d'un hôte vers un autre peut être effectuée en utilisant le paquet serveur `ssh'. Une autre possibilité est d'utiliser `ftpd-ssl', un serveur FTP qui utilise _Secure Socket Layer_ pour encrypter les transmissions. Toutes ces méthodes nécessitent des clients spécifiques. Debian fournit des clients logiciels, comme `scp' du paquet `ssh', qui fonctionne comme `rcp', mais est complètement encrypté, donc les _méchants_ ne peuvent même pas savoir CE QUE vous copiez. Il existe également un paquet client `ftp-ssl' pour le serveur équivalent. Vous pouvez trouver des clients pour ces logiciels, même pour d'autres systèmes d'exploitation (non-UNIX), `putty' et `winscp' fournissent des implémentations de copie sécurisée pour toutes les versions des systèmes d'exploitation de Microsoft. Notez qu'utiliser `scp' fournit un accès pour tous les utilisateurs à tout le système de fichiers à moins de faire un `chroot' comme décrit dans Section 5.1.1, `Chrooter ssh'. L'accès FTP peut être `chroot'é, ceci est probablement plus facile selon le démon que vous choisissez, comme décrit dans Section 5.3, `Sécurisation FTP'. Si vous vous inquiétez d'utilisateurs locaux pouvant parcourir vos fichiers locaux et que vous voulez avoir une communication encryptée, vous pouvez utiliser soit un démon FTP avec support SSL ou combiner un FTP sans cryptage avec une configuration VPN (voir Section 8.5, `Réseaux Privés Virtuels'). 4.16. Limites et contrôle des systèmes de fichiers -------------------------------------------------- 4.16.1. Utilisation de quotas ----------------------------- Avoir une bonne politique relative aux quotas est important, vu qu'elle empêche les utilisateurs de remplir le(s) disque(s) dur(s). Vous pouvez utiliser deux systèmes de quotas différents : les quotas utilisateur et les quotas groupe. Comme vous l'avez probablement deviné, les quotas utilisateur limitent la quantité d'espace qu'un utilisateur peut avoir, les quotas groupe quant à eux font la même chose pour les groupes. Retenez ceci quand vous calculerez les tailles des quotas. Il y a quelques points importants auxquels il faut penser dans la mise en place d'un système de quotas : * Garder les quotas suffisamment petits, ainsi les utilisateurs ne dévoreront pas votre espace disque. * Garder les quotas suffisamment grands, ainsi les utilisateurs ne se plaindront pas et leur quota de courrier leur permettra d'accepter des courriers pendant une longue période. * Utilisez des quotas sur tous les espaces accessibles en écriture par les utilisateurs, `/home' aussi bien que `/tmp'. Tous les répertoires et partitions auxquels les utilisateurs ont accès en écriture complet devraient avoir les quotas d'activés. Recherchez ces partitions et répertoires et calculez une taille adaptée qui combine disponibilité et sécurité. Bon, maintenant vous désirez utiliser les quotas. Avant tout, vous avez besoin de vérifier si vous avez activé le support du quota dans votre noyau. Si non, vous devrez le recompiler. Après cela, contrôlez si le paquet `quota' est installé. Si non, vous en aurez également besoin. L'activation des quotas pour des systèmes de fichiers différents est aussi facile que la modification du paramètre `defaults' en `defaults,usrquota' dans votre fichier `/etc/fstab'. Si vous avez besoin des quotas par groupe, remplacez `usrquota' par `grpquota'. Vous pouvez également utiliser les deux. Ensuite, créez des fichiers vides quota.user et quota.group à la racine du système de fichiers sur lequel vous voulez utiliser les quotas (`touch /home/quota.user /home/quota.group' pour un système de fichiers `/home'). Redémarrez `quota' en faisant `/etc/init.d/quota stop;/etc/init.d/quota start'. Maintenant les quotas devraient être en fonction et leurs tailles peuvent être configurées. L'édition de quotas pour un utilisateur spécifique peut être réalisée en faisant `edquota -u '. Les quotas par groupes peuvent être modifiés avec `edquota -g '. Ensuite, paramétrez les quotas soft et hard et/ou les quotas pour inodes selon vos besoins. Pour plus d'informations concernant les quotas, voir la page de manuel de la commande quota et le quota mini-howto (`/usr/share/doc/HOWTO/en-html/mini/Quota.html'). Vous pouvez également vouloir étudier `pam_limits.so'. Vous pouvez apprécier ou non `lshell', puisque il transgresse le FHS. Aussi prenez note que `pam_limits.so' peut vous fournir la même fonctionnalité et `lshell' est actuellement orphelin (http://bugs.debian.org/93894) 4.16.2. Les attributs spécifiques du système de fichiers ext2 (chattr/lsattr) ---------------------------------------------------------------------------- En plus des permissions standard Unix, les systèmes de fichiers ext2 et ext3 vous offrent un ensemble d'attributs spécifiques qui vous donne plus de contrôle sur les fichiers de votre système. À la différence des persmissions de base, ces attributs ne sont pas affichés par la commande standard `ls -l', ni changés par la commande `chmod' et vous avez besoin de deux autres utilitaires, `lsattr' et `chattr' (du paquet `e2fsprogs') pour les gérer. Notez que ceci veut dire que ces attributs ne sont habituellement pas sauvés quand vous sauvegardez le système, donc si vous changez l'un d'entre eux, il peux être utile de sauver les commandes `chattr' successives dans un script pour pouvoir les repositionner plus tard si vous avez à récupérer une sauvegarde. Parmi tous les attributs disponibles, les deux plus importants pour améliorer la sécurité sont référencés par les lettres « i » et « a » et ils ne peuvent être positionnés (ou enlevés) que le super-utilisateur : * L'attribut « i » (inchangeable, « immutable ») : un fichier ayant cet attribut ne peut-être ni modifié ni effacé ou encore renommé et aucun lien ne peut le référencer, même par le super-utilisateur. * L'attribut « a » (ajout, « append ») : cet attribut a le même effet que l'attribut « immutable », excepté que vous pouvez encore ouvrir le fichier en mode ajout. Ceci veut dire que vous pouvez encore ajouter plus de contenu au fichier, mais qu'il est impossible de modifier un contenu précédent. Cet attribut est particulièrement utile pour les fichiers de log stockés dans `/var/log/', bien que vous devez considérer qu'ils sont parfois déplacés à cause des scripts d'archivage. Ces attributs peuvent également être positionnés pour les répertoires, dans ce cas, le droit de modifier le contenu de la liste d'un répertoire est refusé (par exemple, renommer ou supprimer un fichier, etc.). Quand il est appliqué à un répertoire, l'attribut d'ajout ne permet que la création de fichiers. Il est aisé de voir que l'attribut « a » améliore la sécurité, en donnant aux programmes qui ne fonctionnent pas en tant que super-utilisateur, la possibilité d'ajouter des données à un fichier sans pouvoir modifier son précédent contenu. D'un autre côté, l'attribut « i » semble moins intéressant : après tout, le super-utilisateur peut déjà utiliser les permissions standards Unix pour restreindre l'accès à un fichier et un intrus qui aurait accès au compte super-utilisateur peut toujours utiliser le programme `chattr' pour supprimer l'attribut. Un tel intrus peut tout d'abord être perplexe quand il se rendra compte qu'il ne peut pas supprimer un fichier, mais vous ne devriez pas supposer qu'il est aveugle --- après tout, il est entré dans votre système ! Certains manuels (y compris une précédente version de ce document) suggèrent de supprimer simplement les programmes `chattr' et `lsattr' du système pour améliorer la sécurité, mais ce genre de stratégie, aussi connu comme « sécurité par l'obscurité », doit être absolument évitée, car elle donne un sentiment trompeur de sécurité. Une façon sûre de résoudre ce problème est d'utiliser les fonctionnalités du noyau Linux, comme décrit dans Section 9.4.2.1, `Défense proactive'. La fonctionnalité intéressante est appelée ici `CAP_LINUX_IMMUTABLE' : si vous la supprimez de l'ensemble des fonctionnalités (en utilisant par exemple la commande `lcap CAP_LINUX_IMMUTABLE'), il ne sera plus possible n'importe quel attribut « a » ou « i » sur votre système, même par le super-utilisateur ! Une stratégie complète serait alors la suivante : 1. Positionner les attributs « a » et « i » sur tous les fichiers que vous désirez ; 2. Ajouter la commande `lcap CAP_LINUX_IMMUTABLE' (ainsi que `lcap CAP_SYS_MODULE', comme suggéré dans Section 9.4.2.1, `Défense proactive') à l'un des scripts de démarrage ; 3. Positionner l'attribut « i » sur ce script et d'autres fichiers de démarrage ainsi que sur le binaire `lcap' lui-même ; 4. Exécuter la commande ci-dessus manuellement (ou ré-amorcer le système pour vous assurer que tout fonctionner comme prévu). Maintenant que la fonctionnalité a été enlevée de votre système, un intrus ne peut plus changer aucun attribut des fichiers protégés et donc, il ne peut pas changer ou supprimer les fichiers. S'il force la machine à redémarrer (ce qui est la seule façon de récupérer le jeu de fonctionnalités ), cela sera facile à détecter et la fonctionnalité sera de toute façon enlevée à nouveau dès que le redémarrage du système. La seule façon de changer un fichier protégé serait de ré-amorcer le système en mode utiliseur seul (single-user mode) ou d'utiliser une autre image d'amorçage, deux opérations qui nécessitent un accès physique à la machine ! 4.16.3. Vérifier l'intégrité des systèmes de fichiers ----------------------------------------------------- Êtes-vous sûr que le /bin/login présent sur votre disque dur soit le même que celui que vous aviez installé il y a de cela quelques mois ? Que faire si c'est une version piratée, qui enregistre les mots de passe entrés dans un fichier caché ou les envoie en clair à travers l'Internet ? La seule méthode pour avoir un semblant de protection est de vérifier vos fichiers tous les heures/jours/mois (je préfère quotidiennement) en comparant l'actuel et l'ancien md5sum de ce fichier. Deux fichiers ne peuvent avoir le même md5sum (le MD5 est basé sur 128 bits, ainsi la chance que deux fichiers différents aient le même md5sum est approximativement de un sur 3.4e3803), donc de ce côté tout est ok, à moins que quelqu'un ait piraté également l'algorithme qui crée les md5sums sur cette machine. Ceci est extrêmement difficile et très improbable. Vous devriez vraiment prendre en compte que la vérification de vos binaires est très importante étant donné que ceci est un moyen facile de reconnaître des changements sur vos binaires. Les outils couramment utilisés pour ceci sont `sxid', `aide' (Advanced Intrusion Detection Environment), `tripwire', `integrit' et `samhain'. Installer `debsums' vous aidera également à vérifier l'intégrité du système de fichiers en comparant le md5sum de chaque fichier avec celui utilisé dans l'archive des paquets Debian. Mais faites attention : ces fichiers peuvent facilement être modifiés par un attaquant et tous les paquets ne fournissent pas de listes de md5sum pour les binaires qu'ils fournissent. Pour plus d'informations, veuillez lire Section 9.2, `Faites des tests d'intégrité périodiques' et Section 4.18, `Prendre un instantané (snapshot) du système'. Vous pouvez vouloir utiliser `locate' pour indexer le système de fichiers en entier ; si vous faites cela, envisagez les implications de cette action. Le paquet `findutils' de Debian contient `locate' qui s'exécute en tant qu'utilisateur nobody, ainsi, il indexe les fichiers qui sont visibles à tous les utilisateurs. Cependant, si vous changez son comportement, vous rendrez les emplacements de tous les fichiers visibles à tous les utilisateurs. Si vous voulez indexer tout le système de fichiers (pas les parties que l'utilisateur nobody peut voir), vous pouvez remplacer `locate' par `slocate'. slocate est étiqueté comme une version améliorée au niveau sécurité de GNU locate, mais il fournit en fait une fonctionnalité de localisation de fichier supplémentaire. Quand il utilise `slocate', l'utilisateur ne peut voir que les fichiers auxquels il a vraiment accès et vous pouvez exclure tout fichier ou répertoire du système. Le paquet `slocate' exécute le processus de mise à jour avec des privilèges augmentés par rapport à locate et il indexe tous les fichiers. Les utilisateurs peuvent alors rechercher rapidement tout fichier qu'ils peuvent voir. `slocate' ne leur laisse pas voir les nouveaux fichiers ; il filtre la sortie selon votre UID FIXME: mentionner les binaires signés utilisant bsign ou elfsign 4.16.4. Mise en place de la vérification setuid ----------------------------------------------- Le paquet Debian `checksecurity' fournit une tâche `cron' qui s'exécute tous les jours dans `/etc/cron.daily/checksecurity' [1]. Cette tâche `cron' exécutera le script `/usr/sbin/checksecurity' qui sauvegardera l'information sur les changements. Le comportement par défaut est de ne pas envoyer cette information au super-utilisateur mais à la place de garder une copie journalière des changements dans `/var/log/setuid.changes'. Vous devrez positionner la variable MAILTO (dans `/etc/checksecurity.conf') à « root » pour que cette information lui soit envoyée. Voir checksecurity(8) pour plus d'informations sur la configuration. [1] Dans les versions précédentes, checksecurity était intégré dans cron et le fichier était `/etc/cron.daily/standard' 4.17. Sécurisations des accès réseau ------------------------------------ FIXME. Besoin de plus de contenu (spécifique Debian) 4.17.1. Configuration des options réseaux du noyau -------------------------------------------------- Beaucoup de fonctionnalités du noyau peuvent être modifiées en cours de fonctionnement en envoyant quelque chose (via la commande `echo') dans le système de fichiers `/proc' ou en utilisant `sysctl'. En entrant `sysctl -A', vous pouvez voir ce que vous pouvez configurer et quelles sont les options, elles peuvent être modifiées en exécutant `/sbin/sysctl -w variable=valeur' (voir sysctl(8)). Vous aurez seulement en de rares occasions à éditer quelque chose ici, mais vous pouvez augmenter la sécurité de cette manière aussi. Par exemple : net/ipv4/icmp_echo_ignore_broadcasts = 1 C'est un « émulateur Windows » parce que ça agit comme Windows sur les ping de broadcast si celui-ci est positionné à 1. C'est-à-dire que les requêtes ICMP_ECHO envoyées à l'adresse broadcast seront ignorées. Sinon, cela ne fait rien. Si vous voulez empêcher votre système de répondre aux requêtes d'echo ICMP, activez cette option de configuration : net/ipv4/icmp_echo_ignore_all = 1 Pour enregistrer les paquets avec des adresses impossibles (à cause de routes erronées) sur votre réseau, utilisez : /proc/sys/net/ipv4/conf/all/log_martians = 1 Pour plus d'informations sur ce qui peut être fait avec `/proc/sys/net/ipv4/*', lisez `/usr/src/linux/Documentation/filesystems/proc.txt'. Toutes les options sont décrites de façon complète sous `/usr/src/linux/Documentation/networking/ip-sysctl.txt' [1]. [1] Dans Debian, les paquets `kernel-source-' copient les sources sous `/usr/src/kernel-source-.tar.bz2', remplacez simplement par la version de noyau des sources ques vous avez installés 4.17.2. Configurer syncookies ----------------------------- Cette option est à double tranchant. D'un côté, elle protège votre système contre le syn packet flooding ; d'un autre côté, elle viole les standards définis (RFCs). net/ipv4/tcp_syncookies = 1 Si vous voulez changer cette option à chaque fois que le noyau fonctionne, vous devez le faire dans `/etc/network/options' en positionnant `syncookies=yes'. Ceci prendra effet à chaque fois que `/etc/init.d/networking' est exécuté (ce qui est habituellement fait lors du démarrage) tandis que la commande suivante aura un effet unique jusqu'au prochain redémarrage : echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/tcp_syncookies Cette option n'est dispobile que si vous avez compilé le noyau avec `CONFIG_SYNCOOKIES'. Tous les noyaux Debian sont compilés avec cette option incluse, mais vous pouvez le vérifier en exécutant : $ sysctl -A |grep syncookies net/ipv4/tcp_syncookies = 1 Pour plus d'informations sur les syncookies TCP, lisez http://cr.yp.to/syncookies.html. 4.17.3. Sécurisation du réseau pendant l'amorçage ------------------------------------------------- Quand vous positionnez des options de configuration de réseau du noyau, vous devez le configurer pour que ce soit chargé à chaque fois que le système est redémarré. L'exemple suivant active un grand nombre des options précédentes ainsi que d'autres options utiles. Il y a en fait deux façons de configurer votre réseau au démarrage. Vous pouvez configurer `/etc/sysctl.conf' (voir : sysctl.conf(5)) ou introduire un script qui est appelé quand l'interface est activée. La première option sera appliquée à toutes les interfaces alors que la seconde option vous permettra de configurer cela interface par interface. Un exemple de fichier de configuration `/etc/sysctl.conf' qui sécurisera quelques options de réseau au niveau du noyau est présenté ci-dessous. Notez les commentaires dans ce fichier, `/etc/network/options' peut forcer certaines options si elles sont en contradiction avec celles de ce fichier lors de l'exécution de `/etc/init.d/networking' (ce qui a lieu après `procps' dans la séquence de démarrage) : # # /etc/sysctl.conf - Fichier de configuration pour positionner les # variables système # Voir sysctl.conf (5) pour plus d'informations. Voir également les # fichiers sous Documentation/sysctl/, Documentation/filesystems/proc.txt et # Documentation/networking/ip-sysctl.txt dans les sources du noyau # (/usr/src/kernel-$version si vous avez installé un paquet de noyau) # pour plus d'informations sur les valeurs qui peuvent être définies ici. # # Attention : /etc/init.d/procps est exécuté pour positionner les # variables suivantes. Cependant, après cela, /etc/init.d/networking # positionne certaines options réseau avec des valeurs intrinsèques. Ces # valeurs peuvent être forcées en utilisant /etc/network/options. # #kernel.domainname = example.com # Paramètres supplémentaires - adapté du script fourni # par Dariusz Puchala (voir ci-dessous) # Ignorer les broadcasts ICMP net/ipv4/icmp_echo_ignore_broadcasts = 1 # # Ignorer les erreurs ICMP bogus net/ipv4/icmp_ignore_bogus_error_responses = 1 # # Ne pas accepter les redirections ICMP (empêche les attaques MITM) net/ipv4/conf/all/accept_redirects = 0 # _ou_ # Accepter les redirections ICMP uniquement pour les passerelles listées # dans notre liste de passerelles par défaut (activé par défaut) # net/ipv4/conf/all/secure_redirects = 1 # # Ne pas accepter les redirections ICMP (nous ne sommes pas un routeur) net/ipv4/conf/all/send_redirects = 0 # # Ne pas faire suivre les paquets IP (nous ne sommes pas un routeur) # Note : Assurez-vous que /etc/network/options contient 'ip_forward=no' net/ipv4/conf/all/forwarding = 0 # # Activer les TCP Syn Cookies # Note : Assurez-vous que /etc/network/options contient 'syncookies=yes' net/ipv4/tcp_syncookies = 1 # # Enregistrer les paquets martiens net/ipv4/conf/all/log_martians = 1 # # Activer la vérification d'adresse source pour toutes les interfaces # pour empêcher certaines attaques par usurpation # Note : Assurez-vous que /etc/network/options contient 'spoofprotect=yes' net/ipv4/conf/all/rp_filter = 1 # # Ne pas accepter les paquets de routage source IP (nous ne sommes pas un routeur) net/ipv4/conf/all/accept_source_route = 0 Pour utiliser le script, vous devez tout d'abord le créer, par exemple, dans `/etc/network/interface-secure' (le nom est donné comme exemple) et l'appeler à partir de `/etc/network/interfaces' comme ceci : auto eth0 iface eth0 inet static address xxx.xxx.xxx.xxx netmask 255.255.255.xxx broadcast xxx.xxx.xxx.xxx gateway xxx.xxx.xxx.xxx pre-up /etc/network/interface-secure Dans cet exemple, avant que l'interface eth0 ne soit activée, le script sera appelé pour sécuriser toutes les interfaces réseau comme montré ci-dessous. #!/bin/sh -e # Nom du script : /etc/network/interface-secure # Modifie plusieurs comportements par défaut pour sécuriser contre # certaines attaques et usurpations IP pour toutes les interfaces # # Fourni par Dariusz Puchalak # # Active la protection broadcast echo echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/icmp_echo_ignore_broadcasts # Désactive l'ip forwarding echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/forwarding # Active la protection TCP syn cookie echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/tcp_syncookies # Enregistre les paquets avec des adresses impossibles # (cela inclut les paquets usurpés (spoofed), les paquets routés # source, les paquets redirigés), mais faites attention à ceci # sur les serveurs web très chargés echo 1 >/proc/sys/net/ipv4/conf/all/log_martians # Active la protection sur les mauvais messages d'erreur echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/icmp_ignore_bogus_error_responses # Maintenant la protection ip spoofing echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/rp_filter # Et enfin, encore d'autres choses # Désactive l'acceptation Redirect ICMP echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/accept_redirects echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/send_redirects # Désactive Source Routed echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/accept_source_route exit 0 Remarquez que vous pouvez en fait avoir des scripts par interface qui activeront différentes options réseau pour différentes interfaces (si vous en avez plus d'une), il vous suffit de changer la ligne pre-up en : pre-up /etc/network/interface-secure $IFACE et utiliser un script qui n'applique les changements qu'à une interface spécifique et non à toutes les interfaces disponibles. Notez cependant que certaines options réseau ne peuvent être appliquées que globalement. Un exemple de script est celui-ci : #!/bin/sh -e # Nom du script : /etc/network/interface-secure # Modifie plusieurs comportements par défaut pour sécuriser contre # certaines attaques et usurpations TCP/IP pour une interface donnée # # Fourni par Dariusz Puchalak # IFACE=$1 if [ -z "$IFACE" ] ; then echo "$0: Must give an interface name as argument!" echo "Usage: $0 " exit 1 fi if [ ! -e /proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/ ]; then echo "$0: Interface $IFACE does not exist (cannot find /proc/sys/net/ipv4/conf/)" exit 1 fi # Désactive l'ip forwarding echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/forwarding # Enregistre les paquets avec des adresses impossibles # (cela inclut les paquets usurpés (spoofed), les paquets routés # source, les paquets redirigés), mais faites attention à ceci # sur les serveurs web très chargés echo 1 >/proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/log_martians # Maintenant la protection ip spoofing echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/rp_filter # Et enfin, encore d'autres choses # Désactive l'acceptation Redirect ICMP echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/accept_redirects echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/send_redirects # Désactive les paquets de routage source echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/$IFACE/accept_source_route exit 0 Vous pouvez également créer un script `init.d' et le faire exécuter au démarrage (en utilisant `update-rc.d' pour créer les liens `rc.d' appropriés). 4.17.4. Configuration des fonctionnalités de pare-feu ----------------------------------------------------- De façon à avoir des privilèges de pare-feux, soit pour protéger le système local ou d'autres _derrière_ lui, le noyau doit être compilé avec les options correspondant aux pare-feu. Le noyau standard 2.2 de la Debian (également 2.2) fournit `ipchains' qui est un pare-feu pour filtrer les paquets, le noyau standard de la Debian 3.0 (noyau 2.4) fournit lui le pare-feu `iptables' (netfilter). Les anciennes distributions Debian auront besoin de rustines appropriées pour le noyau (Debian 2.1 utilise le noyau 2.0.34). Dans tous les cas, il est relativement facile d'utiliser un noyau différent de celui fourni par Debian. Vous pouvez trouver des noyaux pré-compilés sous forme de paquets que vous pouvez facilement installer sur le système Debian. Vous pouvez également télécharger les sources du noyau en utilisant `kernel-source-' et construire des paquets de noyau personnalisé en utilisant `make-kpkg' du paquet `kernel-package'. La mise en place de pare-feu dans Debian est abordée plus en détail dans Section 5.14, `Ajouter des capacités au pare-feu'. 4.17.5. Désactiver les problèmes d'hôtes weak-end ------------------------------------------------- Les systèmes avec plus d'une interface sur différents réseaux peuvent avoir des services configurés pour qu'ils ne puissent s'associer qu'à une adresse IP donnée. Ceci prévient habituellement les accès aux services quand ils sont interrogés par une adresse donnée. Cependant, cela ne veut pas dire (bien qu'il s'agisse d'une erreur de conception commune que j'ai moi aussi faite) que le service est lié à une adresse _matérielle_ donnée (carte interface). [1] Ceci n'est pas un problème ARP et ce n'est pas une violation de RFC (c'est ce que l'on appelle le _weak end host_ dans la RFC1122 (ftp://ftp.isi.edu/in-notes/rfc1122.txt), section 3.3.4.2). Rappelez-vous que les adresses IP n'ont rien à voir avec les interfaces physiques. Sur les noyaux 2.2 (et antérieurs), ceci peut être corrigé avec : # echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/hidden # echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/conf/eth0/hidden # echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/conf/eth1/hidden ..... Sur des noyaux postérieurs, ceci peut être corrigé avec : * des rêgles iptables, un routage correctement configuré [2], * des correctifs du noyau [3] Tout au long de ce texte, il y aura plusieurs occasions pour lesquelles ils est affiché comment configurer certains services (serveur sshd, apache, service d'impression, etc.) pour les avoir en attente sur une adresse donnée, le lecteur devra prendre en compte que, sans les correctifs données ici, le correctif n'empêchera pas les accès depuis le même réseau (local). [4] FIXME: commentaires sur bugtraq indiquant qu'il existe une méthode spécifique Linux pour associer à une interface donnée. FIXME: Créer un bogue sur netbase pour que le correctif de routage soit le comportement standard dans Debian ? [1] Pour reproduire ceci (exemple fourni par Felix von Leitner sur la liste de diffusion bugtraq) : hôte a (eth0 connecté sur l'eth0 de l'hôte b): ifconfig eth0 10.0.0.1 ifconfig eth1 23.0.0.1 tcpserver -RHl localhost 23.0.0.1 8000 echo fnord hôte b: ifconfig eth0 10.0.0.2 route add 23.0.0.1 gw 10.0.0.1 telnet 23.0.0.1 8000 Cela semble, cependant, ne pas fonctionner avec les services liés à 127.0.0.1, vous pourriez devoir écrire des tests utilisant des sockets raw. [2] Le fait que ce comportement puisse être changé par le routage a été décrit par Matthew G. Marsh dans l'enfilade sur bugtraq : * eth0 = 1.1.1.1/24 eth1 = 2.2.2.2/24 ip rule add from 1.1.1.1/32 dev lo table 1 prio 15000 ip rule add from 2.2.2.2/32 dev lo table 2 prio 16000 ip route add default dev eth0 table 1 ip route add default dev eth1 table 2 [3] Il existe des correctifs disponibles pour ce comportement comme décrit dans l'enfilade sur bugtraq à http://www.linuxvirtualserver.org/~julian/#hidden et http://www.fefe.de/linux-eth-forwarding.diff. [4] Un attaquant peut avoir beaucoup de problèmes à transférer un accès après une configuration de l'adresse IP s'il n'est pas le domaine de broadcast (même réseau) que l'hôte attaqué. Si l'attaque passe par un routeur, il peut être assez difficile pour les réponses de retourner quelque part. 4.17.6. Protéger contre les attaques ARP ---------------------------------------- Quand vous ne faites pas confiance aux autres machines de votre réseau (ce qui devrait toujours être le cas parce que c'est l'attitude la plus sûre), vous devriez vous protéger contre les différentes attaques ARP existantes. Comme vous le savez, le protocole ARP est utilisé pour lier des adresses IP à des adresses MAC (voir la RFC826 (ftp://ftp.isi.edu/in-notes/rfc826.txt) pour tous les détails). À chaque fois que vous envoyez un paquet à une adresse IP, une résolution arp est effectuée (en regardant en premier dans le cache local ARP, puis si l'adresse IP n'est pas présente dans le cache, en diffusant une requête arp) pour trouver l'adresse matérielle de la cible. Toutes les attaques ARP ont pour but d'amener votre machine à croîre que l'adresse IP de la machine B est associée à l'adresse MAC de la machine de l'intrus ; puis tous les paquets que vous voudrez envoyer à l'adresse IP associée à la machine B seront envoyée à la machine de l'intrus, etc. Ces attaques (empoisonnement du cache, falsification ARP, etc.) permettent à l'attaquant de renifler le trafic même sur des réseaux switchés, pour pirater facilement des connexions, pour déconnecter tout hôte du réseau, etc. Les attaques arp sont puissantes et simples à implémenter et plusieurs outils existent comme `arpspoof' du paquet `dsniff' ou arpoison (http://arpoison.sourceforge.net/). Cependant, il existe toujours une solution : * Utiliser un cache statique arp. Vous pouvez mettre en place des entrées « statiques » dans votre cache arp avec : arp -s host_name hdwr_addr En plaçant des entrées statiques pour chaque hôte important de votre réseau, vous garantissez que personne ne pourra créer ou modifier une entrée (dissimulée) pour ces hôtes (les entrées statiques n'expirent pas et elles ne peuvent pas être modifiées) et les réponses arp falsifiées seront ignorées. * Détecter le trafic ARP suspect. Vous pouvez utiliser `arpwatch', `karpski' ou des IDS plus générales qui peuvent également détecter le trafic arp suspect (`snort', prelude (http://www.prelude-ids.org), etc.). * Implémenter un filtrage de trafic IP validant l'adresse MAC. 4.18. Prendre un instantané (snapshot) du système ------------------------------------------------- Avant de mettre le système en production, vous pouvez prendre un instantané de votre système entier. Cet instantané pourrait être utilisé en cas de compromis (see Chapitre 10, `Après la compromission (la réponse à l'incident)'). Vous devriez refaire cette mise à jour à chaque fois que le système est mis à jour, particulièrement si vous mettez à jour vers une nouvelle version de Debian. Pour cela, vous pouvez utiliser un support inscriptible et amovible qui peut être positionné en lecture seule, ce peut être une disquette (en lecture seule après utilisation), un CD d'une unité de CD-ROM (vous pourriez utiliser un CD-ROM ré-inscriptible, ainsi vous pourriez même garder des sauvegardes des md5sums à différentes dates), ou un disque USB ou une carte MMC (si votre système peut accéder à ceux-ci et qu'ils peuvent être protégés en écriture). Le script suivant crée un tel instantané : #!/bin/bash /bin/mount /dev/fd0 /mnt/floppy if [ ! -f /usr/bin/md5sum ] ; then echo "Impossible de trouver md5sum. Échec." exit 1 fi /bin/cp /usr/bin/md5sum /mnt/floppy echo "Calcul de la base de données md5" >/mnt/floppy/md5checksums.txt for dir in /bin/ /sbin/ /usr/bin/ /usr/sbin/ /lib/ /usr/lib/ do find $dir -type f | xargs /usr/bin/md5sum >>/mnt/floppy/md5checksums-lib.txt done echo "Base de données md5 de post-installation calculée" if [ ! -f /usr/bin/sha1sum ] ; then echo "Impossible de trouver sha1sum" else /bin/cp /usr/bin/sha1sum /mnt/floppy echo "Calcul de la base de données SHA-1" >/mnt/floppy/sha1checksums.txt for dir in /bin/ /sbin/ /usr/bin/ /usr/sbin/ /lib/ /usr/lib/ do find $dir -type f | xargs /usr/bin/sha1sum >>/mnt/floppy/sha1checksums-lib.txt done echo "Base de données sha1 de post-installation calculée" fi /bin/umount /dev/fd0 exit 0 Notez que le binaire md5sum (et le binaire sha1sum, s'il est disponible) est placé sur la disquette pour pouvoir être utilisé plus tard pour vérifier les binaires du système (juste au cas où il serait aussi corrompu). Cependant, si vous voulez vous asurer que vous exécutez bien un binaire légitime, vous pouvez vouloir, soit compiler une copie statique du binaire md5sum et utiliser celui-ci (pour empêcher une bibliothèque libc corrompue d'interférer avec le binaire), soit utiliser des instantanés de md5sums depuis un environnement propre exclusivement comme un cédérom de récupération ou un cédérom autonome (pour empêcher un noyau corrompu d'interférer). Je ne peux insister assez sur ce point : si vous êtes sur un système compromis, vous ne pouvez pas faire confiance à ce qui s'affiche, voir Chapitre 10, `Après la compromission (la réponse à l'incident)'. L'instantané n'inclut pas les fichiers sous `/var/lib/dpkg/info' qui incluent les hashes md5 des paquets installés (dans les fichiers se terminant par `.md5sums'). Vous pourriez également y copier cette information, cependant il faut que vous remarquiez que : * les fichiers md5sums incluent les md5sums de tous les fichiers fournis par les paquets Debian, pas seulement les binaires système. Par conséquent, la base de données est plus importante (5 Mo contre 600 ko dans un système Debian GNU/Linux avec un système graphique et environ 2,5 Go de logiciels installés) et elle ne tiendra sur un petit support amovible (comme une disquette). * tous les paquets Debian ne fournissent pas les md5sums pour les fichiers installé car ce n'est pas (actuellement) imposé par la Charte. Notez, cependant, que vous pouvez générer les md5sums pour tous les paquets en utilisant `debsums' après avoir fini l'installation du système : # debsums --generate=missing,keep Une fois que l'instantané est fait, vous devriez vous assurer de placer le support en lecture seule. Vous pouvez ensuite le stocker pour archivage ou le placer dans le lecteur et utiliser une vérification `cron' toutes les nuits en comparant les md5sums d'origine avec ceux de l'instantané. 4.19. Autres recommandations ---------------------------- 4.19.1. N'utilisez pas de logiciels dépendant de svgalib -------------------------------------------------------- SVGAlib est très bien pour les amoureux de la console comme moi mais dans le passé il a été prouvé plusieurs fois qu'elle est très peu sûre. Des exploits contre `zgv' ont été diffusés et il était facile de devenir root. Essayez d'éviter l'utilisation de programmes utilisant la SVGAlib chaque fois que c'est possible. ------------------------------------------------------------------------------- 5. Sécuriser les services de votre système ------------------------------------------ Les services présents sur un système peuvent être sécurisés de deux façons : * Les rendre accessibles uniquement aux points d'accès (interfaces). * Les configurer correctement ainsi seuls les utilisateurs habilités pourront les utiliser. Restreindre les services pour qu'ils soient accessibles que depuis un endroit bien spécifique peut être fait au niveau du noyau (pare-feu), configurez les services pour écouter uniquement sur une interface définie (certains services ne fournissent peut-être pas cette fonctionnalité) ou utilisez tout autre méthode, par exemple la rustine vserver pour linux (pour 2.4.16) peut être utilisée pour forcer les processus à n'utiliser qu'une interface. Concernant les services lancés par `inetd' (`telnet', `ftp', `finger', `pop3', etc.), il est à noter que inetd peut être configuré pour que les services n'écoutent que sur une interface précise (en utilisant la syntaxe `service@ip'), mais c'est une fonctionnalité non documentée. L'un de ses remplaçants, le méta-démon `xinetd', inclut une option `bind' pour faire cela. Voir xinetd.conf(5). service nntp { socket_type = stream protocol = tcp wait = no user = news group = news server = /usr/bin/env server_args = POSTING_OK=1 PATH=/usr/sbin/:/usr/bin:/sbin/:/bin +/usr/sbin/snntpd logger -p news.info bind = 127.0.0.1 } Les paragraphes suivants détaillent comment déterminer les services qui peuvent être configurés correctement s'appuyant sur une utilisation définie. 5.1. Sécurisation de ssh ------------------------ Si vous utilisez toujours telnet au lieu de ssh, vous devriez prendre une pause dans la lecture de ce manuel pour remédier à cela. Ssh devrait être utilisé pour toutes les connexions distantes à la place de telnet. À une époque où il est facile de scruter le trafic Internet et d'obtenir les mots de passe en clair, vous devriez utiliser uniquement les protocoles qui utilisent la cryptographie. Par conséquent, effectuez maintenant un `apt-get install ssh' sur votre système. Encourager tous les utilisateurs de votre système à utiliser ssh au lieu de telnet, ou mieux encore, désinstallez telnet/telnetd. De plus, vous devriez éviter de vous connecter au système en utilisant ssh en tant que root et préférer l'utilisation de méthodes alternatives pour devenir root tel `su' ou `sudo'. Enfin, le fichier `sshd_config', dans `/etc/ssh', devrait être modifié ainsi pour accroître la sécurité : * `ListenAddress 192.168.0.1' Ne faîtes écouter ssh que sur une interface donnée, juste au cas où vous en avez plus d'une (et ne voulez pas que ssh y soit disponible) ou si vous ajoutez, dans le futur, une nouvelle carte réseau (et ne voulez pas de connexions ssh dessus). * `PermitRootLogin no' Essayez autant que possible de ne pas autoriser de connexion en tant que root. Si quelqu'un veut devenir root via ssh, deux logins sont maintenant nécessaires et le mot de passe root ne peut être attaqué par la force brute via SSH. * `Port 666' ou `ListenAddress 192.168.0.1:666' Change le port d'écoute, ainsi l'intrus ne peut être complètement sûr de l'exécution d'un démon sshd (soyez prévenus, c'est de la sécurité par l'obscurité). * `PermitEmptyPasswords no' Les mots de passe vides sont un affront au système de sécurité. * `AllowUsers alex ref' Autorise seulement certains utilisateurs à avoir accès via ssh à cette machine. `user@host' peut également être utilisé pour n'autoriser l'accès qu'à un utilisateur donné depuis un hôte donné. * `AllowGroups wheel admin' Autorise seulement certains membres de groupes à avoir accès via ssh à cette machine. AllowGroups et AllowUsers ont des directives équivalentes pour interdire l'accès à la machine. Sans surprise elles s'appellent « DenyUsers » et « DenyGroups ». * `PasswordAuthentication yes' Il vous appartient complètement de décider ce que vous voulez faire. Il est plus sûr d'autoriser l'accès à la machine uniquement aux utilisateurs avec des clés ssh placées dans le fichier `~/.ssh/authorized_keys'. Si c'est ce que vous voulez, positionnez cette option à "no". * Désactiver toute forme d'autorisation dont vous n'avez pas réellement besoin si vous n'utilisez pas, par exemple, `RhostsRSAAuthentication', `HostbasedAuthentication', `KerberosAuthentication' ou `RhostsAuthentication', vous devriez les désactiver même s'ils le sont déjà par défaut (voir la page de manuel sshd_config(5)). * `Protocole 2' Désactiver le protocole version 1, car il a des défauts de conception qui facilite le crack de mots de passe. Pour plus d'informations, lisez un article concernant les problèmes du protocole ssh (http://earthops.net/ssh-timing.pdf) ou le bulletin d'alerte Xforce (http://xforce.iss.net/static/6449.php). * `Bannière /etc/' Ajouter une bannière (elle sera récupérée du fichier) pour les utilisateurs se connectant au serveur ssh. Dans certains pays, envoyer un avertissement avant l'accès à un système donné avertissant des accès non autorisés ou du suivi des utilisateurs devrait être ajouté pour avoir une protection légale. Vous pouvez également restreindre l'accès au serveur ssh en utilisant `pam_listfile' ou `pam_wheel' dans le fichier de contrôle PAM. Par exemple, vous pourriez bloquer tous les utilisateurs qui ne sont pas dans `/etc/loginusers' en ajoutant cette ligne à `/etc/pam.d/ssh' : auth required pam_listfile.so sense=allow onerr=fail item=user file=/etc/loginusers Pour finir, soyez conscient que ces directives proviennent d'un fichier de configuration OpenSSH. Actuellement, il y a 3 démons ssh couramment utilisés, ssh1, ssh2, et OpenSSH par les gens d'OpenBSD. Ssh1 était le premier démon ssh disponible et est toujours le plus couramment utilisé (il y a des rumeurs qu'il y aurait même un portage pour Windows). Ssh2 a beaucoup d'avantages par rapport à ssh1 excepté qu'il est diffusé sous une licence non libre. OpenSSH est un démon ssh complètement libre, qui supporte à la fois ssh1 et ssh2. OpenSSH est la version installée sur Debian quand le paquet `ssh' est choisi. Vous pouvez obtenir plus d'informations concernant la mise en place de SSH avec le support PAM dans les archives de la liste de discussion sécurité (http://lists.debian.org/debian-security/2001/debian-security-200111/msg00395.html). 5.1.1. Chrooter ssh ------------------- OpenSSH ne fournit pas de moyen à l'heure actuelle pour chrooter automatiquement les utilisateurs lors de la connexion (la version commerciale fournit cette fonctionnalité). Cependant, il existe un projet ayant pour but de fournir cette fonctionnalité pour OpenSSH également, voir http://chrootssh.sourceforge.net, il n'est cependant pas empaqueté pour Debian actuellement. Vous pourriez cependant utiliser le module `pam_chroot' module comme décrit dans Section 4.10.8, `Restriction des utilisateurs'. Dans Annexe G, `Environnement de `chroot' pour `SSH'', vous pouvez trouver plusieurs options pour créer des environnements chroot pour SSH. 5.1.2. Clients ssh ------------------ Si vous utilisez un client SSH contre (?) le serveur SSH, vous devez vous assurer qu'ils supportent les mêmes protocoles qui sont en application sur le serveur. Par exemple, si vous utilisez le paquet `mindterm', il ne supporte que le protocole version 1. Cependant, le serveur sshd est, par défaut, configuré pour n'accepter que la version 2 (pour des raisons de sécurité). 5.1.3. Interdire les transferts de fichiers ------------------------------------------- Si vous ne voulez _pas_ que les utilisateurs transfèrent des fichiers depuis et vers le serveur ssh, vous devez restreindre l'accès au `sftp-server' _et_ l'accès `scp'. Vous pouvez restreindre `sftp-server' en configurant le bon `Subsystem' dans `/etc/ssh/sshd_config'. Cependant, pour restreindre l'accès `scp', vous devez : * soit interdire les connexions d'utilisateurs au serveur ssh (comme décrit ci-dessus par le fichier de configuration ou par la configuration PAM), * soit ne pas donner de shells valides aux utilisateurs qui ne sont pas autorisés à faire des transferts sécurités. Cependant, les shells fournis devraient être des programmes qui justifieraient la connexion au serveur ssh par eux-même, comme des programmes de menus (ala BBS). Sinon, l'option précédente est préférée. 5.2. Sécurisation de Squid -------------------------- Squid est l'un des plus populaires serveurs mandataire (« proxy ») et cache et certains problèmes de sécurité sont à prendre en compte. Le fichier de configuration par défaut de Squid refuse toutes les requêtes d'utilisateurs. Cependant, le paquet Debian permet l'accès depuis « localhost », il est simplement nécessaire de configurer votre navigateur correctement. Vous devriez configurer Squid pour permettre l'accès aux utilisateurs, hôtes ou réseaux de confiance en définissant une Liste de Contrôle d'Accès (ACL) dans `/etc/squid/squid.conf'. Voir le Guide d'utilisateur de Squid (http://squid-docs.sourceforge.net/latest/html/book1.htm) pour plus d'informations à propos des règles ACL. Veuillez noter que Debian fournit une configuration minimale pour Squi qui empêche tout, à l'exception de la connexion de _localhost_ au serveur mandataire (qui fonctionnera sur le port par défaut 3128). Vous devrez personnaliser votre fichier`/etc/squid/squid.conf' comme nécessaire. La configuration recommandée minimum (fournie avec le paquet) est indiquée ci-dessous : acl all src 0.0.0.0/0.0.0.0 acl manager proto cache_object acl localhost src 127.0.0.1/255.255.255.255 acl SSL_ports port 443 563 acl Safe_ports port 80 # http acl Safe_ports port 21 # ftp acl Safe_ports port 443 563 # https, snews acl Safe_ports port 70 # gopher acl Safe_ports port 210 # wais acl Safe_ports port 1025-65535 # unregistered ports acl Safe_ports port 280 # http-mgmt acl Safe_ports port 488 # gss-http acl Safe_ports port 591 # filemaker acl Safe_ports port 777 # multiling http acl Safe_ports port 901 # SWAT acl purge method PURGE acl CONNECT method CONNECT (...) # Ne permet l'accès à cachemgr que depuis localhost http_access allow manager localhost http_access deny manager # Ne permet des requêtes de purge que depuis localhost http_access allow purge localhost http_access deny purge # Interdit les requêtes sur des ports inconnus http_access deny !Safe_ports # Interdit CONNECT sur tout autre port que SSL http_access deny CONNECT !SSL_ports # # INSÉRER VOTRE (VOS) PROPRE(S) RÊGLES ICI POUR PERMETTRE L'ACCÈS # DEPUIS VOS CLIENTS # http_access allow localhost # En enfin, interdit tout autre accès à ce mandataire http_access deny all # Par défaut : # icp_access deny all # # Permet les requêtes ICP depuis tout le monde icp_access allow all Vous pouvez également configurer Squid selon vos ressources système, en incluant la mémoire cache (option `cache_mem'), l'emplacement de vos fichiers du cache et la quantité d'espace qu'ils prendront sur disque (option `cache_dir'). Notez que, s'il n'est pas configuré correctement, n'importe qui peut relayer un message par l'intermédiaire de Squid, puisque les protocoles HTTP et SMTP sont conçus de façon similaire. Le fichier de configuration par défaut interdit l'accès au port 25. Si vous voulez autoriser les connexions sur ce port, il vous faudra l'ajouter dans la liste des Safe_ports (ports autorisés). Cependant, ce n'est _PAS_ recommandé. Installer et configurer le serveur mandataire/cache correctement représente seulement une partie de la sécurisation de votre site. Une autre tâche nécessaire consiste dans l'analyse des logs de Squid pour assurer que tout fonctionne comme il se doit. Il y a quelques paquets dans Debian GNU/Linux qui peuvent aider l'administrateur dans cette tâche. Les paquets suivant sont disponibles dans Debian 3.0 et les versions ultérieures : * `calamaris' - Analyseur de log pour fichiers de Squid ou Oops proxy. * `modlogan' - Un analyseur modulaire de fichier logs. * `squidtaild' - Programme de surveillance des logs Squid. Quand vous utilisez Squid en Accelerator Mode, il se comporte également comme un serveur web. Activer cette option augmente la complexité du code, le rendant moins fiable. Par défaut, Squid n'est pas configuré pour se comporter comme un serveur web, donc vous n'avez pas besoin de vous tracasser à cause de cela. Notez que si vous désirez utiliser cette fonctionnalité, assurez-vous qu'elle est vraiment nécessaire. Pour trouver plus d'informations à propos de l'Accelerator Mode de Squid, consultez le Guide de l'utilisateur de Squid Chapitre 9 (http://squid-docs.sourceforge.net/latest/html/c2416.html). 5.3. Sécurisation FTP --------------------- Si vous avez réellement besoin d'utiliser FTP (sans l'emballer avec sslwrap ou à l'intérieur d'un tunnel SSL ou SSH), vous devriez « chrooter » ftp dans le répertoire personnel de l'utilisateur, ainsi l'utilisateur ne pourra rien voir d'autre que ses propres répertoires. Autrement, il pourrait parcourir votre système comme s'il avait un shell. Vous pouvez ajouter la ligne suivante dans votre `proftpd.conf' dans la section global pour activer ce chroot : DefaultRoot ~ Redémarrez proftpd par `/etc/init.d/proftpd restart' et vérifiez si vous pouvez sortir de votre propre répertoire personnel. Pour prévenir Proftpd d'attaques Dos avec l'utilisation de ../../.., ajoutez la ligne suivante dans `/etc/proftpd.conf' : `DenyFilter \*.*/' Rappelez-vous toujours que FTP envoie les identifiants et les mots de passe d'authentification en clair (ceci n'est pas un problème si vous fournissez un service public anonyme) et il existe de meilleures alternatives dans Debian pour cela. Par exemple, `sftp' (fourni par `ssh'). Il existe également d'autres implémentatations de SSH pour d'autres systèmes d'exploitation : putty (http://www.chiark.greenend.org.uk/~sgtatham/putty/) et cygwin (http://www.cygwin.com) par exemple. Cependant, si vous maintenez encore le serveur FTP tout en donnant un accès par SSH aux utilisateurs, vous pouvez rencontrer un problème courant. Les utilisateurs accédant aux serveurs FTP en anonyme à l'intérieur des systèmes sécurisés par SSH peuvent essayer de se connecter dans le _serveur FTP_. Bien que l'accès sera refusé, le mot de passe sera tout de même envoyé en clair sur le réseau. Pour éviter cela, le développeur de ProFTPd, TJ Saunders, a créé un correctif pour empêcher des utilisateurs de fournir au serveur FTP anonyme des comptes SSH valides. Plus d'informations et le correctif sont disponibles à : Correctifs ProFTPD (http://www.castaglia.org/proftpd/#Patches). Ce correctif a été également indiqué pour Debian, voir le bogue 145669 (http://bugs.debian.org/145669). 5.4. Sécurisation de l'accès à X Window System ---------------------------------------------- Actuellement, les terminaux X sont de plus en plus utilisés dans les entreprises où un seul serveur est nécessaire pour un grand nombre de stations de travail. Ceci peut être dangereux car vous devez autoriser le serveur de fichiers à se connecter aux clients (le serveur X d'un point de vue X. X intervertit la notion de client et de serveur). Si vous suivez les (très mauvaises) suggestions de nombreuses documentations, vous tapez `xhost +' sur votre machine. Ceci autorise tout client X à se connecter à votre système. Pour une sécurité légèrement meilleure, vous pouvez utiliser la commande `xhost +hostname' à la place, ce qui permet d'autoriser uniquement les accès depuis des hôtes spécifiques. Une solution encore meilleure serait d'utiliser un tunnel ssh pour X et d'encrypter toute la session. Ceci est fait automatiquement lors de l'utilisation de ssh pour se connecter sur une autre machine. Pour que cela fonctionne, vous devez configurer à la fois le client ssh et le serveur ssh. Sur le client ssh, `ForwardX11' doit être positionné à `yes' dans `/etc/ssh/ssh_config'. Sur le serveur ssh, `X11Forwarding' doit être positionné à `yes' dans `/etc/ssh/sshd_config' et le paquet `xbase-clients' doit être installé car le serveur ssh utilise `/usr/X11R6/bin/xauth' pour mettre en place le pseudo-affichage X. À l'heure de SSH, vous devriez abandonner complètement le contrôle d'accès basé sur xhost. Pour une sécurité accrue, si vous n'avez pas besoin d'accéder à X depuis d'autres machines, désactivez-le du port 6000 en tapant simplement : $ startx -- -nolisten tcp Ceci est le comportement par défaut dans XFreenb 4.1.0 (le serveur X fourni dans Debian 3.0 et 3.1). Si vous utilisez XFree 3.3.6 (vous avez donc Debian 2.2 d'installée), vous pouvez éditer `/etc/X11/xinit/xserverrc' afin d'avoir quelque chose ressemblant à ceci : #!/bin/sh exec /usr/bin/X11/X -dpi 100 -nolisten tcp Si vous utilisez XDM, mettez `/etc/X11/xdm/Xservers' à : `:0 local /usr/bin/X11/X vt7 -dpi 100 -nolisten tcp'. Si vous utilisez Gdm, assurez-vous que l'option `DisallowTCP=true' est positionnée dans `/etc/gdm/gdm.conf' (qui est par défaut dans Debian). Cela va basiquement ajouter `-nolisten tcp' à chaque ligne de commande X [1]. Vous pouvez également positionner l'expiration de délai système par défaut pour les blocages `xscreensaver'. Même si l'utilisateur peut annuler cela, vous devriez éditer le fichier de configuration `/etc/X11/app-defaults/XScreenSaver' et changer la ligne de blocage : *lock: False (qui est par défaut dans Debian) à : *lock: True FIXME: ajouter des informations sur comment désactiver les économiseurs d'écran qui affichent l'écran de l'utilisateur (qui peuvent avoir des informations sensibles). Plus d'infos sur la sécurité X Window dans XWindow-User-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/XWindow-User-HOWTO.html) (`/usr/share/doc/HOWTO/en-txt/XWindow-User-HOWTO.txt.gz'). FIXME: Ajouter des informations d'une discussion de debian-security pour avoir les modifications des fichiers de configuration de XFree 3.3.6 pour faire cela. [1] gdm _n'ajoutera pas_ `-nolisten tcp' s'il trouve `-query' ou `-indirect' sur la ligne de commande car cela ne pourrait pas fonctionner. 5.4.1. Vérifiez votre gestionnaire d'affichage ---------------------------------------------- Si vous voulez seulement avoir un gestionnaire d'affichage installé pour une utilisation locale (en ayant un joli login graphique, c'est tout), assurez-vous que le XDMCP (X Display Manager Control Protocol) est désactivé. Dans XDM, vous pouvez faire cela avec cette ligne dans `/etc/X11/xdm/xdm-config' : DisplayManager.requestPort: 0 Pour GDM, il devrait y avoir dans votre fichier gdm.conf : [xdmcp] Enable=false Normalement, tous les gestionnaires d'affichages sont configurés par défaut pour ne pas démarrer les services XDMCP dans la Debian. 5.5. Sécurisation de l'accès à l'impression (Le problème lpd et lprng) ---------------------------------------------------------------------- Imaginez, vous arrivez au travail et l'imprimante crache une quantité infinie de papier car quelqu'un est en train de provoquer un déni de service sur votre démon d'impression. Méchant, n'est ce pas? Dans toute architecture d'impression Unix, il y a un moyen de fournir les données du client vers le serveur d'impression de l'hôte. Dans les traditionnels `lpr' et `lp', la commande du client copie ou crée un lien symbolique pour les données dans le répertoire de spool (c'est pour cela que ces programmes sont habituellement SUID ou SGID). Pour éviter tout problème, vous devriez garder vos serveurs d'impression particulièrement sûrs. Cela veut dire qu'il est nécessaire de configurer votre service d'impression pour qu'il autorise seulement les connexions d'un ensemble de serveurs de confiance. Pour ce faire, ajoutez les serveurs auxquels vous voulez autoriser l'impression à votre `/etc/hosts.lpd'. Cependant, même si vous faites cela, le démon `lpr' accepte les connexions entrantes sur le port 515 de n'importe quelle interface. Vous devriez réfléchir au filtrage par un pare-feu des connexions provenant de réseaux/hôtes qui ne sont pas autorisés à imprimer (le démon `lpr' ne peut être limité pour écouter seulement sur une adresse IP donnée). `Lprng' doit être préféré à `lpr' car il peut être configuré pour faire du contrôle d'accès basé sur l'adresse IP. Vous pouvez spécifier l'interface sur laquelle se lier (cependant d'une manière un peu bizarre) Si vous utilisez une imprimante sur votre système, mais seulement localement, vous ne voulez pas partager ce service sur le réseau. Vous pouvez considérer l'utilisation d'autres systèmes d'impression, comme celui fournit par `cups' ou PDQ (http://pdq.sourceforge.net/) qui est basé sur les permissions utilisateurs du périphérique `/dev/lp0'. Dans `cups', les données d'impression sont transférées vers le serveur via le protocole HTTP. Ceci veut dire que le programme client n'a pas besoin de privilèges spéciaux, mais cela nécessite que le serveur écoute sur un port quelque part. Cependant, si vous voulez utiliser `cups', mais seulement localement, vous pouvez le configurer pour se lier à l'interface de bouclage (loopback) en modifiant `/etc/cups/cupsd.conf' : Listen 127.0.0.1:631 Il y a plusieurs autres options de sécurité comme autoriser ou interdire des réseaux et hôtes dans le fichier de configuration. Cependant, si vous n'en avez pas besoin, il peut être préférable de simplement limiter le port d'écoute. `Cups' fournit également la documentation par le port HTTP, si vous ne voulez pas dévoiler des informations potentiellement utiles aux attaquants extérieurs (et que le port est ouvert), ajoutez également : Order Deny,Allow Deny From All Allow From 127.0.0.1 Ce fichier de configuration peut être modifié pour ajouter plus de fonctionnalités y compris des certificats SSL/TLS et du cryptage. Les manuels sont disponibles sur http://localhost:631/ ou à cups.org. FIXME: Ajouter plus de contenu (l'article sur Amateur Fortress Building (http://www.rootprompt.org) fournit certains points de vues très intéressants). FIXME: Vérifier la disponibilité de PDG dans la Debian, et s'il l'est, le suggérer comme le système d'impression préféré. FIXME: Vérifier si Farmer/Wietse a une alternative pour le démon d'imprimante et si il est disponible dans la Debian. 5.6. Sécurisation du démon mail ------------------------------- Si votre serveur n'est pas un système d'envoi de mail, vous n'avez pas réellement besoin d'un démon mail écoutant les connexions entrantes, mais vous pourriez vouloir que votre courrier local soit distribué pour, par exemple, recevoir le courrier pour l'utilisateur root en provenance d'un des systèmes d'alerte en place. Si vous avez `exim', vous n'avez pas besoin que le démon tourne pour le faire car la tâche standard `cron' vide la file des messages. Voir Section 3.6.1, `Désactivation de services démon' sur comment faire cela. 5.6.1. Configurer un Nullmailer ------------------------------- Vous pouvez vouloir avoir un démon local de courrier pour qu'il puisse relayer les courriers envoyés localement à un autre système. Ceci est courant quand vous avez à administrer un certain nombre de systèmes et que vous ne voulez pas vous connecter à chacun d'entre eux pour lire le courrier envoyé localement. Tout comme loguer tout sur chaque système individuel peut être centralisé en utilisant un serveur syslog central, les courriers peuvent être envoyés à un serveur de courriers central. Un tel système _relai-seulement_ devrait être configuré correctement pour cela. Le démon pourrait également être configuré pour n'écouter que sur l'adresse de bouclage. Les étapes de configuration suivantes ne doivent être suivies que si vous configurez le paquet `exim' dans la version 3.0 de Debian. Si vous utilisez une version ultérieure (comme la version 3.1 qui utilise `exim4'), le système d'installation a été amélioré afin que, si le MTA est configuré pour ne délivrer que des messages locaux, il ne va autoriser des connexions que depuis l'hôte local et interdire toute connexion distante. Sur un système Debian 3.0 utilisant `exim', vous devrez retirer le démon smtp d'inetd : $ update-inetd --disable smtp et configurer le démon de courrier pour écouter seulement sur l'interface de bouclage. Dans `exim' (le MTA par défaut) vous pouvez faire ça en éditant le fichier `/etc/exim.conf' et en ajoutant la ligne suivante : local_interfaces = "127.0.0.1" Redémarrez les deux démons (inetd et exim) et vous aurez exim qui écoutera sur la socket 127.0.0.1:25 uniquement. Faites attention, et avant tout désactivez inetd, sinon exim ne démarrera pas étant donné que le démon inetd est déjà en attente de connexions entrantes. Pour `postfix' éditez `/etc/postfix/main.conf' : inet_interfaces = localhost Si vous voulez seulement le courrier local, cette approche est meilleure que l'encapsulation du démon mail par un tcp wrapper ou l'ajout de règles pare-feu pour limiter les personnes qui y accèdent. Cependant, si vous n'avez pas besoin d'écouter sur d'autres interfaces, vous pourriez envisager de le lancer à partir d'inetd et ajouter un tcp wrapper pour que les connexions entrantes soit vérifiées par rapport à `/etc/hosts.allow' et `/etc/hosts.deny'. De plus, vous serez au courant quand un accès non autorisé est tenté contre votre démon de courrier, si vous mettez en place correctement le logging pour n'importe laquelle des méthodes décrites plus haut. En tout cas, pour rejeter les tentatives de relai de courrier au niveau SMTP, vous pouvez changer `/etc/exim/exim.conf' pour inclure : receiver_verify = true Même si votre serveur de courrier ne relaiera pas le message, ce genre de configuration est nécessaire au testeur de relai à http://www.abuse.net/relay.html pour déterminer que votre serveur ne peut _pas_ faire de relai. Si vous voulez une configuration relai-seulement, cependant, vous pouvez vouloir changer le démon de courrier pour des programmes qui ne peuvent être configurés _que_ pour faire suivre le courrier à un serveur de courrier distant. Debian fournit actuellement les paquets `ssmtp' et `nullmailer' dans ce but. En tout cas, vous pouvez évaluer pour vous-même l'un de ces deux agents de transport de courrier [1] fournis par Debian et voir lequel correspond le mieux aux buts du système. [1] Pour récupérer la liste des démons de courrier disponibles dans Debian, essayez : $ apt-cache search mail-transport-agent La liste n'inclura pas `qmail', qui est distribué seulement comme code source dans le paquet `qmail-src'. 5.6.2. Fournir un accès sécurisé aux boîtes à lettres ----------------------------------------------------- Si vous désirez donner un accès à distance aux boîtes à lettres, il y a un certain nombre de démons POP3 et IMAP disponibles[1] Cependant, si vous fournissez un accès IMAP, notez qu'il s'agit d'un protocole générique d'accès aux fichiers, il peut devenir l'équivalent d'un accès shell car les utilisateurs peuvent être capable de récupérer tout fichier par celui-ci. Essayez, par exemple, de configurer comme chemin de votre boîte de réception `{server.com}/etc/passwd', si cela réussit, votre démon IMAP n'est pas configuré correctement pour empêcher ce genre d'accès. Parmi les serveurs IMAP dans Debian, le serveur `cyrus' (dans le paquet `cyrus-imapd') contourne cela en ayant tous les accès sur une base de données dans une partie restreinte du système de fichiers. Également, `uw-imapd' (installez soit `uw-imapd' ou mieux, si votre client IMAP le supporte, `uw-imapd-ssl') peut être configuré pour « chrooter » les répertoires de courrier des utilisateurs, mais ceci n'est pas activé par défaut. La documentation fournie donne plus d'informations sur la façon de le configurer. Vous pouvez également vouloir faire fonctionner un serveur IMAP qui n'ait pas besoin que des utilisateurs valides soient créés sur le système local (ce qui donnerait également un accès shell), les paquets `courier-imap' (pour IMAP), `courier-pop' `teapop' (pour POP3) et `cyrus-imapd' (pour POP3 et IMAP) fournissent des serveurs avec des méthodes d'authentification en plus des comptes utilisateur locaux. `cyrus' peut utiliser toute méthode d'authentification qui peut être configurée par PAM tandis que `teapop' peut utiliser des bases de données (comme `postgresql' et `mysql') pour l'authentification des utilisateurs. FIXME: Vérifier: `uw-imapd' peut être configuré avec l'authentification utilisateur grâce à PAM également. [1] Une liste des serveurs/démons supportant ces protocoles dans Debian peut être récupérée avec : $ apt-cache search pop3-server $ apt-cache search imap-server 5.6.3. Réception du courrier d'une manière sûre. ------------------------------------------------ La lecture/réception du courrier est le plus courant des protocoles en texte clair. Si vous utilisez soit POP3 ou IMAP pour récupérer votre courrier, vous envoyez votre mot de passe en clair à travers le réseau, et donc presque tout le monde peut lire votre courrier à partir de maintenant. À la place, utilisez SSL (Secure Sockets Layer) pour recevoir votre courrier. L'autre alternative est SSH, si vous avez un compte shell sur la machine qui sert de serveur POP ou IMAP. Voici un `fetchmailrc' simple décrivant cela : poll my-imap-mailserver.org via "localhost" with proto IMAP port 1236 user "ref" there with password "hackme" is alex here warnings 3600 folders .Mail/debian preconnect 'ssh -f -P -C -L 1236:my-imap-mailserver.org:143 -l ref my-imap-mailserver.org sleep 15 /dev/null' Le preconnect est la ligne importante. Il lance une session ssh et crée le tunnel nécessaire, qui relaie automatiquement les connections au port local 1236 vers le port IMAP du serveur de mail, mais cryptées. Une autre possibilité serait d'utiliser `fetchmail' avec la fonctionnalité ssl. si vous désirez fournir des services de courrier comme POP et IMAP cryptés, `apt-get install stunnel' et démarrez vos démons ainsi : stunnel -p /etc/ssl/certs/stunnel.pem -d pop3s -l /usr/sbin/popd Cette commande encapsule le démon fourni (-l) au port (-d) et utilise le certificat ssl spécifié (-p). 5.7. Sécurisation de BIND ------------------------- Il y a différents problèmes qui peuvent être traités pour sécuriser le démon de serveur de domaine; problèmes similaires à ceux étudiés quand on sécurise n'importe quel service donné : * configurer le démon lui-même pour qu'il ne puisse pas être mal utilisé de l'extérieur (voir Section 5.7.1, `Configuration de Bind pour éviter de mauvaises utilisations'). Cela inclut limiter les requêtes possibles pour les clients : transferts de zones et requêtes récursives. * limiter l'accès du démon au serveur lui-même, ainsi s'il est utilisé pour s'introduire, les dommages au système sont limités. Cela inclut d'exécuter le démon en tant qu'utilisateur non privilégié (voir Section 5.7.2, `Changer l'utilisateur de BIND') et le chrooter (voir Section 5.7.3, `Chrooter le serveur de domaine'). 5.7.1. Configuration de Bind pour éviter de mauvaises utilisations ------------------------------------------------------------------ Vous devriez restreindre certaines informations données par le serveur DNS aux clients extérieurs pour qu'il ne puisse pas être utilisé pour obtenir des informations de valeur sur votre organisation que vous ne voudriez pas divulguer. Cela inclut l'ajout des options suivantes : _allow-transfer_, _allow-query_, _allow-recursive_ et _version_. Vous pouvez soit limiter cela dans la section globale (pour que cela s'applique à toutes les zones servies) ou individuellement par zone. Cette information est documentée dans le paquet `bind-doc', lisez en plus à ce sujet dans `/usr/share/doc/bind/html/index.html' une fois que le paquet est installé. Imaginez que votre serveur (un serveur avec plusieurs adresses de base) est connecté à Internet et à votre réseau interne (votre adresse IP interne est 192.168.1.2), vous ne voulez fournir aucun service à Internet et vous voulez juste autoriser les consultations DNS à partir de vos hôtes internes. Vous pourriez le restreindre en incluant dans `/etc/bind/named.conf': options { allow-query { 192.168.1/24; } ; allow-transfer { none; } ; allow-recursion { 192.168.1/24; } ; listen-on { 192.168.1.2; } ; forward { only; } ; forwarders { A.B.C.D; } ; }; L'option _listen-on_ lie uniquement le DNS à l'interface ayant une adresse interne, mais, même si cette interface est la même que l'interface qui permet la connexion à l'Internet (par l'utilisation de NAT, par exemple), les requêtes ne seront acceptées que si celles-ci proviennent d'hôtes internes. Si le système est constitué de plusieurs interfaces et que le _listen-on_ n'est pas présent, seuls les utilisateurs internes pourront émettre des requêtes, mais, puisque le port restera accessible à des attaquants externes, ils pourront essayer de faire tomber (ou tenter une attaque d'exploit de débordement de tampon) le serveur DNS. Vous pouvez même le mettre uniquement en écoute sur l'adresse 127.0.0.1 si vous ne désirez pas offrir le service à quelqu'un d'autre qu'à vous même. L'enregistrement version.bind dans la classe chaos contient la version du processus bind actuellement en cours d'exécution. Cette information est souvent utilisée par des scanners automatisés et des individus malveillants qui souhaitent déterminer si un `bind' est vulnérable à une attaque spécifique. En fournissant des informations fausses ou pas d'informations du tout, on limite la probabilité qu'un serveur soit attaqué sur la base de la version qu'il publie. Pour fournir votre propre version, utilisez la directive _version_ de la manière suivante : options { ... diverses options ici ... version "Not available."; }; Changer l'enregistrement version.bind ne fournit pas actuellement de protection contre les attaques, mais ceci devrait être considéré comme une protection utile. Un fichier de configuration `named.conf' d'exemple pourrait être me suivant : acl internal { 127.0.0.1/32; // localhost 10.0.0.0/8; // interne aa.bb.cc.dd; // IP eth0 }; acl friendly { ee.ff.gg.hh; // DNS escalve aa.bb.cc.dd; // IP eth0 127.0.0.1/32; // localhost 10.0.0.0/8; // interne }; options { directory "/var/cache/bind"; allow-query { internal; }; allow-recursion { internal; }; allow-transfer { none; }; }; // À partir d'ici jusqu'à la zone mysite.bogus // est dans l'ensemble non modifié des valeurs par défaut Debian logging { category lame-servers { null; }; category cname { null; }; }; zone "." { type hint; file "/etc/bind/db.root"; }; zone "localhost" { type master; file "/etc/bind/db.local"; }; zone "127.in-addr.arpa" { type master; file "/etc/bind/db.127"; }; zone "0.in-addr.arpa" { type master; file "/etc/bind/db.0"; }; zone "255.in-addr.arpa" { type master; file "/etc/bind/db.255"; }; // Zones ajoutées moi-même zone "mysite.bogus" { type master; file "/etc/bind/named.mysite"; allow-query { any; }; allow-transfer { friendly; }; }; Veuillez (s'il vous plait) vérifier le système de suivi des bogues (BTS), spécifiquement Bug #94760 (regarding ACLs on zone transfers) (http://bugs.debian.org/94760). Vous pouvez contribuer si vous le désirez au rapport de bogue si vous pensez pouvoir ajouter des informations utiles. 5.7.2. Changer l'utilisateur de BIND ------------------------------------ Concernant la limitation des privilèges de BIND vous devez être conscient que si un utilisateur autre que root exécute BIND, alors BIND ne peut pas détecter de nouvelles interfaces automatiquement, par exemple, quand vous insérez une carte PCMCIA dans votre portable. Consultez le fichier `README.Debian' dans votre répertoire de documentation named (`/usr/share/doc/bind/README.Debian') pour plus d'information sur ce problème. Il y a eu récemment de nombreux problèmes de sécurité concernant BIND, donc le changement d'utilisateur est utile quand il est possible, cependant si vous désirez le faire de façon automatique, vous pouvez essayer le script fourni dans Annexe E, `Exemple de script pour changer l'installation par défaut de Bind.'. Pour démarrer BIND sous un autre utilisateur, tout d'abord créez un utilisateur et un groupe séparé (ce n'est _pas_ une bonne idée d'utiliser nobody ou nogroup pour chaque service ne devant pas tourner en tant que root). Dans cette exemple, l'utilisateur et le groupe `named' seront utilisés. Vous pouvez faire cela en tapant : addgroup named adduser --system --home /home/named --no-create-home --ingroup named \ --disabled-password --disabled-login named Notez que l'utilisateur `named' sera très restreint. Si vous désirez, pout toute raison, avoir une configuration moins restrictive, utilisez : addgroup named adduser --system --ingroup named named Maintenant éditez, à l'aide de votre éditeur favori, `/etc/init.d/bind' et changez les lignes commençant par start-stop-daemon --start en[1] start-stop-daemon --start --quiet --exec /usr/sbin/named -- -g named -u named Changez les permissions des fichiers utilisés par Bind, y compris `/etc/bind/rndc.key' : -rw-r----- 1 root named 77 Jan 4 01:02 rndc.key et l'endroit où bind crée son fichier pid en utilisant, par exemple `/var/run/named' au lieu de `/var/run' : $ mkdir /var/run/named $ chown named.named /var/run/named $ vi /etc/named.conf [ ... mettez le fichier de configuration à jour en utilisant ce nouvel emplacement ...] options { ... pid-file "/var/run/named/named.pid"; }; [ ... ] Pour éviter également d'exécuter quoi que ce soit en tant que root, changez la ligne `reload' en commentant : reload) /usr/sbin/ndc reload Et changez cela en reload) $0 stop sleep 1 $0 start Note : Selon votre version de Debian, vous pouvez devoir changer la ligne `restart' également. Ceci a été corrigé dans la version `1:8.3.1-2' du bind de Debian. Tout ce dont vous avez besoin est de redémarrer bind à l'aide de « /etc/init.d/bind restart » puis rechercher dans votre syslog les deux entrées suivantes : Sep 4 15:11:08 nexus named[13439]: group = named Sep 4 15:11:08 nexus named[13439]: user = named Voilà ! Maintenant votre named ne s'exécute _plus_ en tant que root. Si vous voulez lire plus d'informations sur pourquoi BIND ne fonctionne pas en tant qu'utilisateur non root sur les systèmes Debian, veuillez vérifier le système de suivi des bogues concernant Bind, spécifiquement Bug #50013: bind should not run as root (http://bugs.debian.org/50013) et Bug #132582: Default install is potentially insecure (http://bugs.debian.org/132582), Bug #53550 (http://bugs.debian.org/53550), Bug #52745 (http://bugs.debian.org/52745) et Bug #128129 (http://bugs.debian.org/128129). Vous pouvez contribuer à ces rapports de bogue si vous le désirez si vous pensez pouvoir ajouter des informations utiles. [1] Notez que selon votre version de bind, il se peut que vous n'ayez pas l'option `-g', en particulier si vous utilisez _Woody_ et que vous installez bind9 (9.2.1-2.woody). 5.7.3. Chrooter le serveur de domaine ------------------------------------- Pour atteindre une sécurité de BIND maximale, construisez maintenant une prison chroot (voir Section 5.10, `Paranoïa généralisée du suid et du chroot') autour de votre démon. Il y a un moyen facile de faire cela : l'option `-t' (voyez la page de manuel named(8) ou la page 100 de ladocumentation de Bind 9 (PDF) (http://www.nominum.com/content/documents/bind9arm.pdf) ). Cela fera que Bind se chrootera lui-même dans le répertoire donné sans que vous ayez besoin de configurer une prison chroot et de vous inquiéter au sujet des librairies dynamiques. Les seuls fichiers qui doivent être dans cette prison chroot : dev/null etc/bind/ - doit contenir named.conf et toutes les zones du serveur sbin/named-xfer - si vous faites du transfert de nom var/run/named/ - devrait contenir le pid et le cache du serveur de nom (s'il existe), ce répertoire doit être inscriptible par l'utilisateur named var/log/named - si vous configurez le log vers un fichier, doit être inscriptible par l'utilisateur named dev/log - syslogd devrait écouter ici si named est configuré pour loguer en l'utilisant Pour que votre démon Bind fonctionne correctement il a besoin de permissions dans les fichiers named. C'est une tâche facile car les fichiers de configuration sont toujours dans `/etc/named'. Tenez compte qu'il nécessite seulement un accès en lecture seule aux fichiers de zone, à moins qu'il ne soit un serveur de nom secondaire ou serveur cache. Si c'est votre cas vous aurez à donner les permissions en lecture-écriture aux zones nécessaires (pour que les transferts de zone à partir du serveur primaire fonctionnent). De plus, vous pouvez trouver plus d'informations concernant le chrootage de Bind dans le Chroot-BIND-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Chroot-BIND-HOWTO.html) (au sujet de Bind 9) et Chroot-BIND8-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Chroot-BIND8-HOWTO.html) (au sujet de Bind 8). Ces mêmes documents devraient être disponibles par l'installation de `doc-linux-text' (version texte) ou `doc-linux-html' (version html). Un autre document utile est http://web.archive.org/web/20011024064030/http://www.psionic.com/papers/dns/dns-linux. Si vous configurez une véritable prison chroot (i.e. pas juste l'option `-t') pour Bind 8.2.3 dans la Debian (potato), assurez-vous qu'elle contient les fichiers suivants : dev/log - syslogd devrait écouter ici dev/null etc/bind/named.conf etc/localtime etc/group - avec une seule ligne: "named:x:GID:" etc/ld.so.cache - généré avec ldconfig lib/ld-2.1.3.so lib/libc-2.1.3.so lib/ld-linux.so.2 - lié symboliquement à ld-2.1.3.so lib/libc.so.6 - lié symboliquement à libc-2.1.3.so sbin/ldconfig - pourra être effacé après la configuration du chroot sbin/named-xfer - si vous faites des transferts de nom var/run/ Et modifiez également `syslogd' écoutant dans $CHROOT/dev/log pour que le serveur de nom puisse écrire des entrées syslog dans le log du système local. Si vous voulez éviter des problèmes avec les bibliothèques dynamiques, vous pouvez compiler bind statiquement. Vous pouvez utiliser `apt-get' pour cela avec l'option `source'. Il peut même récupérer les paquets dont vous avez besoin pour le compiler correctement. Il vous faidrait faire quelque chose comme : $ apt-get source bind # apt-get build-dep bind $ cd bind-8.2.5-2 (éditer src/port/linux/Makefile pour que CFLAGS inclut l'option '-static') $ dpkg-buildpackage -rfakeroot -uc -us $ cd .. # dpkg -i bind-8.2.5-2*deb Après l'installation, vous devrez déplacer des fichiers dans la prison chroot[1] vous pouvez conserver les scripts `init.d' dans `/etc/init.d' pour que le système lance automatiquement le serveur de domaine, mais éditez les pour ajouter `--chroot /location_of_chroot' dans les appels à `start-stop-daemon' dans ces scripts. Pour plus d'informations sur la mise en place de chroots, consultez Section 5.10, `Paranoïa généralisée du suid et du chroot'. FIXME, inclure les informations provenant de http://people.debian.org/~pzn/howto/chroot-bind.sh.txt, http://www.cryptio.net/~ferlatte/config/ (spécifique Debian), http://web.archive.org/web/20021216104548/http://www.psionic.com/papers/whitep01.html, http://csrc.nist.gov/fasp/FASPDocs/NISTSecuringDNS.htm. [1] sauf si vous utilisez l'option `instdir' lors de l'appel à `dpkg' mais alors la prison chroot peut être un petit peu plus complexe 5.8. Sécurisation d'Apache -------------------------- FIXME. Ajout de contenu : modules fournis par l'installation normale d'Apache (sous /usr/lib/apache/X.X/mod_*) et modules qui peuvent être installés séparément dans les paquets libapache-mod-XXX. Vous pouvez limiter l'accès au serveur Apache si vous voulez uniquement l'utiliser en interne (dans un but d'essai, pour accéder à l'archive `doc-central' , etc.) et si vous ne voulez pas que des intrus y accèdent. Pour réaliser cela, utilisez les directives `Listen' ou `BindAddress' dans `/etc/apache/http.conf'. En utilisant Listen : Listen 127.0.0.1:80 En utilisant BindAddress : BindAddress 127.0.0.1 Ensuite, redémarrez apache avec `/etc/init.d/apache restart' et vous observerez qu'il écoute uniquement l'interface loopback. Dans tous les cas, si vous n'utilisez pas toutes les fonctionnalités fournies par Apache, vous pouvez jeter un oeil aux autres serveurs web fournis dans Debian tel `dhttpd'. La Documentation Apache (http://httpd.apache.org/docs/misc/security_tips.html) fournit des informations concernant les mesures de sécurité à prendre pour les serveurs web Apache (ces mêmes informations sont fournies dans Debian par le paquet `apache-doc'). Plus d'informations sur des restrictions supplémentaires d'Apache en mettant en place une prison chrooté dans Annexe H, `Environnement de `chroot' pour `Apache''. 5.8.1. Désactiver la publication de contenu sur le web par les utilisateurs --------------------------------------------------------------------------- L'installation par défaut d'Apache dans Debian permet aux utilisateurs de publier du contenu dans leur répertoire `$HOME/public_html'. Ce contenu peut être récupéré à distance en utilisant une URL comme : http://your_apache_server/~user. Si vous ne voulez pas permettre cela, vous devez changer le fichier de configuration `/etc/apache/http.conf' en commentant : LoadModule userdir_module /usr/lib/apache/1.3/mod_userdir.so Mais, si le module a été lié statiquement (vous pouvez vérifier cela en exécutant `apache -l'), vous devez ajouter la ligne suivante à la place : Userdir disabled Remarque : Le mot-clé `disabled' n'est disponible que dans Apache 1.3 et supérieur. Si vous utilisez d'anciennes versions d'Apache, vous devez changer le fichier de configuration et ajouter : AllowOverride None Order deny,allow Deny from all Un attaquant peut encore faire de l'énumération d'utilisateur, car la réponse du serveur web sera un _403 Permission Denied_ et non un _404 Not available_. 5.8.2. Permissions des fichiers de log -------------------------------------- Les fichiers de log d'Apache, depuis la version 1.3.22-1, ont pour propriétaire l'utilisateur « root » et pour groupe « adm » avec les permissions 640. Ces permissions sont changées après la rotation. Un intrus qui peut accéder au système par le serveur web ne pourra pas (sans escalade de privilège) enlever d'anciennes entrées de fichiers de log. 5.8.3. Fichiers web publiés --------------------------- Les fichiers d'Apache sont situés sous `/var/www'. Juste après l'installation, le fichier par défaut fournit quelques informations sur le système (principalement qu'il s'agit d'un système Debian exécutant Apache). Les pages web par défaut appartiennent à l'utilisateur root et au groupe root par défaut alors que le processus Apache s'exécutent avec l'utilisateur www-data et le groupe www-data. Ceci devrait plus difficile aux attaquants qui compromettent le système par le site web de défigurer le site. Vous devriez, bien sûr, remplacer les pages web par défaut (qui peuvent fournir des informations que vous ne voulez pas donner aux visiteurs) avec les vôtres. 5.9. Sécurisation de finger --------------------------- Si vous désirez utiliser le service finger, demandez-vous si vous en avez réellement besoin. Si oui, vous découvrirez que Debian fournit de nombreux démons finger (sortie d'un `apt-cache search fingerd'): * cfingerd - Un démon finger configurable. * efingerd - Un autre démon finger pour Unix capable syntoniser précisément votre sortie. * ffingerd - Un démon finger sécurisé. * fingerd - Un serveur distant pour informations d'utilisateurs. * xfingerd - Démon finger de type BSD avec le support qmail. `ffingerd' est le démon finger recommandé si vous comptez l'utiliser pour un service public. Dans tous les cas, vous êtes encouragé, lors de la mise en place via inetd, xinetd ou tcpserver à : limiter le nombre de processus qui seront lancés en même temps, limiter les accès au démon finger depuis un nombre donné d'hôtes (en utilisant tcp wrappers) et de l'avoir en écoute uniquement sur une interface bien définie. 5.10. Paranoïa généralisée du suid et du chroot ----------------------------------------------- `chroot' est l'une des plus puissantes possibilités pour restreindre un démon, un utilisateur ou un autre service. Imaginez simplement une prison autour de votre cible, de laquelle votre cible ne peut s'échapper (normalement, mais il y a encore beaucoup de conditions qui peuvent permettre de s'échapper d'une telle prison). Si vous ne fait pas confiance à l'utilisateur ou au service, vous pouvez créer un environnement racine modifié (« root ») pour lui. Ceci peut utiliser pas mal d'espace disque car vous devez copier tous les exécutables nécessaires, ainsi que des bibliothèques, dans la prison. Mais alors, même si l'utilisateur fait quelque chose de malfaisant, l'étendu des dommage est limitée à la prison. Un grand nombre de services fonctionnant comme démons pourraient bénéficier de ce type d'arrangement. Les démons que vous installez dans votre distribution Debian ne seront cependant pas fournis chrootés[1] par défaut. Ceci inclut : serveurs de domaines (comme `bind'), serveurs web (comme `apache'), serveurs de courrier (comme `sendmail') et serveurs ftp (comme `wu-ftpd'). Il est probablement juste de dire que la complexité de BIND est la raison pour laquelle il a été exposé à de nombreuses attaques ces dernières années (voir Section 5.7, `Sécurisation de BIND'). Cependant, Debian fournit des logiciels qui peuvent vous aider à mettre en place des environnements `chroot'. Voir Section 5.10.1, `Créer des environnements chrooté automatiquement'. De toute façon, si vous exécutez un quelconque service sur votre système, vous devriez considérer de le faire fonctionner de la façon la plus sécurisée possible. Ceci inclut : révoquer les privilèges root, le faire fonctionner dans un environnement restreint (comme un prison chroot) ou le remplacer par un équivalent plus sécurisé. Cependant, soyez prévenu qu'une prison `chroot' peut être cassée si l'utilisateur fonctionnant dedans est le super-utilisateur. Vous devez donc faire fonctionner le service avec un utilisateur non privilégié. En limitant son environnement, vous limitez les fichiers lisibles et exécutables par tout le monde que le service peut accéder, vous limitez donc aussi les possibilités d'une escalade de privilège par l'utilisation de failles de sécurité du système local. Même dans une situation où vous ne pouvez pas être complèrement certain qu'il n'y a pas de moyen pour un attaquant intelligent de sortir de la prison d'une manière ou d'une autre. Utiliser seulement des programmes serveur ayant une réputation de sécurité est une bonne mesure de sécurité additionnelle. Même des trous minuscules comme des descripteurs de fichier peuvent être utilisés par un attaquant doué pour s'introduire dans le système. Après tout, `chroot' n'a pas été conçu pour être un outil de sécurité, mais un outil de test. [1] Elle essaie de les faire fonctionner avec le _minimum de privilèges_, ce qui inclut de faire tourner les démons avec leurs propres utilisateurs au lieu de les exécuter sous root. 5.10.1. Créer des environnements chrooté automatiquement -------------------------------------------------------- Il existe plusieurs programmes pour chrooter automatiquement des serveurs et services. Debian fournit actuellement (accepté en mai 2002) `chrootuid' de Wietse Venema dans le paquet `chrootuid', ainsi que `compartment' et `makejail'. Ces programmes peuvent être utilisés pour mettre en place un environnement restreint pour exécuter tout programme (`chrootuid' vous permet même de l'exécuter avec un utilisateur restreint). Certains de ces outils peuvent être utilisés pour mettre en place l'environnement chrooté facilement. Le programme `makejail', par exemple, peut créer et mettre à jour une prison chroot avec de petits fichiers de configuration (il fournit des fichiers de configuration exemple pour `bind', `apache', `postgresql' et `mysql'). Il tente de deviner et d'installer dans la prison tous les fichiers nécessaires requis par le démon en utilisant `strace', `stat' et les dépendances du paquet Debian. Plus d'informations à http://www.floc.net/makejail/. `Jailer' est un outil semblable qui peut être récupéré depuis http://www.balabit.hu/downloads/jailer/ et il est également disponible en tant que paquet Debian. 5.11. Paranoïa généralisée du mot de passe en texte clair --------------------------------------------------------- Vous devriez essayer d'éviter tout service réseau qui envoie et reçoit des mots de passe en texte clair par le net comme FTP/Telnet/NIS/RPC. L'auteur recommande l'utilisation de ssh à la place de telnet et ftp pour tout le monde. Gardez à l'esprit que la migration de telnet vers ssh, en conservant l'utilisation d'autres protocoles à texte non chiffrés n'augmente votre sécurité en AUCUNE manière ! Le mieux serait de retirer ftp, telnet, pop, imap, http et de les remplacer par leurs services cryptés respectifs. Vous devriez considérer la migration de ces services vers leurs versions SSL, ftp-ssl, telnet-ssl, pop-ssl, https, etc. La plupart des astuces ci-dessus s'appliquent à tout système Unix (vous les trouverez dans des documents de durcissement liés à Linux et autres Unix). 5.12. Désactivation du NIS -------------------------- Vous ne devriez pas utiliser NIS, le Service d'Information Réseau (Network Information Service), si possible car il autorise le partage de mot de passe. Ceci peut être fortement dangereux si votre installation est cassée. Si vous avez besoin de partager les mots de passe entre machines, pensez à d'autres alternatives. Par exemple, mettre en place un serveur LDAP et configurer PAM sur votre système afin de contacter le serveur LDAP pour l'authentification des utilisateurs. Une installation détaillée est disponible dans le LDAP-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/LDAP-HOWTO.html) (`/usr/share/doc/HOWTO/en-txt/LDAP-HOWTO.txt.gz'). Vous pouvez lire plus d'informations supplémentaires sur la sécurité de NIS à l'adresse suivante NIS-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/NIS-HOWTO.html) (`/usr/share/doc/HOWTO/en-txt/NIS-HOWTO.txt.gz'). FIXME (jfs) : Ajouter des infos sur comment configurer cela dans la Debian 5.13. Sécurisation des services RPC ----------------------------------- Vous devriez désactiver RPC si vous n'en avez pas besoin. Les appels de procédure à distance (« Remote Procedure Call » ou RPC) est un protocole que les programmes peuvent utiliser pour demander des services de la part d'autres programmes liées sur différents ordinateurs. Le service `portmap' contrôle les services RPC en convertissant les numéros de programme RPC en numéros de port du protocole DARPA ; il doit fonctionner pour pouvoir faire des appels RPC. Les services basés sur RPC ont eu un mauvaise historique de trous de sécurité, bien que le portmapper lui-même n'en a pas (mais il fournit des informations à un attaquant distant). Notez que certaines des attaques DDoS (déni de service distribué) utilisent des exploits RPC pour entrer dans le système et agir en tant qu'un tel agent/gestionnaire. Vous n'avez besoin de RPC que si vous utiliser un service basé sur RPC. Les services basés sur RPC les plus communs sont NFS (Network File System) et NIS (Network Information System). Voir la section précédente pour plus d'informations à propos de NIS. Le File Alteration Monitor (FAM) fourni par le paquet `fam' est également un service RPC et dépend donc de `portmap'. Les services NFS sont assez importants dans certains réseaux. Si c'est le cas pour vous, vous aurez alors besoin de trouver un équilibre entre la sécurité et l'utilisabilité de votre réseau. (Vous pouvez en lire plus à propos de la sécurité NFS dans le NFS-HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/NFS-HOWTO.html) (`/usr/share/doc/HOWTO/en-txt/NFS-HOWTO.txt.gz').) 5.13.1. Désactivation des services RPC -------------------------------------- La désactivation de portmap est assez simple. Il y a différentes méthodes. La plus simple sur un système Debian 3.0 et versions supérieures est de désinstaller le paquet `portmap'. Si vous exécutez une version plus ancienne, vous devrez désactiver le service comme expliqué dans Section 3.6.1, `Désactivation de services démon', cela est dû au fait que le programme fait partie du paquet `netbase' (qui ne peut être désinstallé sans endommager le système). Notez que certains environnements de bureau (notamment, GNOME) utilisent des services RPC et ont besoin du portmapper pour certaines fonctionnalités de gestion de fichiers. Si c'est votre cas, vous pouvez limiter l'accès aux services RPC comme décrit ci-dessous. 5.13.2. Limiter l'accès aux services RPC ---------------------------------------- Malheureusement, dans certains cas, supprimer les services RPC du système n'est pas une option. Certains services de bureau local (notamment `fam' de SGI) sont basés sur RPC et ont donc besoin d'un portmapper local. Cela veut dire que dans certains circonstances, des utilisateurs installant un environnement de bureau (comme GNOME) installera également le portmapper. Il y a différentes façons de limiter l'accès au portmapper et aux services RPC : * bloquer l'accès aux ports utilisés par ces services avec un pare-feu local (voir Section 5.14, `Ajouter des capacités au pare-feu') ; * bloquer l'accès à ces services en utilisant les tcp wrappers, car le portmapper (et certains services RPC) sont compilés avec `libwrap' (voir Section 4.11, `Utilisation de tcpwrappers'). Cela veut dire que vous pouvez en bloquer l'accès par la configuration des fichiers `hosts.allow' et `hosts.deny' du tcp wrappers. * depuis la version 5-5, le paquet `portmap' peut être configuré pour n'écouter que sur l'interface loopback. Pour faire cela, modifiez `/etc/default/portmap', décommentez la ligne suivante : `#OPTIONS="-i 127.0.0.1"' et redémarrez le portmapper. Cela est suffisant pour autorisez les services locaux et en même temps pour prévenir les systèmes distants à y accéder (voir, cependant, Section 4.17.5, `Désactiver les problèmes d'hôtes weak-end'). 5.14. Ajouter des capacités au pare-feu --------------------------------------- Le système d'exploitation Debian GNU/Linux possède les capacités intégrées fournies par le noyau Linux. Cela signifie que si vous installez un système Potato (Debian version 2.2, le noyau par défaut est le 2.2) vous aurez la fonctionnalité pare-feu `ipchains' disponible dans le noyau, vous devez installer le paquet `ipchains' qui devrait déjà être installé (de part sa priorité). Si vous installez un système Debian version 3.0 (ou version 3.1) (le noyau par défaut est le 2.4), vous aurez la fonctionnalité pare-feu `iptables' (neftfilter) disponible. La principale différence entre `ipchains' et `iptables' est que ce dernier est basé sur une _inspection des paquets en fonction de l'état_ (stateful packet inspection) qui fournit des configurations de filtrage plus sécurisées (et plus faciles à construire). 5.14.1. Firewaller le système local ----------------------------------- Vous pouvez utiliser des règles de pare-feu comme façon de sécuriser l'accès à votre système local et, même, de limiter les connexions sortantes effectuées par celui-ci. Des règles de pare-feux peuvent être également utilisées pour protéger des processus qui ne peuvent être proprement configurés pour _ne pas_ fournir certains services à certains réseaux, certaines adresses IP, etc. Toutefois, cette étape est présentée en dernier dans ce manuel car il est de _beaucoup_ préférable de ne pas dépendre exclusivement des capacités d'un pare-feu de façon à protéger un système donné. La sécurité dans un système est faites de couches, le filtrage devrait être la dernière, une fois que tous les services ont été renforcés. Vous pouvez facilement imaginer une installation dans laquelle le système est uniquement protégé par le pare-feu et que l'administrateur enlève bêtement les règles pour n'importe quelle raison (problèmes avec l'installation, exaspération, erreur humaine, ...), ce système pourrait être grand ouvert à une attaque s'il n'y avait aucun autre renforcement dans le système pour le protéger. D'un autre côté, avoir des règles de pare-feu sur le système local prévient également quelques mauvaises choses de se produire. Même si les services fournis sont configurés avec sécurité, un pare-feu peut protéger des erreurs de configuration ou des services fraîchement installés qui n'ont pas encore été configurés correctement. Une configuration serrée préviendra également un cheval de Troie _appelant à la maison_ de fonctionner sauf si le code de pare-feu est enlevé. Notez qu'un intrus n'a _pas_ besoin de l'accès super-utilisateur pour installer un cheval de Troie qui pourrait être contrôlé à distance (car l'ouverture sur des ports est autorisée si le port n'est pas privilégié et si des capacités n'ont pas été supprimées). Une configuration correcte de pare-feu serait donc une règle de refus par défaut, c'est à dire : * les connexions entrantes ne sont autorisés que pour des services locaux par des machines autorisées ; * les connexions sortantes ne sont autorisés que pour les services utilisés par votre système (DNS, navigation web, pop, courrier, etc.)[1] ; * la règle forward interdit tout (à moins que vous ne protégiez d'autres systèmes, voir ci-dessous) ; * toutes les autres connexions entrantes et sortantes sont interdites. [1] À la différence des pare-feux personnels d'autres systèmes d'exploitation, Debian GNU/Linux ne fournit pas (encore) d'interface de génération de pare-feu qui puisse créer des règles les limitant par processus ou par utilisateur. Cependant, le code iptables peut être configuré pour faire cela (voir le module propriétaire (owner) dans la page de manuel iptables(8)) 5.14.2. Utiliser un pare-feu pour protéger d'autres systèmes ------------------------------------------------------------ Un pare-feu Debian peut aussi être installé de façon à protéger, selon des règles de filtrage, l'accès aux systèmes _derrière_ lui, limitant leur exposition à Internet. Un pare-feu peut être configuré pour interdire l'accès de systèmes en dehors de votre réseau local à des services internes (ports) qui ne sont pas publics. Par exemple, sur un serveur de messagerie, seul le port 25 (où le service de courrier est fourni) doit être accessible depuis l'extérieur. Un pare-feu peut être configuré pour, même s'il y a d'autres services en plus des services publics, rejeter les paquets (ceci est connu sous le nom de_filtrage_) dirigés vers eux. Vous pouvez même installer une machine Debian GNU/Linux en tant que pont pare-feux, c'est-à-dire un pare-feu filtrant complètement transparent pour le réseau qui est dépourvu d'adresse IP et donc ne peut pas être attaqué directement. Selon le noyau que vous avez installé, vous pouvez avoir besoin d'installer le correctif pare-feu pour pont, puis aller à _802.1d Ethernet Bridging_ lors de la configuration du noyau et une nouvelle option _netfilter (firewalling) support_. Voir Annexe D, `Configuration d'un pare-feu pont' pour plus d'informations sur la façon de faire cela dans un système Debian GNU/Linux. 5.14.3. Mettre en place un pare-feu ----------------------------------- L'installation Debian par défaut, à la différence d'autres distributions Linux, ne fournit pas encore de moyen pour l'administrateur de mettre une configuration de pare-feu lors de l'installation, mais vous pouvez installer un certain nombre de paquets de configuration de pare-feu (voir Section 5.14.3.1, `Paquets pare-feu'). Bien sûr, la configuration du pare-feu dépend toujours du système et du réseau. Un administrateur doit connaître auparavant quelle est la disposition du réseau, les systèmes qu'il désire protéger et si d'autres considérations réseau (comme le NAT ou le routage) doivent être prises en compte ou non. Soyez prudent quand vous configurez votre pare-feu, comme le dit Laurence J. Lane dans son paquet `iptables' : _Les outils peuvent facilement être mal utilisés, entraînant d'énormes quantités de maux en paralysant complètement l'accès au réseau pour un système d'ordinateur. Il n'est pas très inhabituel pour un administrateur système de se bloquer lui-même en dehors du système situé à quelques centaines ou milliers de kilomètres de là. Il est même possible de se bloquer en dehors d'un ordinateur dont le clavier est sous ses doigts. Veuillez s'il vous plaît l'utiliser avec précaution._ Rappelez-vous de cela : installer simplement le paquet `iptables' (ou l'ancien code de pare-feu) ne vous fournit pas de protection, mais seulement les logiciels. Pour avoir un pare-feu, vous devez le _configurer_ ! Si vous ne savez pas comment configurer les règles de votre pare-feu manuellement, veuillez consulter le _Packet Filtering HOWTO_ et le _NAT HOWTO_ fournis par `iptables' pour une lecture hors ligne à `/usr/share/doc/iptables/html/'. Si vous n'en connaissez pas beaucoup sur les pare-feu, vous devriez commencer par lire le Firewalling and Proxy Server HOWTO (http://www.tldp.org/HOWTO/Firewall-HOWTO.html), installez le paquet `doc-linux-text' si vous voulez le lire hors ligne. Si vous désirez poser des questions ou demander de l'aide pour configurer un pare-feu, vous pouvez utiliser la liste de diffusion debian-firewall, voir http://lists.debian.org/debian-firewall. Consultez également Section 2.2, `Être conscient des problèmes de sécurité' pour plus de pointeurs (généraux) sur les pare-feu. 5.14.3.1. Paquets pare-feu -------------------------- Configurer manuellement un pare-feu peut être compliqué pour un administrateur débutant (et même parfois pour un expert). Cependant, la communauté des logiciels libres a créé un certain nombre d'outils pouvant être utilisés pour configurer facilement un pare-feu local. Soyez prévenu que certains de ces outils sont plus orientés vers de la protection locale seulement (également connu sous le nom de _pare-feu personnel_) et d'autres sont plus versatiles et peuvent être utilisés pour configurer des règles complexes pour protéger des réseaux entiers. Il existe plusieurs logiciels qui peuvent être utilisés pour configurer des règles de pare-feu dans un système Debian : * `firestarter', une application GNOME orientée vers les utilisateurs finaux et incluant un assistant utile pour définir rapidement des règles de pare-feu. L'application inclut une interface utilisateur pour pouvoir surveiller quand une règle de pare-feu bloque le trafic. * `fwbuilder', une interface graphique orientée objet qui inclut des compilateurs de règles pour diverses plates-formes de pare-feu incluant netfilter de Linux, pf de BSD (utilisé dans OpenBSD, NetBSD, FreeBSD et Mac OS X) ainsi que des listes d'accès du routeur. La fonctionnalité de fwbuilder complète est également disponible depuis la ligne de commande. * `shorewall', un outil de configuration de pare-feu qui fournit un support pour IPsec ainsi qu'un support limité pour le dimensionnement du trafic (traffic shaping) et la définition des règles du pare-feu. La configuration est effectuée par un simple jeu de fichiers qui sont utilisés pour générer les règles iptables. * `guarddog', un paquet de configuration de pare-feu basé sur KDE orienté à la fois vers les utilisateurs novices et avancés. * `knetfilter', une interface graphique KDE pour gérer un pare-feu et des règles NAT pour iptables (alternative/concurrent à l'outil guarddog bien que légèrement plus orienté vers les utilisateurs avancés). * `bastille', l'application de durcissement est décrit dans Chapitre 6, `Sécurisation automatique d'un système Debian'. L'une des étapes de durcissement que l'administrateur peut configurer est une définition du trafic autorisé et interdit qui est utilisée pour générer un ensemble de règles de pare-feu que le système exécutera au démarrage. * `mason', une application qui peut suggérer des règles de pare-feu basées sur le trafic réseau que votre système « voit ». * `ferm', * `lokkit' ou `gnome-lokkit'. * `ipac-ng', aide à configurer non pas des règles de pare-feu traditionnel, mais des règles de classement du trafic réseau. * `filtergen' * `fiaif' * `hlfl' * `kmyfirewall' * `netscript-2.4' Remarquez que certains des paquets cités ci-dessus introduiront probablement des scripts de pare-feu à exécuter lors de l'amorçage du système. Testez-les de manière exhaustive avant de redémarrer le système ou vous pourriez vous retrouver bloqué en dehors de la machine. Si vous mélangez différents paquets de pare-feu, vous pouvez obtenir des effets indésirables. Habituellement, le script de pare-feu qui s'exécute en dernier sera celui qui configurera le système (qui peut ne pas être ce que vous simulez). Consultez la documentation du paquet et utilisez l'un d'entre eux pour ces configurations. Comme mentionné précédemment, certains programmes comme `firestarter', `guarddog' `knetfilter' sont des interfaces graphiques pour l'administration qui utilisent soit GNOME, soit KDE (les deux derniers). Ces applications sont plus orientées utilisateur (c'est-à-dire utilisation « familiale ») tandis que certains des autres paquets de la liste sont plus orientés administrateur. Certains des programmes mentionnés auparavant (comme `bastille') sont ciblés sur la mise en place de règles de pare-feu qui protègent l'hôte sur lequel ils fonctionnent, mais ils ne sont pas nécessairement conçus pour mettre en place des règles de pare-feu pour des hôtes de pare-feu qui protègent un réseau (comme `shorewall' ou `fwbuilder'). Il existe encore un autre type d'application de pare-feu : les serveurs mandataires (_proxy_) applicatifs. Si vous cherchez à mettre en place un tel serveur de niveau d'entreprise qui effectue du filtrage de paquets et fournit un certain nombre de serveurs mandataires transparents qui peuvent faire une analyse fine du trafic, vous devriez considérer l'utilisation de `zorp', qui fournit cela dans un seul programme. Vous pouvez également mettre en place ce type de pare-feu manuellement en utilisant les serveurs mandataires disponibles dans Debian pour différents services comme pour le DNS en utilisant `bind' (correctement configuré), `dnsmasq', `pdnsd' ou `totd' pour le FTP en utilisant `frox' ou `ftp-proxy', pour X11 en utilisant `xfwp', pour IMAP en utilisant `imapproxy', pour le courrier en utilisant `smtpd', ou pour POP3 en utilisant `p3scan'. Pour d'autres protocoles, vous devriez soit utiliser un serveur mandataire TCP générique comme `simpleproxy' ou un serveur mandataire SOCKS comme `dante-server', `tsocks' ou `socks4-server'. Vous devrez également typiquement utiliser un système de cache web (comme `squid') et un système de filtrage web (comme `squidguard' ou `dansguardian'). 5.14.3.2. Configuration manuelle init.d --------------------------------------- Une autre possibilité est de configurer manuellement vos règles de pare-feu par un script init.d qui exécutera toutes les commandes `iptables'. Suivez les étapes ci-dessous : * Lisez le script ci-dessous et adaptez-le à vos besoins. * Testez le script et vérifiez les messages de syslog pour voir quel trafic est rejeté. Si vous testez depuis le réseau, vous voudrez soit exécuter l'exemple de shell qui enlève le pare-feu (si vous ne tapez rien pendant 20 secondes), soit commenter les définitions de règle _default deny_ (_-P INPUT DROP_ et _-P OUTPUT DROP_) et vérifier que le système ne rejette pas de trafic légitime. * Déplacez le script dans `/etc/init.d/myfirewall' * Configurez le système pour exécuter le script avant que le réseau ne soit configuré : #update-rc.d myfirewall start 40 S . stop 89 0 6 . Voici l'exemple de script de pare-feu : #!/bin/sh # Exemple de configuration de pare-feu # # Défauts : # - Cette configuration s'applique à toutes les interfaces réseau. # Si vous voulez ne restreindre cela qu'à une interface donnée, # utilisez '-i INTERFACE' dans les appels iptables. # - L'accès à distance pour les services TCP/UDP est accordé à tout # hôte, vous voudrez probablement restreindre cela en utilisant # '--source' # # chkconfig: 2345 9 91 # description: Active/Désactive le pare-feu au démarrage # # Vous pouvez tester ce script avant de l'appliquer avec l'extrait de # shell suivant, si vous ne tapez rien pendant 20 secondes, les # règles de pare-feu seront effacées. #--------------------------------------------------------------- # while true; do test=""; read -t 20 -p "OK? " test ; \ # [ -z "$test" ] && /etc/init.d/myfirewall clear ; done #--------------------------------------------------------------- PATH=/bin:/sbin:/usr/bin:/usr/sbin # Services que le systèmes offrira au réseau TCP_SERVICES="22" # ssh seulement UDP_SERVICES="" # Services que le système utilisera du réseau REMOTE_TCP_SERVICES="80" # navigation web REMOTE_UDP_SERVICES="53" # DNS # Réseau qui sera utilisé pour la gestion à distance # (si non défini, aucune règle ne sera mise en place) # NETWORK_MGMT=192.168.0.0/24 if ! [ -x /sbin/iptables ]; then exit 0 fi fw_start () { # Trafic d'entrée : /sbin/iptables -A INPUT -m state --state ESTABLISHED,RELATED -j ACCEPT # Services if [ -n "$TCP_SERVICES" ] ; then for PORT in $TCP_SERVICES; do /sbin/iptables -A INPUT -p tcp --dport ${PORT} -j ACCEPT done fi if [ -n "$UDP_SERVICES" ] ; then for PORT in $UDP_SERVICES; do /sbin/iptables -A INPUT -p udp --dport ${PORT} -j ACCEPT done fi # Gestion à distance if [ -n "$NETWORK_MGMT" ] ; then /sbin/iptables -A INPUT -p tcp --src ${NETWORK_MGMT} --dport ${SSH_PORT} -j ACCEPT else /sbin/iptables -A INPUT -p tcp --dport ${SSH_PORT} -j ACCEPT fi # Test à distance /sbin/iptables -A INPUT -p icmp -j ACCEPT /sbin/iptables -A INPUT -i lo -j ACCEPT /sbin/iptables -P INPUT DROP /sbin/iptables -A INPUT -j LOG # Sortie : /sbin/iptables -A OUTPUT -j ACCEPT -o lo /sbin/iptables -A OUTPUT -m state --state ESTABLISHED,RELATED -j ACCEPT # ICMP est permis /sbin/iptables -A OUTPUT -p icmp -j ACCEPT # Ainsi que les mises à jour de sécurité /sbin/iptables -A OUTPUT -p tcp -d security.debian.org --dport 80 -j ACCEPT # Ainsi que pour tous les services que nous avons définis if [ -n "$REMOTE_TCP_SERVICES" ] ; then for PORT in $REMOTE_TCP_SERVICES; do /sbin/iptables -A OUTPUT -p tcp --dport ${PORT} -j ACCEPT done fi if [ -n "$REMOTE_UDP_SERVICES" ] ; then for PORT in $REMOTE_UDP_SERVICES; do /sbin/iptables -A OUTPUT -p udp --dport ${PORT} -j ACCEPT done fi # Toutes les autres connexions sont enregistrées dans syslog /sbin/iptables -A OUTPUT -j LOG /sbin/iptables -A OUTPUT -j REJECT /sbin/iptables -P OUTPUT DROP # Autres protections réseau echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/tcp_syncookies echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/ip_forward echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/icmp_echo_ignore_broadcasts echo 1 >/proc/sys/net/ipv4/conf/all/log_martians echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/ip_always_defrag echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/icmp_ignore_bogus_error_responses echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/rp_filter echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/send_redirects echo 0 > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/accept_source_route } fw_stop () { /sbin/iptables -F /sbin/iptables -t nat -F /sbin/iptables -t mangle -F /sbin/iptables -P INPUT DROP /sbin/iptables -P FORWARD DROP /sbin/iptables -P OUTPUT ACCEPT } fw_clear () { /sbin/iptables -F /sbin/iptables -t nat -F /sbin/iptables -t mangle -F /sbin/iptables -P INPUT ACCEPT /sbin/iptables -P FORWARD ACCEPT /sbin/iptables -P OUTPUT ACCEPT } case "$1" in start|restart) echo -n "Starting firewall.." fw_stop fw_start echo "done." ;; stop) echo -n "Stopping firewall.." fw_stop echo "done." ;; clear) echo -n "Clearing firewall rules.." fw_clear echo "done." ;; *) echo "Usage: $0 {start|stop|restart|clear}" exit 1 ;; esac exit 0 5.14.3.3. Configurer les règles du réseau par ifup -------------------------------------------------- Vous pouvez également utiliser la configuration du réseau dans `/etc/network/interfaces' pour mettre en place vos règles de pare-feu. Pour cela, vous devez : * créer votre jeu de règles de pare-feu à appliquer quand l'interface sera active, * sauver votre jeu de règles avec `iptables-save' dans un fichier de `/etc', par exemple `/etc/iptables.up.rules', * configurer `etc/network/interfaces' pour utiliser le jeu de règles configurées : iface eth0 inet static address x.x.x.x [.. configuration de l'interface ..] pre-up iptables-restore < /etc/iptables.up.rules Optionnellement, vous pouvez mettre en place un jeu de règles à appliquer quand l'interface est _inactivée_ en créant un jeu de règles, en le sauvant dans `/etc/iptables.down.rules' et en ajoutant la directive suivante à la configuration de l'interface : post-down iptables-restore < /etc/iptables.down.rules Pour des scripts de configuration de pare-feu plus avancés avec `ifupdown', vous pouvez utiliser les accroches (_hooks_) disponibles pour chaque interface dans les répertoires `*.d/' appelés avec run-parts (voir run-parts(8)). 5.14.3.4. Le faire à la manière (obsolète) Debian ------------------------------------------------- _NOTE_ : Cette information ne s'applique qu'à iptables de _Woody_. Les versions ultérieures à la version 1.2.7-8 n'ont plus le script init.d décrit ici. Les utilisateurs des versions 3.1 et ultérieures de Debian devraient soit mettre en place les règles de pare-feu manuellement, soit utiliser l'un des programmes de génération de pare-feu décrits précédemment. Si vous utilisez Debian 3.0, vous remarquerez que le paquet `iptables' est déjà installé. Il s'agit du support pour l'implémentation de netfilter des noyaux 2.4.4 et plus. Comme, juste après l'installation, le système ne peut pas _connaître_ de règles de pare-feu (toute règle de pare-feu est trop dépendante du système), vous devez activer iptables. Cependant, les scripts ont été configurés pour que l'administrateur puisse configurer des règles de pare-feu, puis que les scripts d'initialisation les _apprennent_ et les utilisent toujours pour la configuration du pare-feu. Pour faire cela, vous devez : * configurer le paquet pour qu'il se lance avec le système. Sur les versions plus récentes (depuis 1.2.6a-1), cela est demandé quand le paquet est installé. Vous pouvez le configurer par la suite avec `dpkg-reconfigure -plow iptables'. _Note_ : sur les systèmes plus anciens, cela était fait par l'édition du fichier `/etc/default/iptables' pour que la variable `enable_iptables_initd' soit positionnée à _true_. * créer une configuration de pare-feu en utilisant iptables, vous pouvez utiliser la ligne de commande (voir iptables(8)) ou certains des outils fournis par les paquets de pare-feu de Debian (voir Section 5.14.3.1, `Paquets pare-feu'). Vous devez créer un jeu de règles de pare-feu à utiliser quand le pare-feu est dans l'état _actif_ et un autre à utiliser quand le pare-feu est dans l'état _inactif_ (celles-ci peuvent être simplement des règles vides). * sauver les règles que vous avez créé en utilisant `/etc/init.d/iptables save active' et `/etc/init.d/iptables save inactive' en exécutant ces scripts avec les règles de pare-feu que vous voulez activées. Une fois que ceci est fait, votre configuration de pare-feu est sauvée dans le répertoire `/var/lib/iptables/' et elle sera exécutée lors de l'amorçage du système (ou lors de l'exécution du script d'initd avec les paramètres _start_ et _stop_). Veuillez noter que les configurations Debian par défaut lance le code de pare-feu dans les niveaux d'exécution multi-utilisateurs (2 à 5) assez tôt (10). Il est stoppé dans le mode utilisateur seul (1), changez cela si cela ne correspond pas à vos règles locales. Veuillez lire les commentaires insérés dans le fichier de configuration `/etc/default/iptables' pour plus d'informations concernant les problèmes relatifs à ce paquet. 5.14.3.5. Tester votre configuration de pare-feu ------------------------------------------------ Tester votre configuration de pare-feu est aussi facile et aussi dangereux que d'exécuter simplement votre script de pare-feu (ou d'activer la configuration que vous avez définie dans votre application de configuration de pare-feu). Cependant, si vous n'êtes pas assez prudent et que vous configurez le pare-feu à distance (comme à travers une connexion SSH), vous pourriez vous enfermer dehors. Il y a plusieurs moyens d'empêcher cela. L'un est d'exécuter un script dans un terminal séparé qui va enlever la configuration de pare-feu si vous ne faites pas d'entrée clavier. Un exemple de cela est : $ while true; do test=""; read -t 20 -p "OK? " test ; \ [ -z "$test" ] && /etc/init.d/firewall clear ; done Un autre moyen est d'introduire une porte dérobée dans votre système par un mécanisme alternatif qui vous permet soit d'enlever le système de pare-feu, soit de percer un trou dedans si quelque chose déraille. Pour cela, vous pouvez utiliser `knockd' et le configurer pour qu'une tentative de connexion sur un certain port enlève le pare-feu (ou ajoute une règle temporaire). Bien que les paquets soient rejetés par le pare-feu, comme `knockd' se lie à l'interface et les _voit_, vous pourrez contourner le problème. Tester un pare-feu qui protège un réseau interne est un problème différent, vous voudrez étudier certains des outils utilisés pour le test de failles à distance (voir Section 8.1, `Outils d'évaluation des vulnérabilités à distances') pour sonder le réseau depuis l'extérieur (ou dans toute autre direction) pour tester l'efficacité de la configuration du pare-feu. ------------------------------------------------------------------------------- 6. Sécurisation automatique d'un système Debian ----------------------------------------------- Après la lecture de toutes les informations des précédents chapitres, vous vous demanderez probablement : « Il y a de nombreuses choses à faire afin de sécuriser mon système, mais tout cela ne peut-il pas être automatisé ? » La réponse est oui, mais soyez prudent avec les outils automatisés. Certaines personnes croient qu'un outil de renforcement n'élimine pas la nécessité d'une bonne administration. Donc, ne pensez pas que vous pouvez automatiser toutes les procédures et que vous arriverez à résoudre tous les problèmes. La sécurité est un processus évoluant constamment dans lequel l'administrateur doit participer et ne peut pas rester à l'écart et laisser les outils se débrouiller tout seul avec toutes les implémentations des politiques de sécurité, toutes les attaques et tous les environnements. Depuis Woody (Debian 3.0), il existe deux paquets spécifiques qui sont utiles pour le durcissement de la sécurité. Le paquet `harden' qui base son approche sur les dépendances des paquets pour installer rapidement des paquets sûrs et retirer ceux avec des imperfections, la configuration devant être faite par l'administrateur. Le paquet `bastille' implémente une politique de sécurité donnée pour le système basée sur une configuration antérieure de l'administrateur (la configuration peut être faite à l'aide de simples questions oui/non). 6.1. Harden ----------- Le paquet `harden' essaie de rendre plus facile l'installation et l'administration d'hôtes qui ont besoin d'une bonne sécurité. Ce paquet devrait être utilisé par ceux qui veulent une aide rapide afin d'améliorer la sécurité de leur système. Il installe automatiquement des outils pour accroître la sécurité : outils de détection d'intrusions, outils d'analyse de sécurité, etc. Harden installe les paquets _virtuels_ suivants (i.e., pas de contenu, juste des dépendances ou des recommandations vers d'autres paquets) : * `harden-tools' : outils pour améliorer la sécurité du système (vérificateur d'intégrité, détection d'intrusions, rustines pour noyau, etc.), * `harden-environment' : aide à configurer un durcissement d'environnement (actuellement vide), * `harden-servers' : retire les serveurs considérés comme douteux pour certaines raisons, * `harden-clients' : retire les clients considérés comme douteux pour certaines raisons, * `harden-remoteaudit' : outils pour auditer un système à distance, * `harden-nids' : outils pour installer un système de détection d'intrusions, * `harden-surveillance' : outils pour surveiller les réseaux et les services. Paquets utiles qui ne sont pas une dépendance : * `harden-doc' : fournit ce même manuel et d'autres paquets de documentation liés à la sécurité, * `harden-development' : outils de développement pour créer des programmes plus sécurisés. Prenez garde dans le cas où vous avez besoin d'un logiciel (et que vous ne voulez pas désinstaller) et qu'il soit en contradiction avec certains paquets ci-dessus, vous ne serez peut-être pas capable d'utiliser pleinement `harden'. Les paquets _harden_ ne font rien directement. Cependant, ils entrent en conflit avec des paquets reconnus comme étant risqués. De cette façon, le système de paquets de Debian n'approuvera pas automatiquement l'installation de ces paquets. Par exemple, si vous tentez d'installer un serveur telnet alors que `harden-servers' est installé, `apt' vous dira : # apt-get install telnetd Les paquets suivants seront ENLEVÉS : harden-servers Les NOUVEAUX paquets suivants seront installés : telnetd Souhaitez-vous continuer ? [O/n] Ceci devrait alerter l'administrateur, qui devrait reconsidérer ses actions. 6.2. Bastille Linux ------------------- Bastille Linux (http://www.bastille-unix.org) est un outil de durcissement automatique originellement orienté vers les distributions Linux RedHat et Mandrake. Toutefois, le paquet `bastille' fourni dans Debian (depuis Woody) a été modifié de façon à fournir les mêmes fonctionnalités pour le système Debian GNU/Linux. Bastille peut être utilisé avec différentes interfaces (toutes sont documentées dans leur propre page de manuel dans le paquet Debian) qui permettent à l'administrateur de : * répondre aux questions, étape par étape, concernant le niveau de sécurité désiré de votre système (en utilisant InteractiveBastille(8)), * utiliser un paramétrage par défaut pour la sécurité (parmi trois : relachée, modérée ou paranoïaque) dans une installation définie (serveur ou poste de travail) et laisser Bastille décider quelle politique de sécurité appliquer (en utilisant BastilleChooser(8)), * prendre un fichier de configuration prédéfini (qui peut être fourni par Bastille ou créé par l'administrateur) et implémenter une politique de sécurité donnée (en utilisant AutomatedBastille(8)). ------------------------------------------------------------------------------- 7. Infrastructure de sécurité Debian ------------------------------------ 7.1. L'équipe de sécurité Debian -------------------------------- Debian possède une équipe de sécurité, composée de cinq membres et deux secrétaires, qui gère la sécurité dans la distribution _stable_. Gérer la sécurité veut dire qu'ils suivent les failles qui surviennent dans les logiciels (en surveillant des forums comme bugtraq ou vuln-dev) et ils déterminent si la distribution _stable_ est touchée par ces failles. L'équipe de sécurité Debian est également le point de contact pour les problèmes qui sont coordonnées par les développeurs amont ou des organisations comme le CERT (http://www.cert.org), qui peuvent toucher de multiples vendeurs. C'est-à-dire, quand les problèmes ne sont pas spécifiques à Debian. Il existe deux points de contact avec l'équipe de sécurité : * team@security.debian.org (mailto:team@security.debian.org) qui n'est lu que par les membres de l'équipe de sécurité. * security@debian.org (mailto:security@debian.org) qui est lu par tous les développeurs Debian (y compris l'équipe de sécurité). Les messages envoyés sur cette liste ne sont pas publiés sur l'Internet (ce n'est pas une liste publique). Les informations secrètes devraient être envoyées à la première adresse et, dans certains cas, devraient être cryptées avec la clé du contact de l'équipe de sécurité (key ID 363CCD95). Une fois qu'un problème probable est reçu par l'équipe de sécurit, elle recherchera si la distribution _stable_ est affectée et si c'est le cas, un correctif sera créé pour la base de code source. Ce correctif inclura parfois un rétro-portage du correctif effectué en amont (qui est habituellement en avance de plusieurs version par rapport à la version distribuée par Debian). Après qu'un test du correctif ait été effectué, les nouveaux paquets sont préparés et publiés sur le site security.debian.org pour pouvoir être récupéré par `apt' (voir Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité'). En même temps, une _alerte de sécurité Debian_ (Debian Security Advisory ou DSA) est publiée sur le site web et envoyée aux listes de diffusion publiques y compris debian-security-announce (lists.debian.org/debian-security-announce) et bugtraq. D'autres questions souvent posées sur l'équipe de sécurité Debian peuvent être trouvées à Section 11.3, `Questions concernant l'équipe de sécurité Debian'. 7.2. Alertes de sécurité Debian ------------------------------- Les alertes de sécurité Debian sont effectuées à chaque fois qu'une faille est découverte affectant un paquet Debian. Ces alertes, signées par l'un des membres de l'équipe de sécurité, incluent des informations sur les versions touchées ainsi que l'emplacement des mises à jour et leurs MD5sums. Ces informations sont : * numéro de version pour le correctif, * type de problème, * s'il est exploitable à distance ou localement, * description courte du paquet, * description du problème, * description de l'exploit, * description du correctif. Les DSA sont publiées sur la page principale de Debian (http://www.debian.org/) et dans les pages de sécurité Debian (http://www.debian.org/security/). Ceci ne se produit habituellement pas avant que le site web ne soit reconstruit (toutes les quatre heures), elles peuvent donc ne pas être immédiatement présentes, le canal préféré est la liste de diffusion debian-security-announce. Les utilisateurs intéressées peuvent, cependant (et ceci est fait sur quelques portails relatifs à Debian) utiliser le canal RDF pour télécharger automatiquement les DSA sur leur bureau. Certaines applications, comme `Evolution' (un client de messagerie et assistant d'informations personnelles) et `Multiticker' (une applet GNOME) peuvent être utilisés pour récupérer les alertes automatiquement. Le canal RDF est disponible à http://www.debian.org/security/dsa.rdf. Les DSA publiées sur le site web peuvent être mises à jour après avoir été envoyées sur les listes de diffusion publiques. Une mise à jour courante est d'ajouter des références croisées vers les bases de données des failles de sécurité. Les traductions [1] des DSA ne sont pas envoyées aux listes de diffusion de sécurité, mais elles sont directement incluses sur le site web. [1] Des traductions sont disponibles dans jusqu'à dix langues 7.2.1. Références croisées des failles -------------------------------------- Debian fournit une table de références croisées (http://www.debian.org/security/crossreferences) complète comprenant toutes les références disponibles pour toutes les alertes publiées depuis 1998. Cette table est fournie en complément de la carte des références disponible pour le CVE (http://cve.mitre.org/cve/refs/refmap/source-DEBIAN.html). Vous pourrez noter que cette table fournit des références vers des bases de données de sécurité comme Bugtraq (http://www.securityfocus.com/bid), les alertes CERT/CC (http://www.cert.org/advisories/) et la base de données des notes failles US-CERT (http://www.kb.cert.org/vuls) ainsi que les noms CVE (voir ci-dessous). Ces références sont fournis pour faciliter l'utilisation, mais seules les références CVE sont périodiquement vérifiées et incluses. Cette fonctionnalité a été ajoutée au site web en juin 2002. L'un des avantages d'ajouter les références croisées vers ces bases de données de failles est que : * cela permet plus facilement aux utilisateurs de Debian de voir et de suivre quelles alertes générales (publiées) ont déjà été couvertes par Debian, * les administrateurs systèmes peuvent en apprendre plus sur la faille et ses impacts en suivant les références croisées, * ces informations peuvent être utilisées pour vérifier les sorties de scanneurs de failles qui incluent des références à CVE pour supprimer des faux positifs (voir Section 11.2.1, `Le scanneur X de vérification des failles indique que mon système Debian est vulnérable !'). 7.2.2. Compatibilité CVE ------------------------ Les alertes de sécurité Debian ont été déclarées comme étant compatibles CVE (http://www.debian.org/security/CVE-certificate.jpg)[1] le 24 février 2004. Les développeurs Debian comprennent la nécessité de fournir une information précise et à jour de l'état de sécurité de la distribution Debian, permettant aux utilisateurs de gérer le risque associé aux nouvelles failles de sécurité. CVE nous permet de fournir des références standardisées qui permettent aux utilisateurs de développer un processus de gestion de sécurité avec CVE (http://www.cve.mitre.org/compatible/enterprise.html). Le projet Common Vulnerabilities and Exposures (CVE) (http://cve.mitre.org) est maintenu par la société MITRE et fournit une liste des noms standardisés pour les failles et expositions de sécurité. Debian croit que fournir aux utilisateurs des informations supplémentaires liées aux problèmes de sécurité qui touchent la distribution Debian est extrêmement important. L'inclusion des noms CVE dans les alertes aide les utilisateurs à associer des failles génériques avec les mises à jour spécifiques de Debian, ce qui réduit le temps passé à gérer les failles qui concernent nos utilisateurs. Cela facilite également la gestion du risque dans un environnement où sont déployés des outils de sécurité gérant CVE --- comme des systèmes de détection d'intrusion d'hôte ou de réseau ou des outils de vérification de failles --- qu'ils soient ou non basés sur la distribution Debian. Debian a commencé à ajouter les noms CVE aux DSA en juin 2002 et fournit maintenant les noms CVA pour toutes les DSA publiées depuis septembre 1998 après un processus de vérification commencé en août 2002. Toutes les alertes peuvent être récupérées sur le site web Debian et les annonces liées aux nouvelles failles incluent les noms CVS quand ils sont disponibles lors de leur publication. Les alertes liées à un nom de CVE donné peuvent être cherchées directement avec le moteur de rechercher (http://search.debian.org/). Les utilisateurs désirant chercher un nom particulier de CVE peuvent utiliser le moteur de recherche disponible sur debian.org pour récupérer les alertes disponibles (en anglais et traduites dans d'autres langues) associées aux noms CVE. Une recherche peut être faite avec un nom spécifique (comme alerte CAN-2002-0001 (http://search.debian.org/?q=advisory+%22CAN-2002-0001%22ps=50o=1m=all)) ou pour des noms partiels (comme une recherche de tous les candidats 2002 inclus dans des alertes pour CAN-2002 (http://search.debian.org/?q=advisory+%22CAN-2002%22ps=50o=1m=all)). Notez que vous devez entrer lie mot clé alerte (« advisory » en anglais) avec le nom CVE pour ne récupérer que les alertes de sécurité. Dans certains cas, vous pouvez ne pas trouver un nom de CVE donné dans les alertes publiées parce que : * aucun produit Debian n'est concerné par cette faille, * il n'y a pas encore eu d'alerte couvrant cette faille (le problème de sécurité peut avoir été rapporté comme un bogue de sécurité (http://bugs.debian.org/cgi-bin/pkgreport.cgi?tag=security), mais aucune correction n'a encore été testée et envoyée), * une alerte a été publiée avant qu'un nom CVE ait été attribué à une faille donnée (chercher une mise à jour sur le site web). [1] Le questionnaire de compétence (http://cve.mitre.org/compatible/phase2/SPI_Debian.html) complet est disponible au CVE 7.3. Infrastructure de construction de sécurité Debian ------------------------------------------------------ Comme Debian supporte actuellement un grand nombre d'architectures, les administrateurs se demandent parfois si une architecture donnée pourrait prendre plus de temps pour recevoir des mises à jour de sécurité qu'une autre. En fait, à l'exception de rares circonstances, les mises à jour sont disponibles pour toutes les architectures en même temps. Alors que précédemment la tâche de construction des mises à jour de sécurité était faite à la main, ce n'est plus actuellement le cas (comme le décrit Anthony Towns dans un courriel (http://lists.debian.org/debian-devel-announce/2002/debian-devel-announce-200206/msg00002.html) envoyé à la liste de diffusion debian-devel-announce daté du 8 juin 2002). Les paquets envoyés par l'équipe de sécurité (à security.debian.org:/org/security.debian.org/queue/unchecked ou ftp://security.debian.org/pub/SecurityUploadQueue) avec un correctif approprié voient leur signature vérifiée dans les quinze minutes après l'envoi, une fois ceci fait, ils sont ajoutés à la liste des autoconstructeurs (qui n'est plus une exécution d'archive journalière). Les paquets sont donc automatiquement construits pour _toutes_ les architectures trente minutes ou une heure après leur envoi. Cependant, les mises à jour de sécurité sont un petit peu différentes que les envois normaux par les responsables de paquets car, dans certains cas, avant d'être publiées, elles doivent attendre de pouvoir être plus testées, qu'une alerte soit rédigée ou attendre une semaine ou plus pour éviter de publier le défaut jusqu'à ce que tous les vendeurs aient eu une chance raisonnable de le corriger. L'archive d'envoi de sécurité fonctionner donc de la façon suivante (dénommée _"Accepted-Autobuilding"_) : * quelqu'un trouve un problème de sécurité, * quelqu'un corrige le problème et fait un envoi vers l'incoming de security.debian.org (ce _quelqu'un_ est habituellement un membre de l'équipe de sécurité, mais ce peut aussi être un responsable de paquet avec un correctif approprié qui a contacté l'équipe de sécurité auparavant). Le Changelog inclut une cible de distribution _testing-security_ ou _stable-security_, * l'envoi est vérifié et traité par un système Debian et déplacé dans queue/accepted et les buildds sont notifiés. Les fichiers à cet endroit peuvent être accédés par l'équipe de sécurité et (de façon un peu indirecte) par les buildds, * les buildds activés pour la sécurité récupèrent le paquet source (en priorité par rapport aux constructions normales), le construisent et envoient les journaux à l'équipe de sécurité, * l'équipe de sécurité répond aux journaux et les paquets nouvellement construits sont envoyés vers queue/unchecked, où ils sont traités par un système Debian et déplacé dans queue/accepted, * quand l'équipe de sécurité trouve les paquets acceptable (i.e., ils sont correctement construits pour toutes les architectures pertinentes et ils corrigent le trou de sécurité et n'introduisent pas de nouveau problème par eux-même), ils exécutent un script qui : * install le paquet dans l'archive de sécurité, * met à jour les fichiers Packages, Sources et Release files de security.debian.org de la façon habituelle (`dpkg-scanpackages', `dpkg-scansources', etc.), * met en place un modèle d'alerte que l'équipe de sécurité peut compléter, * (facultativement) fait suivre les paquets vers le proposed-updates approprié pour qu'il soit inclus dans l'archive réelle aussitôt que possible. Cette procédure, auparavant fait à la main, a été testé et mise en place pendant l'étape de gel de Debian 3.0 woody (juillet 2002). Grâce à cette architecture, l'équipe de sécurité a pu avoir des paquets mis à jour pour les problèmes d'Apache et d'OpenSSH pour toutes les architectures supportées (presque vingt) en moins d'un jour. 7.3.1. Le guide du développeur aux mises à jour de sécurité ----------------------------------------------------------- Ce message a été envoyé par Wichert Akkerman à la liste de diffusion debian-devel-announce (http://lists.debian.org/debian-devel-announce/2002/debian-devel-announce-200206/msg00004.html) pour décrire le comportement des développeurs Debian pour la gestion des problèmes de sécurité dans leurs paquets. Il est publié ici à la fois pour le bénéfice des développeurs ainsi que pour que les utilisateurs comprennent mieux comment est gérée la sécurité dans Debian. Veuillez noter que la référence à jour pour cette information est la référence du développeur Debian (http://www.debian.org/doc/manuals/developers-reference/ch-pkgs#bug-security), cette section sera supprimée dans un avenir proche. 7.3.1.1. Se coordonner avec l'équipe de sécurité ------------------------------------------------ Si un développeur apprend un problème de sécurité soit dans son paquet ou dans celui de quelqu'un d'autre, il devrait toujours contacter l'équipe de sécurité (à team@security.debian.org). Il suivent les problèmes de sécurité existants, ils peuvent aider les responsables avec des problèmes de sécurité ou les corriger eux-même, ils sont responsables de l'envoi des alertes de sécurité et maintiennent security.debian.org. Veuillez noter que les alertes de sécurité ne sont effectuées que pour des distributions stables, pas pour testing, unstable (voir Section 11.3.7, `Comment est assurée la sécurité pour les versions `testing' et `unstable' ?') ou d'anciennes distributions (voir Section 11.3.8, `Je possède un ancienne version de Debian, est-elle supportée par l'équipe de sécurité Debian ?'). 7.3.1.2. Prendre connaissance des problèmes de sécurité ------------------------------------------------------- Il existe plusieurs façons pour un développeur de prendre connaissance d'un problème de sécurité : * il le remarque sur un forum public (liste de diffusion, site web, etc.), * quelqu'un remplit un rapport de bogue, (la marque _Security_ devrait être utilisée ou ajoutée par le développeur) * quelqu'un l'informe par courrier privé. Dans les deux premiers cas, l'information est publique et il est important d'avoir une solution le plus vite possible. Dans le dernier cas, cependant, ce n'est peut-être pas une information publique. Dans ce cas, il existe quelques options possibles pour traiter le problème : * si le problème est trivial (comme des fichiers temporaires non sécurisés), il n'y a pas besoin de garder le secret sur le problème et une correction devrait être effectuée et diffusée, * si le problème est grave (exploitable à distance, possibilité d'obtenir les privilèges root), il est préférable de partager cette information avec d'autres vendeurs et de coordonner une diffusion. L'équipe de sécurité garde des contacts avec les différentes organisations et individus et peut prendre soin des actions à mener. Dans tous les cas, si la personne qui indique le problème demande à ce que l'information ne soit pas diffusée, cela devrait être respecté avec l'évidente exception d'informer l'équipe de sécurité (le développeur devrait s'assurer de dire à l'équipe de sécurité que l'information ne peut être dévoilée). Veuillez noter que si le secret est nécessaire, vous ne pourrez pas envoyer un correctif vers unstable (ou ailleurs) puisque les informations de changelog sont publiques. Il existe deux raisons pour diffuser l'information même si le secret est demandé : le problème est connu depuis un certain temps ou le problème est devenu public. 7.3.1.3. Construire le paquet ----------------------------- La règle la plus important lors de la construction d'un nouveau paquet corrigeant un problème de sécurité est de faire aussi peu de modifications que possible. Les personnes s'attendent à un comportement identique dans une version lorsque celle-ci est diffusée, donc tout changement qui est fait est susceptible de casser le système de quelqu'un. Ceci est spécialement vrai pour les bibliothèques : assurez-vous de ne jamais changer l'API ou l'ABI, quelque minimal que soit le changement. Cela veut dire que passer à une version amont supérieure n'est pas une bonne solution. À la place, les changements pertinents devraient être rétroportés. Habituellement, les développeurs amont veulent bien aider. Sinon, l'équipe de sécurité Debian peut le faire. Dans certains cas, il n'est pas possible de rétroporter un correctif de sécurité, par exemple, quand de grandes quantités de code source doivent être modifiées ou réécrites. Si cela se produit, il peut être nécessaire de passer à une nouvelle version amont, mais vous devez toujours coordonner cela avec l'équipe de sécurité au préalable. Il existe une autre règle de conduite liée à cela : les développeurs doivent toujours tester leurs changements. Si une exploitation du problème existe, essayez-la et vérifiez qu'elle réussit sur le paquet non corrigé et échoue sur le paquet corrigé. Testez aussi les autres actions normales car parfois un correctif de sécurité peut casser de manière subtile des fonctionnalités normales. Enfin, quelques points techniques que les développeurs doivent garder à l'esprit : * Assurez-vous que vous avez pour cible la bonne distribution dans votre fichier debian/changelog. Pour stable, il s'agit de stable-security et pour testing, c'est testing-security. Ne ciblez ni -proposed-updates. * Assurez-vous que le numéro de version est correct. Il doit être plus élevé que celui du paquet actuel, mais moins que ceux des paquets des versions des distributions suivantes. Pour testing, il doit y avoir un numéro de version supérieur dans unstable. S'il n'y en a pas encore (par exemple, si testing et unstable ont la même version), vous devez envoyer une nouvelle version vers unstable en premier. * Ne faites pas d'envoi de source seul si votre paquet possède un ou plusieurs paquets binary-all. L'infrastructure `buildd' ne construira pas ceux-ci. * Assurez-vous de compiler sur un système propre, dont tous les paquets appartiennent à la distribution pour laquelle vous construisez le paquet. Si vous n'avez pas un tel système, vous pouvez utiliser l'une des machines de debian.org (voir http://db.debian.org/machines.cgi) ou mettez en place un chroot (les paquets `pbuilder' et `debootstrap' peuvent s'avérer utiles dans ce cas). 7.3.1.4. Envoyer les correctifs de sécurité ------------------------------------------- Une fois que le développeur a créé et testé le nouveau paquet, il doit être envoyé pour être installé dans l'archive. Pour les envois de sécurité, l'adresse d'envoi est ftp://security.debian.org/pub/SecurityUploadQueue/. Une fois que l'envoi vers la file d'attente de sécurité a été accepté, le paquet sera automatiquement recompilé pour toutes les architectures et stocké pour vérification par l'équipe de sécurité. Les envois en attente d'acceptation ou de vérification ne sont accessibles que par l'équipe de sécurité. C'est nécessaire car il pourrait y avoir des correctifs pour des problèmes de sécurité qui ne peuvent pas encore être diffusés. Si une personne de l'équipe de sécurité accepte un paquet, il sera installé sur security.debian.org ainsi que dans le répertoire -proposed-updates qui convient sur ftp-master ou dans l'archive non-US. 7.3.1.5. Alertes de sécurité ---------------------------- Les alertes de sécurité sont écrites et envoyées par l'équipe de sécurité. Cependant, ils ne verront aucun inconvénient à qu'un responsable fournisse (une partie) du texte pour eux. Les informations qui devraient être présentes dans une alerte sont décrites dans Section 7.2, `Alertes de sécurité Debian'. 7.4. La signature de paquet dans Debian --------------------------------------- Ce chapitre pourrait également être intitulé « comment améliorer/actualiser sûrement votre système Debian GNU/Linux » et il mérite d'avoir son propre chapitre car c'est une partie importante de l'infrastructure de sécurité. La signature des paquets est un point important car elle évite l'altération de paquets distribués sur les miroirs et des téléchargements avec des attaques sur l'homme-du-milieu (« man-in-the-middle »). Les mises à jour de logiciels automatiques sont une fonctionnalité importante, mais il est également important d'enlever les menaces de sécurité qui pourrait favoriser la propagation de chevaux de Troie et la compromission de systèmes lors des mises à jour [1]. À ce jour (mai 2005), Debian ne fournit pas de paquets signés pour la distribution et les versions _Woody_ (3.0) et _Sarge_ (3.1) n'intègrent pas cette fonctionnalité. Il existe une solution pour les paquets signés qui sera, espérons-le, fournie dans la prochaine version (_Etch_). Cette nouvelle fonctionnalité sera disponible dans apt 0.6 (actuellement disponible dans la distribution _sid_, voir Section 7.4.2, `Apt-secure'). Ce problème est mieux décrit dans le Strong Distribution HOWTO (http://www.cryptnet.net/fdp/crypto/strong_distro.html) par V. Alex Brennen. [1] Certains systèmes d'exploitation ont déjà été touchés par des problèmes de mises à jour automatiques comme la faille de mises à jour de logiciels de Mac OS X (http://www.cunap.com/~hardingr/projects/osx/exploit.html). FIXME: la faille d'Internet Explorer sur la gestion des chaînes de certicat a probablement un impact sur les mises à jour de sécurité de Microsoft Windows. 7.4.1. Le schéma proposé pour la vérification de paquet ------------------------------------------------------- Le schéma actuel pour la vérification de signatures de paquet en utilisant `apt' est : * le fichier Release inclut le md5sum de Packages.gz (qui contient les md5sums des paquets) et sera signé. La signature est celle d'une source sûre. * Ce fichier Release est téléchargé par « apt-get update » et stocké sur le disque dur avec le Packages.gz. * Quand un paquet est sur le point d'être installé, il est premièrement téléchargé, puis le md5sum est généré. * Le fichier Release signé est vérifié (signature ok) et il en est extrait le md5sum pour le fichier Packages.gz, le checksum de Packages.gz est généré et (si ok) le md5sum du paquet téléchargé en est extrait. * Si le md5sum du paquet téléchargé est le même que celui du fichier Packages.gz le paquet sera installé sinon l'administrateur sera averti et le paquet sera laissé dans le cache (ainsi l'administrateur décidera s'il l'installe ou non). Si le paquet n'est pas dans Packages.gz et que l'administrateur a configuré le système pour installer uniquement les paquets vérifiés il ne sera pas plus installé. En suivant la chaîne de sommes MD5, `apt' est capable de vérifier qu'un paquet est originaire d'une version bien spécifique. Ceci est moins souple que de signer chaque paquet un par un, mais peut être combiné également avec ce schéma suivant (voir ci-dessous). Actuellement, ce schéma est complètement implémenté (http://lists.debian.org/debian-devel/2003/debian-devel-200312/msg01986.html) dans apt 0.6 qui est maintenant disponible dans la distribution _unstable_ ; pour plus d'informations, voir Section 7.4.2, `Apt-secure'. Les paquets fournissant une interface à apt doivent être modifiés pour s'adapter à cette nouvelle fonctionnalité, c'est le cas d'`aptitude' qui a été modifié (http://lists.debian.org/debian-devel/2005/03/msg02641.html) pour être adapté à ce schéma. Parmi les frontaux qui sont déjà référencés comme fonctionnant correctement avec cette fonctionnalité, citons `aptitude' et `synaptic'. La signature de paquets a été abordée dans Debian depuis pas mal de temps déjà, pour plus d'informations vous pouvez lire : http://www.debian.org/News/weekly/2001/8/ et http://www.debian.org/News/weekly/2000/11/. 7.4.2. Apt-secure ----------------- La version 0.6 d'apt inclut _apt-secure_ qui est un outil permettant à l'administrateur système de tester l'intégrité des paquets téléchargés par le schéma ci-dessus. Cette version inclut l'outil `apt-key' pour ajouter de nouvelles clés au porte-clés d'apt qui n'inclut par défaut que la clé actuelle de signature de l'archive Debian. Ces changements sont basés sur un correctif pour `apt' (disponible dans le bogue n°203741 (http://bugs.debian.org/cgi-bin/bugreport.cgi?bug=203741)) qui fournit cette implémentation. Cette fonctionnalité est encore en développement, donc si vous croyez avoir trouvé des bogues dans ce paquet, veuillez vérifier en premier que vous utilisez la dernière version (car ce paquet peut beaucoup changer avant d'être diffusé) et si vous utilisez la dernière version, créez un bogue sur le paquet `apt'. Notez que, lors de l'utilisation de la version d'apt, aucun effort supplémentaire ne devrait être nécessaire de votre part sauf si vous utilisez des sources non-Debian, auquel cas une étape de confirmation supplémentaire sera imposée par apt-get. Ceci est évité en fournissant les fichiers Release et Release.gpg dans les sources non-Debian. Le fichier Release peut être généré avec `apt-ftparchive' (disponible dans apt-utils 0.5.0 et ultérieur), le fichier Release.gpg est simplement une signature détachée. Pour générer les deux fichiers, suivez cette procédure simple : $ rm -f dists/unstable/Release $ apt-ftparchive release dists/unstable > dists/unstable/Release $ gpg --sign -ba -o dists/unstable/Release.gpg dists/unstable/Release 7.4.3. Schéma alternatif de signature par paquet ------------------------------------------------ Le schéma supplémentaire de signature de chacun des paquets permet aux paquets d'être vérifiés quand ils ne sont plus référencés par un fichier Packages existant, et également pour les paquets de tierce partie quand aucun paquet n'a jamais existé pour ceux-ci qui puisse être utilisé dans Debian, mais ce ne sera pas le schéma par défaut. Ce schéma de signature des paquets peut être implémenté en utilisant `debsig-verify' et `debsigs'. Ces deux paquets peuvent signer et vérifier des signatures incluses dans le .deb lui-même. Debian a déjà la capacité de faire cela actuellement, mais l'implémentation de cette règle et des outils ne commencera pas avant la sortie de _Woody_. Les dernières versions de dpkg (à partir de la version 1.9.21) incluent un correctif (http://lists.debian.org/debian-dpkg/2001/debian-dpkg-200103/msg00024.html) qui fournit cette fonctionnalité dès que `debsig-verify' est installé. Note : actuellement, `/etc/dpkg/dpkg.cfg' est livré avec « no-debsig » par défaut. Note2 : les signatures des développeurs sont actuellement enlevées lors de l'entrée du paquet dans l'archive car la méthode actuellement préférée est des vérifications de version comme décrit précédemment. 7.4.4. Alternative à la vérification des versions de distribution ----------------------------------------------------------------- Au cas où vous voudriez ajouter des vérifications de sécurité supplémentaires et que vous ne vouliez pas ou pouviez pas utiliser la plus récente version d'apt (bien que vous apprécierions qu'elle soit testée), vous pouvez utiliser le script ci-dessous fourni par Anthony Towns. Ce script peut automatiquement faire certaines nouvelles vérifications de sécurité qui permettent à l'utilisateur d'être sûr que le logiciel qu'il télécharge correspond à celui de la distribution de logiciels Debian. Cela empêche les développeurs Debian d'intégrer des nouveautés au système de quelqu'un en outrepassant les responsabilités qui incombent au chargement vers l'archive principale, ou encore cela empêche une duplication similaire mais pas exactement identique, ou pour finir cela empêche l'utilisation de miroirs fournissant des copies anciennes de la version instable ou connaissant des problèmes de sécurité. Ce code exemple, renommé en `apt-release-check', devrait être utilisé de la manière suivante : # apt-get update # apt-check-sigs (...résultats...) # apt-get dist-upgrade Avant tout, vous avez besoin de : * récupérer les clés que les logiciels de l'archive utilisent pour signer les fichiers Release, http://ftp-master.debian.org/ziyi_key_2003.asc, et les ajouter à `~/.gnupg/trustedkeys.gpg' (ce qui est ce que `gpgv' utilise par défaut). gpg --no-default-keyring --keyring trustedkeys.gpg --import ziyi_key_2003.asc * retirer toutes les lignes de `/etc/apt/sources.list' qui n'utilisent pas la structure normale « dists » ou changer le script afin qu'il fonctionne avec elles. * être prêt à ignorer le fait que les mises à jour de sécurité Debian n'ont pas de fichiers Release signés et que les fichiers Sources n'ont pas (encore) les sommes de contrôle (« checksums ») appropriées dans le fichier Release. * être prêt à vérifier que les sources appropriées soient signées par les clés appropriées. Ceci est le code exemple pour `apt-check-sigs', la dernière version peut être récupérée depuis http://people.debian.org/~ajt/apt-check-sigs. Ce code est actuellement en bêta, pour plus d'informations, lisez http://lists.debian.org/debian-devel/2002/debian-devel-200207/msg00421.html. #!/bin/bash # Copyright (c) 2001 Anthony Towns # # This program is free software; you can redistribute it and/or modify # it under the terms of the GNU General Public License as published by # the Free Software Foundation; either version 2 of the License, or # (at your option) any later version. # # This program is distributed in the hope that it will be useful, # but WITHOUT ANY WARRANTY; without even the implied warranty of # MERCHANTABILITY or FITNESS FOR A PARTICULAR PURPOSE. See the # GNU General Public License for more details. rm -rf /tmp/apt-release-check mkdir /tmp/apt-release-check || exit 1 cd /tmp/apt-release-check >OK >MISSING >NOCHECK >BAD arch=`dpkg --print-installation-architecture` am_root () { [ `id -u` -eq 0 ] } get_md5sumsize () { cat "$1" | awk '/^MD5Sum:/,/^SHA1:/' | MYARG="$2" perl -ne '@f = split /\s+/; if ($f[3] eq $ENV{"MYARG"}) { print "$f[1] $f[2]\n"; exit(0); }' } checkit () { local FILE="$1" local LOOKUP="$2" Y="`get_md5sumsize Release "$LOOKUP"`" Y="`echo "$Y" | sed 's/^ *//;s/ */ /g'`" if [ ! -e "/var/lib/apt/lists/$FILE" ]; then if [ "$Y" = "" ]; then # No file, but not needed anyway echo "OK" return fi echo "$FILE" >>MISSING echo "MISSING $Y" return fi if [ "$Y" = "" ]; then echo "$FILE" >>NOCHECK echo "NOCHECK" return fi X="`md5sum < /var/lib/apt/lists/$FILE | cut -d\ -f1` `wc -c < /var/lib /apt/lists/$FILE`" X="`echo "$X" | sed 's/^ *//;s/ */ /g'`" if [ "$X" != "$Y" ]; then echo "$FILE" >>BAD echo "BAD" return fi echo "$FILE" >>OK echo "OK" } echo echo "Checking sources in /etc/apt/sources.list:" echo "~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~" echo (echo "You should take care to ensure that the distributions you're downloading " echo "are the ones you think you are downloading, and that they are as up to" echo "date as you would expect (testing and unstable should be no more than" echo "two or three days out of date, stable-updates no more than a few weeks" echo "or a month)." ) | fmt echo cat /etc/apt/sources.list | sed 's/^ *//' | grep '^[^#]' | while read ty url dist comps; do if [ "${url%%:*}" = "http" -o "${url%%:*}" = "ftp" ]; then baseurl="${url#*://}" else continue fi echo "Source: ${ty} ${url} ${dist} ${comps}" rm -f Release Release.gpg lynx -reload -dump "${url}/dists/${dist}/Release" >/dev/null 2>&1 wget -q -O Release "${url}/dists/${dist}/Release" if ! grep -q '^' Release; then echo " * NO TOP-LEVEL Release FILE" >Release else origline=`sed -n 's/^Origin: *//p' Release | head -1` lablline=`sed -n 's/^Label: *//p' Release | head -1` suitline=`sed -n 's/^Suite: *//p' Release | head -1` codeline=`sed -n 's/^Codename: *//p' Release | head -1` dateline=`grep "^Date:" Release | head -1` dscrline=`grep "^Description:" Release | head -1` echo " o Origin: $origline/$lablline" echo " o Suite: $suitline/$codeline" echo " o $dateline" echo " o $dscrline" if [ "${dist%%/*}" != "$suitline" -a "${dist%%/*}" != "$codeline" ]; then echo " * WARNING: asked for $dist, got $suitline/$codeline" fi lynx -reload -dump "${url}/dists/${dist}/Release.gpg" >/dev/null 2>&1 wget -q -O Release.gpg "${url}/dists/${dist}/Release.gpg" gpgv --status-fd 3 Release.gpg Release 3>&1 >/dev/null 2>&1 | sed -n "s/^\[GNUPG:\] //p" | (okay=0; err=""; while read gpgcode rest; do if [ "$gpgcode" = "GOODSIG" ]; then if [ "$err" != "" ]; then echo " * Signed by ${err# } key: ${rest#* }" else echo " o Signed by: ${rest#* }" okay=1 fi err="" elif [ "$gpgcode" = "BADSIG" ]; then echo " * BAD SIGNATURE BY: ${rest#* }" err="" elif [ "$gpgcode" = "ERRSIG" ]; then echo " * COULDN'T CHECK SIGNATURE BY KEYID: ${rest %% *}" err="" elif [ "$gpgcode" = "SIGREVOKED" ]; then err="$err REVOKED" elif [ "$gpgcode" = "SIGEXPIRED" ]; then err="$err EXPIRED" fi done if [ "$okay" != 1 ]; then echo " * NO VALID SIGNATURE" >Release fi) fi okaycomps="" for comp in $comps; do if [ "$ty" = "deb" ]; then X=$(checkit "`echo "${baseurl}/dists/${dist}/${comp}/binary-${arch}/Release" | sed 's,//*,_,g'`" "${comp}/binary-${arch}/Release") Y=$(checkit "`echo "${baseurl}/dists/${dist}/${comp}/binary-${arch}/Packages" | sed 's,//*,_,g'`" "${comp}/binary-${arch}/Packages") if [ "$X $Y" = "OK OK" ]; then okaycomps="$okaycomps $comp" else echo " * PROBLEMS WITH $comp ($X, $Y)" fi elif [ "$ty" = "deb-src" ]; then X=$(checkit "`echo "${baseurl}/dists/${dist}/${comp}/source/Release" | sed 's,//*,_,g'`" "${comp}/source/Release") Y=$(checkit "`echo "${baseurl}/dists/${dist}/${comp}/source/Sources" | sed 's,//*,_,g'`" "${comp}/source/Sources") if [ "$X $Y" = "OK OK" ]; then okaycomps="$okaycomps $comp" else echo " * PROBLEMS WITH component $comp ($X, $Y)" fi fi done [ "$okaycomps" = "" ] || echo " o Okay:$okaycomps" echo done echo "Results" echo "~~~~~~~" echo allokay=true cd /tmp/apt-release-check diff <(cat BAD MISSING NOCHECK OK | sort) <(cd /var/lib/apt/lists && find . -type f -maxdepth 1 | sed 's,^\./,,g' | grep '_' | sort) | sed -n 's/^> //p' >UNVALIDATED cd /tmp/apt-release-check if grep -q ^ UNVALIDATED; then allokay=false (echo "The following files in /var/lib/apt/lists have not been validated." echo "This could turn out to be a harmless indication that this script" echo "is buggy or out of date, or it could let trojaned packages get onto" echo "your system." ) | fmt echo sed 's/^/ /' < UNVALIDATED echo fi if grep -q ^ BAD; then allokay=false (echo "The contents of the following files in /var/lib/apt/lists does not" echo "match what was expected. This may mean these sources are out of date," echo "that the archive is having problems, or that someone is actively" echo "using your mirror to distribute trojans." if am_root; then echo "The files have been renamed to have the extension .FAILED and" echo "will be ignored by apt." cat BAD | while read a; do mv /var/lib/apt/lists/$a /var/lib/apt/lists/${a}.FAILED done fi) | fmt echo sed 's/^/ /' < BAD echo fi if grep -q ^ MISSING; then allokay=false (echo "The following files from /var/lib/apt/lists were missing. This" echo "may cause you to miss out on updates to some vulnerable packages." ) | fmt echo sed 's/^/ /' < MISSING echo fi if grep -q ^ NOCHECK; then allokay=false (echo "The contents of the following files in /var/lib/apt/lists could not" echo "be validated due to the lack of a signed Release file, or the lack" echo "of an appropriate entry in a signed Release file. This probably" echo "means that the maintainers of these sources are slack, but may mean" echo "these sources are being actively used to distribute trojans." if am_root; then echo "The files have been renamed to have the extension .FAILED and" echo "will be ignored by apt." cat NOCHECK | while read a; do mv /var/lib/apt/lists/$a /var/lib/apt/lists/${a}.FAILED done fi) | fmt echo sed 's/^/ /' < NOCHECK echo fi if $allokay; then echo 'Everything seems okay!' echo fi rm -rf /tmp/apt-release-check Il est possible que vous deviez ajouter le correctif suivant pour _Sid_ car `md5sum' ajoute un '-' après la somme quand l'entrée est stdin : @@ -37,7 +37,7 @@ local LOOKUP="$2" Y="`get_md5sumsize Release "$LOOKUP"`" - Y="`echo "$Y" | sed 's/^ *//;s/ */ /g'`" + Y="`echo "$Y" | sed 's/-//;s/^ *//;s/ */ /g'`" if [ ! -e "/var/lib/apt/lists/$FILE" ]; then if [ "$Y" = "" ]; then @@ -55,7 +55,7 @@ return fi X="`md5sum < /var/lib/apt/lists/$FILE` `wc -c < /var/lib/apt/lists/$FILE`" - X="`echo "$X" | sed 's/^ *//;s/ */ /g'`" + X="`echo "$X" | sed 's/-//;s/^ *//;s/ */ /g'`" if [ "$X" != "$Y" ]; then echo "$FILE" >>BAD echo "BAD" ------------------------------------------------------------------------------- 8. Outils de sécurité dans Debian --------------------------------- FIXME: Besoin de plus de contenu. Debian fournit un certain nombre d'outils qui peuvent rendre votre système Debian apte à une utilisation dans le domaine de la sécurité. Ce but inclut la protection des systèmes d'information au travers de pare-feux (qui agissent au niveau des paquets ou de la couche application), de systèmes de détection d'intrusions (basés sur le réseau ou sur l'hôte), d'évaluation des vulnérabilités, d'antivirus, de réseaux privés, etc. Depuis Debian 3.0 (_Woody_), la distribution propose des logiciels de chiffrage intégrés dans la distribution principale (_main_). OpenSSH et GNU Privacy Guard sont inclus dans l'installation par défaut et le chiffrage fort est maintenant présent dans les navigateurs web, les serveurs web, les bases de données, etc. Une intégration plus poussée du chiffrage est prévue pour les versions ultérieures. Ces logiciels, à cause de restrictions d'exportation aux États-Unis, n'étaient pas distribués avec la distribution principale, mais inclus seulement dans les sites non-US[1]. [1] Heureusement, suite à un relâchement de la loi états-unienne sur l'exportation de produits cryptographiques sous license libre, l'infrastructure des miroirs contenant la branche non-US à l'extérieur des États-Unis n'est plus nécessaire et n'est plus utilisée depuis la sortie de Debian 3.1 (_Sarge_). 8.1. Outils d'évaluation des vulnérabilités à distances ------------------------------------------------------- Les outils fournis dans Debian pour effectuer une évaluation des vulnérabilités à distance sont : [1] * `nessus' * `raccess' * `nikto' (en remplacement de `whisker') De loin, l'outil le plus complet et mis à jour est `nessus' qui est composé d'un client (`nessus') utilisé tel un GUI et un serveur (`nessusd') qui lance les attaques programmées. Nessus inclut des vulnérabilités à distance pour un grand nombre de systèmes incluant les appareils réseaux, les serveurs FTP, les serveurs HTTP, etc. Les dernières versions sont même capables de parcourir un site web et d'essayer de découvrir les pages interactives qui sont susceptibles d'être attaquées. Il existe également des clients Java et Win32 (non inclus dans Debian) qui peuvent être utilisés pour contacter le serveur de gestion. `Nikto' est un scanner pour évaluer les vulnérabilités d'un serveur HTTP et qui utilise des stratégies afin de contrer les systèmes de détection d'intrusions (IDS). Les IDS évoluant également, la plupart de ces techniques finissent par ne plus être efficace à titre d'_anti-IDS_). C'est tout de même l'un des meilleurs scanners disponible pour tester les CGI et il est capable de détecter le serveur web utilisé afin de ne lancer que les attaques qui ont des chances de fonctionner. De plus, la base de données utilisée pour scanner peut être facilement modifiée afin d'ajouter de nouveaux tests. [1] Certains d'entre eux sont fournis en installant le paquet `harden-remoteaudit'. 8.2. Outils pour parcourir le réseau ------------------------------------ Debian fournit quelques outils pour parcourir des hôtes distants (toutefois en n'examinant pas les vulnérabilités). Ces outils sont, dans certains cas, utilisés tels des scanners de vulnérabilités. Ceci est le premier type d'« attaque » lancé contre des hôtes distants afin de tenter de déterminer les services disponibles. À l'heure actuelle, Debian fournit : * `nmap' * `xprobe' * `p0f' * `knocker' * `isic' * `hping3' * `icmpush' * `nbtscan' (pour audits SMB /NetBIOS) * `fragrouter' * `strobe' (dans le paquet `netdiag') * `irpas' Alors que `xprobe' ne permet que la détection des systèmes d'exploitation (en utilisant des empreintes TCP/IP), `nmap' et `knocker' font les deux : la détection du système d'exploitation et la détection de l'état des ports sur un système distant. D'un autre côté, `hping3' et `icmpush' peuvent être utilisés dans le cadre d'attaques à distance via ICMP. Conçu spécifiquement pour les réseaux SMB, `nbtscan' peut être utilisé pour scanner les réseaux IP et obtenir des informations sur les noms des serveurs ayant activé le support NetBIOS. Ceci inclut l'adresse IP, le nom NetBIOS de l'ordinateur, les noms des utilisateurs connectés, les noms des réseaux, les adresses MAC, etc. D'un autre côté, `fragrouter' peut être utilisé pour tester des systèmes de détection d'intrusion réseau et voir si le NIDS peut être éludé par des attaques par fragmentation (de paquets). FIXME: Vérifier Bug #153117 (http://bugs.debian.org/153117) (ITP fragrouter) pour voir s'il est inclus. FIXME: ajouter des informations basées sur Debian Linux Laptop for Road Warriors (http://www.giac.org/practical/gcux/Stephanie_Thomas_GCUX.pdf) qui décrit comment utiliser Debian et un ordinateur portable pour parcourir les réseaux sans fil (803.1). 8.3. Audits internes -------------------- De nos jours, seul l'outil `tiger' utilisé dans Debian peut être utilisé pour effectuer un audit interne (également appelé boîte blanche (<< white box >> en anglais)) d'hôtes de façon à déterminer si le système de fichiers est installé correctement, quels processus sont à l'écoute sur l'hôte, etc. 8.4. Contrôle du code source ---------------------------- Debian fournit plusieurs paquets qui peuvent être utilisés afin de contrôler le code source de programmes écrits en C/C++ et d'identifier des erreurs de programmation qui pourraient conduire à des failles de sécurité exploitables : * `flawfinder' * `rats' * `splint' * `pscan' 8.5. Réseaux Privés Virtuels ---------------------------- Un réseau privé virtuel (VPN) est un groupe de deux ordinateurs ou plus, habituellement reliés à un réseau privé offrant un accès réseau public limité, qui communiquent de façon sécurisée _via_ un réseau public. Les VPN peuvent connecter un seul ordinateur à un réseau privé (client-serveur) ou un réseau local (LAN) distant à un réseau privé (serveur-serveur). Les VPN incluent souvent l'utilisation du chiffrage, une authentification forte des utilisateurs ou hôtes distants et des méthodes pour cacher la topologie du réseau privé. Debian fournit un nombre assez important de paquets pour mettre en place des réseaux privés virtuels chiffrés : * `vtun' * `tunnelv' (section non-US) * `cipe-source', `cipe-common' * `tinc' * `secvpn' * `pptp' * `openvpn' * `openswan' (http://www.openswan.org/) FIXME: Mettre à jour cette information car elle a été écrite en pensant à FreeSWAN. Vérifier le bogue #237764 et le Message-Id: <200412101215.04040.rmayr@debian.org>. Le paquet OpenSWAN est probablement le meilleur choix dans l'ensemble étant donné qu'il promet d'être fonctionnel avec tout matériel supportant le protocole de sécurité d'IP, IPsec (RFC 2411). Mais, les autres paquets peuvent vous aider à obtenir un tunnel sécurisé rapidement. Le protocole de tunnel point à point (PPTP) est le protocole propriétaire Microsoft pour les VPN. Il est supporté sous Linux mais il est connu pour avoir de sérieux problèmes de sécurité. Pour plus d'informations, lire le VPN Masquerade HOWTO (http://www.traduc.org/docs/HOWTO/vf/VPN-Masquerade-HOWTO.html) (couvre IPsec et PPTP), le VPN HOWTO (http://www.traduc.org/docs/HOWTO/vf/VPN-HOWTO.html) (couvre PPP à travers SSH), le Cipe mini-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/mini/Cipe+Masq.html) et le PPP and SSH mini-HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/mini/ppp-ssh/index.html). Cela vaut également le coup de vérifier Yavipin (http://yavipin.sourceforge.net/), mais aucun paquet Debian ne semble être disponible pour l'instant. 8.5.1. Le tunnel point à point ------------------------------ Si vous désirez fournir un serveur de tunnel pour un environnement mixte (à la fois pour les systèmes d'exploitation Microsoft et les clients Linux) et qu'IPsec n'est pas une option (car il n'est fourni que pour Windows 2000 et Windows XP), vous pouvez utiliser _PoPToP_ (serveur de tunnel point à point), fourni dans le paquet `pptpd'. Si vous voulez utiliser l'authentification et le chiffrage de Microsoft avec le serveur fourni dans le paquet `ppp', veuillez noter la remarque suivante de la FAQ : Il est seulement nécessaire d'utiliser PPP 2.3.8 si vous voulez une authentification et un chiffrage compatible Microsoft MSCHAPv2/MPPE. La raison à cela est que le correctif MSCHAPv2/MPPE actuellement fourni (19990813) est relatif à PPP 2.3.8. Si vous n'avez pas besoin de l'authentification ou du chiffrage compatible Microsoft, n'importe quelle source PPP 2.3.x fera l'affaire. Vous devez cependant appliquer le correctif noyau fourni par le paquet `kernel-patch-mppe' qui fournit le module pp_mppe pour pppd. Prenez également en compte que le chiffrage dans pptp vous force à stocker les mots de passe utilisateur en clair et que le protocole MS-CHAPv2 contient des failles de sécurité connues (http://mopo.informatik.uni-freiburg.de/pptp_mschapv2/). 8.6. Infrastructure de clés publiques (PKI) ------------------------------------------- L'infrastructure de clés publiques (PKI) est une architecture de sécurité introduite pour fournir un niveau de confiance amélioré lors de l'échange d'informations sur des réseaux non sécurisés. Elle utilise le concept de clés de chiffrage publiques et privées pour vérifier l'identité de l'expéditeur (signature) et pour garantir la confidentialité (chiffrage). Lorsque vous vous intéressez aux PKI, vous vous trouvez confronté à une grande variété d'outils : * Une autorité de certification (Certificate Authority -- CA) qui peut vous fournir des certificats extérieurs et travailler sous une hiérarchie donnée. * Un répertoire pour conserver les certificats publics des utilisateurs. * Une base de données pour maintenir une liste des certificats révoqués (Certificate Revocation Lists -- CRL). * Des périphériques interopérants avec le CA pour éditer des cartes à puce/jetons USB/n'importe quoi d'autre pour stocker les certificats en sécurité. * Les applications prévues pour fonctionner avec des certificats de confiance peuvent utiliser des certificats distribués par des CA pour engager une communication chiffrée et vérifier les certificats délivrés contre un CRL (pour l'authentification et les solutions de signature complète unique). * Une autorité pour certifier les dates et signer numériquement des documents. * Une console de gestion permettant une gestion correcte de tout cela (génération de certificats, contrôle de listes de révocation, etc.) Debian GNU/Linux contient des paquets logiciels pour vous aider à résoudre ces problèmes de PKI. Cela inclut `OpenSSL' (pour la génération de certificats), `OpenLDAP' (comme répertoire pour maintenir les certificats), `gnupg' et `openswan' (avec le support standard X.509). Cependant, le système d'exploitation ne fournit pas (comme dans la version Woody, Debian 3.0) d'autorité de délivrance de certificat librement disponible comme pyCA, OpenCA (http://www.openca.org) ou les exemples CA d'OpenSSL. Pour plus d'informations, reportez-vous au livre Open PKI (http://ospkibook.sourceforge.net). 8.7. Infrastructure SSL ----------------------- Debian fournit quelques certificats SSL avec la distribution pour qu'ils puissent être installés localement. Ils sont disponibles dans le paquet `ca-certificates'. Ce paquet fournit un dépôt central des certificats qui ont été soumis à Debian et approuvé (c.-à-d. vérifiés) par le responsable du paquet, cela est utile pour toutes les applications OpenSSL qui vérifient des connexion SSL. FIXME: lire debian-devel pour voir s'il y a quelque chose à ajouter à cela. 8.8. Outils antivirus --------------------- Il n'y a pas beaucoup d'antivirus fournis avec Debian, probablement parce que c'est un problème qui affecte très peu les utilisateurs de Linux. En fait, la plupart des antivirus disponibles sous Linux servent à protéger des ordinateurs fonctionnant sous un autre système d'exploitation. Ceci s'explique par le modèle de sécurité UNIX qui fait une distinction entre les processus privilégiés (root) et les processus appartenant aux utilisateurs. Ainsi, un programme exécutable « hostile » qu'un utilisateur non privilégié a reçu ou créé et ensuite exécuté ne peut pas infecter ou d'une autre façon manipuler le système d'exploitation lui-même. Cependant, quelques virus et vers affectant Linux existent, même si aucun n'a jamais réussi à se répandre de façon significative sous Debian. Dans tous les cas, les administrateurs peuvent vouloir mettre en place des passerelles antivirus pour se protéger contre les virus affectant d'autres systèmes plus vulnérables dans leur réseau. Debian GNU/Linux fournit à l'heure actuelle les outils suivants pour mettre en place des environnements antivirus : Clam Antivirus (http://www.clamav.net), fourni depuis Debian _Sarge_ (version 3.1). Des paquets sont fournis à la fois pour le scanneur de virus (`clamav'), pour le démon de scan (`clamav-daemon') et pour les fichiers de données nécessaires au scanneur. Puisqu'un antivirus doit être à jour afin d'être vraiment utile, il y a trois moyens différents pour récupérer ces données : `clamav-freshclam' fournit un moyen de mettre à jour la base de données automatiquement par l'Internet, `clamav-data' fournit les fichiers de données directement [1] et il y a debian-volatile (http://volatile.debian.org), un dépôt officiel de Debian qui offre à la fois plusieurs mises à jour quotidiennes et un support officiel de l'équipe de sécurité de Debian. * `mailscanner' un scanneur de virus pour passerelle de courriels et un détecteur de pourriels. Fonctionnant avec `sendmail', `postfix' ou `exim', il peut utiliser plus de 17 types de scanneurs de virus différents dont `clamav'. * `libfile-scan-perl' qui fournit File::Scan, une extension Perl pour scanner des fichiers à la recherche de virus. Ce module peut être utilisé pour créer un scanneur de virus indépendant de la plate-forme. * Amavis Next Generation (http://www.sourceforge.net/projects/amavis), fourni par le paquet `amavis-ng' et disponible dans _Sarge_, est un scanneur de virus de courriel qui s'intègre avec différents serveurs de courriers (Exim, Sendmail, Postfix ou Qmail) et qui gère plus de 15 moteurs de recherche de virus (y compris clamav, File::Scan et openantivirus). * sanitizer (http://packages.debian.org/sanitizer), un outil qui utilise le paquet `procmail', qui peut filtrer les attachements de courrier, bloquer les attachements selon leurs noms de fichier et plus. * amavis-postfix (http://packages.debian.org/amavis-postfix), un script qui fournit une interface depuis un MTA vers un ou plusieurs scanners commerciaux de virus (ce paquet est seulement construit pour le MTA `postfix'). * `exiscan', un scanneur de virus de courriel écrit en Perl qui fonctionne avec Exim. * `blackhole-qmail', un filtre de pourriel pour Qmail avec prise en charge intégrée pour Clamav. Certains démons de passerelle proposent déjà des extensions d'outils pour construire des environnements antivirus comprenant `exim4-daemon-heavy' (la version _lourde_ du MTA Exim), `frox' (un serveur mandataire FTP de cache transparent), `messagewall' (un démon mandataire SMTP) et `pop3vscan' (un mandataire POP3 transparent). Présentement, `clamav' est l'unique scanneur d'antivirus inclus dans la branche officielle de Debian. En revanche, de nombreuses interfaces qui permettent d'utiliser l'antivirus via des passerelles supportant différents protocoles sont offertes. D'autres projets de logiciels libres d'antivirus qui pourraient être inclus dans une future version de Debian GNU/Linux : * Open Antivirus (http://sourceforge.net/projects/openantivirus/) (voir Bug #150698 (ITP oav-scannerdaemon) (http://bugs.debian.org/150698) et Bug #150695 (ITP oav-update) (http://bugs.debian.org/150695)). FIXME: Y a-t-il un paquet fournissant un script qui télécharge les dernières signatures de virus depuis http://www.openantivirus.org/latest.php ? FIXME: Vérifier si scannerdaemon est le même que le démon scanner antivirus open (lire les ITP). Cependant, Debian ne fournira _jamais_ de logiciels antivirus propriétaires et impossibles à redistribuer tels que : Panda Antivirus, NAI Netshield, Sophos Sweep (http://www.sophos.com/), TrendMicro Interscan (http://www.antivirus.com) ou RAV (http://www.ravantivirus.com). Cela ne veut évidemment pas dire que ces logiciels ne peuvent pas être installés correctement sur un système Debian[2]. Pour plus d'informations sur la façon de mettre en place un système de détection des virus, veuillez lire l'article de Dave Jones Construire un système de détection des virus des courriels pour votre réseau (http://www.linuxjournal.com/article.php?sid=4882). [1] Si vous utilisez ce dernier paquet et que vous utilisez une Debian officielle, la base de données ne sera pas mise à jour avec les mises à jour de sécurité. Vous devrez soit utiliser `clamav-getfiles' du paquet `clamav-freshclam' pour générer de nouveaux `clamav-data' ou mettre à jour à partir de l'emplacement des responsables : * deb http://people.debian.org/~zugschlus/clamav-data/ / deb-src http://people.debian.org/~zugschlus/clamav-data/ / [2] Il y a un paquet nommé `f-prot-installer' qui est en fait un programme d'installation qui téléchargera le logiciel F-prot (http://www.f-prot.com/products/home_use/linux/) et l'installera sur votre système. _F-prot_ lui-même n'est pas libre, mais il est gratuit pour l'utilisation personnelle. 8.9. Agent GPG -------------- Il est très courant de nos jours de signer numériquement (et parfois de chiffrer) des courriels. Vous pouvez, par exemple, trouver que de nombreuses personnes participant sur des listes de diffusion signent leur courriel de la liste. Les signatures de clé public sont actuellement le seul moyen de vérifier qu'un courriel a été envoyé par l'expéditeur et non par une autre personne. Debian GNU/Linux fournit un certain nombre de clients de messagerie avec des fonctionnalité de signature de courriels intégrés qui interagissent soit avec `gnupg' ou avec `pgp' : * `evolution', * `mutt', * `kmail', * `mozilla' ou Thunderbird (fourni dans le paquet `mozilla-thunderbird') si le greffon Enigmail (http://enigmail.mozdev.org/) est installé, lequel est fourni par `mozilla-enigmail' et par `mozilla-thunderbird-enigmail'. * `sylpheed'. Selon la façon dont évolue la version stable de ce paquet, vous pouvez avoir besoin d'utiliser la _version dernier cri_, `sylpheed-claws'. * `gnus', qui, lorsqu'il est installé avec le paquet `mailcrypt', est une interface `emacs' à `gnupg'. * `kuvert', qui fournit cette fonctionnalité indépendamment de votre client de messagerie choisi en interagissant avec l'agent de transport de courrier (MTA). Les serveurs de clé vous permettent de télécharger des clés publiques publiées pour pouvoir vérifier des signatures. Un tel serveur est http://wwwkeys.pgp.net. `gnupg' peut récupérer automatiquement des clés publics qui ne sont pas déjà dans votre porte-clés (keyring) public. Par exemple, pour configurer `gnupg' pour utiliser le serveur de clés ci-dessus, éditez le fichier `~/.gnupg/options' et ajoutez la ligne suivante : [1] keyserver wwwkeys.pgp.net La plupart des serveurs de clés sont liés afin que, quand votre clé publique est ajoutée à un serveur, l'addition soit propagée à tous les autres serveurs de clés publiques. Il existe également un paquet Debian GNU/Linux `debian-keyring' fournissant les clés publiques des développeurs Debian. Les porte-clefs `gnupg' sont installés dans `/usr/share/keyrings/'. Pour plus d'informations : * FAQ de GnuPG (http://www.gnupg.org/documentation/faqs.fr.html). * GnuPG Handbook (http://www.gnupg.org/gph/fr/manual.html). * GnuPG Mini Howto (English) (http://www.dewinter.com/gnupg_howto/english/GPGMiniHowto.html). * comp.security.pgp FAQ (http://www.uk.pgp.net/pgpnet/pgp-faq/). * Keysigning Party HOWTO (http://www.cryptnet.net/fdp/crypto/keysigning_party/en/keysigning_party.html). [1] Pour plus d'exemples sur la façon de configurer `gnupg', consultez `/usr/share/doc/mutt/examples/gpg.rc'. ------------------------------------------------------------------------------- 9. Avant la compromission ------------------------- 9.1. Maintenez votre système sécurisé ------------------------------------- Vous devriez faire tous les efforts nécessaires pour maintenir votre système sécurisé en surveillant son utilisation ainsi que les vulnérabilités qui pourraient l'affecter, en ajoutant les rustines dès qu'elles sont disponibles. Même si vous avez installé un système vraiment sécurisé, vous devez garder à l'esprit que la sécurité d'un système se dégrade avec le temps. Des failles de sécurité peuvent être découvertes pour les services offerts et les utilisateurs peuvent affaiblir la sécurité du système soit à cause d'une incompréhension (par exemple, en accédant au système à distance à l'aide d'un protocole non chiffré, ou en utilisant des mots de passe faciles à deviner), ou parce qu'ils essaient activement de corrompre la sécurité du système (i.e. installer des services supplémentaires dans leur compte local). 9.1.1. Surveillance des failles de sécurité ------------------------------------------- Bien que la plupart des administrateurs ne soient conscients des failles de sécurité affectant leur système que lorsqu'un correctif est rendu disponible, vous pouvez être proactif et tenter de prévenir les attaques en introduisant des contre-mesures temporaires contre ces vulnérabilités dès que vous détectez qu'elles peuvent affecter votre système. Ceci est particulièrement vrai quand vous utilisez un système exposé (i.e. connecté à Internet) et fournissez un service. Dans ce cas, les administrateurs systèmes devraient surveiller attentivement les sources d'informations connues pour être les premiers à être informés lorsqu'une faille qui pourrait affecter un service critique est détectée. Ceci inclut habituellement de s'abonner à la liste de diffusion des annonces, sur le site web du projet ou le système de suivi des bogues fourni par les développeurs pour les applications à surveiller. Par exemple, les utilisateurs d'Apache devraient surveiller régulièrement la liste des failles de sécurité connues (http://httpd.apache.org/security_report.html) et s'inscrire à la liste de diffusion des annonces du serveur Apache (http://httpd.apache.org/lists.html#http-announce). Pour suivre les failles de sécurité connues affectant Debian, l'équipe de sécurité de Debian de la version _testing_ maintient un gestionnaire de la sécurité (http://security-tracker.debian.net/) qui liste toutes les vulnérabilités connues qui n'ont pas encore été corrigées dans les paquets Debian. L'information est obtenue via plusieurs sources publiques et contient les failles connues qui sont disponibles soit par les bases de données de vulnérabilité ou le système de suivi des bogues de Debian (http://www.debian.org/Bugs/). Les administrateurs peuvent chercher les problèmes de sécurité connus qui sont suivis pour stable (http://security-tracker.debian.net/tracker/status/release/stable), oldstable (http://security-tracker.debian.net/tracker/status/release/oldstable), testing (http://security-tracker.debian.net/tracker/status/release/testing), ou unstable (http://security-tracker.debian.net/tracker/status/release/unstable). Le système de suivi fourni une interface avec un moteur de recherches (par nom et nom de paquet via CVE (http://cve.mitre.org)) et d'autres outils (tel que `debsecan', voir Section 9.1.2.4, `Vérifier automatiquement les problèmes de sécurité avec debsecan') utilisant ces bases de données pour fournir de l'information sur les vulnérabilités qui n'ont pas encore été résolues pour un système donné. Les administrateurs consciencieux peuvent utiliser cette information pour déterminer quelles failles de sécurité peuvent affecter le système qu'ils gèrent, déterminer la sévérité du bogue et appliquer (si possible) des contre-mesures temporaires avant qu'un correctif soit disponible pour résoudre le problème. Les problèmes de sécurité des versions supportées et suivis par l'équipe de sécurité de Debian vont généralement passer par un avis de sécurité Debian (DSA) et seront disponibles pour tous les utilisateurs (voir Section 9.1.2, `Mettre à jour le système en permanence'). Une fois que les problèmes de sécurité sont résolus et annoncés, ils ne seront plus affichés par le système de suivi, mais vous pourrez encore chercher les vulnérabilités par leur nom CVE en utilisant la table de références croisées de sécurité (http://www.debian.org/security/crossreferences) disponible pour les DSA publiées. Notez toutefois que l'information suivie par l'équipe de test de sécurité Debian ne concerne que les failles connues (i.e. celles qui ont déjà été rendues publiques). Parfois, l'équipe de sécurité Debian peut gérer et préparer des DSA pour des paquets selon des informations qui ne sont pas publiques et qu'ils ont obtenues par des listes de diffusions restreintes, par le découvreur de la faille ou par les développeurs du logiciel. Aussi, ne soyez pas surpris de découvrir des problèmes de sécurité affichés dans un DSA sans ne jamais avoir apparu dans le système de suivi des vulnérabilités. 9.1.2. Mettre à jour le système en permanence --------------------------------------------- Vous devriez effectuer des mises à jour de sécurité fréquemment. La grande majorité des exploits résulte de failles connues qui n'ont pas été corrigées à temps, comme l'explique ce papier par Bill Arbaugh (http://www.cs.umd.edu/~waa/vulnerability.html) (présenté lors du Symposium 2001 IEEE sur la sécurité et la confidentialité). Les mises à jour sont décrites dans Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité'. 9.1.2.1. Vérifier manuellement si des mises à jour de sécurité sont disponibles ---------------------------------------------------------------------------- Debian dispose d'un outil spécifique pour déterminer si un système a besoin d'être mis à jour, mais beaucoup d'utilisateurs veulent simplement vérifier si des mises à jour de sécurité sont disponibles pour leur système. Si vous avez configuré votre système comme décrit dans Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité', vous avez simplement à faire : # apt-get update # apt-get upgrade -s [ ... passer en revue les paquets à mettre à jour ... ] # apt-get upgrade # checkrestart [ ... redémarrer les services qui doivent être redémarrés ... ] Et redémarrez les services dont les bibliothèques ont été mises à jour s'il y en a. Note : lisez Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité' pour plus d'informations sur les mises à jour de bibliothèques (et de noyau). La première ligne téléchargera la liste des paquets disponibles depuis vos sources de paquets configurées. L'option `-s' effectuera une simulation d'exécution, c'est-à-dire qu'elle ne va _pas_ télécharger ou installer de paquets, mais qu'elle va plutôt vous dire quels paquets seraient téléchargés et/ou installés. À partir de cette sortie, vous pouvez en déduire quels paquets ont été corrigés dans Debian et sont disponibles comme mise à jour de sécurité. Par exemple : # apt-get upgrade -s Lecture des listes de paquets... Fait Construction de l'arbre des dépendances... Fait Calcul de la mise à jour... Fait Les paquets suivants seront mis à jour : cvs libcupsys2 2 mis à jour, 0 nouvellement installés, 0 à enlever et 0 non mis à jour. Inst cvs (1.11.1p1debian-8.1 Debian-Security:3.0/stable) Inst libcupsys2 (1.1.14-4.4 Debian-Security:3.0/stable) Conf cvs (1.11.1p1debian-8.1 Debian-Security:3.0/stable) Conf libcupsys2 (1.1.14-4.4 Debian-Security:3.0/stable) Dans cet exemple, vous pouvez voir que le système a besoin d'être mis à jour avec les nouveaux paquets `cvs' et `cupsys' qui sont récupérés depuis l'archive de mises à jour de sécurité de _Woody_. Si vous voulez comprendre pourquoi de tels paquets sont nécessaires, vous devriez aller à http://security.debian.org et vérifier quelles alertes de sécurité Debian (DSA) ont été récemment publiées concernant ces paquets. Dans ce cas, les DSA concernées sont DSA-233 (http://www.debian.org/security/2003/dsa-233) (pour `cvs') et DSA-232 (http://www.debian.org/security/2003/dsa-232) (pour `cupsys'). Remarquez que vous devrez redémarrer votre système s'il y a eu une mise à jour du noyau. 9.1.2.2. Vérifier les mises à jour sur la station de travail ------------------------------------------------------------ Depuis Debian 4.0 _Lenny_, Debian fournit et installe par défaut `update-notifier'. C'est une application GNOME qui est lancée lors de l'ouverture de la session et qui peut être utilisée pour faire le suivi des mises à jour disponibles pour votre système et les installer. Il le fait en utilisant le paquet `update-manager'. Pour un système stable, les mises à jour sont seulement disponibles quand un correctif de sécurité est disponible ou pour les versions intermédiaires. En conséquence, si le système est configuré correctement pour recevoir les mises à jour de sécurité tel que décrit dans Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité' et que vous avez une tâche cron qui met à jour les informations sur les paquets, vous serez averti par une icône dans l'espace de notification du bureau. La notification n'est pas intrusive et les utilisateurs ne sont pas forcés d'installer les mises à jour. Depuis l'icône de notification, un utilisateur du bureau (avec le mot de passe administrateur) peut accéder à une interface simple et voir les mises à jour disponibles puis de les installer. Cette application fonctionne en consultant la base de données des paquets et en la comparant avec le système. Si cette base de données est mise à jour régulièrement par une tâche `cron', alors son contenu sera plus récent que les paquets installés sur le système et l'application pourra vous avertir. `Apt' installe une telle tâche cron (`/etc/cron.d/apt') qui s'exécutera selon la configuration d'APT (plus spécifiquement _APT::Periodic_). Dans l'environnement GNOME, la valeur de la configuration peut être ajustée dans le menu Système > Administration > Sources de mise à jour > Updates, ou en exécutant `/usr/bin/software-properties'. Si le système télécharge quotidiennement la liste des paquets, mais ne télécharge pas les paquets eux-mêmes, votre fichier `/etc/apt/apt.conf.d/10periodic' devrait ressembler à ceci : APT::Periodic::Update-Package-Lists "1"; APT::Periodic::Download-Upgradeable-Packages "0"; Vous pouvez utiliser une tâche cron différente, comme celle installée par `cron-apt' (voir Section 9.1.2.3, `Vérifier automatiquement les mises à jour avec cron-apt'). Vous pouvez aussi simplement vérifier manuellement les mises à jour en utilisant cette application. Les utilisateurs de l'environnement KDE préféreront probablement installer à la place `adept' et `adept-notifier'. Ils fournissent des fonctionnalités similaires, mais ils ne sont pas installés par défaut. 9.1.2.3. Vérifier automatiquement les mises à jour avec cron-apt ---------------------------------------------------------------- Une autre méthode pour des mises à jour de sécurité automatique est l'utilisation de `cron-apt'. Ce paquet fournit un outil pour mettre à jour le système à intervalles réguliers (en utilisant une tâche cron). Par défaut, il va simplement mettre à jour la liste des paquets et télécharger les nouveaux paquets. Il peut également être configuré pour envoyer un courriel à l'administrateur système. Notez que vous pouvez vouloir vérifier la version de distribution comme décrit dans Section 7.4.4, `Alternative à la vérification des versions de distribution', si vous avez l'intention de mettre à jour automatiquement votre système (même si vous ne faites que télécharger les paquets). Sinon, vous ne pouvez pas être certain que les paquets téléchargés proviennent réellement d'une source de confiance. Pour plus d'informations, consultez le site d'administration de Debian (http://www.debian-administration.org/articles/162). 9.1.2.4. Vérifier automatiquement les problèmes de sécurité avec debsecan ------------------------------------------------------------------------- Le programme `debsecan' évalue l'état de la sécurité en listant à la fois les mises à jour de sécurité non effectuées et les vulnérabilités sans correctif alors que `cron-apt' ne fournit qu'un rapport sur les mises à jour non effectuées. `debsecan' obtient les informations sur les failles qui ne sont pas corrigées à l'aide de la base de données des vulnérabilités qui est gérée par l'équipe de sécurité de Debian. Par conséquent, tel que décrit dans Section 9.1.1, `Surveillance des failles de sécurité', il aide plus efficacement les administrateurs à suivre les failles de sécurité. En installant le paquet `debsecan', et si l'administrateur le choisit, une tâche cron qui exécutera périodiquement `debsecan' sera ajoutée et notifiera l'utilisateur spécifié lorsqu'un paquet vulnérable est détecté. L'emplacement de la base de données des vulnérabilités fait aussi partie des questions posées lors de l'installation et peut ensuite être modifié dans le fichier `/etc/default/debsecan'. Ceci est utile pour les systèmes qui n'ont pas un accès direct à l'Internet et qui doivent télécharger les nouvelles informations depuis un miroir local afin qu'il n'y ait qu'un seul chemin pour mettre à jour la base de données des vulnérabilité. Notez toutefois que l'équipe de sécurité fait le suivi de beaucoup de failles, y compris des problèmes peu dangereux qui peuvent ne pas être corrigés lors des mises à jour de sécurité. De plus, certaines failles initialement considérées comme affectant Debian peuvent, plus tard et après enquête, être abandonnées. `debsecan' notifiera toutes les failles, ce qui peut en faire un outil plus verbeux que les autres outils décrits ci-dessus. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site de l'auteur (http://www.enyo.de/fw/software/debsecan/). 9.1.2.5. D'autres méthodes de mises à jour de sécurité ------------------------------------------------------ Il y a aussi le paquet `apticron' qui, comme `apt-cron', vérifiera les mises à jour et enverra des courriels à l'administrateur. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site d'administration de Debian (http://www.debian-administration.org/articles/491). Vous pourriez également regarder du côté de secpack (http://clemens.endorphin.org/secpack/) qui est un programme non officiel pour effectuer des mises à jour de sécurité depuis security.debian.org écrit par Fruhwirth Clemens et qui vérifie les signatures, ou encore le module d'extension Nagios check_debian_updates.sh (http://www.unixdaemon.net/nagios_plugins.html#check_debian_packages) écrit par Dean Wilson. 9.1.3. Évitez d'utiliser la branche unstable -------------------------------------------- À moins que vous ne vouliez dédier du temps à corriger les paquets vous-même quand une faille survient, vous ne devriez _pas_ utiliser la branche unstable de Debian pour des systèmes de production. La raison principale à cela est qu'il n'y a pas de mises à jour de sécurité pour _unstable_ (voir Section 11.3.7, `Comment est assurée la sécurité pour les versions `testing' et `unstable' ?'). Le fait est que certains problèmes de sécurité peuvent apparaître dans unstable et _pas_ dans la distribution _stable_. Cela est dû aux nouvelles fonctionnalités ajoutées constamment aux applications fournies, ainsi qu'aux nouvelles applications incluses qui peuvent ne pas encore avoir été testées en profondeur. Pour effectuer des mises à jour de sécurité dans la branche _unstable_, il se peut que vous deviez faire des mises à jour complètes vers de nouvelles versions (ce qui peut mettre à jour beaucoup plus que les paquets touchés). Bien qu'il y ait des exceptions, les correctifs de sécurité sont habituellement rétroportés dans la branche _stable_. L'idée principale étant qu'entre les mises à jour, _aucun nouveau code_ ne doit être ajouté, seulement des correctifs pour des problèmes importants. Notez que vous pouvez utiliser le système de suivi de sécurité (décrit dans Section 9.1.1, `Surveillance des failles de sécurité') pour suivre les failles de sécurité affectant cette branche. 9.1.4. Support de la sécurité pour la branche testing ----------------------------------------------------- Si vous utilisez la branche _testing_, il y a plusieurs problèmes que vous devez prendre en compte concernant la disponibilité des mises à jour de sécurité : * Quand un correctif de sécurité est préparé, l'équipe de sécurité rétroporte le correctif pour _stable_ (car stable est habituellement en retard de quelques versions mineures ou majeures). Le responsable du paquet est responsable pour préparer les paquets pour _unstable_, habituellement basé sur une nouvelle version amont. Parfois, les modifications se produisent en même temps et parfois l'une des distributions reçoit le correctif de sécurité avant. Les paquets de la distribution _stable_ sont testés plus en profondeur que ceux d'_unstable_ car ces derniers peuvent fournir la dernière version amont (qui peut inclure de nouveaux bogues inconnus). * Les mises à jour de sécurité sont disponibles pour la branche _unstable_ quand le responsable du paquet crée une nouvelle version du paquet et pour _stable_ quand l'équipe de sécurité effectue un envoi et publie une DSA. Veuillez noter que ni l'un, ni l'autre ne modifie _testing_. * Si aucun (nouveau) bogue n'est détecté dans la version _unstable_ de paquet, il est déplacé dans _testing_ après plusieurs jours. Le délai est habituellement de dix jours, bien que cela dépende de la priorité de l'envoi des changements et si l'entrée du paquet dans _testing_ est bloquée par ses relations de dépendances. Notez que si l'entrée du paquet dans _testing_ est bloquée, la priorité d'envoi ne changera pas le temps que cela lui prendra pour y entrer. Ce comportement peut changer selon l'état de publication de la distribution. Quand une nouvelle version est presque imminente, l'équipe de sécurité ou les responsables de paquet peuvent fournir des mises à jour directement dans _testing_. 9.1.5. Mises à jour automatiques dans un système Debian GNU/Linux ----------------------------------------------------------------- Tout d'abord, les mises à jour automatiques ne sont pas complètement recommandées car les administrateurs devraient vérifier les DSA et comprendre l'impact de toute mise à jour de sécurité donnée. Si vous voulez mettre à jour votre système automatiquement, vous devriez : * Configurer `apt' pour que les paquets que vous ne voulez pas mettre à jour restent à leur version actuelle, soit avec la fonctionnalité d'étiquetage (_pinning_) d'`apt', soit en les marquant comme _hold_ (à garder) avec `dpkg' ou `dselect'. Pour conserver les paquets à une version donnée, vous devez éditer `/etc/apt/preferences' (voir apt_preferences(5)) et ajouter : Package: * Pin: release a=stable Pin-Priority: 100 FIXME: vérifier si cette configuration est correcte. * Utiliser soit cron-apt comme décrit dans Section 9.1.2.3, `Vérifier automatiquement les mises à jour avec cron-apt' et l'activer pour installer les paquets récupérés, soit ajouter une entrée `cron' vous-même pour que la mise à jour soit exécutée tous les jours, par exemple : apt-get update && apt-get -y upgrade L'option `-y' fera qu'`apt' supposera une réponse « yes » pour toutes les questions qui pourraient être posées lors de la mise à jour. Dans certains cas, vous pouvez vouloir utiliser l'option `--trivial-only' à la place de `--assume-yes' (qui est équivalent à `-y').[1] * Configurer `cron' pour que `debconf' ne demande aucune entrée pendant les mises à jour, ainsi, elles sont faites non interactivement.[2] * Vérifier les résultats de l'exécution de `cron' qui seront envoyées au superutilisateur (sauf si la variable d'environnement `MAILTO' est changée dans le script). Une alternative plus sure peut être d'utiliser l'option `-d' (ou `--download-only') qui téléchargera les paquets nécessaires, mais ne les installera pas. Puis, si l'exécution de `cron' affiche que le système doit être mis à jour, cela peut être fait manuellement. Pour accomplir ces tâches, le système doit être configuré correctement pour télécharger les mises à jour de sécurité comme décrit dans Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité'. Cependant, cela n'est pas recommandé pour _unstable_ sans analyse attentive, car vous pourriez placer votre système dans un état inutilisable si un bogue sérieux s'introduit dans un paquet important et est installé sur votre système. _Testing_ est un peu mieux _sécurisé_ concernant ce problème car les bogues sérieux ont une meilleure chance d'être détecté avant que le paquet ne soir placé dans la branche testing (cependant, vous pouvez n'avoir _aucune_ mise à jour de sécurité disponible de quelque façon). Si vous avez une distribution mixte, c'est-à-dire, une installation de _stable_ avec des paquets mis à jour de _testing_ ou d'_unstable_, vous pouvez jouer avec les préférences d'étiquetage ainsi qu'avec l'option `--target-release' d'`apt-get' pour ne mettre à jour _que_ les paquets que vous avez mis à jour. [3] [1] Vous pouvez aussi vouloir utiliser l'option `--quiet' (`-q') pour réduire la sortie de `apt-get', ce qui empêchera la génération de toute sortie si aucun paquet n'est installé. [2] Notez que certains paquets peuvent _ne pas_ utiliser `debconf' et les mises à jour seront bloquées car les paquets demanderont des entrées de la part de l'utilisateur pendant la configuration. [3] C'est un problème courant car beaucoup d'utilisateurs veulent conserver un système stable tout en mettant à jour certains paquets avec _unstable_ pour obtenir les dernières fonctionnalités. Ce besoin provient de l'évolution plus rapide de certains projets que le temps mis par Debian pour publier une nouvelle version _stable_ de sa distribution. 9.2. Faites des tests d'intégrité périodiques --------------------------------------------- En vous basant sur les informations de base que vous avez générées après l'installation (i.e. l'instantané décrit dans Section 4.18, `Prendre un instantané (snapshot) du système'), vous devriez pouvoir effectuez un test d'intégrité de temps en temps. Un test d'intégrité pourra détecter des modifications du système de fichiers réalisées par un intrus ou dues à une erreur de l'administrateur système. Les tests d'intégrité devraient, si possible, être réalisés non connectés.[1] C'est-à-dire, sans utiliser le système d'exploitation du système à contrôler, pour éviter un sentiment de sécurité erroné (i.e. des faux négatifs) produit par, par exemple, des rootkits installés. La base de données d'intégrité par rapport à laquelle le système est vérifiée devrait également être utilisée depuis un support en lecture seule. Vous pouvez envisager de faire des vérifications d'intégrité en ligne en utilisant l'un des outils d'intégrité de système de fichiers disponibles (décrits dans Section 4.16.3, `Vérifier l'intégrité des systèmes de fichiers') s'il n'est pas possible de déconnecter le système. Cependant, des précautions devraient être prises pour utiliser une base de données d'intégrité en lecture seule et également pour assurer que les outils de vérification d'intégrité (et le noyau du système d'exploitation) n'ont pas été falsifiés. Certains des outils mentionnés dans la section des outils d'intégrité, comme `aide', `integrit' ou `samhain', sont déjà préparés pour faire des vérifications périodiques (en utilisant la crontab dans les deux premiers cas et en utilisant un démon indépendant pour `samhain') et ils peuvent avertir l'administrateur par différents moyens (habituellement par courriel, mais `samhain' peut également envoyer des pages, des alertes SNMP ou des alertes syslog) quand le système de fichiers est modifié. Bien sûr, si vous exécutez une mise à jour de sécurité du système, l'instantané pris pour le système devrait être régénéré pour prendre en compte les modifications réalisées par la mise à jour de sécurité. [1] Une façon aisée de faire cela est d'utiliser un cédérom autonome (Live CD), comme Knoppix Std (http://www.knoppix-std.org/) qui inclurait à la fois les outils d'intégrité de fichier et la base de donnée pour votre système. 9.3. Mise en place d'un système de détection d'intrusion -------------------------------------------------------- Debian inclut certains outils pour la détection d'intrusion qui sont utiles pour défendre votre système local ou pour défendre d'autres systèmes dans le même réseau. Ce type de défense est important si le système est très critique ou si vous êtes vraiment paranoïaque. Les approches les plus communes dans la détection d'intrusion sont la détection d'anomalie statistique et la détection de correspondance de modèle. Soyez toujours aux aguets de manière à réellement améliorer la sécurité du système avec n'importe lequel de ces outils, vous devez avoir un mécanisme alerte+réaction. Donc, n'utilisez pas de système de détection d'intrusion si vous n'avertissez personne. Quand une attaque particulière est détectée, la plupart des outils de détection d'intrusion vont soit loguer l'événement avec `syslogd', soit envoyer des courriers à l'utilisateur root (le destinataire du courrier est habituellement configurable). Un administrateur doit configurer convenablement les outils afin que de fausses alertes ne soient pas envoyées. Les alertes peuvent également indiquer une attaque en cours et ne seraient pas très utiles un jour plus tard, puisque l'attaque pourrait déjà alors avoir été couronnée de succès. Assurez-vous donc qu'une règle de sécurité correcte a été mise en place vis-à-vis des alertes et que les mécanismes techniques pour l'implémenter sont en place. Une source d'information intéressante est la checklist de détection d'intrusion du CERT (http://www.cert.org/tech_tips/intruder_detection_checklist.html). 9.3.1. Détection d'intrusion provenant du réseau ------------------------------------------------ Les outils de détection d'intrusions provenant du réseau scrutent le trafic sur un segment de réseau et utilisent cette information comme source de données. Spécifiquement, les paquets du réseau sont examinés et ils sont vérifiés pour voir s'ils correspondent à une certaine signature. `Snort' est un renifleur flexible de paquets ou un logueur qui détecte les attaques selon un dictionnaire de signature d'attaques. Il détecte une variété d'attaques et de sondes, tels que des débordements de capacité, les scans dissimulés de ports, les attaques CGI, les sondes SMB, et bien d'autres. `Snort' dispose également d'une capacité d'alerte en temps réel. Vous pouvez utiliser `snort' pour un certain nombre d'hôtes de votre réseau ainsi que pour votre propre hôte. C'est un outil qui peut être installé sur n'importe quel routeur pour garder un oeil sur le réseau. Installez-le simplement avec `apt-get install snort', suivez les questions et surveillez ses journaux. Pour une infrastructure de sécurité un peu plus large, voir Prelude (http://www.prelude-ids.org). Le paquet `snort' de Debian est installé avec de nombreuses vérifications de sécurité activées par défaut. Toutefois, vous devriez prendre le temps de personnaliser l'installation pour prendre en compte les services que vous utilisez sur votre système. Vous pouvez très bien aussi demander des vérifications supplémentaires spécifiques à ces services. _Note_ : Les paquets snort disponibles pour _Woody_ sont plutôt obsolètes et peuvent même être bogués (http://lists.debian.org/debian-devel/2003/debian-devel-200308/msg02105.html), vous pouvez récupérer des paquets Snort rétroportés (et signés) fournis par le responsable à http://people.debian.org/~ssmeenk/snort-stable-i386/. Il y a d'autres outils plus simples qui peuvent être utilisés pour détecter les attaques réseaux. `portsentry' est un autre paquet intéressant qui peut vous informer lorsqu'un scan de votre réseau est effectué sur votre site. D'autres outils comme `ippl' ou `iplogger' peuvent aussi détecter certaines attaques IP (TCP et ICMP), même s'ils ne fournissent pas de techniques avancées pour détecter les attaques réseaux (comme le ferait `snort'). Vous pouvez testez chacun de ces outils avec le paquet Debian `idswakeup', un générateur de fausses alertes et qui inclut un grand nombre de signature d'attaques communes. 9.3.2. La détection d'intrusion fondée sur l'hôte ------------------------------------------------- La détection d'intrusion fondée sur l'hôte implique d'activer, sur le système à étudier, un logiciel qui utilise les journaux ou les programmes d'audit du système comme source de données. Il scrute les processus suspects, scrute les accès d'hôtes et peut même scruter les changements aux fichiers critiques du système. `Tiger' est un ancien outil de détection d'intrusion qui a été porté sous Debian depuis la distribution Woody. `Tiger' fournit un ensemble de vérifications sur des problèmes communs liés aux failles de sécurité, il vérifie la force des mots de passe, les problèmes du système de fichiers, les processus de communications et d'autres façons par lesquelles root peut être compromis. Ce paquet inclut de nouvelles vérifications de sécurité spécifiques à Debian comprenant : les vérifications de MD5sums des fichiers installés, les emplacements de fichiers n'appartenant pas aux paquets et l'analyse des processus locaux à l'écoute. L'installation par défaut configure `tiger' pour être exécuté chaque jour, générant un compte-rendu qui est envoyé au superutilisateur à propos des compromissions possibles du système. Des outils d'analyse de journaux comme `logcheck' peuvent également être utilisés pour détecter des tentatives d'intrusions. Voir Section 4.12.1, `Utiliser et personnaliser `logcheck''. De plus, des paquets scrutant l'intégrité du système de fichiers (voir Section 4.16.3, `Vérifier l'intégrité des systèmes de fichiers') peuvent être utiles dans la détection d'anomalies dans un environnement sécurisé. Il est très probable qu'une intrusion effective modifiera certains fichiers du système de fichiers locaux pour court-circuiter les règles de sécurité locales, installer un cheval de Troie ou créer des utilisateurs. De tels événements peuvent être détectés avec les vérificateurs d'intégrité du système de fichiers. 9.4. Éviter les rootkits ------------------------ 9.4.1. Loadable Kernel Modules (LKM) ------------------------------------ Les LKM (_Loadable Kernel Modules_ ou modules de noyau chargeables) sont des fichiers contenant des composants de noyau chargeables dynamiquement utilisés pour étendre les fonctionnalités de noyau. Le principal avantage d'utiliser des modules est la possibilité d'ajouter des périphériques additionnels comme une carte réseau ou une carte son sans avoir à recompiler le noyau entièrement. Cependant certains pirates peuvent utiliser les LKMs pour les rootkits (knark et adore) afin d'installer des portes dérobées sur des systèmes GNU/Linux. Les portes dérobées des LKM peuvent être plus sophistiquées et moins détectables que des rootkits traditionnels. Ils peuvent cacher des processus, des fichiers, des répertoires et même des connexions sans modifier les codes sources des binaires. Par exemple, un LKM peut forcer le noyau à cacher des processus spécifiques dans `procps' pour que même une bonne copie du binaire `ps' ne puisse lister des informations exactes à propose des processus actuels du système. 9.4.2. Détection des rootkits ----------------------------- Il existe deux approches pour défendre votre système contre les rootkits LKM, une défense proactive et une défense réactive. La détection peut être simple et sans douleur ou difficile et usante selon la mesure que vous choisissez. 9.4.2.1. Défense proactive -------------------------- L'avantage de ce type de défense est qu'elle prévient des dommages que pourrait entraîner un rootkit au système. Une telle stratégie est de "les attraper en premier", c'est-à-dire, de charger un LKM bien défini afin de protéger le système d'autres LKM infectés. Une deuxième stratégie consiste à retirer la fonctionnalité de chargement des modules du noyau lui-même. Notez, cependant, qu'il existe des rootkits qui peuvent fonctionner même dans ce cas, il en existe certains qui altèrent directement `/dev/kmem' (la mémoire du noyau) pour se rendre indétectables. Debian GNU/Linux fournit quelques paquets qui peuvent être utilisés pour mettre en place une défense proactive : * `lcap' - Une interface utilisateur agréable pour retirer les _fonctionnalités_ (contrôle d'accès basé sur le noyau) dans le noyau, rendant le système plus sécurisé. Par exemple, exécuter `lcap CAP_SYS_MODULE' [1] enlèvera des fonctionnalités de chargement des modules (même pour l'utilisateur root).[2] Il y a de vieilles informations sur ces fonctionnalités dans la section de Jon Corbet Kernel development (http://lwn.net/1999/1202/kernel.php3) sur LWN datant de décembre 1999. Si vous n'avez pas l'utilité de toutes ces fonctionnalités de noyau sur votre système GNU/Linux, vous pouvez vouloir désactiver le support des modules chargeables lors de la configuration du noyau. Pour désactiver le support des modules chargeables, positionnez simplement CONFIG_MODULES=n lors de l'étape de configuration de construction de votre noyau ou dans le fichier `.config'. Cela prévient des rootkits LKM mais vous ne pourrez plus utiliser les modules avec votre noyau GNU/Linux. Faites attention que la désactivation des modules peut surcharger le noyau, rendant le support du chargement nécessaire. [1] Il existe 28 fonctionnalités incluant : `CAP_BSET', `CAP_CHOWN', `CAP_FOWNER', `CAP_FSETID', `CAP_FS_MASK', `CAP_FULL_SET', `CAP_INIT_EFF_SET', `CAP_INIT_INH_SET', `CAP_IPC_LOCK', `CAP_IPC_OWNER', `CAP_KILL', `CAP_LEASE', `CAP_LINUX_IMMUTABLE', `CAP_MKNOD', `CAP_NET_ADMIN', `CAP_NET_BIND_SERVICE', `CAP_NET_RAW', `CAP_SETGID', `CAP_SETPCAP', `CAP_SETUID', `CAP_SYS_ADMIN', `CAP_SYS_BOOT', `CAP_SYS_CHROOT', `CAP_SYS_MODULE', `CAP_SYS_NICE', `CAP_SYS_PACCT', `CAP_SYS_PTRACE', `CAP_SYS_RAWIO', `CAP_SYS_RESOURCE', `CAP_SYS_TIME' et `CAP_SYS_TTY_CONFIG'. Elles peuvent être toutes désactivées pour renforcer votre noyau. [2] Vous n'avez pas besoin d'installer `lcap' pour faire cela, mais c'est plus facile que de configurer `/proc/sys/kernel/cap-bound' à la main. 9.4.2.2. Défense réactive ------------------------- L'avantage d'une défense réactive est qu'elle représente une faible surcharge au niveau des ressources systèmes. Elle fonctionne en comparant la table des appels systèmes avec une copie sûre d'un fichier du disque, `System.map'. Bien sûr, une défense réactive n'avertira l'administrateur qu'après la compromission du système. La détection des rootkits dans Debian peut être accomplie avec le paquet `chkrootkit'. Le programme Chkrootkit (http://www.chkrootkit.org) cherche des signes de présence de plusieurs rootkits connus sur le système local, mais ce n'est pas un test définitif. 9.5. Idées géniales/paranoïaques --- ce que vous pourriez faire --------------------------------------------------------------- C'est probablement la section la plus instable et la plus amusante, car j'espère que quelques unes des idées « bah, ça semble dingue » pourraient être réalisées. Vous trouverez ci-dessous certaines idées pour améliorer la sécurité --- suivant votre point de vue vous les qualifierez de géniales, paranoïaques, folles ou inspirées. * S'amuser avec PAM (Pluggable Authentication Modules) Comme il est dit dans l'article PAM du phrack 56, la chose bien avec PAM est qu'« On est limité seulement par son imagination ». C'est vrai. Imaginez une connexion root seulement possible avec empreinte digitale ou un scan de l'oeil ou une cryptocarte (pourquoi ai-je fait une conjonction de OU et pas de ET ici ?). * Journalisation fasciste. Je voudrais dire que tout ce dont nous avons discuté plus haut est de la « journalisation douce ». Si vous voulez effectuer une vraie journalisation, procurez-vous une imprimante avec du papier listing et journalisez tout en l'imprimant. Cela semble amusant, mais c'est fiable et ne peut être supprimé, ni altéré. * Distribution CD. Cette idée est très simple à réaliser et offre une assez bonne sécurité. Créez une distribution Debian durcie, avec les bonnes règles pare-feu, faites-en une image ISO amorçable et gravez-la sur un cédérom. Vous avez maintenant une bonne distribution en lecture-seule avec environ 600 Mo d'espace pour les services. Assurez-vous juste que toutes les données qui devraient être écrites, soient écrites via le réseau. Il est impossible pour des intrus d'obtenir un accès en lecture/écriture sur ce système et tout changement qu'un intrus ferait peut être désactivé avec un redémarrage du système. * Désactiver la capacité module. Comme décrit auparavant, quand vous désactivez l'usage des modules noyau à la compilation, beaucoup de portes dérobées basées sur le noyau sont impossibles à implémenter car la plupart d'entre elles sont basées sur l'installation de modules noyau modifiés. * Journalisation par câble série (contribution de Gaby schilders). Tant que les serveurs ont toujours des ports série, imaginez-vous ayant une machine dédiée à la journalisation pour un certain nombre de serveurs. Le système de journalisation serait déconnecté du net et connecté aux serveurs via un multiplexeur de ports série (cyclades ou similaire). Maintenant faites journaliser vos serveurs par leurs ports série en écriture seule. La machine de journalisation n'accepterait que du texte en clair en entrée sur ses ports séries et n'écrirait que sur un fichier journal. Branchez un graveur de cédérom/dévédérom et transférez-y les fichiers journaux quand le fichier journal atteint la capacité du média. Maintenant si seulement ils faisaient des graveurs avec des auto-changeurs... Pas aussi "copie-en-dur" que la journalisation directe vers l'imprimante, mais cette méthode peut gérer de larges volumes et les cédéroms prennent moins d'espace de stockage. * Changez les attributs de tous les fichiers avec `chattr' (tiré du Tips-HOWTO écrit par Jim Dennis). Tout de suite après que vous ayez installé et configuré initialement votre système, utilisez le programme `chattr' avec l'attribut `+i' pour rendre les fichiers non-modifiables (le fichier ne peut être supprimé, renommé, lié ou réécrit). Envisagez de positionner cet attribut sur tous les fichiers de `/bin', `/sbin/', `/usr/bin', `/usr/sbin', `/usr/lib' et tous les fichiers noyau de la racine. Vous pouvez également faire une copie de tous les fichiers de `/etc/', en utilisant `tar' et marquez l'archive comme immuable. Cette stratégie vous aidera à limiter les dégâts que vous pouvez faire quand vous êtes connecté en root. Vous n'écraserez pas de fichiers avec un opérateur de redirection égaré, et vous ne rendrez pas votre système inutilisable avec une espace mal placée dans une commande `rm -rf' (vous pourriez encore faire pas mal de dégâts à vos données --- mais vos bibliothèques et binaires seront plus à l'abri). Cela rend aussi un large éventail d'exploits de sécurité et de dénis de service soit impossibles soit plus difficiles (car beaucoup d'entre eux comptent sur l'écrasement d'un fichier à travers les actions d'un programme SETUID qui _ne fournit pas une commande shell arbitraire_). Le seul inconvénient de cette stratégie survient lorsque vous compilez et installez divers binaires systèmes. D'un autre côté, cela empêche aussi le `make install' d'écraser les fichiers. Quand vous oubliez de lire le Makefile et de faire un `chattr -i', les fichiers qui vont être réécrits (et les répertoires auxquels vous voulez ajouter des fichiers) - la commande make échoue, utilisez juste la commande `chattr' et relancez-le. Vous pouvez aussi profiter de l'occasion pour déplacer vos vieux binaires et bibliothèques dans un répertoire .old/ ou dans une archive tar par exemple. Notez que cette stratégie vous empêche aussi de mettre à jour vos paquets systèmes car les fichiers qu'ils fournissent ne peuvent être réécrits, vous pourriez donc souhaiter avoir un mécanisme pour désactiver le drapeau immuable sur tous les binaires juste avant de faire un `apt-get update'. * Couper 2 ou 4 fils du câble afin de rendre les communications UDP unidirectionnelles. Ensuite, utilisez des paquets UDP pour envoyer des informations à la machine destinatrice qui peut agir en tant que serveur de journalisation sécurisé ou système de stockage de carte de crédit. 9.5.1. Construction d'un pot de miel ------------------------------------ Un pot de miel est un système conçu pour apprendre aux administrateurs système comment des attaquants sondent et exploitent un système. Il s'agit d'une configuration système qui a pour but d'être sondée, attaquée et potentiellement exploitée. En apprenant les outils et méthodes utilisées par l'attaquant, un administrateur système peut apprendre à mieux protéger ses propres systèmes et son réseau. Un système Debian GNU/Linux peut facilement être configuré comme un pot de miel, si vous y consacrez le temps de l'implémenter et de le surveiller. Vous pouvez facilement mettre en place le serveur de pot de miel factice ainsi que le pare-feu[1] qui contrôle le pot de miel et un certain type de détecteur d'intrusion réseau, placez-le sur l'Internet et attendez. Prenez soin de vous assurer d'être averti à temps (voir Section 4.12, `L'importance des logs et des alertes') si le système est victime d'un exploit pour que vous puissiez prendre des mesures appropriées et terminer le compromis une fois que vous en avez assez vu. Voici quelques uns des paquets et problèmes à considérer lors de la configuration de votre pot de miel : * la technologie pare-feu dont vous aurez besoin (fourni par les noyaux Linux). * `syslog-ng' pour envoyer les journaux du pot de miel vers un serveur syslog distant. * `snort' pour configurer la capture de tout le trafic réseau arrivant sur le pot de miel et détecter les attaques. * `osh', un shell restreint à sécurité amélioré et SETUID root avec journalisation (voir l'article de Lance Spitzner ci-dessous). * ainsi que tous les serveurs que vous utiliserez pour votre serveur mot de miel factice. Selon le type d'attaquant que vous voulez analyser, vous renforcerez _ou non_ le pot de miel et vous le conserverez ou non à jour avec les mises à jour de sécurité. * des vérificateurs d'intégrité (voir Section 4.16.3, `Vérifier l'intégrité des systèmes de fichiers') et la boîte à outils du légiste (The Coroner's Toolkit (`tct')) pour faire des audits post-attaques. * `honeyd' et `farpd' pour mettre en place un pot de miel qui écoutera les connexions vers des adresses IP non utilisées et les fera suivre vers des scripts simulant des services actifs. Regardez également `iisemulator'. * `tinyhoneypot' pour mettre en place un serveur pot de miel simple avec des services factices. Si vous ne pouvez pas utiliser des systèmes de réserve pour construire les pots de miel et les systèmes réseau pour le protéger et le contrôler, vous pouvez utiliser la technologie de virtualisation disponible dans `xen' ou `uml' (User-Mode-Linux). Si vous choisissez cette route, vous devrez modifier votre noyau soit avec `kernel-patch-xen', soit avec `kernel-patch-uml', ou encore installer l'un des noyaux précompilés offerts depuis Debian Lenny. Vous pouvez en lire plus sur la construction des pots de miel dans l'excellent article de Lance Spizner To Build a Honeypot (http://www.net-security.org/text/articles/spitzner/honeypot.shtml) (de la série des "connaissez votre ennemi"). De même, le Honeynet Project (http://project.honeynet.org/) fournit des informations utiles sur la façon de configurer un pot de miel et d'auditer les résultats d'une attaque. [1] Vous utiliserez généralement un pare-feu pont pour que le pare-feu lui-même ne soit pas détectable, voir Annexe D, `Configuration d'un pare-feu pont'. ------------------------------------------------------------------------------- 10. Après la compromission (la réponse à l'incident) ---------------------------------------------------- 10.1. Comportement général -------------------------- Si vous êtes physiquement présent quand l'attaque se déroule et que faire ce qui suit n'a pas d'effet fâcheux sur vos transactions commerciales, votre première réaction devrait être de débrancher simplement la machine du réseau en débranchant la carte réseau. La désactivation du réseau à la première couche est le seul vrai moyen de garder un attaquant en dehors d'une machine compromise (conseil avisé de Phillip Hofmeister). Cependant, certains outils installés à l'aide d'un _rootkit_, d'un cheval de Troie ou même d'un utilisateur malhonnête connecté via une porte dérobée (backdoor), pourraient être capables de détecter cet évènement et d'y réagir. Voir un `rm -rf /' s'exécuter au moment de débranchez le réseau du système n'est pas vraiment très drôle. Si vous ne désirez pas prendre ce risque et que vous êtes certain que le système est compromis, vous devriez _débrancher le câble d'alimentation_ (voire tous, s'il y en a plusieurs) et croiser les doigts. Ceci peut sembler extrême, mais en fait cela désamorcera toute bombe à retardement que l'intrus pourrait avoir programmé. Dans ce cas, le système compromis _ne doit pas être redémarré_. Soit le disque dur devrait être déplacé sur un autre système pour analyse, soit vous devriez utiliser un autre support (un CD-ROM) pour amorcer le système et pour l'analyser. Vous _ne devriez pas_ utiliser les disquettes de récupération de Debian pour amorcer le système, mais vous _pouvez_ utiliser le shell fourni par les disquettes d'installation (rappelez-vous que Alt+F2 vous y amènera) pour analyser[1] le système. La méthode la plus recommandée pour récupérer un système compromis est d'utiliser un CD autonome avec tous les outils (et les modules du noyau) dont vous pouvez avoir besoin pour accéder au système compromis. Vous pouvez utiliser le paquet `mkinitrd-cd' pour construire un tel CD-ROM[2]. Vous pourriez également trouver que le CD-ROM FIRE (http://biatchux.dmzs.com/) (anciennement appelé Biatchux) est utile ici, car il s'agit aussi d'un CD-ROM autonome avec des outils d'analyse post mortem utiles dans ces situations. Il n'y a pas (encore) d'outil basé sur Debian comme celui-ci, ni de moyen simple de construire un CD-ROM en utilisant votre propre sélection de paquets Debian et `mkinitrd-cd' (vous devrez donc lire la documentation fournie avec celui-ci pour faire vos propres CD-ROM). Si vous voulez colmater la brèche de sécurité vraiment rapidement, vous devriez retirer l'hôte compromis du réseau et réinstaller le système d'exploitation à partir de zéro. Cela pourrait n'avoir aucun effet si vous ne savez pas comment l'intrus a obtenu les droits du superutilisateur. Dans ce cas vous devez tout vérifier : pare-feu, intégrité des fichiers, les différents journaux de l'hôte de journalisation, etc. Pour plus d'informations sur quoi faire après une intrusion, reportez-vous aux documents SANS' Incident Handling white papers (http://www.sans.org/reading_room/whitepapers/incident/) ou CERT's Steps for Recovering from a UNIX or NT System Compromise (http://www.cert.org/tech_tips/win-UNIX-system_compromise.html). Certaines questions générales sur comment gérer un système Debian GNU/Linux compromis sont également disponibles dans Section 11.2, `Mon système est vulnérable ! (En êtes-vous certain ?)'. [1] Si vous êtes aventureux, vous pouvez vous connecter au système et sauver les informations sur tous les processus en fonctionnement (vous en aurez beaucoup dans /proc/nnn/). Il est possible d'avoir l'intégralité du code exécutable depuis la mémoire, même si l'attaquant a supprimé les fichiers exécutables du disque. Puis tirez sur le cordon d'alimentation. [2] En fait, c'est l'outil utilisé pour construire les CD-ROM pour le projet Gibraltar (http://www.gibraltar.at/) (un pare-feu sur un CD-ROM autonome basé sur la distribution Debian). 10.2. Copies de sauvegarde du système ------------------------------------- Rappelez-vous que si vous êtes certain que le système a été compromis, vous ne pouvez pas faire confiance aux logiciels qui s'y trouvent ou à n'importe quelle autre information qu'il vous donne. Les applications pourraient dissimuler un cheval de Troie, des modules pourraient être installés dans le noyau, etc. La meilleure chose à faire est une sauvegarde complète du système de fichiers (en utilisant `dd') après avoir démarré depuis un média sûr. Les cédéroms Debian GNU/Linux peuvent être utiles en cela, car une console en mode texte est disponible dans le deuxième terminal une fois l'installateur démarré (allez-y en pressant CTRL+ALT+F2 suivi de la touche « Entrée »). À partir de cette console, sauvegardez les informations vers un autre endroit si possible (possiblement sur un serveur de fichiers via NFS ou FTP). Par la suite, vous pourrez analyser l'information pendant que le système compromis est hors-ligne ou réinstallé. Si vous êtes certain que la seule chose que vous ayez est un cheval de Troie dans l'un des modules du noyau, vous pouvez tenter d'exécuter le noyau à partir du CD-ROM en mode _rescue_. Assurez-vous aussi de démarrer en mode _single user_ de façon à ce qu'aucun autre cheval de Troie ne s'exécute après le redémarrage. 10.3. Contacter votre CERT local -------------------------------- Le CERT (_Computer and Emergency Response Team_) est une organisation qui peut vous aider à récupérer un système compromis. Il y a des CERT partout dans le monde [1] et vous devriez contacter votre CERT local en cas d'incident de sécurité qui a conduit à une compromission système. Les personnes du CERT local peuvent vous aider à le récupérer. Fournir à votre CERT (ou au centre de coordination CERT) des informations sur la compromission même si vous ne demandez pas d'aide peut également aider d'autres personnes car les informations agrégées des incidents reportés sont utilisées pour déterminer si une faille donnée est répandue, s'il y a un nouveau ver dans la nature, quels nouveaux outils d'attaque sont utilisés. Cette information est utilisé pour fournir à la communauté Internet des informations sur les activités actuelles des incidents de sécurité (http://www.cert.org/current/) et pour publier des notes d'incident (http://www.cert.org/incident_notes/) et même des alertes (http://www.cert.org/advisories/). Pour des informations plus détaillées sur la façon (et les raisons) de rendre compte d'un incident, veuillez lire les règles de compte-rendu d'incident du CERT (http://www.cert.org/tech_tips/incident_reporting.html). Vous pouvez également utiliser un mécanisme moins formel si vous avez besoin d'aide pour récupérer un système compromis ou si vous voulez discuter d'informations d'incident. Cela inclut la liste de diffusion des incidents (http://marc.theaimsgroup.com/?l=incidents) et la liste de diffusion des intrusions (http://marc.theaimsgroup.com/?l=intrusions). [1] Voici une liste de quelques CERT. Pour la liste complète, consultez le FIRST Member Team information (http://www.first.org/about/organization/teams/index.html) (FIRST est le _Forum of Incident Response and Security Teams_) : AusCERT (http://www.auscert.org.au) (Australie), UNAM-CERT (http://www.unam-cert.unam.mx/) (Mexique) CERT-Funet (http://www.cert.funet.fi) (Finlande), DFN-CERT (http://www.dfn-cert.de) (Allemagne), RUS-CERT (http://cert.uni-stuttgart.de/) (Allemagne), CERT-IT (http://security.dico.unimi.it/) (Italie), JPCERT/CC (http://www.jpcert.or.jp/) (Japon), UNINETT CERT (http://cert.uninett.no) (Norvège), HR-CERT (http://www.cert.hr) (Croatie) CERT Polska (http://www.cert.pl) (Pologne), RU-CERT (http://www.cert.ru) (Russie), SI-CERT (http://www.arnes.si/si-cert/) (Slovénie) IRIS-CERT (http://www.rediris.es/cert/) (Espagne), SWITCH-CERT (http://www.switch.ch/cert/) (Suisse), TWCERT/CC (http://www.cert.org.tw) (Taiwan), et CERT/CC (http://www.cert.org) (États-Unis). 10.4. Analyse post mortem ------------------------- Si vous souhaitez rassembler plus d'informations, le paquet `tct' (The Coroner's Toolkit de Dan Farmer et Wietse Venema) contient des utilitaires qui effectuent une analyse post mortem d'un système. `Tct' permet à l'utilisateur de collecter des informations sur les fichiers effacés, les processus qui s'exécutent et plus. Consultez la documentation ci-incluse pour plus d'informations. Ces utilitaires, ainsi que quelques autres, peuvent être retrouvés dans les paquets Sleuthkit et Autopsy (http://www.sleuthkit.org/) de Brian Carrier. Ils permettent l'analyse post mortem d'une image des disques via une interface Web. Dans Debian, vous trouverez les paquets `sleuthkit' (les outils) et `autopsy' (l'interface graphique). N'oubliez pas que l'analyse post mortem devrait toujours être faite sur une copie des données et _jamais_ sur les données elles-mêmes. Si ces dernières sont altérées par cette analyse, vous pourriez perdre des indices importants pour comprendre ce qui s'est passé exactement, en plus de rendre les preuves potentiellement non recevables en cour. Vous trouverez plus d'informations sur les analyses post mortem dans le livre Forensic Discovery (http://www.porcupine.org/forensics/forensic-discovery/) (disponible en ligne) de Dan Farmer's et Wietse Venema, ainsi que leur Computer Forensics Column (http://www.porcupine.org/forensics/column.html) et leur Computer Forensic Analysis Class handouts (http://www.porcupine.org/forensics/handouts.html). Les bulletins de Brian Carrier The Sleuth Kit Informer (http://www.sleuthkit.org/informer/index.php) est également une très bonne source de trucs pour les analyses post mortem, même s'il n'y a plus eu de bulletin depuis mai 2006. Finalement, le Honeynet Challenges (http://www.honeynet.org/misc/chall.html) est une excellente façon de peaufiner vos compétences en analyse post mortem puisqu'ils incluent des attaques réelles contre des _honeypot_ et procurent des défis qui vont de l'analyse post mortem de disques durs à l'analyse des journaux des pare-feux et la capture de paquets. FIXME: Ce paragraphe fournira, dans un avenir proche je l'espère, plus d'informations sur l'analyse post mortem d'un système Debian. FIXME: Décrire comment utiliser debsums sur un système stable avec les md5sums sur un CD-ROM et le système de fichiers récupéré restauré sur une partition séparée. FIXME: Ajouter des liens vers des articles d'analyse post mortem (tel que le défi inversé de Honeynet ou les articles de David Dittrich (http://staff.washington.edu/dittrich/)). 10.4.1. Analyse des programmes malveillants (malware) ----------------------------------------------------- D'autres outils pouvant être utilisés pour l'analyse post mortem sont disponibles pour la distribution Debian : * `strace', * `ltrace'. L'un de ces paquets peut être utilisé pour analyser des binaires dangereux (comme des portes dérobées) afin de déterminer comment ils fonctionnent et ce qu'ils font au système. Parmi les autres outils fréquemment utilisés, nous retrouvons `ldd' (dans `libc6'), `strings' et `objdump' (tous deux dans `binutils'). Si vous essayez de faire l'autopsie de binaires suspects ou contenant des portes dérobées récupérés d'un système compromis, vous devriez le faire dans un environnement sécurisé (par exemple, dans une image `bochs', `xen' ou un environnement `chroot'é en utilisant un compte ayant peu de privilèges[1]). Sinon, votre système pourrait être victime de la porte dérobée et compromis à son tour ! Si vous êtes intéressé par les programmes malveillants, alors vous devriez lire le chapitre Malware Analysis Basics (http://www.porcupine.org/forensics/forensic-discovery/chapter6.html) du livre Forensic Discovery (http://www.porcupine.org/forensics/forensic-discovery/) de Dan Farmer et Wietse Venema. [1] Faites _très_ attention si vous utilisez `chroot', car si le programme utilise une faille de sécurité au niveau du noyau afin d'accroître ses droits, il pourrait tout de même réussir à compromettre le système. ------------------------------------------------------------------------------- 11. Foire Aux Questions (FAQ) ----------------------------- Ce chapitre introduit quelques questions qui reviennent souvent sur la liste de diffusion de sécurité. Vous devriez les consulter avant de poster sur la liste ou certains pourraient vous dire d'aller RTFM. 11.1. La sécurité dans le système d'exploitation Debian ------------------------------------------------------- 11.1.1. Debian est-elle plus sûre que X ? ----------------------------------------- Un système est aussi sûr que l'administrateur est capable de le rendre. Debian essaie d'installer les services d'une façon _sûre par défaut_, mais elle n'est peut-être pas aussi paranoïaque que d'autres systèmes d'exploitation qui installent tous les services _désactivés par défaut_. Toutefois, l'administrateur système a besoin d'adapter la sécurité du système à la politique de sécurité locale. Pour une liste des données concernant les failles de sécurité pour plusieurs systèmes d'exploitation, voir http://securityfocus.com/vulns/stats.shtml. Est-ce que ces données sont utiles ? Le site liste plusieurs facteurs à considérer pour l'interprétation des données et avertit que les données ne peuvent être utilisées pour comparer les failles de l'un des systèmes d'exploitation par rapport à un autre.[1] Conservez également à l'esprit que certaines failles Bugtraq concernant Debian ne s'appliquent qu'à la branche _unstable_. [1] Par exemple, basé sur les données de Securityfocus, il pourrait sembler que Windows NT est plus sûr que Linux, ce qui est une assertion discutable. Après tout, les distributions Linux fournissent habituellement beaucoup plus d'applications en comparison de Windows NT de Microsoft. Ces problèmes de _failles comptabilisées_ sont mieux décrits dans Why Open Source Software / Free Software (OSS/FS)? Look at the Numbers! (http://www.dwheeler.com/oss_fs_why.html#security) par David A. Wheeler 11.1.1.1. Est-ce que Debian est plus sécurisée que d'autres distributions Linux (comme Red Hat, SuSE, etc.)? ---------------------------------------------------------------------------- Il n'y a pas de grandes différences entre les distributions Linux, à l'exception de l'installation de base et du système de gestion des paquets. La plupart des distributions partagent une grande partie des mêmes applications, les différences étant seulement dans les versions de ces applications livrées avec la version stable de la distribution. Par exemple, le noyau, Bind, Apache, OpenSSH, XFree, gcc, zlib, etc sont tous communs entre les distributions Linux. Par exemple, Red Hat a été joué de malchance et a livré une version stable quand la version de foo était la 1.2.3, version dans laquelle il a été trouvé par la suite un trou de sécurité. Debian, d'un autre côté, a été plus chanceuse de livrer foo 1.2.4, qui incorpore la correction du bogue. Cela a été le cas avec le gros problème de rpc.statd (http://www.cert.org/advisories/CA-2000-17.html) il y quelques années. Il y a beaucoup de collaboration entre les équipes de sécurité respectives des majeures distributions Linux. Les mises à jour de sécurité connues sont rarement, si même jamais, laissés non corrigées par un vendeur d'une distribution. La connaissance d'une faille de sécurité n'est jamais conservée au détriment d'un autre vendeur de distribution, tout comme les corrections sont habituellement coordonnées en amont ou par le CERT (http://www.cert.org). Le résultat de cela est que les mises à jour de sécurité nécessaire sont habituellement diffusés en même temps et que la sécurité relative des différentes distributions est très semblable. L'un des principaux avantages de Debian concernant la sécurité est la facilité des mises à jour du système par l'utilisation d'`apt'. Voici quelqu'uns des autres aspects de la sécurité dans Debian à considérer : * Debian fournit plus d'outils de sécurité que les autres distributions, voir Chapitre 8, `Outils de sécurité dans Debian'. * L'installation standard de Debian est plus petite (moins de fonctionnalité) et donc plus sûre. Les autres distributions, au nom de l'utilisabilité, ont tendance à installer plusieurs services par défaut et parfois, ils ne sont pas configurés correctement (rappelez-vous des vers Ramen ou Lion (http://www.sans.org/y2k/lion.htm)). L'installation de Debian n'est pas aussi limitée que celle d'OpenBSD (aucun démon n'est activé par défaut), mais c'est un bon compromis. [1] * Debian documente les meilleures pratiques de sécurité dans des documents comme celui-ci. [1] Sans diminuer le fait que d'autres distributions, comme Red Hat ou Mandrake, prennent aussi en compte la sécurité dans leurs installations standard en demandant à l'utilisateur de sélectionne des _profils de sécurité_ ou en utilisant des assistants pour aider la configuration de _pare-feux personnels_. 11.1.2. De nombreux bogues Debian sont listés dans bugtraq, cela le rend il plus vulnérable ? ---------------------------------------------------------------------------- Debian contient un grand nombre de paquets et différents logiciels (et s'aggrandissant), probablement plus que beaucoup de systèmes d'exploitation propriétaires. Cela signifie qu'il y a un plus grand risque de trouver des logiciels proposant des failles de sécurité exploitables que sur certains systèmes contenant moins de logiciels. De plus en plus de personnes examinent le code source à la recherche de failles. Il y a de nombreux papiers consultatifs liés à des audits de code source effectués sur des composants logiciels majeurs livrés dans Debian. Lorsque un de ces audits de code source fait ressortir une faille majeur, elle est réparée et une alerte est envoyée aux listes telle que celle de Bug Traq. Les bogues présents dans la distribution Debian affectent également d'autres vendeurs et d'autres distributions. Vérifiez la partie "Debian specific: yes/no" en haut de chaque document (DSA). 11.1.3. Debian possède-t-elle une certification touchant à la sécurité ? ------------------------------------------------------------------------ Réponse courte : non. Réponse longue : la certification coûte de l'argent (particulièrement, une certification de sécurité _sérieuse_ et personne n'a attribué de ressources pour faire certifier la distribution Debian GNU/Linux à n'importe quel niveau que ce soit, par exemple, la Common Criteria. Si vous êtes intéressé par l'obtention d'une distribution GNU/Linux certifiée, essayez de fournir les ressources pour que cela devienne possible. Il existe actuellement au moins deux distributions Linux certifiées à différents niveaux EAL (http://en.wikipedia.org/wiki/Evaluation_Assurance_Level). Veuillez noter que certains des tests CC sont en cours d'intégration dans le Linux Testing Project (http://ltp.sourceforge.net) qui est disponible dans Debian dans le paquet `ltp'. 11.1.4. Existe-t-il un programme de durcissement pour Debian ? -------------------------------------------------------------- Oui. Bastille Linux (http://www.bastille-unix.org), orienté à la base vers certaines distributions Linux (Red Hat et Mandrake), fonctionne actuellement sur Debian. Des étapes sont prévues pour intégrer les changements de la version amont dans le paquet Debian nommé `bastille'. Certains pensent, cependant, qu'un outil de durcissement n'élimine pas la nécessité d'une bonne administration. 11.1.5. Je veux fournir le service XYZ, lequel dois-je choisir ? ---------------------------------------------------------------- L'une des grandes forces de Debian est la grande variété de choix disponibles entre les paquets fournissant la même fonctionnalité (serveurs DNS, serveurs de messagerie, serveurs FTP, serveurs web, etc.). Ceci peut être déroutant pour l'administrateur débutant lorsqu'il essaie de déterminer quel est le bon outil pour lui. Le mieux pour une situation donnée dépend d'un équilibre entre les fonctionnalités et la sécurité dont vous avez besoin. Voici quelques questions à vous poser pour décider entre des paquets semblables : * Est-ce que le logiciel est maintenu en amont ? De quand date la dernière version * Est-ce que le paquet est mûre ? Le numéro de version ne vous dira vraiment _rien_ concernant sa maturité. Essayez de tracer l'histoire du logiciel. * Est-ce que le logiciel est truffé de bogues ? Y a-t-il eu des alertes de sécurité liées au logiciel ? * Est-ce que le logiciel fournit toutes les fonctionnalités dont vous avez besoin ? Fournit-il plus que ce dont vous avez vraiment besoin ? 11.1.6. Comment sécuriser davantage un service XYZ dans la Debian ? ------------------------------------------------------------------- Les informations disponibles dans ce document vous permettront de rendre certains services (FTP, Bind) plus sécurisés dans la Debian GNU/Linux. Toutefois, pour les services non abordés ici, vous pouvez vérifier la documentation des programmes ou les informations générales Linux. La plupart des directives concernant la sécurité pour les systèmes Unix peut également s'appliquer à Debian. Ainsi, la sécurisation d'un service X dans la Debian revient, la plupart du temps, à sécuriser un service comme pour n'importe quelle autre distribution Linux (ou Unix, peu importe). 11.1.7. Comment supprimer toutes les informations de version pour les services ? ---------------------------------------------------------------------------- Si vous voulez pas ques des utilisateurs se connectent à votre démon POP3, par exemple, et récupèrent des informations à propos de votre système, vous pouvez vouloir supprimer (ou modifier) les informations de version affichées aux utilisateurs. [1] Faire cela dépend du logiciel que vous utilisez pour un service donné. Par exemple, dans `postfix', vous pouvez placer votre bannière SMTP dans `/etc/postfix/main.cf' : smtpd_banner = $myhostname ESMTP $mail_name (Debian/GNU) D'autres logiciels ne sont pas aussi faciles à changer. `Ssh' devra être recompilé pour pouvoir changer la version qu'il affiche. Faites attention à ne pas supprimer la première partie (`SSH-2.0') de la bannière, car les clients l'utilisent pour identifier quel(s) protocole(s) est(sont) supporté(s) par votre paquet. [1] Notez que ceci est de la « sécurité par l'obscurité » et ne vaudra probablement pas l'effort à long terme. 11.1.8. Les paquets Debian sont-ils tous sûrs ? ----------------------------------------------- L'équipe de sécurité Debian ne peut pas analyser tous les paquets inclus dans Debian pour tester des potentielles failles de sécurité, puisque il n'y a tout simplement pas assez de ressources pour auditer le code source de l'ensemble du projet. Cependant Debian bénéficie des audits de code source réalisés par des développeurs amont. De fait, un développeur Debian pourrait distribuer un trojan dans un paquet et il n'y a pas moyen de le vérifier. Même s'il était introduit dans une branche Debian, il serait impossible de couvrir toutes les situations imaginables dans lesquelles le trojan pourrait agir. C'est pourquoi Debian a une clause de licence de _« non-garantie »_. Cependant, les utilisateurs Debian peuvent être assurés que le code stable rassemble une large audience et que la plupart des problèmes seront découverts pendant l'utilisation. Il n'est pas recommandé d'installer des logiciels non testés dans un système critique (si vous n'êtes pas en mesure de fournir l'audit de code nécessaire). Dans tous les cas, si des failles de sécurités étaient incluses dans la distribution, le processus permettant d'inclure les paquets (utilisation de signature numérique) assure que le problème pourra être remonté jusqu'au développeur, et que le projet Debian ne prend pas cela à la légère. 11.1.9. Pourquoi certains fichiers journaux/fichiers de configuration sont-ils lisibles par tous les utilisateurs, est-ce que c'est sûr ? ---------------------------------------------------------------------------- Vous pouvez naturellement changer les permissions Debian par défaut de votre système. La règle actuelle concernant les fichiers journaux et les fichiers de configuration est qu'ils doivent être lisibles par tous les utilisateurs _à moins_ qu'ils fournissent des informations sensibles. Soyez attentifs si vous faites des modifications car : * Il se peut que des processus ne puissent pas écrire dans des fichiers journaux si vous avez restreint leurs permissions. * Certains applications peuvent ne pas fonctionne si le fichier de configuration dont elles dépendent ne peut être lu. Par exemple, si vous supprimez la permission en lecture pour tous les utilisateurs de `/etc/samba/smb.conf', le programme `smbclient' ne pourra pas fonctionner pour un utilisateur normal. FIXME: Vérifier si c'est écrit dans la Charte. Certains paquets (par exemple, les démons FTP) semblent nécessiter différentes permissions. 11.1.10. Pourquoi est-ce que /root/ (ou UserX) a 755 comme permissions ? ------------------------------------------------------------------------ De fait, la même question s'applique pour tout autre utilisateur. Comme l'installation de Debian ne place _aucun_ fichier dans ce répertoire, il n'y a aucune information sensible à y protéger. Si vous pensez que ces permissions sont trop laxistes pour votre système, vous pouvez les renforcer en 750. Pour les utilisateurs, veuillez lire Section 4.10.12.1, `Limiter l'accès aux informations d'autres utilisateurs'. Ce file (http://lists.debian.org/debian-devel/2000/debian-devel-200011/msg00783.html) de la liste de diffusion de sécurité Debian contient plus d'informations sur ce problème. 11.1.11. Après l'installation de grsec/d'un pare-feu, j'ai commencé à recevoir beaucoup de messages de console ! Comment est-ce que je les supprimer ? ---------------------------------------------------------------------------- Si vous recevez des messages de console et que vous avez configuré `/etc/syslog.conf' pour les rediriger soit dans des fichiers, soit dans un TTY spécial, vous pouvez voir des messages envoyés directement à la console. Le niveau par défaut de log de la console pour tout noyau donné est de 7, ce qui veut dire que tout message avec une priorité inférieure apparaîtra dans la console. Habituellement, les pare-feux (la règle LOG) et d'autres outils de sécurité logguent à des priorités inférieures à cette priorité et les messages sont donc envoyés directement à la console. Pour réduire les messages envoyés à la console, vous pouvez utiliser `dmesg' (l'option `-n' option, voir dmesg(8)), qui examine et _contrôle_ le tampon anneau du noyau. Pour corriger cela après le prochain redémarrage, changez `/etc/init.d/klogd' de : KLOGD="" à : KLOGD="-c 4" Utilisez un nombre plus faible pour `-c' si vous les voyez toujours. Une description des différents niveaux de log peut être trouvée dans `/usr/include/sys/syslog.h': #define LOG_EMERG 0 /* le système est inutilisable */ #define LOG_ALERT 1 /* une action doit être entreprise immédiatement */ #define LOG_CRIT 2 /* conditions critiques */ #define LOG_ERR 3 /* conditions d'erreur */ #define LOG_WARNING 4 /* conditions d'avertissement */ #define LOG_NOTICE 5 /* normal, mais conditions significatives */ #define LOG_INFO 6 /* informatif */ #define LOG_DEBUG 7 /* messages de niveau déboguage */ 11.1.12. Les utilisateurs et les groupes du système d'exploitation ------------------------------------------------------------------ 11.1.12.1. Tous les utilisateurs systèmes sont-ils nécessaires ? ---------------------------------------------------------------- Oui et non. Debian est livrée avec certains utilisateurs prédéfinis (id utilisateur (UID) < 99 comme décrit dans la charte Debian (http://www.debian.org/doc/debian-policy/) ou `/usr/share/doc/base-passwd/README') afin de faciliter l'installation de certains services qui imposent d'être lancés par un utilisateur/UID approprié. Si vous n'avez pas l'intention d'en installer de nouveaux, vous pouvez supprimer sans problème ces utilisateurs qui ne possèdent aucun fichier sur votre système et qui n'exécutent aucun service. Dans tous les cas, le comportement par défaut est que les UID de 0 à 99 sont réservées dans Debian et les UID de 100 à 999 sont crées par des paquets lors de l'installation (et supprimées quand le paquet est purgé). Vous pouvez facilement trouver les utilisateurs ne possédant aucun fichier en exécutant la commande suivante (soyez sûr de l'exécuter en tant que root, étant donné qu'un utilisateur ordinaire pourrait ne pas avoir les droits nécessaires pour accéder à certains répertoires sensibles) : cut -f 1 -d : /etc/passwd | while read i; do find / -user "$i" | grep -q . && echo "$i"; done Ces utilisateurs sont fournis par `base-passwd'. Vous trouverez dans sa documentation plus d'informations sur la manière dont ces utilisateurs sont gérés dans Debian. La liste des utilisateurs par défaut (avec un groupe correspondant) : * root : Root est (typiquement) le super-utilisateur. * daemon : Quelques démons non privilégiés ont besoin de pouvoir d'écrire sur certains fichiers du disque en tant que daemon:daemon (par exemple, `portmap', `atd', et probablement d'autres). Les démons qui n'ont besoin d'aucune appartenance de fichier peuvent tourner en tant que nobody:nogroup, et des démons plus complexes ou plus consciencieux de la sécurité tournent en tant qu'utilisateurs spécifiques. L'utilisateur daemon est aussi utile pour les démons installés localement. * bin : Maintenu pour des raisons historiques. * sys : La même chose que pour bin. Toutefois, /dev/vcs* et `/var/spool/cups' appartiennent au groupe sys. * sync : Le shell de l'utilisateur sync est /bin/sync. Donc, si son mot de passe est quelque chose de facile à deviner (comme ""), n'importe qui peut synchroniser le système à la console même s'il n'a pas de compte sur le système. * games : De nombreux jeux sont SETGID à games ainsi ils peuvent écrire dans les fichiers des meilleurs scores. Ceci est expliqué dans la charte. * man : Le programme man est (parfois) lancé en tant qu'utilisateur man, il peut alors écrire les pages cat vers `/var/cache/man'. * lp : Utilisé par les démons d'impression. * mail : Les boîtes aux lettres dans `/var/mail' appartiennent au groupe mail, comme décrit dans la charte. L'utilisateur et le groupe sont également utilisés à d'autres fins par différents MTA. * news : Plusieurs serveurs de news et autres programmes associés (tel `suck') utilisent l'utilisateur et le groupe news de différentes façons. Les fichiers dans la file d'attente des news appartiennent souvent à l'utilisateur et au groupe news. Les programmes tels que `inews' qui peuvent être utilisés pour poster des news son typiquement SETGID news. * uucp : L'utilisateur et le groupe uucp sont utilisés par le sous-système UUCP. Il gère les fichiers de spool et de configuration. Les utilisateurs du groupe uucp peuvent exécuter uucico. * proxy : Comme daemon, cet utilisateur et ce groupe sont utilisés par certains démons (particulièrement les démons proxy) qui ne possèdent pas d'id utilisateur et qui ne nécessite pas la possession de fichiers. Par exemple, le groupe proxy est utilisé par `pdnsd' et `squid' tourne en tant qu'utilisateur proxy. * majordom : `Majordomo' a un uid alloué statiquement sur les systèmes Debian pour des raisons historiques. Il n'est plus installé sur les nouveaux systèmes. * postgres : Les bases de données `Postgresql' appartiennent à cet utilisateur et ce groupe. Tous les fichiers dans `/var/lib/postgresql' appartiennent à cet utilisateur afin d'imposer un niveau de sécurité convenable. * www-data : Certains serveurs web tournent en tant que www-data. Le contenu Internent _ne devrait pas_ appartenir à cet utilisateur, ou un serveur Internet compromis serait alors en mesure de réécrire un site web. Les données transférées par les serveurs web, incluant les fichiers journaux, seront la propriété de www-data. * backup : De cette manière la responsabilité de sauvegarde/restauration peut être localement déléguée à quelqu'un sans avoir à lui donner toutes les permissions de root. * operator : Operator est historiquement (et pratiquement) le seul compte « utilisateur » qui peut se connecter à distance, et qui ne dépend pas de NIS/NFS. * list : Les archives des listes de diffusion liste et les données appartiennent à cet utilisateur et à son groupe. Certains programmes de listes de diffusion utilisent aussi cet utilisateur. * irc : Utilisé par les démons irc. Un utilisateur alloué statiquement est nécessaire à cause d'un bug dans `ircd', il se setuid()e lui-même vers un UID donné au démarrage. * gnats. * nobody, nogroup : Les démons qui n'ont pas besoin d'être propriétaires de fichiers devraient fonctionner sous l'utilisateur nobody et le groupe nogroup. Donc, aucun fichier sur un système ne devrait appartenir à cet utilisateur ou à ce groupe. Autres groupes qui n'ont pas d'utilisateur associé : * adm : Le groupe adm est utilisé pour les tâches de surveillance du système. Les membres de ce groupe peuvent lire de nombreux journaux d'événements dans `/var/log' et peuvent utiliser xconsole. Historiquement, `/var/log' était `/usr/adm' (et plus tard `/var/adm') d'où le nom du groupe. * tty : Les périphériques TTY appartiennent à ce groupe. C'est utilisé par `write' et `wall' pour permettre d'écrire sur les TTY d'autres personnes. * disk : Accès brut vers les disques. Quasiment équivalent à l'accès root. * kmem : `/dev/kmem' et les fichiers similaires sont lisibles par ce groupe. C'est la plupart du temps un reste de BSD, mais certains programmes en ont besoin pour un accès direct en lecture sur la mémoire du système ce qui peut ainsi être fait par SETGID kmem. * dialout : Accès direct et total aux ports séries. Les membres de ce groupe peuvent reconfigurer les modems, téléphoner n'importe où, etc. * dip : Le nom du groupe signifie « Dialup IP ». Être dans le groupe dip permet d'utiliser des outils comme que `ppp', `dip', `wvdial', etc. pour établir une connexion. Les utilisateurs de ce groupe ne peuvent pas configurer le modem, ils peuvent juste utiliser les programmes qui en font usage. * fax : Autorise les membres à utiliser les logiciels de fax pour envoyer et recevoir des faxes. * voice : Boîte vocale, utile pour les systèmes qui utilisent leur modem comme répondeur. * cdrom : Ce groupe peut être utilisé localement pour donner à certains utilisateurs un accès à un lecteur CDROM. * floppy : Ce groupe peut être utilisé localement pour donner à certains utilisateurs un accès à un lecteur de disquettes. * tape : Ce groupe peut être utiliser localement pour donner à certains utilisateurs un accès à un lecteur de bandes. * sudo : Les membres de ce groupe n'ont pas besoin de fournir un mot de passe lors de l'utilisation de `sudo'. Voir `/usr/share/doc/sudo/OPTIONS'. * audio : Ce groupe peut être utilisé localement pour donner à certains utilisateurs un accès à un périphérique audio. * src : Ce groupe possède les codes sources, incluant les fichiers dans `/usr/src'. Il peut être utilisé afin de donner à un utilisateur la capacité de manipuler les codes sources du système. * shadow : `/etc/shadow' est lisible par ce groupe. Certains programmes qui ont besoin d'accéder à ce fichier sont SETGID shadow. * utmp : Ce groupe peut écrire dans `/var/run/utmp' et dans les fichiers similaires. Les programmes qui nécessitent l'écriture sont SETGID utmp. * video : Ce groupe peut être utilisé localement pour donner à certains utilisateurs un accès à un périphérique vidéo. * staff : Autorise les utilisateurs à ajouter des modifications au système local (`/usr/local', `/home') sans avoir les privilèges root. À comparer au groupe « adm » qui est plus apparenté à la surveillance/sécurité. * users : Tandis que les systèmes Debian utilisent le système de groupe privé par utilisateur par défaut (chaque utilisateur a son propre groupe), certains préfèrent d'utiliser un système de groupes plus traditionnel. Dans ce système, chaque utilisateur est un membre de ce groupe. 11.1.12.2. J'ai supprimé un utilisateur système ! Comment puis-je le récupérer ? ---------------------------------------------------------------------------- Si vous avez supprimé un utilisateur système et que vous n'avez pas de sauvegardes de vos fichiers `password' et `group', vous pouvez essayez de récupérer de ce problème en utilisant `update-passwd' (voir update-passwd(8)). 11.1.12.3. Quelle est la différence entre les groupes adm et staff ? -------------------------------------------------------------------- Le groupe « adm » est habituellement celui des administrateurs et est utile afin de le autoriser à lire les journaux d'activités sans avoir à utiliser `su'. Le groupe « staff » est généralement pour des personnes du genre administrateur système helpdesk/junior et leur offre la capacité de faire des choses dans `/usr/local' et de créer des répertoires dans `home'. 11.1.13. Pourquoi y a-t-il un nouveau groupe quand j'ajoute un nouvel utilisateur ? (ou pourquoi Debian attribue-t-elle un groupe à chaque utilisateur ?) ---------------------------------------------------------------------------- Le comportement par défaut dans Debian est que chaque utilisateur a son propre groupe privé. Le schéma traditionnel Unix place tous les utilisateurs dans le groupe _users_. Des groupes supplémentaires étaient créés et utilisés pour restreindre l'accès à des fichiers partagés associés aux différents répertoires de projets. La gestion des fichiers devenait difficile quand un seul utilisateur travaillait sur plusieurs projets car quand quelqu'un créait un fichier, ce dernier était associé au groupe primaire auquel il appartenait (c.-à-d. « users »). Le schéma Debian résoud ce problème en attribuant à chaque utilisateur son propre groupe ainsi avec un umask correct (0002) et le bit SETGID positionné dans un répertoire de projet donné, le groupe correcte est automatiquement attribué aux fichiers créés dans ce répertoire. Cela facilite le travail sur plusieurs projets car il n'y a pas besoin de changer les groupes ou les umask quand on travaille sur des fichiers partagés. Vous pouvez, cependant, changer ce comportement en modifiant `/etc/adduser.conf'. Changez la variable _USERGROUPS_ à « no », pour qu'aucun nouveau groupe ne soit créé quand un nouvel utilisateur est créé. Positionnez également _USERS_GID_ vers le GID du groupe users auquel appartiennent tous les utilisateurs. 11.1.14. Question concernant les services et les ports ouverts -------------------------------------------------------------- 11.1.14.1. Pourquoi tous les services sont-ils activés lors de l'installation ? ---------------------------------------------------------------------------- Ceci est juste une approche du problème qui est, d'un côté,d'avoir une sécurité présente et d'un autre coté l'utilisation facile. Contrairement à OpenBSD, qui désactive tous les services à moins que ceux-ci soit activés par l'administrateur, Debian GNU/Linux activera tous les services installés à moins de les désactiver (voir Section 3.6.1, `Désactivation de services démon' pour plus d'informations). Après tout, vous avez installé ces services de votre propre chef, n'est-ce pas ? Il y a un grand nombre de discussions sur les listes de diffusion Debian (sur debian-devel et debian-security) à propos de ce que doit être l'installation standart. Cependant, il n'y a pas de consensus à ce jour (mars 2002) sur la solution à adopter. 11.1.14.2. Puis-je retirer `inetd' ? ------------------------------------ `Inetd' n'est pas aisé à retirer étant donné que `netbase' dépend du paquet qui le fournit (`netkit-inetd'). Si vous voulez le retirer, vous pouvez soit le désactiver (voir Section 3.6.1, `Désactivation de services démon') ou retirer le paquet en utilisant le paquet `equivs'. 11.1.14.3. Pourquoi ai-je le port 111 d'ouvert ? ------------------------------------------------ Le port 111 est le mappeur de port sunrpc, il est installé par défaut dans toutes les installations de base d'un système Debian puisqu'il est requis pour savoir lorsque le programme d'un utilisateur a besoin de RPC pour fonctionner correctement. Dans tous les cas, il est principalement utilisé pour NFS. Si vous n'en avez pas besoin, retirez-le comme décrit dans Section 5.13, `Sécurisation des services RPC'. Dans les versions du paquet `portmap' après la version 5-5, vous pouvez en fait avoir le portmapper d'installé, mais n'écoutant que pour localhost (en modifiant `/etc/default/portmap'). 11.1.14.4. Quelle est l'utilisation d'`identd' (port 113) ? ----------------------------------------------------------- Le service identd est un service d'authentification identifiant le propriétaire d'une connexion TCP/IP spécifique au serveur distant acceptant la connexion. Par exemple, quand un utilisateur se connecte sur un hôte distant, `inetd' de l'hôte distant va envoyer une demande sur le port 113 pour déterminer les informations du propriétaire. Cela est souvent utilisé pour les serveurs de courriers, FTP et IRC et peut également être utilisé pour remonter la trace de l'utilisateur qui attaque un système distant par l'intermédiaire de votre machine. Il y a eu des discussions complètes sur la sécurité d'`identd' (voir les archives de la liste de diffusion (http://lists.debian.org/debian-security/2001/debian-security-200108/msg00297.html)). En règle générale, `identd' est plus utile sur un système multi-utilisateurs que sur un poste de travail mono-utilisateur. Si vous n'en avez pas l'utilité, désactivez-le, pour ne pas laisser un service ouvert au monde extérieur. Mais si vous le bloquez par un pare-feu, _s'il vous plaît_, créez une règle de rejet et non pas une règle de déni, autrement la communication à un serveur utilisant `identd' pourrait être en attente jusqu'à l'expiration d'un délai (voir les problèmes sur le rejet ou le déni (http://logi.cc/linux/reject_or_deny.php3)). 11.1.14.5. J'ai des services utilisant les ports 1 et 6, quels sont ces services et comment puis-je les enlever ? ---------------------------------------------------------------------------- Si vous exécutez la commande `netstat -an' et que vous recevez : Active Internet connections (servers and established) Proto Recv-Q Send-Q Local Address Foreign Address State PID/Program name raw 0 0 0.0.0.0:1 0.0.0.0:* 7 - raw 0 0 0.0.0.0:6 0.0.0.0:* 7 - Vous ne voyez _aucun_ processus écoutant sur les ports 1 et 6. En fait, vous voyez un processus écoutant sur une socket _raw_ (brut) pour les protocoles 1 (ICMP) et 6 (TCP). Un tel comportement est courant pour les trojans et aussi pour certains systèmes de détection d'intrusions comme `iplogger' et `portsentry'. Si vous avez ces paquets, supprimez-les simplement. Si vous ne les avez pas, essayez l'option `-p' (processus) de netstat pour voir quel processus est à l'écoute. 11.1.14.6. J'ai vérifié et j'ai le port suivant (XYZ) d'ouvert, puis-je le fermer ? ---------------------------------------------------------------------------- Bien sûr que vous pouvez, les ports que vous laissez ouverts doivent adhérer à la politique de sécurité de votre site concernant les services publiques disponibles pour les autres systèmes. Vérifiez s'ils sont ouvert par `inetd' (voir Section 3.6.2, `Désactivation d'`inetd' ou de ses services') ou par d'autres paquets installés et prenez les mesures adéquates (par exemple, configuration d'inetd, suppression du paquet, éviter qu'il démarre au démarrage). 11.1.14.7. Est-ce que la suppression de services de `/etc/services' va m'aider à sécuriser ma machine ? ---------------------------------------------------------------------------- _Non_, le fichier `/etc/services' fournit juste une cartographie d'un nom virtuel à un numéro de port donné. La suppression des noms ne va pas (en général) prévenir les services d'être lancées. Certains démons ne se lanceront peut-être pas si `/etc/services' est modifié mais ce n'est pas la norme. Pour désactiver correctement les services, voir Section 3.6.1, `Désactivation de services démon'. 11.1.15. Problèmes courants de sécurité --------------------------------------- 11.1.15.1. J'ai perdu mon mot de passe et je ne peux plus accéder au système ! ---------------------------------------------------------------------------- Les démarches à prendre afin de récupérer votre système dépend si vous avez ou non appliqué les différentes procédures concernant les limitations d'accès à `lilo' et au BIOS. Si vous avez limités les deux accès, vous devez désactiver les fonctionnalités du BIOS (démarrer uniquement depuis le disque dur) avant de commencer. Si vous avez également oublié votre mot de passe pour le BIOS, vous devrez ouvrir votre système et retirer manuellement la pile du BIOS. Une fois que vous avez activé l'amorçage depuis un CD-ROM ou une disquette, vous pouvez essayer de : * démarrer depuis une disquette de secours (rescue) et démarrer le noyau * accéder aux consoles virtuelles (Alt+F2) * monter le disque dur où est placé votre partition /root * éditer (la disquette de secours de la Debian 2.2 est livrée avec `ae', la Debian 3.0 est livrée avec `nano-tiny' qui est similaire à `vi') `/etc/shadow' et changer la ligne : root:asdfjl290341274075:XXXX:X:XXXX:X::: (X=n'importe quel nombre) en : root::XXXX:X:XXXX:X::: Ceci retirera le mot de passe root oublié, contenu dans le premier champ séparé par deux points après le nom d'utilisateur. Enregistrez le fichier, redémarrer le système et connectez-vous en tant que root (avec un mot de passe vide). Ceci fonctionnera à moins que vous n'ayez configuré le système plus strictement, par exemple, si vous n'autorisez pas aux utilisateurs de mots de passe vides ou à root de se connecter à partir de la console. Si vous avez introduit ces caractéristiques, vous devrez passer en mode utilisateur unique. Si LILO a été restreint, vous devrez relancer `lilo' après le reset du root indiqué ci-dessus. C'est assez rusé puisque votre `/etc/lilo.conf' devra être modifié car le système de fichiers / est alors un disque virtuel et non le réel disque dur. Une fois que LILO n'est plus restreint, vous pouvez : * Pressez l'une des touches Alt, shift ou Control juste avant que le BIOS système ne finisse, pour obtenir l'invite prompt de LILO. * Entrez `linux single', `linux init=/bin/sh' ou `linux 1' à l'invite. * Vous devriez arriver à une invite de shell un mode utilisateur unique (il vous sera demander un mot de passe, mais vous le connaisez déjà) * Remontez en lecture/écriture la partition racine (/), en utilisant la commande de montage. mount -o remount,rw / * Changez le mot de passe du super-utilisateur avec `passwd' (étant donné que vous êtes le super-utilisateur, l'ancien mot de passe ne vous sera pas demandé). 11.1.16. Comment puis-je mettre en place un service pour mes utilisateurs sans leur donner un compte shell ? ---------------------------------------------------------------------------- Par exemple, si vous voulez mettre en place un service POP, vous n'avez pas besoin de configurer un compte d'utilisateur pour chaquet utilisateur y accédant. Il est préférable de mettre en place une authentification basé sur un répertoire grâce à un service externe (comme Radius, LDAP ou une base de données SQL). Installez simplement la bibliothèque PAM appropriée (`libpam-radius-auth', `libpam-ldap', `libpam-pgsql' ou `libpam-mysql'), lisez la documentation (pour commencer, voir Section 4.10.1, `Authentification utilisateur : PAM') et configurez le service en activant PAM pour utiliser la méthode que vous avez choisi. Cela est fait en éditer les fichiers sous `/etc/pam.d/' pour vos services et en modifiant auth required pam_unix_auth.so shadow nullok use_first_pass en, par exemple pour ldap : auth required pam_ldap.so Dans le cas de répertoires LDAP, certains services fournissent des schémas LDAP à inclure dans votre répertoire et qui sont nécessaires pour utiliser l'authentification LDAP. Si vous utilisez une base de données relationnelle, une astuce utile est d'utiliser la clause _where_ quand vous configurez les modules PAM modules. Par exemple, si vous avez une base de données avec les attributs de table suivants : (user_id, user_name, realname, shell, password, UID, GID, homedir, sys, pop, imap, ftp) En changeant les attributs de service en champs booléens, vous pouvez les utiliser pour permettre ou interdire l'accès aux différents services en utilisant simplement les lignes appropriées dans les fichiers suivants : * `/etc/pam.d/imap' : `where=imap=1'. * `/etc/pam.d/qpopper' : `where=pop=1'. * `/etc/nss-mysql*.conf' : `users.where_clause = user.sys = 1;'. * `/etc/proftpd.conf' : `SQLWhereClause "ftp=1"'. 11.2. Mon système est vulnérable ! (En êtes-vous certain ?) ----------------------------------------------------------- 11.2.1. Le scanneur X de vérification des failles indique que mon système Debian est vulnérable ! ---------------------------------------------------------------------------- Plusieurs scanneurs de vérification de failles renvoient des faux positifs quand ils sont utilisés sur des systèmes Debian, car ils n'utilisent que le numéro de version pour déterminer si un paquet donné de logiciel est vulnérable, mais ils ne testent pas réellement la faille de sécurité elle-même. Comme Debian ne change de numéros de version lors de la correction d'un paquet (il est courant que la correction effectuée pour des versions plus récentes soit rétro-portée), certains outils ont tendance à croire qu'un système Debian mis à jour est vulnérable alors qu'il ne l'est pas. Si vous pensez que votre système est à jour concernant les correctifs de sécurité, vous pouvez désirer utiliser les références croisées des bases de données des failles de sécurité publiées avec les DSA (voir Section 7.2, `Alertes de sécurité Debian') pour éliminer les faux positifs, si l'outil que vous utilisez inclut des références CVE. 11.2.2. J'ai vu une attaque dans les fichiers journaux de mon système. Est-ce que mon système est compromis ? ---------------------------------------------------------------------------- Une trace d'une attaque ne veut pas toujours dire que votre système a été compromis et vous devriez effectuer les étapes habituelles pour déterminer si le système est vraiment compromis (voir Chapitre 10, `Après la compromission (la réponse à l'incident)'). Notez également que le fait que vous voyez les attaques dans les fichiers journaux peut vouloir dire que votre système est déjà vulnérable (cependant, un attaquant déterminé pourrait avoir utilisé une autre faille en plus de celles que vous avez vu). 11.2.3. J'ai trouvé d'étranges lignes « MARK » dans mes journaux : est-ce que mon système est compromis ? ---------------------------------------------------------------------------- Il se peut que vous trouviez les lignes suivantes dans vos fichiers journaux du système : Dec 30 07:33:36 debian -- MARK -- Dec 30 07:53:36 debian -- MARK -- Dec 30 08:13:36 debian -- MARK -- Cela n'indique pas un type de compromission et les utilisateurs changeant de versions de Debian peuvent trouver cela étrange. Si votre système n'a pas une charge importante (ou beaucoup de services actifs), ces lignes peuvent apparaître dans vos journaux. C'est une indication que votre démon `syslogd' fonctionne correctement. De syslogd(8) : -m interval Syslogd stocke dans un journal une marque d'horodatage régulièrement. L'intervalle par défaut entre deux lignes -- MARK -- est de 20 minutes. Ceci peut être changé avec cette option. Positionner l'intervalle à 0 désactive cela complètement. 11.2.4. J'ai trouvé des utilisateurs utilisant « su » dans mes journaux : mon système est-il compromis ? ---------------------------------------------------------------------------- Vous pouvez trouver des lignes comme ceci dans vos journaux : Apr 1 09:25:01 server su[30315]: + ??? root-nobody Apr 1 09:25:01 server PAM_unix[30315]: (su) session opened for user nobody by (UID=0) Ne vous inquiétez pas trop. Vérifiez que ces entrées sont dues à des tâches `cron' (habituellement, `/etc/cron.daily/find' ou `logrotate') : $ grep 25 /etc/crontab 25 6 * * * root test -e /usr/sbin/anacron || run-parts --report /etc/cron.daily $ grep nobody /etc/cron.daily/* find:cd / && updatedb --localuser=nobody 2>/dev/null 11.2.5. J'ai trouvé un « possible SYN flooding » dans mes journaux : mon système est-il attaqué ? ---------------------------------------------------------------------------- Si vous voyez des entrées comme ceci dans vos fichiers journaux : May 1 12:35:25 linux kernel: possible SYN flooding on port X. Sending cookies. May 1 12:36:25 linux kernel: possible SYN flooding on port X. Sending cookies. May 1 12:37:25 linux kernel: possible SYN flooding on port X. Sending cookies. May 1 13:43:11 linux kernel: possible SYN flooding on port X. Sending cookies. Vérifiez s'il y a un nombre élevé de connexions au serveur en utilisant `netstat', par exemple : linux:~# netstat -ant | grep SYN_RECV | wc -l 9000 C'est une indication d'une attaque par déni de service (DoS) sur le port X de votre système (très certainement sur un service public comme un serveur web ou un serveur de courrier). Vous devriez activer TCP syncookies dans votre noyau, voir Section 4.17.2, `Configurer syncookies'. Cependant, notez qu'une attaque par DoS peut inonder votre réseau même si vous pouvez l'empêcher de planter vos systèmes (à cause de la raréfaction de descripteurs de fichiers, le système peut ne plus répondre jusqu'à ce que les connexions TCP expirent). Le seul moyen efficace pour stopper cette attaque est de contacter votre fournisseur d'accès réseau. 11.2.6. J'ai trouvé des sessions root étranges dans mes journaux : mon système est-il compromis ? ---------------------------------------------------------------------------- Vous pouvez voir ce genre d'entrées dans votre fichier `/var/log/auth.log' : May 2 11:55:02 linux PAM_unix[1477]: (cron) session closed for user root May 2 11:55:02 linux PAM_unix[1476]: (cron) session closed for user root May 2 12:00:01 linux PAM_unix[1536]: (cron) session opened for user root by (UID=0) May 2 12:00:02 linux PAM_unix[1536]: (cron) session closed for user root Elles sont dues à l'exécution d'une tâche `cron' (dans cet exemple, toutes les cinq minutes). Pour déterminer quel programme est responsable de ces tâches, vérifiez les entrées dans : `/etc/crontab', `/etc/cron.d', `/etc/crond.daily' et la `crontab' de root dans `/var/spool/cron/crontabs'. 11.2.7. J'ai souffert d'une intrusion, que dois-je faire ? ---------------------------------------------------------- Il y a plusieurs étapes que vous pouvez effectuer en cas d'intrusion : * Vérifiez que votre système est à jour avec les correctifs de sécurité pour les failles publiées. Si votre système est vulnérable, les risques que le système est vraiment compromis augmentent. Les risques augmentent encore plus si la faille est connue depuis un certain temps, car il y a habituellement plus d'activité en lien avec d'anciennes failles. Voici un lien vers les 20 principales failles de sécurité selon le SANS (http://www.sans.org/top20/). * Lisez ce document, particulièrement la section Chapitre 10, `Après la compromission (la réponse à l'incident)'. * Demandez de l'aide. Vous pouvez utiliser la liste de diffusion debian-security pour demander conseil sur la manière de rétablir/raccommoder votre système. * Informez votre CERT (http://www.cert.org) local (s'il existe, sinon vous pouvez vouloir contacter le CERT directement). Ceci peut ou non vous aider, mais au minimum, cela informera le CERT sur les attaques en cours. Cette information est très précieuse pour déterminer quels outils et quelles attaques sont utilisées par la communauté _blackhat_. 11.2.8. Comment puis-je pister une attaque ? -------------------------------------------- En regardant les logs (s'ils n'ont pas été modifiés), en utilisant un système de détection d'intrusions (voir Section 9.3, `Mise en place d'un système de détection d'intrusion'), `traceroute', `whois' et outils similaires (incluant des analyses légales) vous pouvez rechercher la source de l'attaque. La manière dont vous devez réagir sur ces informations dépend uniquement de vos règles de sécurité, et de ce que _vous_ considérez comme une attaque Un scan distant est-il une attaque ? Un test de failles de sécurité est-il une attaque ? 11.2.9. Le programme X dans Debian est vulnérable, que dois-je faire ? ---------------------------------------------------------------------- Tout d'abord, prenez un moment pour regarder si la vulnérabilité a été annoncée sur les listes de diffusion publiques de sécurité (comme Bugtraq) ou autre forums. L'équipe de sécurité Debian se met à jour à l'aide de ces listes, ils sont donc peut être déjà conscients du problème. Ne lancez pas d'autres actions si vous avez vu paraître l'annonce sur http://security.debian.org. Si vous n'avez rien vu de cela, envoyez s'il vous plaît un courriel sur le(s) paquet(s) affecté(s) avec une description de la vulnérabilité rencontrée aussi détaillée que possible (la preuve par un code d'exploitation est aussi bienvenue) à team@security.debian.org (mailto:team@security.debian.org). Cela vous mettra en rapport avec l'équipe de sécurité Debian. 11.2.10. Le numéro de version pour un paquet indique que j'utilise toujours une version vulnérable ! ---------------------------------------------------------------------------- Au lieu de mettre à jour vers une nouvelle version, nous appliquons la rustine de sécurité à la version présente dans la distribution stable. La raison pour laquelle nous agissons ainsi est simple. Elle permet d'assurer qu'une version a le moins de changements possible, de cette manière les choses ne changeront pas ou ne se briseront pas à cause d'une mise à jour de sécurité. Vous pouvez vérifier que vous utilisez une version sécurisée de votre paquet en regardant le changelog du paquet ou en comparant le numéro exact de version (version amont -slash- version Debian) avec celui indiqué dans l'alerte de sécurité Debian (Debian Security Advisory). 11.2.11. Logiciels spécifiques ------------------------------ 11.2.11.1. `proftpd' est vulnérable à une attaque de déni de service -------------------------------------------------------------------- Ajoutez `DenyFilter \*.*/' à votre fichier de configuration, pour plus d'informations, voir http://www.proftpd.org/critbugs.html. 11.2.11.2. Après l'installation de `portsentry', il y a un grand nombre de ports d'ouverts. ---------------------------------------------------------------------------- Il s'agit simplement de la façon dont fonctionne `portsentry'. Il ouvre environ 20 ports non utilisés pour tenter de détecter les scans de ports. 11.3. Questions concernant l'équipe de sécurité Debian ------------------------------------------------------ Cette information est tirée de la FAQ de l'équipe Debian sur la sécurité (http://www.debian.org/security/faq). Elle inclut les informations au 19 novembre et fournit plusieurs autres questions communes posées sur la liste de diffusion debian-security. 11.3.1. Qu'est ce qu'une alerte de sécurité Debian (Debian Security Advisory, DSA) ? ---------------------------------------------------------------------------- C'est l'information envoyée par l'équipe de sécurité Debian (voir ci-dessous) informant qu'une mise à jour de sécurité concernant une vulnérabilité d'un paquet de Debian GNU/Linux est disponible. Les DSA signés sont envoyées aux listes de diffusion publiques (debian-security-announce) et postées sur le site Debian (sur la page de garde et dans la zone concernant la sécurité (http://www.debian.org/security/)). Les DSA incluent des informations sur les paquets concernés, la faille de sécurité découverte et l'endroit où récupérer les paquets mis à jour (ainsi que leurs sommes MD5). 11.3.2. La signature des alertes Debian ne se vérifie pas correctement! ----------------------------------------------------------------------- C'est la plupart du temps un problème de votre côté. La liste debian-security-announce (http://www.debian.org/security/faq) a un filtre qui autorise uniquement l'envoi de messages ayant une signature correcte appartenant à un des membres de l'équipe de sécurité. Le plus probable est qu'un logiciel de courrier de votre côté change légèrement le message, ce qui rompt la signature. Assurez-vous pour cela que votre logiciel ne fait aucun encodage ou décodage MIME, ou de conversion de tabulation ou espace. Des coupables connus sont fetchmail (avec l'option mimedecode activée), formail (pour procmail 3.14 uniquement) et evolution. 11.3.3. Comment la sécurité est-elle gérée chez Debian ? -------------------------------------------------------- Dès que l'équipe de sécurité reçoit une notification d'un incident, un ou plusieurs membres l'inspecte et étudie si la distribution stable de Debian y est vulnérable ou pas. Si notre système est vulnérable, un travail est entrepris pour résoudre le problème. Le responsable du paquet est également contacté s'il n'a pas déjà contacté l'équipe de sécurité. Finalement, la solution est testée et de nouveaux paquets sont préparés qui sont ensuite compilés sur toutes les architectures stables et mis à disposition ensuite. Après que toutes ces tâches sont terminées, une alerte de sécurité est publiée. 11.3.4. Pourquoi vous embêtez-vous avec une vieille version de tel paquet ? --------------------------------------------------------------------------- La règle la plus importante lors de la création d'un nouveau paquet qui corrige un problème de sécurité est de faire le moins de changements possible. Nos utilisateurs et développeurs comptent sur le comportement exact d'une distribution une fois qu'elle est stable, donc tout changement que nous faisons peut peut-être casser le système de quelqu'un. Cela est particulièrement vrai dans le cas de bibliothèques : assurez-vous de ne jamais changer l'interface de programmation d'applications (API) ou l'interface binaire d'applications (ABI), quelque petit que soit le changement. Cela veut dire que passer à une nouvelle version amont n'est pas une bonne solution, au lieu de cela, les changements pertinents devraient être rétro-portés. Habituellement, les responsables amont sont désireux d'aider si nécessaire, sinon l'équipe de sécurité Debian peut peut-être aider. Dans certains cas, il n'est pas possible de rétro-porter un correctif de sécurité, par exemple quand de grandes quantités de code source doivent être modifiées ou réécrites. Si cela arrive, il peut être nécessaire de passer à une nouvelle version amont, mais cela doit obligatoirement être coordonné avec l'équipe de sécurité auparavant. 11.3.5. Quelle est la règle pour qu'un paquet fixé apparaisse sur security.debian.org ? ---------------------------------------------------------------------------- Les problèmes de sécurité dans la distribution stable garantisse qu'un paquet ira sur security.debian.org. Rien d'autre ne le peut. La taille du problème n'est pas un problème réel ici. Habituellement, l'équipe de sécurité va préparer des paquets avec le responsable du paquet. Pourvu que quelqu'un (de confiance) suive le problème, compile tous les paquets nécessaires et les propose à l'équipe de sécurité, même des problèmes de sécurité très triviaux peuvent faire aller le paquet sur security.debian.org. Voir ci-dessous. 11.3.6. Le numéro de version pour un paquet indique que j'utilise toujours une version vulnérable ! ---------------------------------------------------------------------------- Au lieu de mettre à jour vers une nouvelle version, nous appliquons la rustine de sécurité à la version présente dans la distribution stable. La raison pour laquelle nous agissons ainsi est simple. Elle permet d'assurer qu'une version a le moins de changements possible, de cette manière les choses ne changeront pas ou ne se briseront pas à cause d'une mise à jour de sécurité. Vous pouvez vérifier que vous utilisez une version sécurisée de votre paquet en regardant le changelog du paquet ou en comparant le numéro exact de version avec celui indiqué dans l'alerte de sécurité Debian (Debian Security Advisory). 11.3.7. Comment est assurée la sécurité pour les versions `testing' et `unstable' ? ---------------------------------------------------------------------------- La réponse courte est : il n'y en a pas. Testing et unstable évoluent très rapidement et l'équipe de sécurité n'a pas les ressources nécessaires pour les supporter correctement. Si vous désirez un serveur sécurisé (et stable), nous vous encourageons fortement à rester sur une version stable. Cependant, les secrétaires de sécurité essaieront de corriger les problèmes dans testing et unstable après leur correction dans la distribution stable. Dans certains cas, cependant, la branche unstable récupère les correctifs de sécurité très rapidement puisque les mises à jour de sécurité sont généralement disponibles en amont plus rapidement (pour les autres versions, comme celles introduites dans la branche stable, il est nécessaire de faire un rétro-portage). 11.3.8. Je possède un ancienne version de Debian, est-elle supportée par l'équipe de sécurité Debian ? ---------------------------------------------------------------------------- Malheureusement non. L'équipe de sécurité Debian ne peut pas gérer à la fois la version stable (officieusement elle ne gère pas non plus la version unstable) et d'autres anciennes versions. Cependant, vous pouvez espérer des mises à jour de sécurité pour une période limitée juste (habituellement plusieurs mois) après la sortie d'une nouvelle distribution Debian. 11.3.9. Pourquoi n'y a-t-il pas de miroirs officiels de security.debian.org ? ---------------------------------------------------------------------------- Le but de security.debian.org est de mettre à disposition les mises à jour de sécurité aussi vite et facilement que possible. Les miroirs ajouteraient un niveau de complexité qui n'est pas nécessaire et qui provoquerait une certaine frustration en cas de non mise à jour. 11.3.10. J'ai vu la DSA 100 et la DSA 102, que s'est-il passé avec la DSA 101 ? ---------------------------------------------------------------------------- Plusieurs vendeurs (la plupart pour GNU/Linux, mais aussi des dérivés BSD) coordonnent les alertes de sécurité pour certains incidents et se mettent d'accord pour un calendrier particulier pour que tous les vendeurs puissent diffuser l'alerte en même temps. Cela a été décidé afin de ne pas discriminer un vendeur en particulier qui aurait besoin de plus de temps (par exemple si le vendeur doit faire passer ses paquets par de longs tests de QA ou doit supporter plusieurs architectures ou distributions binaires). Notre propre équipe de sécurité prépare également les alertes à l'avance. De temps en temps, d'autres problèmes de sécurité doivent être traités avant que l'alerte en attente puisse être diffusée, cela laisse donc temporairement vide un ou plusieurs numéros d'alerte. 11.3.11. Comment joindre l'équipe de sécurité ? ----------------------------------------------- Les informations de sécurité peuvent être envoyées à security@debian.org (mailto:security@debian.org), qui est lu par tous les développeurs Debian. Si vous disposez d'informations sensibles, veuillez utiliser team@security.debian.org (mailto:team@security.debian.org) qui n'est lu que par les membres de l'équipe de sécurité. Si vous le désirez, le courriel peut être chiffré à l'aide de la clef de contact de la sécurité Debian (identifiant de clé 0x363CCD95 (http://pgpkeys.pca.dfn.de:11371/pks/lookup?search=0x363CCD95op=vindex)). 11.3.12. Quelles différence existe-t-il entre security@debian.org et debian-security@lists.debian.org ? ---------------------------------------------------------------------------- Lorsque vous envoyez des messages à security@debian.org, ceux-ci sont envoyés aux listes de diffusion des développeurs (debian-private). Tous les développeurs Debian sont inscrits à cette liste et tous les envois à cette liste sont tenus confidentiels (i.e. ne sont pas archivés sur le site web public). La liste de diffusion publique debian-security@lists.debian.org est ouverte à tous ceux qui désirent s'y inscrire (http://www.debian.org/MailingLists/), et des archives sont disponible pour la recherche à partir du site Internet ici (http://lists.debian.org/search.html). 11.3.13. Comment puis-je aider l'équipe de sécurité Debian ? ------------------------------------------------------------ * En contribuant à ce document, en résolvant les FIXMEs ou en fournissant un nouveau contenu. La documentation est importante et réduit le nombre de réponses aux problèmes courants. La traduction de ce document dans d'autres langues est également un bonne contribution. * En empaquetant des applications utiles pour vérifier ou améliorer la sécurité d'un système Debian GNU/Linux. Si vous n'êtes pas un développeur, remplissez un rapport de bogue WNPP (http://www.debian.org/devel/wnpp/) et proposez des logiciels que vous pensez utiles et qui ne sont pas encore disponibles. * Contrôlez les applications dans Debian ou aidez à résoudre les bogues et rapportez les problèmes à security@debian.org. Le travail d'autres projets tels que Linux Kernel Security Audit Project (http://kernel-audit.sourceforge.net/) ou Linux Security-Audit Project (http://www.lsap.org/) accroît la sécurité de Debian GNU/Linux car les contributions apporteront peut-être une aide supplémentaire. Dans tous les cas, s'il vous plaît, passez en revue chaque problème avant de les rapporter à security@debian.org. Si vous êtes capable de fournir des rustines, cela accélérera le processus. Ne faites pas simplement suivre le courrier de Bugtraq étant donné qu'ils l'ont déjà reçu. Fournir des informations supplémentaires est cependant toujours une bonne idée. 11.3.14. Qui compose l'équipe de sécurité ? ------------------------------------------- L'équipe de sécurité Debian se résume à cinq membres et deux secrétaires. L'équipe de sécurité elle-même invite tout le monde à se joindre à l'équipe. 11.3.15. L'équipe de sécurité Debian vérifie-t-elle chaque nouveau paquet dans Debian ? ---------------------------------------------------------------------------- Non, l'équipe de sécurité Debian ne vérifie pas tous les paquets et il n'existe pas de vérification automatique (lintian) afin de déceler de nouveaux paquets malveillants étant donné que ces vérifications sont plutôt impossibles à détecter automatiquement. Toutefois, les développeurs sont complètement responsables du logiciel qu'ils introduisent dans Debian et tout logiciel est d'abord signé par un développeur habilité. Celui-ci a la responsabilité d'analyser la sécurité du paquet qu'il maintient. 11.3.16. Combien de temps faudra-t-il à debian pour résoudre la vulnérabilité XXXX? ---------------------------------------------------------------------------- L'équipe de sécurité Debian travaille rapidement pour envoyer les alertes et produire des paquets corrigés pour la branche stable une fois que la vulnérabilité a été découverte. Un rapport publié sur la liste de diffusion debian-security (http://lists.debian.org/debian-security/2001/debian-security-200112/msg00257.html) a montré que durant l'année 2001, il a fallu un temps moyen de 35 jours à l'équipe de sécurité Debian pour corriger les vulnérabilités découvertes. Cependant, plus de 50 % de ces vulnérabilités ont été réparées dans une durée de dix jours, et plus de 15 % de celles-ci ont été réparées _le jour même_ de la sortie de l'alerte. Cependant, quand ils posent cette question, les gens ont tendance à oublier que : * Les DSA ne sont pas envoyées avant que : * les paquets soient disponibles pour _toutes_ les architectures supportées par Debian (ce qui prend du temps pour les paquets qui font partie intégrante du système de base, spécialement si l'on considère le nombre d'architectures supportées dans la version stable) ; * les nouveaux paquets sont ensuite testés pour s'assurer qu'aucun nouveau bug n'est introduit. * Les paquets peuvent être disponibles avant que la DSA ne soit envoyée (dans la file d'arrivée ou sur les miroirs). * Debian est un projet basé sur le volontariat. * La licence de Debian comprend une clause de « non garantie ». Si vous désirez une analyse plus poussée du temps que cela prend à l'équipe de sécurité Debian de travailler sur les vulnérabilités, vous devriez considérer que les nouvelles DSA (voir Section 7.2, `Alertes de sécurité Debian') publiées sur le site web de sécurité (http://security.debian.org) et les méta-données utilisées pour les générer incluent des liens vers les bases de données de vulnérabilités. Vous pouvez télécharger les sources depuis le serveur web (depuis le CVS (http://cvs.debian.org)) ou utiliser les pages HTML pour déterminer le temps que cela prend à Debian pour corriger les vulnérabilités et corréler cette donnée avec les bases de données publiques. ------------------------------------------------------------------------------- A. La procédure de durcissement étape par étape ----------------------------------------------- Vous trouverez ci-dessous une procédure post-installation pour durcir un système Debian 2.2 GNU/Linux. Il s'agit d'une approche possible pour une telle procédure et celle-ci est orientée sur le renforcement des services réseaux. Elle est incluse pour présenter le processus entier que vous pouvez utiliser pendant la configuration. Veuillez également voir Annexe B, `Liste des contrôles de configuration.'. * Faire une installation du système (tenez compte des informations dans ce manuel concernant le partitionnement). Après l'installation du système de base, allez dans l'installation personnalisée, ne sélectionnez pas de paquets de tâches (_task_). Sélectionnez les mots de passe ombrés (_shadow_). * Passer les paquets en revue avec `dselect' et retirer les paquets non nécessaire mais sélectionnés auparavant avant de faire [I]nstall. Laisser le strict minimum de logiciels sur le système. * Actualiser tous les logiciels à partir des paquets les plus récents disponibles sur security.debian.org comme décrit précédemment dans Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité'. * Appliquer les suggestions présentées dans ce manuel concernant les quotas utilisateur, les définitions des connexion et `lilo'. * Faire une liste de services actifs sur votre système. Exécuter ceci : $ ps aux $ netstat -pn -l -A inet # /usr/sbin/lsof -i | grep LISTEN Vous devrez installer `lsof-2.2' pour que la troisième commande fonctionne (à lancer en root). Vous devriez faire attention car `lsof' peut traduire le mot LISTEN pour votre langue. * Afin de retirer les services non nécessaires, déterminer avant tout quels paquets fournissent le service et comment ils sont lancés. Cette tâche peut être facilement réalisée en vérifiant le programme qui écoute la « socket », l'exemple suivant nous le montre en utilisant ces outils et `dpkg' : #!/bin/sh # FIXME: ceci est vite fait, mal fait ; à remplacer par un bout # de script plus robuste for i in `sudo lsof -i | grep LISTEN | cut -d " " -f 1 |sort -u` ; do pack=`dpkg -S $i |grep bin |cut -f 1 -d : | uniq` echo "Service $i is installed by $pack"; init=`dpkg -L $pack |grep init.d/ ` if [ ! -z "$init" ]; then echo "and is run by $init" fi done * Une fois les services indésirables trouvés, supprimer le paquet (avec `dpkg --purge') ou utiliser `update-rc.d' (voir Section 3.6.1, `Désactivation de services démon') de façon à le retirer du système de démarrage. * Pour les services inetd (lancés par le super-démon), vérifier quels services sont activés dans `/etc/inetd.conf' avec : $ grep -v "^#" /etc/inetd.conf | sort -u et désactiver ceux qui ne sont pas nécessaire en commentant la ligne qui les inclut dans `/etc/inetd.conf', en supprimant le paquet ou en utilisant `update-inetd'. * Si vous avez des services « wrappés » (ceux utilisant `/usr/sbin/tcpd'), vérifier que les fichiers `/etc/hosts.allow' et `/etc/hosts.deny' sont configurés d'après vos règles de services. * Si le serveur utilise plus d'une interface externe, vous pouvez avoir envie de limiter les services pour qu'ils n'écoutent que sur une seule d'entre elles. Par exemple, si vous voulez un accès FTP interne, paramétrez le démon FTP afin qu'il n'écoute que sur l'interface désirée et non toutes les interfaces (c'est-à-dire 0.0.0.0:21). * Redémarrez la machine ou passer en mode utilisateur seul puis revenez en mode multi-utilisateur avec : $ init 1 (....) $ init 2 * Vérifiez que les services sont maintenant disponibles et, si nécessaire, répétez les étapes ci-dessus. * Installez maintenant les services nécessaires si vous ne l'avez pas encore fait et configurez les correctement. * Utilisez la commande shell suivante pour déterminer quel utilisateur est utilisé pour lancer chaque service disponible : $ for i in `/usr/sbin/lsof -i |grep LISTEN |cut -d " " -f 1 |sort -u`; \ > do user=`ps ef |grep $i |grep -v grep |cut -f 1 -d " "` ; \ > echo "Le service $i a été lancé en tant qu'utilisateur $user"; done Pensez à changer les utilisateur et groupe lançant ces services pour un utilisateur/groupe donné et peut-être utiliser `chroot' pour augmenter le niveau de sécurité. Vous pouvez procéder en changeant les scripts de démarrage de services de `/etc/init.d'. La plupart des services dans la Debian utilisent `start-stop-daemon' qui propose des options (`--change-uid' et `--chroot') pour faire cela. Un petit avertissement concernant l'utilisation de `chroot' pour des services est nécessaire : vous aurez peut-être besoin de mettre tous les fichiers installés par le paquet (utilisez dpkg -L) fournissant le service ainsi que les paquets dont il dépend dans l'environnement `chroot'. Des informations sur la mise en place d'un environnement `chroot' pour le programme `ssh' peut être trouvée dans Annexe G, `Environnement de `chroot' pour `SSH''. * Répéter les étapes ci-dessus afin de vérifier que seuls les services désirés sont lancés et qu'ils fonctionnent avec une combinaison utilisateur/groupe désirée. * Tester les services installés afin de voir si leur fonctionnement est bien celui souhaité. * Vérifier le système en utilisant un scanner de vulnérabilités (comme `nessus') de façon à déterminer les vulnérabilités du système (mauvaise configuration, services vieux ou non nécessaires). * Mettre en place des mesures contre les intrusions réseaux et hôtes comme `snort' et `logcheck'. * Répéter l'étape du scanner de réseaux et vérifier que le système de détection d'intrusion fonctionne correctement. Pour les personnes vraiment paranoïaques, vous pouvez également prendre en considération ce qui suit : * Ajouter au système des possibilités de pare-feux, acceptant les connexions entrantes uniquement pour les services définis et limitant les connexions sortantes à celles autorisées. * Revérifier l'installation avec une nouvelle évaluation de vulnérabilité à l'aide d'un scanner de réseaux. * Vérifier les connexions sortantes en utilisant un scanner de réseaux depuis le système jusqu'à un hôte à l'extérieur et vérifier que les connexions non voulues ne trouvent pas leur sortie. FIXME: cette procédure considère le durcissement de service, mais pas le renforcement du système au niveau utilisateur, incluant des informations à propos de la vérification des permissions utilisateurs, les fichiers setuid et le gel des changements dans le système en utilisant le système de fichiers ext2. ------------------------------------------------------------------------------- B. Liste des contrôles de configuration. ---------------------------------------- Cet appendice récapitule brièvement les points des autres sections de ce manuel sous une forme condensée de liste de contrôles. Ceci est un petit résumé pour une personne qui a déjà lu le manuel. Il existe d'autres listes de contrôles disponibles, y compris la sécurisation de Linux pas à pas (http://seifried.org/security/os/linux/20020324-securing-linux-step-by-step.html) de Kurt Seifried et la liste de contrôles de sécurité Unix du CERT (http://www.cert.org/tech_tips/usc20_full.html). FIXME: Ceci est basé sur la version 1.4 du manuel et a peut-être besoin d'une mise à jour. * Limiter les accès physiques et les possibilités de démarrage. * Activer un mot de passe pour le BIOS. * Désactiver le démarrage sur disquette/cdrom/... * Mettre un mot de passe à LILO ou GRUB (respectivement `/etc/lilo.conf' ou `/boot/grub/menu.lst') ; vérifier que le fichier de configuration de LILO ou de GRUB est en lecture seule. * Interdire le démarrage par disquette sur le MBR en récrivant par dessus le MBR (peut-être pas ?) * Partitionnement * Séparer les données où les utilisateurs peuvent écrire, les données non-système, et les données d'exécution qui changent rapidement dans leurs propres partitions * Mettre les options de montage `nosuid,noexec,nodev' dans `/etc/fstab' sur les partitions ext2 tel que `/tmp'. * Hygiène pour les mots de passes et la sécurité des connexions. * Choisir un bon mot de passe root. * Activer les mots de passes ombré et MD5. * Installer et utiliser PAM. * Ajouter le support du MD5 à PAM et s'assurer que (de manière générale) les entrées dans les fichiers `/etc/pam.d/' qui autorisent l'accès à la machine ont un second champ dans le fichier pam.d positionné à `requisite' ou `required'. * Modifier `/etc/pam.d/login' pour que seul le root puisse se connecter localement. * Indiquer également les consoles (_ttys_) autorisées dans `/etc/security/access.conf' et généralement configurer ce fichier pour limiter le plus possible les connexions de root. * Ajouter pam_limits.so si vous voulez fixer des limites par utilisateur. * Modifier `/etc/pam.d/passwd' : augmenter la taille minimum du mot de passe (6 caractères peut-être) et activer MD5. * Ajouter le groupe wheel à `/etc/group' si vous voulez ; ajouter l'entrée pam_wheel.so group=wheel au fichier `/etc/pam.d/su'. * Pour les contrôles d'usage par utilisateur, utiliser les entrées appropriées dans pam_listfile.so. * Avoir un fichier `/etc/pam.d/other' et mettre en place une sécurité reserrée. * Fixer des limites dans `/etc/security/limits.conf' (notez que `/etc/limits' n'est pas utilisé si vous utilisez PAM) * Resserrer `/etc/login.defs' ; de même que, si vous activez MD5 et/ou PAM, assurez-vous de faire également les changements ici. * Désactiver l'accès par ftp à l'utilisateur root dans le fichier `/etc/ftpusers'. * Désactiver la connexion par réseau de root ; utiliser su(1) ou sudo(1). (considérer l'installation du paquet `sudo') * Utiliser PAM pour imposer des contraintes supplémentaires sur les connexions ? * Autres problèmes de sécurité locaux * Modifications du noyau (voir Section 4.17.1, `Configuration des options réseaux du noyau') * Rustines pour noyaux (voir Section 4.13, `Les utilitaires pour ajouter des rustines au noyau') * Resserrer les permissions sur les fichiers journaux. (`/var/log/{last,fail}log', journaux d'Apache) * Vérifier que la vérification de setuid est activée dans `/etc/checksecurity.conf' * Penser à créer des fichiers journaux en avec uniquement le droit d'ajout et des fichiers de configuration invariants en utilisant chattr (système de fichiers ext2 uniquement) * Mettre en place une vérification d'intégrité des fichiers (voir Section 4.16.3, `Vérifier l'intégrité des systèmes de fichiers'). Installer `debsums' * Impression de tous les fichiers journaux sur une imprimante locale ? * Graver votre configuration sur un CD amorçable et démarrer dessus? * Désactiver les modules pour le noyau ? * Restreindre les accès réseaux * Installer et configurer `ssh' (suggérer PermitRootLogin No dans `/etc/ssh', PermitEmptyPasswords No; noter également d'autres suggestions dans le texte) * Envisager la désactivation ou la suppression de `in.telnetd'. * Généralement, désactiver les services inutiles dans le fichier `/etc/inetd.conf' en utilisant `update-inetd --disable' (ou désactiver inetd complètement, ou utiliser une solution de rechange tel `xinetd' ou `rlinetd'). * Désactiver les autres services inutiles ; courriel, ftp, DNS, www, etc. ne devraient pas être lancés si vous n'en avez pas besoin et veillez à les surveiller régulièrement. * Pour les services dont vous avez besoin, n'utilisez pas simplement les programmes communs, rechercher des versions plus sécurisées disponibles dans Debian (ou depuis tout autre source). Peu importe celle que vous utiliserez, assurez-vous que vous compreniez bien les risques induits. * Mettre en place des prisons `chroot' pour les utilisateurs et démons extérieurs. * Configurer un pare-feux et les tcpwrappers (voir hosts_access(5)) ; notez l'astuce pour `/etc/hosts.deny' dans le texte. * Si vous utilisez ftp, mettre en place un serveur ftpd qui sera toujours lancé dans un environnement de `chroot' au répertoire personnel de l'utilisateur. * Si vous utilisez X, désactiver l'authentification xhost et utiliser plutôt `ssh' ; de façon encore plus sécurisée, désactiver X à distance si vous le pouvez (ajouter -nolisten tcp à la ligne de commande de X et désactiver XDMCP dans le fichier `/etc/X11/xdm/xdm-config' en plaçant la valeur 0 à requestPort). * Désactiver l'accès aux imprimantes de l'extérieur. * Encrypter toute session IMAP ou POP via SSL ou `ssh' ; installez stunnel si vous voulez fournir ce service pour des utilisateurs de courriels à distance. * Mettre en place un hôte de journaux et configurer les autres machines pour qu'elles envoient les journaux à cet hôte (`/etc/syslog.conf'). * Sécuriser BIND, Sendmail et tout autre démon complexe (Lancer dans une prison `chroot' ; lancer en tant qu'utilisateur non-root) * Installer snort ou un outil similaire. * Faire sans NIS et RPC si vous le pouvez (désactiver portmap). * Problèmes de règlement * Éduquer les utilisateurs sur le pourquoi et le comment de vos règles. Lorsque que vous interdisez quelque chose qui est généralement disponible sur d'autres systèmes, fournissez-leur une documentation qui explique comment arriver aux mêmes résultats d'une manière plus sécurisée. * Interdire l'utilisation de protocoles qui utilisent des mots de passe en clair (`telnet', `rsh' et similaire ; ftp, imap, http, ...). * Interdire les programmes qui utilisent la SVGAlib. * Utiliser les quotas disques. * Rester informé à propos des problèmes de sécurité * S'abonner aux listes de discussions liées à la sécurité. * Configurer `apt' pour les mises à jour de sécurité --- ajouter une entrée (ou plusieurs entrées) à `/etc/apt/sources.list' pour http://security.debian.org/debian-security * Se rappeler périodiquement de lancer `apt-get update ; apt-get upgrade' (mettre en place peut-être une tâche `cron' ?) comme expliqué dans Section 4.2, `Faire une mise à jour de sécurité'. ------------------------------------------------------------------------------- C. Paramétrer un IDS autonome ----------------------------- Vous pouvez facilement mettre en place un système Debian autonome comme Système de Détection d'Intrusion en utilisant `snort'. Quelques lignes de conduite : * Installer un système de base Debian et ne pas sélectionner de paquets supplémentaires. * Télécharger et installer manuellement (avec dpkg) les paquets nécessaire (voir la liste de paquets installée ci-dessous). * Télécharger et installer ACID (_Analysis Console for Intrusion Databases_). ACID est actuellement empaqueté pour Debian sous le nom d'`acidlab'. Le paquet fournit une interface web graphique à la sortie de snort. Il peut également être téléchargé depuis http://www.cert.org/kb/acid/, http://acidlab.sourceforge.net ou http://www.andrew.cmu.edu/~rdanyliw/snort/. Vous pouvez également vouloir lire le guide des statistiques de Snort (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Snort-Statistics-HOWTO/index.html). Le système devrait être mis en place avec au moins deux interfaces : l'une connectée à un réseau de gestion (pour accéder aux résultats et maintenir le système), l'autre sans adresse IP liée au segment du réseau à analyser. Le fichier standard Debian `/etc/network/interfaces' normalement utilisé pour configurer les cartes réseau ne peut pas être utilisé étant donné que les programmes `ifup' et `ifdown' attendent une adresse IP. Vous devez faire, simplement, `ifconfig eth0 up'. En plus de l'installation standard Debian, `acidlab' dépend également des paquets `php4' et `apache' entre autres. Téléchargez les paquets suivants (note : les versions peuvent différer en fonction de la distribution Debian que vous utilisez, cette liste est pour Debian _Woody_ de septembre 2001) : ACID-0.9.5b9.tar.gz adduser_3.39_all.deb apache-common_1.3.20-1_i386.deb apache_1.3.20-1_i386.deb debconf_0.9.77_all.deb dialog_0.9a-20010527-1_i386.deb fileutils_4.1-2_i386.deb klogd_1.4.1-2_i386.deb libbz2-1.0_1.0.1-10_i386.deb libc6_2.2.3-6_i386.deb libdb2_2.7.7-8_i386.deb libdbd-mysql-perl_1.2216-2_i386.deb libdbi-perl_1.18-1_i386.deb libexpat1_1.95.1-5_i386.deb libgdbmg1_1.7.3-27_i386.deb libmm11_1.1.3-4_i386.deb libmysqlclient10_3.23.39-3_i386.deb libncurses5_5.2.20010318-2_i386.deb libpcap0_0.6.2-1_i386.deb libpcre3_3.4-1_i386.deb libreadline4_4.2-3_i386.deb libstdc++2.10-glibc2.2_2.95.4-0.010703_i386.deb logrotate_3.5.4-2_i386.deb mime-support_3.11-1_all.deb mysql-client_3.23.39-3_i386.deb mysql-common_3.23.39-3.1_all.deb mysql-server_3.23.39-3_i386.deb perl-base_5.6.1-5_i386.deb perl-modules_5.6.1-5_all.deb perl_5.6.1-5_i386.deb php4-mysql_4.0.6-4_i386.deb php4_4.0.6-1_i386.deb php4_4.0.6-4_i386.deb snort_1.7-9_i386.deb sysklogd_1.4.1-2_i386.deb zlib1g_1.1.3-15_i386.deb Paquets installés (dpkg -l) : ii adduser 3.39 ii ae 962-26 ii apache 1.3.20-1 ii apache-common 1.3.20-1 ii apt 0.3.19 ii base-config 0.33.2 ii base-files 2.2.0 ii base-passwd 3.1.10 ii bash 2.03-6 ii bsdutils 2.10f-5.1 ii console-data 1999.08.29-11. ii console-tools 0.2.3-10.3 ii console-tools- 0.2.3-10.3 ii cron 3.0pl1-57.2 ii debconf 0.9.77 ii debianutils 1.13.3 ii dialog 0.9a-20010527- ii diff 2.7-21 ii dpkg 1.6.15 ii e2fsprogs 1.18-3.0 ii elvis-tiny 1.4-11 ii fbset 2.1-6 ii fdflush 1.0.1-5 ii fdutils 5.3-3 ii fileutils 4.1-2 ii findutils 4.1-40 ii ftp 0.10-3.1 ii gettext-base 0.10.35-13 ii grep 2.4.2-1 ii gzip 1.2.4-33 ii hostname 2.07 ii isapnptools 1.21-2 ii joe 2.8-15.2 ii klogd 1.4.1-2 ii ldso 1.9.11-9 ii libbz2-1.0 1.0.1-10 ii libc6 2.2.3-6 ii libdb2 2.7.7-8 ii libdbd-mysql-p 1.2216-2 ii libdbi-perl 1.18-1 ii libexpat1 1.95.1-5 ii libgdbmg1 1.7.3-27 ii libmm11 1.1.3-4 ii libmysqlclient 3.23.39-3 ii libncurses5 5.2.20010318-2 ii libnewt0 0.50-7 ii libpam-modules 0.72-9 ii libpam-runtime 0.72-9 ii libpam0g 0.72-9 ii libpcap0 0.6.2-1 ii libpcre3 3.4-1 ii libpopt0 1.4-1.1 ii libreadline4 4.2-3 ii libssl09 0.9.4-5 ii libstdc++2.10 2.95.2-13 ii libstdc++2.10- 2.95.4-0.01070 ii libwrap0 7.6-4 ii lilo 21.4.3-2 ii locales 2.1.3-18 ii login 19990827-20 ii makedev 2.3.1-46.2 ii mawk 1.3.3-5 ii mbr 1.1.2-1 ii mime-support 3.11-1 ii modutils 2.3.11-13.1 ii mount 2.10f-5.1 ii mysql-client 3.23.39-3 ii mysql-common 3.23.39-3.1 ii mysql-server 3.23.39-3 ii ncurses-base 5.0-6.0potato1 ii ncurses-bin 5.0-6.0potato1 ii netbase 3.18-4 ii passwd 19990827-20 ii pciutils 2.1.2-2 ii perl 5.6.1-5 ii perl-base 5.6.1-5 ii perl-modules 5.6.1-5 ii php4 4.0.6-4 ii php4-mysql 4.0.6-4 ii ppp 2.3.11-1.4 ii pppconfig 2.0.5 ii procps 2.0.6-5 ii psmisc 19-2 ii pump 0.7.3-2 ii sed 3.02-5 ii setserial 2.17-16 ii shellutils 2.0-7 ii slang1 1.3.9-1 ii snort 1.7-9 ii ssh 1.2.3-9.3 ii sysklogd 1.4.1-2 ii syslinux 1.48-2 ii sysvinit 2.78-4 ii tar 1.13.17-2 ii tasksel 1.0-10 ii tcpd 7.6-4 ii telnet 0.16-4potato.1 ii textutils 2.0-2 ii update 2.11-1 ii util-linux 2.10f-5.1 ii zlib1g 1.1.3-15 ------------------------------------------------------------------------------- D. Configuration d'un pare-feu pont ----------------------------------- Ces informations sont fournies par Francois Bayart pour aider les utilisateurs à mettre en place un pare-feu/pont avec le noyau 2.4.x et `iptables'. Des correctifs de noyau ne sont plus nécessaires car le code est maintenant une partie standard de la distribution du noyau Linux. Pour configurer le noyau avec la prise en charge nécessaire, exécutez `make menuconfig' ou `make xconfig'. Dans la section _Networking options_, activez les options suivantes : [*] Network packet filtering (replaces ipchains) [ ] Network packet filtering debugging (NEW) <*> 802.1d Ethernet Bridging [*] netfilter (firewalling) support (NEW) Avertissement : vous devez désactiver ceci si vous voulez appliquer des règles de pare-feu ou sinon `iptables' ne fonctionnera pas : [ ] Network packet filtering debugging (NEW) Ensuite, ajoutez les options correctes dans la section _IP: Netfilter Configuration_. Puis, compilez et installez le noyau. Si vous désirez le faire à la _sauce Debian_, installez `kernel-package' et exécutez `make-kpkg' pour créer un paquet noyau personnalisé Debian que vous pouvez installer sur votre serveur en utilisant dpkg. Une fois que le nouveau noyau est compilé et installé, installez le paquet `bridge-utils'. Une fois que ces étapes sont complétées, vous pouvez terminer la configuration de votre pont. La section suivante présente deux configurations différentes possibles pour le pont, chacune avec une carte réseau hypothétique ainsi que les commandes nécessaires. D.1. Un pont fournissant des fonctionnalités de translations d'adresse (NAT) et de pare-feu ---------------------------------------------------------------------------- La première configuration utilise le pont comme un pare-feu avec de la translation d'adresse réseau (NAT) qui protège un serveur et des clients du réseau interne. Voici ci-dessous un diagramme de la configuration réseau : Internet -- routeur ( 62.3.3.25 ) -- pont (62.3.3.26 gw 62.3.3.25 / 192.168.0.1) | | |-- serveur WWW (62.3.3.27 gw 62.3.3.25) | | réseau -- Zipowz (192.168.0.2 gw 192.168.0.1) Les commandes suivantes présentent comment ce pont peut être configuré. # Crée l'interface br0 /usr/sbin/brctl addbr br0 # Ajoute l'interface Ethernet à utiliser avec le pont /usr/sbin/brctl addif br0 eth0 /usr/sbin/brctl addif br0 eth1 # Active l'interface Ethernet /sbin/ifconfig eth0 0.0.0.0 /sbin/ifconfig eth1 0.0.0.0 # Configure le pont ethernet # Le pont sera correct et invisible (pare-feu transparent). # Il est invisible au traceroute et vous conservez la passerelle # réelle sur les autres machines. Maintenant, si vous le désirez, # vous pouvez configurer une passerelle sur votre pont et la # choisir comme votre nouvelle passerelle pour les autres machines. /sbin/ifconfig br0 62.3.3.26 netmask 255.255.255.248 broadcast 62.3.3.32 # J'ai ajouté cette IP interne pour créer ma translation d'adresse ip addr add 192.168.0.1/24 dev br0 /sbin/route add default gw 62.3.3.25 D.2. Un pont fournissant des fonctionnalités de pare-feu -------------------------------------------------------- Une seconde possibilité est un système qui est mis en place comme un pare-feu transparent pour un réseau avec un espace d'adresse IP public. Internet -- routeur (62.3.3.25) -- pont (62.3.3.26) | | |-- serveur WWW (62.3.3.28 gw 62.3.3.25) | | |-- serveur de courriel (62.3.3.27 gw 62.3.3.25) Les commandes suivantes montrent comment ce pont peut être configuré. # Crée l'interface br0 /usr/sbin/brctl addbr br0 # Ajouter l'interface Ethernet à utiliser avec le pont /usr/sbin/brctl addif br0 eth0 /usr/sbin/brctl addif br0 eth1 # Active l'interface Ethernet /sbin/ifconfig eth0 0.0.0.0 /sbin/ifconfig eth1 0.0.0.0 # Configure le pont Ethernet # Le pont sera correct et invisible (pare-feu transparent). # Il est invisible au traceroute et vous conservez la passerelle # réelle sur les autres machines. Maintenant, si vous le désirez, # vous pouvez configurer une passerelle sur votre pont et la # choisir comme votre nouvelle passerelle pour les autres machines. /sbin/ifconfig br0 62.3.3.26 netmask 255.255.255.248 broadcast 62.3.3.32 Si vous lancez un traceroute vers le serveur de courriel Linux, vous ne verrez pas le pont. Si vous voulez accéder au pont avec `ssh', vous devez avoir une passerelle ou vous devez tout d'abord vous connecter sur un autre serveur comme le « serveur de courriel », puis ensuite vous connecter sur le pont oar la carte réseau interne. D.3. Règles de base d'IPtables ------------------------------ Voici un exemple des règles de base qui pourraient être utilisées pour l'une ou l'autre des configuration. iptables -F FORWARD iptables -P FORWARD DROP iptables -A FORWARD -s 0.0.0.0/0.0.0.0 -d 0.0.0.0/0.0.0.0 -m state --state INVALID -j DROP iptables -A FORWARD -m state --state ESTABLISHED,RELATED -j ACCEPT # Quelques règles amusantes, mais pas pour un iptables classique, # désolé... # Limite ICMP # iptables -A FORWARD -p icmp -m limit --limit 4/s -j ACCEPT # Correspond à une chaîne de caractères, une bonne méthode simple pour # bloquer certaines VIRUS très rapidement # iptables -I FORWARD -j DROP -p tcp -s 0.0.0.0/0 -m string --string "cmd.exe" # Bloque toutes les connexions MySQL simplement pour être sûr iptables -A FORWARD -p tcp -s 0/0 -d 62.3.3.0/24 --dport 3306 -j DROP # Règles du serveur de courriel Linux # Autorise FTP-DATA (20) , FTP (21) , SSH (22) iptables -A FORWARD -p tcp -s 0.0.0.0/0 -d 62.3.3.27/32 --dport 20:22 -j ACCEPT # Autorise le serveur de courriel à e connecter à l'extérieur # Note : Ceci n'est *pas* nécessaire pour les connexions précédentes # (rappelez-vous : filtrage à état) et peut être supprimé. iptables -A FORWARD -p tcp -s 62.3.3.27/32 -d 0/0 -j ACCEPT # Règles pour le serveur WWW # Autorise les connexions HTTP ( 80 ) avec le serveur WWW iptables -A FORWARD -p tcp -s 0.0.0.0/0 -d 62.3.3.28/32 --dport 80 -j ACCEPT # Autorise les connexions HTTPS ( 443 ) avec le serveur WWW iptables -A FORWARD -p tcp -s 0.0.0.0/0 -d 62.3.3.28/32 --dport 443 -j ACCEPT # Autorise les connexions sortantes du serveur WWW # Note : Ceci n'est *pas* nécessaire pour les connexions précédentes # (rappelez-vous : filtrage à état) et peut être supprimé. iptables -A FORWARD -p tcp -s 62.3.3.28/32 -d 0/0 -j ACCEPT ------------------------------------------------------------------------------- E. Exemple de script pour changer l'installation par défaut de Bind. -------------------------------------------------------------------- Ce script automatise la procédure de changement de l'installation par défaut du serveur de noms `bind' pour qu'il ne fonctionne _pas_ en tant que super-utilisateur. Utilisez-le avec la plus extrême attention car il n'a pas été testé rigoureusement. #!/bin/sh # Change la configuration par défaut du bind de Debian pour qu'il # s'exécute en tant qu'un utilisateur et un groupe non-root. # # ATT : Ce script n'a pas été testé rigoureusement, veuillez vérifier # les changements effectués sur les scripts d'initialisation # (c) 2002 Javier Fernández-Sanguino Peña # # This program is free software; you can redistribute it and/or modify # it under the terms of the GNU General Public License as published by # the Free Software Foundation; either version 1, or (at your option) # any later version. # # This program is distributed in the hope that it will be useful, # but WITHOUT ANY WARRANTY; without even the implied warranty of # MERCHANTABILITY or FITNESS FOR A PARTICULAR PURPOSE. See the # GNU General Public License for more details. # # Please see the file `COPYING' for the complete copyright notice. # restore() { # Au cas où, restaure le système si le changement échoue echo "WARN: Restoring to the previous setup since I'm unable to properly change it." echo "WARN: Please check the $INITDERR script." mv $INITD $INITDERR cp $INITDBAK $INITD } USER=named GROUP=named INITD=/etc/init.d/bind INITDBAK=$INITD.preuserchange INITDERR=$INITD.changeerror START="start-stop-daemon --start --quiet --exec /usr/sbin/named -- -g $GROUP -u $USER" AWKS="awk ' /start-stop-daemon --start/ { print \"$START\"; noprint = 1; }; /\/usr\/sbin\/ndc reload/ { print \"stop; sleep 2; start;\"; noprint = 1; } /\\\\$/ { if ( noprint != 0 ) { noprint = noprint + 1;} } /^.*$/ { if ( noprint != 0 ) { noprint = noprint - 1; } else { print \$0; } } '" [ `id -u` -ne 0 ] && { echo "This program must be run by the root user" exit 1 } RUNUSER=`ps eo user,fname |grep named |cut -f 1 -d " "` if [ "$RUNUSER" = "$USER" ] then echo "WARN: The name server running daemon is already running as $USER" echo "ERR: This script will not many any changes to your setup." exit 1 fi if [ ! -f $INITD ] then echo "ERR: This system does not have $INITD (which this script tries to change)" RUNNING=`ps eo fname |grep named` [ -z "$RUNNING" ] && \ echo "ERR: In fact the name server daemon is not even running (is it installed?)" echo "ERR: No changes will be made to your system" exit 1 fi # Vérifie si le groupe named existe if [ -z "`grep $GROUP /etc/group`" ] then echo "Creating group $GROUP:" addgroup $GROUP else echo "WARN: Group $GROUP already exists. Will not create it" fi # Pareil pour l'utilisateur if [ -z "`grep $USER /etc/passwd`" ] then echo "Creating user $USER:" adduser --system --home /home/$USER \ --no-create-home --ingroup $GROUP \ --disabled-password --disabled-login $USER else echo "WARN: The user $USER already exists. Will not create it" fi # Change le script d'init.d # Tout d'abord, on fait une sauvegarde (vérifie en premier qu'il n'y en a pas # déjà une) if [ ! -f $INITDBAK ] then cp $INITD $INITDBAK fi # Puis, utilise-la pour la changer cat $INITDBAK | eval $AWKS > $INITD echo "WARN: The script $INITD has been changed, trying to test the changes." echo "Restarting the named daemon (check for errors here)." $INITD restart if [ $? -ne 0 ] then echo "ERR: Failed to restart the daemon." restore exit 1 fi RUNNING=`ps eo fname |grep named` if [ -z "$RUNNING" ] then echo "ERR: Named is not running, probably due to a problem with the changes." restore exit 1 fi # Vérifie que named fonctionne comme attendu RUNUSER=`ps eo user,fname |grep named |cut -f 1 -d " "` if [ "$RUNUSER" = "$USER" ] then echo "All has gone well, named seems to be running now as $USER." else echo "ERR: The script failed to automatically change the system." echo "ERR: Named is currently running as $RUNUSER." restore exit 1 fi exit 0 Le script précédent, exécuté sur le `bind' personnalisé de Woody (Debian 3.0) produira le fichier initd suivant après création de l'utilisateur et du groupe « named » : #!/bin/sh PATH=/sbin:/bin:/usr/sbin:/usr/bin test -x /usr/sbin/named || exit 0 start () { echo -n "Starting domain name service: named" start-stop-daemon --start --quiet \ --pidfile /var/run/named.pid --exec /usr/sbin/named echo "." } stop () { echo -n "Stopping domain name service: named" # --exec doesn't catch daemons running deleted instances of named, # as in an upgrade. Fortunately, --pidfile is only going to hit # things from the pidfile. start-stop-daemon --stop --quiet \ --pidfile /var/run/named.pid --name named echo "." } case "$1" in start) start ;; stop) stop ;; restart|force-reload) stop sleep 2 start ;; reload) /usr/sbin/ndc reload ;; *) echo "Usage: /etc/init.d/bind {start|stop|reload|restart|force-reload}" >&2 exit 1 ;; esac exit 0 ------------------------------------------------------------------------------- F. Mise à jour de sécurité protégée par un pare-feu --------------------------------------------------- Après une installation standard, un système peut toujours avec des failles de sécurité. À moins de pouvoir télécharger les mises à jour pour les paquets vulnérables depuis un autre système (ou si vous avez fait un miroir de security.debian.org pour utilisation en local), le système devra être connecté à l'Internet pour les téléchargements. Cependant, dès que vous vous connecter à l'Internet, vous exposez le système. Si l'un de vos services locaux est vulnérable, votre système peut même être compromis avant que la mise à jour ne soit terminée ! Cela peut sembler paranoïaque, mais en fait une analyse du Projet Honeynet (http://www.honeynet.org) a démontré que les systèmes peuvent être compromis en moins de trois jours, même si le système n'est pas connu publiquement (i.e., non publié dans les enregistrements DNS). Lorsque vous faites une mise à jour sur un système non protégé par un système externe comme un pare-feu, il est possible de configurer correctement votre pare-feu pour restreindre les connexions n'impliquant que la mise à jour de sécurité elle-même. L'exemple ci-dessous montre comment mettre en place des telles fonctionnalités de pare-feu, permettant les connexions depuis security.debian.org seulement et en historisant toutes les autres. FIXME: ajouter l'adresse IP pour security.debian.org dans /etc/hosts (car sinon vous avez besoin que le DNS fonctionne). FIXME: tester cette configuration pour voir si cela fonctionne correctement FIXME: cela ne fonctionnera qu'avec les URL HTTO car ftp peut avoir besoin du module ip_conntrack_ftp ou d'utiliser le mode passif. # iptables -F # iptables -L Chain INPUT (policy ACCEPT) target prot opt source destination Chain FORWARD (policy ACCEPT) target prot opt source destination Chain OUTPUT (policy ACCEPT) target prot opt source destination # iptables -P INPUT DROP # iptables -P FORWARD DROP # iptables -P OUTPUT DROP # iptables -A OUTPUT -d security.debian.org --dport 80 -j ACCEPT # iptables -A INPUT -m state --state ESTABLISHED,RELATED -j ACCEPT # iptables -A INPUT -p icmp -j ACCEPT # iptables -A INPUT -j LOG # iptables -A OUTPUT -j LOG # iptables -L Chain INPUT (policy DROP) target prot opt source destination ACCEPT all -- 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 state RELATED,ESTABLISHED ACCEPT icmp -- 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 LOG all -- anywhere anywhere LOG level warning Chain FORWARD (policy DROP) target prot opt source destination Chain OUTPUT (policy DROP) target prot opt source destination ACCEPT 80 -- anywhere security.debian.org LOG all -- anywhere anywhere LOG level warning ------------------------------------------------------------------------------- G. Environnement de `chroot' pour `SSH' --------------------------------------- Créer un environnement restreint pour `SSH' est un travail difficile à cause de ses dépendances et du fait que, à la différence d'autres serveurs, `SSH' fournit un shell distant pour les utilisateurs. C'est pourquoi vous devrez également considérer les applications que les utilisateurs auront le droit d'utiliser dans l'environnement. Si vous créer cette structure de fichiers sous, par exemple `/var/chroot/ssh', vous pouvez lancer le serveur `ssh' `chroot'é avec cette commande : # chroot /var/chroot/ssh /sbin/sshd -f /etc/sshd_config Cependant, notez que pour que SSH fonctionne, la partition où le chroot est mis en place ne doit pas être montée avec l'option _nodev_. Si vous utilisez cette option, vous obtiendrez l'erreur suivante : _PRNG is not seeded_ car `/dev/urandom' ne fonctionne pas dans le chroot. G.1. Utiliser `libpam_chroot' ----------------------------- La façon probablement la plus facile est d'utiliser le paquet `libpam_chroot' fourni dans Debian. Une fois que vous l'avez installé, vous devez : * modifier `/etc/pam.d/ssh' pour utiliser ce module PAM, ajouter cette ligne à la fin du fichier : session required pam_chroot.so * positionner l'environnement de chroot correct. Vous pouvez soit consulter `/usr/share/doc/libpam-chroot/examples/', utiliser `makejail' et mettre en place un environnement Debian minimal avec `debootstrap'. Assurez-vous que l'environnement inclut les périphériques nécessaires `/dev/ptmx' et `/dev/pty*' et le sous-répertoire `/dev/pts/' (exécuter MAKEDEV dans le répertoire `/dev' devrait être suffisant). * configurer `/etc/security/chroot.conf' pour que les utilisateurs que vous déterminez soient chrootés dans le répertoire que vous avez mis en place auparavant. Vous pouvez vouloir ajouter des répertoires indépendants pour différents utilisateurs afin qu'ils ne puissent voir ni le système complet, ni les uns les autres. * configurer SSH : si vous utilisez une version plus récente (après 3.4) d'OpenSSH qui utilise la séparation de privilèges, vous devrez le désactiver avec : UsePrivilegeSeparation no Notez que cela réduira la sécurité de votre système car le serveur OpenSSH fonctionnera avec l'utilisateur _root_. Cela veut dire que si une attaque à distance est trouvée sur OpenSSH, un attaquant obtiendra les droits de _root_ au lieu de ceux de _sshd_, ce qui compromettra le système en entier. [1] Note : cette information est également disponible (et peut-être plus à jour) dans `/usr/share/doc/libpam-chroot/README.Debian.gz', veuillez consulter ce fichier pour des informations plus à jour avant d'entreprendre les étapes ci-dessus. [1] Si vous utilisez un noyau implémentant le contrôle d'accès obligatoire (« Mandatory Access Control » ou MAC) (RSBAC/SElinux), vous pouvez éviter de changer cette configuration en autorisant simplement l'utilisateur _sshd_ à exécuter l'appel système chroot(). G.2. Créer l'environnement automatiquement (la manière simple) -------------------------------------------------------------- Vous pouvez facilement créer un environnement restraine avec le paquet `makejail' puisqu'il prend automatiquement soin de tracer le démon serveur (avec `strace'), et l'exécute sous l'environnement restreint. L'avantage de programmes qui génèrent automatiquement l'environnement de `chroot' est qu'ils sont capables de copier tout paquet vers l'environnement de `chroot' (en suivant même les dépendances de paquet et en s'assurant qu'il est complet). Fournir les applications aux utilisateurs est donc plus facile. Pour mettre en place l'environnement en utilisant les exemples fournis par `makejail', exécutez simplement la commande suivante : # makejail /usr/share/doc/makejail/examples/sshd.py Lisez le fichier d'exemple pour voir quels autres changements doivent être réalisés dans l'environnement. Certains de ces changements, comme la copie des répertoires personnels des utilisateurs, ne peuvent être réalisés automatiquement. Limitez également l'exposition des informations sensibles en ne copiant que les données d'un nombre donné d'utilisateurs des fichiers `/etc/shadow' ou `/etc/group'. L'environnement d'exemple suivant a été (légèrement) testé et est construit avec le fichier de configuration fourni par le paquet et inclut le paquet `fileutils' : . |-- bin | |-- ash | |-- bash | |-- chgrp | |-- chmod | |-- chown | |-- cp | |-- csh -> /etc/alternatives/csh | |-- dd | |-- df | |-- dir | |-- fdflush | |-- ksh | |-- ln | |-- ls | |-- mkdir | |-- mknod | |-- mv | |-- rbash -> bash | |-- rm | |-- rmdir | |-- sh -> bash | |-- sync | |-- tcsh | |-- touch | |-- vdir | |-- zsh -> /etc/alternatives/zsh | `-- zsh4 |-- dev | |-- null | |-- ptmx | |-- pts | |-- ptya0 (...) | |-- tty | |-- tty0 (...) | `-- urandom |-- etc | |-- alternatives | | |-- csh -> /bin/tcsh | | `-- zsh -> /bin/zsh4 | |-- environment | |-- hosts | |-- hosts.allow | |-- hosts.deny | |-- ld.so.conf | |-- localtime -> /usr/share/zoneinfo/Europe/Madrid | |-- motd | |-- nsswitch.conf | |-- pam.conf | |-- pam.d | | |-- other | | `-- ssh | |-- passwd | |-- resolv.conf | |-- security | | |-- access.conf | | |-- chroot.conf | | |-- group.conf | | |-- limits.conf | | |-- pam_env.conf | | `-- time.conf | |-- shadow | |-- shells | `-- ssh | |-- moduli | |-- ssh_host_dsa_key | |-- ssh_host_dsa_key.pub | |-- ssh_host_rsa_key | |-- ssh_host_rsa_key.pub | `-- sshd_config |-- home | `-- userX |-- lib | |-- ld-2.2.5.so | |-- ld-linux.so.2 -> ld-2.2.5.so | |-- libc-2.2.5.so | |-- libc.so.6 -> libc-2.2.5.so | |-- libcap.so.1 -> libcap.so.1.10 | |-- libcap.so.1.10 | |-- libcrypt-2.2.5.so | |-- libcrypt.so.1 -> libcrypt-2.2.5.so | |-- libdl-2.2.5.so | |-- libdl.so.2 -> libdl-2.2.5.so | |-- libm-2.2.5.so | |-- libm.so.6 -> libm-2.2.5.so | |-- libncurses.so.5 -> libncurses.so.5.2 | |-- libncurses.so.5.2 | |-- libnsl-2.2.5.so | |-- libnsl.so.1 -> libnsl-2.2.5.so | |-- libnss_compat-2.2.5.so | |-- libnss_compat.so.2 -> libnss_compat-2.2.5.so | |-- libnss_db-2.2.so | |-- libnss_db.so.2 -> libnss_db-2.2.so | |-- libnss_dns-2.2.5.so | |-- libnss_dns.so.2 -> libnss_dns-2.2.5.so | |-- libnss_files-2.2.5.so | |-- libnss_files.so.2 -> libnss_files-2.2.5.so | |-- libnss_hesiod-2.2.5.so | |-- libnss_hesiod.so.2 -> libnss_hesiod-2.2.5.so | |-- libnss_nis-2.2.5.so | |-- libnss_nis.so.2 -> libnss_nis-2.2.5.so | |-- libnss_nisplus-2.2.5.so | |-- libnss_nisplus.so.2 -> libnss_nisplus-2.2.5.so | |-- libpam.so.0 -> libpam.so.0.72 | |-- libpam.so.0.72 | |-- libpthread-0.9.so | |-- libpthread.so.0 -> libpthread-0.9.so | |-- libresolv-2.2.5.so | |-- libresolv.so.2 -> libresolv-2.2.5.so | |-- librt-2.2.5.so | |-- librt.so.1 -> librt-2.2.5.so | |-- libutil-2.2.5.so | |-- libutil.so.1 -> libutil-2.2.5.so | |-- libwrap.so.0 -> libwrap.so.0.7.6 | |-- libwrap.so.0.7.6 | `-- security | |-- pam_access.so | |-- pam_chroot.so | |-- pam_deny.so | |-- pam_env.so | |-- pam_filter.so | |-- pam_ftp.so | |-- pam_group.so | |-- pam_issue.so | |-- pam_lastlog.so | |-- pam_limits.so | |-- pam_listfile.so | |-- pam_mail.so | |-- pam_mkhomedir.so | |-- pam_motd.so | |-- pam_nologin.so | |-- pam_permit.so | |-- pam_rhosts_auth.so | |-- pam_rootok.so | |-- pam_securetty.so | |-- pam_shells.so | |-- pam_stress.so | |-- pam_tally.so | |-- pam_time.so | |-- pam_unix.so | |-- pam_unix_acct.so -> pam_unix.so | |-- pam_unix_auth.so -> pam_unix.so | |-- pam_unix_passwd.so -> pam_unix.so | |-- pam_unix_session.so -> pam_unix.so | |-- pam_userdb.so | |-- pam_warn.so | `-- pam_wheel.so |-- sbin | `-- start-stop-daemon |-- usr | |-- bin | | |-- dircolors | | |-- du | | |-- install | | |-- link | | |-- mkfifo | | |-- shred | | |-- touch -> /bin/touch | | `-- unlink | |-- lib | | |-- libcrypto.so.0.9.6 | | |-- libdb3.so.3 -> libdb3.so.3.0.2 | | |-- libdb3.so.3.0.2 | | |-- libz.so.1 -> libz.so.1.1.4 | | `-- libz.so.1.1.4 | |-- sbin | | `-- sshd | `-- share | |-- locale | | `-- es | | |-- LC_MESSAGES | | | |-- fileutils.mo | | | |-- libc.mo | | | `-- sh-utils.mo | | `-- LC_TIME -> LC_MESSAGES | `-- zoneinfo | `-- Europe | `-- Madrid `-- var `-- run |-- sshd `-- sshd.pid 27 directories, 733 files G.3. Modifier `SSH' pour activer la fonctionnalité de `chroot' -------------------------------------------------------------- Le serveur `sshd' de Debian ne vous autorisera pas à restreindre les mouvements des utilisateurs via le serveur étant donné que celui-ci est dépourvu de la fonction `chroot' que le programme commerciale `sshd2' possède (utilisation de « ChrootGroups » ou « ChrootUsers », voir sshd2_config(5)). Toutefois, une rustine est disponible afin de vous permettre de le faire, elle peut être trouvée depuis le rapport de bogue 139047 (http://bugs.debian.org/139047). Elle sera peut-être appliquée au paquet OpenSSH dans le futur. Emmanuel Lacour dispose de paquets Debian `ssh' pour _Sarge_ avec cette fonctionnalité. Ils sont disponibles à http://debian.home-dn.net/sarge/ssh/. Notez que ceux-ci peuvent ne pas être à jour, effectuer l'étape de compilation est donc recommandé. Une description de toutes les étapes nécessaires peut-être trouvée sur http://mail.incredimail.com/howto/openssh/ (pratiquement tout est applicable à Debian même s'il est question de la RedHat 7.2). Après l'application de la rustine, vous devez simplement modifier le `/etc/passwd' en changeant le chemin personnel des utilisateurs (avec le jeton spécial `/./') : joeuser:x:1099:1099:Joe Random User:/home/joe/./:/bin/bash Ceci restreindra _à la fois_ les accès distants au shell, ainsi que la copie via le tunnel `ssh'. Assurez-vous que tous les programmes et bibliothèques sont bien présents dans le chemin `chroot'é pour les utilisateurs. Ces fichiers devraient appartenir à root pour éviter les fraudes de l'utilisateur (tel la sortie d'une prison `chroot'é). Un échantillon pourrait inclure ceci : ./bin: total 660 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 18 13:36 . drwxr-xr-x 8 guest guest 4096 Mar 15 16:53 .. -r-xr-xr-x 1 root root 531160 Feb 6 22:36 bash -r-xr-xr-x 1 root root 43916 Nov 29 13:19 ls -r-xr-xr-x 1 root root 16684 Nov 29 13:19 mkdir -rwxr-xr-x 1 root root 23960 Mar 18 13:36 more -r-xr-xr-x 1 root root 9916 Jul 26 2001 pwd -r-xr-xr-x 1 root root 24780 Nov 29 13:19 rm lrwxrwxrwx 1 root root 4 Mar 30 16:29 sh -> bash ./etc: total 24 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 15 16:13 . drwxr-xr-x 8 guest guest 4096 Mar 15 16:53 .. -rw-r--r-- 1 root root 54 Mar 15 13:23 group -rw-r--r-- 1 root root 428 Mar 15 15:56 hosts -rw-r--r-- 1 root root 44 Mar 15 15:53 passwd -rw-r--r-- 1 root root 52 Mar 15 13:23 shells ./lib: total 1848 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 18 13:37 . drwxr-xr-x 8 guest guest 4096 Mar 15 16:53 .. -rwxr-xr-x 1 root root 92511 Mar 15 12:49 ld-linux.so.2 -rwxr-xr-x 1 root root 1170812 Mar 15 12:49 libc.so.6 -rw-r--r-- 1 root root 20900 Mar 15 13:01 libcrypt.so.1 -rw-r--r-- 1 root root 9436 Mar 15 12:49 libdl.so.2 -rw-r--r-- 1 root root 248132 Mar 15 12:48 libncurses.so.5 -rw-r--r-- 1 root root 71332 Mar 15 13:00 libnsl.so.1 -rw-r--r-- 1 root root 34144 Mar 15 16:10 libnss_files.so.2 -rw-r--r-- 1 root root 29420 Mar 15 12:57 libpam.so.0 -rw-r--r-- 1 root root 105498 Mar 15 12:51 libpthread.so.0 -rw-r--r-- 1 root root 25596 Mar 15 12:51 librt.so.1 -rw-r--r-- 1 root root 7760 Mar 15 12:59 libutil.so.1 -rw-r--r-- 1 root root 24328 Mar 15 12:57 libwrap.so.0 ./usr: total 16 drwxr-xr-x 4 root root 4096 Mar 15 13:00 . drwxr-xr-x 8 guest guest 4096 Mar 15 16:53 .. drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 15 15:55 bin drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 15 15:37 lib ./usr/bin: total 340 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 15 15:55 . drwxr-xr-x 4 root root 4096 Mar 15 13:00 .. -rwxr-xr-x 1 root root 10332 Mar 15 15:55 env -rwxr-xr-x 1 root root 13052 Mar 15 13:13 id -r-xr-xr-x 1 root root 25432 Mar 15 12:40 scp -rwxr-xr-x 1 root root 43768 Mar 15 15:15 sftp -r-sr-xr-x 1 root root 218456 Mar 15 12:40 ssh -rwxr-xr-x 1 root root 9692 Mar 15 13:17 tty ./usr/lib: total 852 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Mar 15 15:37 . drwxr-xr-x 4 root root 4096 Mar 15 13:00 .. -rw-r--r-- 1 root root 771088 Mar 15 13:01 libcrypto.so.0.9.6 -rw-r--r-- 1 root root 54548 Mar 15 13:00 libz.so.1 -rwxr-xr-x 1 root root 23096 Mar 15 15:37 sftp-server G.4. Environnement créé manuellement (la manière difficile) ----------------------------------------------------------- Il est possible de créer un environnement, en utilisant une méthode d'essai-et-d'erreur, en surveillant les traces du serveur `sshd' et les fichiers journaux pour déterminer les fichiers nécessaires. L'environnement suivant, fourni par José Luis Ledesma, est un listing exemple des fichiers dans un environnement de `chroot' pour `ssh' : [1] .: total 36 drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ./ drwxr-xr-x 11 root root 4096 Jun 3 13:43 ../ drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:13 bin/ drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:16 dev/ drwxr-xr-x 4 root root 4096 Jun 4 12:35 etc/ drwxr-xr-x 3 root root 4096 Jun 4 12:13 lib/ drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:35 sbin/ drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:32 tmp/ drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:16 usr/ ./bin: total 8368 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:13 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ -rwxr-xr-x 1 root root 109855 Jun 3 13:45 a2p* -rwxr-xr-x 1 root root 387764 Jun 3 13:45 bash* -rwxr-xr-x 1 root root 36365 Jun 3 13:45 c2ph* -rwxr-xr-x 1 root root 20629 Jun 3 13:45 dprofpp* -rwxr-xr-x 1 root root 6956 Jun 3 13:46 env* -rwxr-xr-x 1 root root 158116 Jun 3 13:45 fax2ps* -rwxr-xr-x 1 root root 104008 Jun 3 13:45 faxalter* -rwxr-xr-x 1 root root 89340 Jun 3 13:45 faxcover* -rwxr-xr-x 1 root root 441584 Jun 3 13:45 faxmail* -rwxr-xr-x 1 root root 96036 Jun 3 13:45 faxrm* -rwxr-xr-x 1 root root 107000 Jun 3 13:45 faxstat* -rwxr-xr-x 1 root root 77832 Jun 4 11:46 grep* -rwxr-xr-x 1 root root 19597 Jun 3 13:45 h2ph* -rwxr-xr-x 1 root root 46979 Jun 3 13:45 h2xs* -rwxr-xr-x 1 root root 10420 Jun 3 13:46 id* -rwxr-xr-x 1 root root 4528 Jun 3 13:46 ldd* -rwxr-xr-x 1 root root 111386 Jun 4 11:46 less* -r-xr-xr-x 1 root root 26168 Jun 3 13:45 login* -rwxr-xr-x 1 root root 49164 Jun 3 13:45 ls* -rwxr-xr-x 1 root root 11600 Jun 3 13:45 mkdir* -rwxr-xr-x 1 root root 24780 Jun 3 13:45 more* -rwxr-xr-x 1 root root 154980 Jun 3 13:45 pal2rgb* -rwxr-xr-x 1 root root 27920 Jun 3 13:46 passwd* -rwxr-xr-x 1 root root 4241 Jun 3 13:45 pl2pm* -rwxr-xr-x 1 root root 2350 Jun 3 13:45 pod2html* -rwxr-xr-x 1 root root 7875 Jun 3 13:45 pod2latex* -rwxr-xr-x 1 root root 17587 Jun 3 13:45 pod2man* -rwxr-xr-x 1 root root 6877 Jun 3 13:45 pod2text* -rwxr-xr-x 1 root root 3300 Jun 3 13:45 pod2usage* -rwxr-xr-x 1 root root 3341 Jun 3 13:45 podchecker* -rwxr-xr-x 1 root root 2483 Jun 3 13:45 podselect* -r-xr-xr-x 1 root root 82412 Jun 4 11:46 ps* -rwxr-xr-x 1 root root 36365 Jun 3 13:45 pstruct* -rwxr-xr-x 1 root root 7120 Jun 3 13:45 pwd* -rwxr-xr-x 1 root root 179884 Jun 3 13:45 rgb2ycbcr* -rwxr-xr-x 1 root root 20532 Jun 3 13:45 rm* -rwxr-xr-x 1 root root 6720 Jun 4 10:15 rmdir* -rwxr-xr-x 1 root root 14705 Jun 3 13:45 s2p* -rwxr-xr-x 1 root root 28764 Jun 3 13:46 scp* -rwxr-xr-x 1 root root 385000 Jun 3 13:45 sendfax* -rwxr-xr-x 1 root root 67548 Jun 3 13:45 sendpage* -rwxr-xr-x 1 root root 88632 Jun 3 13:46 sftp* -rwxr-xr-x 1 root root 387764 Jun 3 13:45 sh* -rws--x--x 1 root root 744500 Jun 3 13:46 slogin* -rwxr-xr-x 1 root root 14523 Jun 3 13:46 splain* -rws--x--x 1 root root 744500 Jun 3 13:46 ssh* -rwxr-xr-x 1 root root 570960 Jun 3 13:46 ssh-add* -rwxr-xr-x 1 root root 502952 Jun 3 13:46 ssh-agent* -rwxr-xr-x 1 root root 575740 Jun 3 13:46 ssh-keygen* -rwxr-xr-x 1 root root 383480 Jun 3 13:46 ssh-keyscan* -rwxr-xr-x 1 root root 39 Jun 3 13:46 ssh_europa* -rwxr-xr-x 1 root root 107252 Jun 4 10:14 strace* -rwxr-xr-x 1 root root 8323 Jun 4 10:14 strace-graph* -rwxr-xr-x 1 root root 158088 Jun 3 13:46 thumbnail* -rwxr-xr-x 1 root root 6312 Jun 3 13:46 tty* -rwxr-xr-x 1 root root 55904 Jun 4 11:46 useradd* -rwxr-xr-x 1 root root 585656 Jun 4 11:47 vi* -rwxr-xr-x 1 root root 6444 Jun 4 11:45 whoami* ./dev: total 8 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:16 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ crw-r--r-- 1 root root 1, 9 Jun 3 13:43 urandom ./etc: total 208 drwxr-xr-x 4 root root 4096 Jun 4 12:35 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ -rw------- 1 root root 0 Jun 4 11:46 .pwd.lock -rw-r--r-- 1 root root 653 Jun 3 13:46 group -rw-r--r-- 1 root root 242 Jun 4 11:33 host.conf -rw-r--r-- 1 root root 857 Jun 4 12:04 hosts -rw-r--r-- 1 root root 1050 Jun 4 11:29 ld.so.cache -rw-r--r-- 1 root root 304 Jun 4 11:28 ld.so.conf -rw-r--r-- 1 root root 235 Jun 4 11:27 ld.so.conf~ -rw-r--r-- 1 root root 88039 Jun 3 13:46 moduli -rw-r--r-- 1 root root 1342 Jun 4 11:34 nsswitch.conf drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:02 pam.d/ -rw-r--r-- 1 root root 28 Jun 4 12:00 pam_smb.conf -rw-r--r-- 1 root root 2520 Jun 4 11:57 passwd -rw-r--r-- 1 root root 7228 Jun 3 13:48 profile -rw-r--r-- 1 root root 1339 Jun 4 11:33 protocols -rw-r--r-- 1 root root 274 Jun 4 11:44 resolv.conf drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 3 13:43 security/ -rw-r----- 1 root root 1178 Jun 4 11:51 shadow -rw------- 1 root root 80 Jun 4 11:45 shadow- -rw-r----- 1 root root 1178 Jun 4 11:48 shadow.old -rw-r--r-- 1 root root 161 Jun 3 13:46 shells -rw-r--r-- 1 root root 1144 Jun 3 13:46 ssh_config -rw------- 1 root root 668 Jun 3 13:46 ssh_host_dsa_key -rw-r--r-- 1 root root 602 Jun 3 13:46 ssh_host_dsa_key.pub -rw------- 1 root root 527 Jun 3 13:46 ssh_host_key -rw-r--r-- 1 root root 331 Jun 3 13:46 ssh_host_key.pub -rw------- 1 root root 883 Jun 3 13:46 ssh_host_rsa_key -rw-r--r-- 1 root root 222 Jun 3 13:46 ssh_host_rsa_key.pub -rw-r--r-- 1 root root 2471 Jun 4 12:15 sshd_config ./etc/pam.d: total 24 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:02 ./ drwxr-xr-x 4 root root 4096 Jun 4 12:35 ../ lrwxrwxrwx 1 root root 4 Jun 4 12:02 other -> sshd -rw-r--r-- 1 root root 318 Jun 3 13:46 passwd -rw-r--r-- 1 root root 546 Jun 4 11:36 ssh -rw-r--r-- 1 root root 479 Jun 4 12:02 sshd -rw-r--r-- 1 root root 370 Jun 3 13:46 su ./etc/security: total 32 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 3 13:43 ./ drwxr-xr-x 4 root root 4096 Jun 4 12:35 ../ -rw-r--r-- 1 root root 1971 Jun 3 13:46 access.conf -rw-r--r-- 1 root root 184 Jun 3 13:46 chroot.conf -rw-r--r-- 1 root root 2145 Jun 3 13:46 group.conf -rw-r--r-- 1 root root 1356 Jun 3 13:46 limits.conf -rw-r--r-- 1 root root 2858 Jun 3 13:46 pam_env.conf -rw-r--r-- 1 root root 2154 Jun 3 13:46 time.conf ./lib: total 8316 drwxr-xr-x 3 root root 4096 Jun 4 12:13 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ -rw-r--r-- 1 root root 1024 Jun 4 11:51 cracklib_dict.hwm -rw-r--r-- 1 root root 214324 Jun 4 11:51 cracklib_dict.pwd -rw-r--r-- 1 root root 11360 Jun 4 11:51 cracklib_dict.pwi -rwxr-xr-x 1 root root 342427 Jun 3 13:46 ld-linux.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 4061504 Jun 3 13:46 libc.so.6* lrwxrwxrwx 1 root root 15 Jun 4 12:11 libcrack.so -> libcrack.so.2.7* lrwxrwxrwx 1 root root 15 Jun 4 12:11 libcrack.so.2 -> libcrack.so.2.7* -rwxr-xr-x 1 root root 33291 Jun 4 11:39 libcrack.so.2.7* -rwxr-xr-x 1 root root 60988 Jun 3 13:46 libcrypt.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 71846 Jun 3 13:46 libdl.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 27762 Jun 3 13:46 libhistory.so.4.0* lrwxrwxrwx 1 root root 17 Jun 4 12:12 libncurses.so.4 -> libncurses.so.4.2* -rwxr-xr-x 1 root root 503903 Jun 3 13:46 libncurses.so.4.2* lrwxrwxrwx 1 root root 17 Jun 4 12:12 libncurses.so.5 -> libncurses.so.5.0* -rwxr-xr-x 1 root root 549429 Jun 3 13:46 libncurses.so.5.0* -rwxr-xr-x 1 root root 369801 Jun 3 13:46 libnsl.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 142563 Jun 4 11:49 libnss_compat.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 215569 Jun 4 11:49 libnss_compat.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 61648 Jun 4 11:34 libnss_dns.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 63453 Jun 4 11:34 libnss_dns.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 63782 Jun 4 11:34 libnss_dns6.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 205715 Jun 3 13:46 libnss_files.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 235932 Jun 3 13:49 libnss_files.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 204383 Jun 4 11:33 libnss_nis.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 254023 Jun 4 11:33 libnss_nis.so.2* -rwxr-xr-x 1 root root 256465 Jun 4 11:33 libnss_nisplus.so.2* lrwxrwxrwx 1 root root 14 Jun 4 12:12 libpam.so.0 -> libpam.so.0.72* -rwxr-xr-x 1 root root 31449 Jun 3 13:46 libpam.so.0.72* lrwxrwxrwx 1 root root 19 Jun 4 12:12 libpam_misc.so.0 -> libpam_misc.so.0.72* -rwxr-xr-x 1 root root 8125 Jun 3 13:46 libpam_misc.so.0.72* lrwxrwxrwx 1 root root 15 Jun 4 12:12 libpamc.so.0 -> libpamc.so.0.72* -rwxr-xr-x 1 root root 10499 Jun 3 13:46 libpamc.so.0.72* -rwxr-xr-x 1 root root 176427 Jun 3 13:46 libreadline.so.4.0* -rwxr-xr-x 1 root root 44729 Jun 3 13:46 libutil.so.1* -rwxr-xr-x 1 root root 70254 Jun 3 13:46 libz.a* lrwxrwxrwx 1 root root 13 Jun 4 12:13 libz.so -> libz.so.1.1.3* lrwxrwxrwx 1 root root 13 Jun 4 12:13 libz.so.1 -> libz.so.1.1.3* -rwxr-xr-x 1 root root 63312 Jun 3 13:46 libz.so.1.1.3* drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:00 security/ ./lib/security: total 668 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:00 ./ drwxr-xr-x 3 root root 4096 Jun 4 12:13 ../ -rwxr-xr-x 1 root root 10067 Jun 3 13:46 pam_access.so* -rwxr-xr-x 1 root root 8300 Jun 3 13:46 pam_chroot.so* -rwxr-xr-x 1 root root 14397 Jun 3 13:46 pam_cracklib.so* -rwxr-xr-x 1 root root 5082 Jun 3 13:46 pam_deny.so* -rwxr-xr-x 1 root root 13153 Jun 3 13:46 pam_env.so* -rwxr-xr-x 1 root root 13371 Jun 3 13:46 pam_filter.so* -rwxr-xr-x 1 root root 7957 Jun 3 13:46 pam_ftp.so* -rwxr-xr-x 1 root root 12771 Jun 3 13:46 pam_group.so* -rwxr-xr-x 1 root root 10174 Jun 3 13:46 pam_issue.so* -rwxr-xr-x 1 root root 9774 Jun 3 13:46 pam_lastlog.so* -rwxr-xr-x 1 root root 13591 Jun 3 13:46 pam_limits.so* -rwxr-xr-x 1 root root 11268 Jun 3 13:46 pam_listfile.so* -rwxr-xr-x 1 root root 11182 Jun 3 13:46 pam_mail.so* -rwxr-xr-x 1 root root 5923 Jun 3 13:46 pam_nologin.so* -rwxr-xr-x 1 root root 5460 Jun 3 13:46 pam_permit.so* -rwxr-xr-x 1 root root 18226 Jun 3 13:46 pam_pwcheck.so* -rwxr-xr-x 1 root root 12590 Jun 3 13:46 pam_rhosts_auth.so* -rwxr-xr-x 1 root root 5551 Jun 3 13:46 pam_rootok.so* -rwxr-xr-x 1 root root 7239 Jun 3 13:46 pam_securetty.so* -rwxr-xr-x 1 root root 6551 Jun 3 13:46 pam_shells.so* -rwxr-xr-x 1 root root 55925 Jun 4 12:00 pam_smb_auth.so* -rwxr-xr-x 1 root root 12678 Jun 3 13:46 pam_stress.so* -rwxr-xr-x 1 root root 11170 Jun 3 13:46 pam_tally.so* -rwxr-xr-x 1 root root 11124 Jun 3 13:46 pam_time.so* -rwxr-xr-x 1 root root 45703 Jun 3 13:46 pam_unix.so* -rwxr-xr-x 1 root root 45703 Jun 3 13:46 pam_unix2.so* -rwxr-xr-x 1 root root 45386 Jun 3 13:46 pam_unix_acct.so* -rwxr-xr-x 1 root root 45386 Jun 3 13:46 pam_unix_auth.so* -rwxr-xr-x 1 root root 45386 Jun 3 13:46 pam_unix_passwd.so* -rwxr-xr-x 1 root root 45386 Jun 3 13:46 pam_unix_session.so* -rwxr-xr-x 1 root root 9726 Jun 3 13:46 pam_userdb.so* -rwxr-xr-x 1 root root 6424 Jun 3 13:46 pam_warn.so* -rwxr-xr-x 1 root root 7460 Jun 3 13:46 pam_wheel.so* ./sbin: total 3132 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:35 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ -rwxr-xr-x 1 root root 178256 Jun 3 13:46 choptest* -rwxr-xr-x 1 root root 184032 Jun 3 13:46 cqtest* -rwxr-xr-x 1 root root 81096 Jun 3 13:46 dialtest* -rwxr-xr-x 1 root root 1142128 Jun 4 11:28 ldconfig* -rwxr-xr-x 1 root root 2868 Jun 3 13:46 lockname* -rwxr-xr-x 1 root root 3340 Jun 3 13:46 ondelay* -rwxr-xr-x 1 root root 376796 Jun 3 13:46 pagesend* -rwxr-xr-x 1 root root 13950 Jun 3 13:46 probemodem* -rwxr-xr-x 1 root root 9234 Jun 3 13:46 recvstats* -rwxr-xr-x 1 root root 64480 Jun 3 13:46 sftp-server* -rwxr-xr-x 1 root root 744412 Jun 3 13:46 sshd* -rwxr-xr-x 1 root root 30750 Jun 4 11:46 su* -rwxr-xr-x 1 root root 194632 Jun 3 13:46 tagtest* -rwxr-xr-x 1 root root 69892 Jun 3 13:46 tsitest* -rwxr-xr-x 1 root root 43792 Jun 3 13:46 typetest* ./tmp: total 8 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:32 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ ./usr: total 8 drwxr-xr-x 2 root root 4096 Jun 4 12:16 ./ drwxr-xr-x 9 root root 4096 Jun 5 10:05 ../ lrwxrwxrwx 1 root root 7 Jun 4 12:14 bin -> ../bin// lrwxrwxrwx 1 root root 7 Jun 4 11:33 lib -> ../lib// lrwxrwxrwx 1 root root 8 Jun 4 12:13 sbin -> ../sbin// [1] Notez qu'ils n'y a pas de fichiers SETUID. Cela rend plus difficile pour les utilisateurs distants de s'échapper de l'environnement de `chroot'. Cependant, il empêche également les utilisateurs de changer leurs mots de passe, car le programme `passwd' ne peut pas modificer les fichiers `/etc/passwd' ou `/etc/shadow'. ------------------------------------------------------------------------------- H. Environnement de `chroot' pour `Apache' ------------------------------------------ H.1. Introduction ----------------- L'utilitaire `chroot' est souvent utilisé pour emprisonner un démon dans une arborescence restreint. Vous pouvez l'utiliser pour isoler des services d'autres services, pour que les problèmes de sécurité d'un paquet logiciel ne mettent pas en péril le serveur tout entier. Quand vous utiliser le script `makejail', mettre en place et mettre à jour l'arborescence chrooté est beaucoup plus facile. FIXME: Apache can also be chrooted using http://www.modsecurity.org which is available in `libapache-mod-security' (for Apache 1.x) and `libapache2-mod-security' (for Apache 2.x). H.1.1. Licence -------------- Ce document est copyright 2002 Alexandre Ratti. Il est publié sous une double licence, la GPL version 2 (GNU General Public License) et la GNU-FDL 1.2 (GNU Free Documentation Licence) et est inclus dans ce manuel avec sa permission explicite (depuis le document d'origine (http://www.gabuzomeu.net/alex/doc/apache/index-en.html)). H.2. Installer le serveur ------------------------- Cette procédure a été testée sur Debian GNU/Linux 3.0 (Woody) avec `makejail' 0.0.4-1 (de Debian/testing). * Connectez-vous en tant que `root' et créez le nouveau répertoire prison : $ mkdir -p /var/chroot/apache * Créez un nouvel utilisateur et un nouveau groupe. Le serveur Apache chrooté fonctionnera sous cet utilisateur et groupe, qui n'est utilisé pour rien d'autre sur le système. Dans cet exemple, l'utilisateur et le groupe sont appelés `chrapach'. $ adduser --home /var/chroot/apache --shell /bin/false \ --no-create-home --system --group chrapach FIXME: est-ce qu'un nouvel utilisateur est nécessaire ? (Apache fonctionne déjà sous l'utilisateur apache) * Installez Apache comme d'habitude sous Debian : `apt-get install apache' * Configurez Apache (e.g. définissez vos sous-domaines, etc.). Dans le fichier de configuration `/etc/apache/httpd.conf', positionnez les options _Group_ et _User_ à `chrapach'. Redémarrez Apache et assurez-vous que le serveur fonctionne correctement. Maintenant, stoppez le démon Apache. * Installez `makejail' (disponible dans Debian/testing actuellement). Vous devriez également installer `wget' et `lynx' car ils sont utilisés par `makejail' pour tester le serveur chrooté : `apt-get install makejail wget lynx' * Copiez le fichier de configuration exemple pour Apache dans le répertoire `/etc/makejail' : # cp /usr/share/doc/makejail/examples/apache.py /etc/makejail/ * Éditez `/etc/makejail/apache.py'. Vous devez changer les options _chroot_, _users_ et _groups_. Pour exécuter cette version de `makejail', vous pouvez également ajouter une option `packages'. Voir la documentation makejail (http://www.floc.net/makejail/current/doc/). Un exemple est fourni ici : chroot="/var/chroot/apache" testCommandsInsideJail=["/usr/sbin/apachectl start"] processNames=["apache"] testCommandsOutsideJail=["wget -r --spider http://localhost/", "lynx --source https://localhost/"] preserve=["/var/www", "/var/log/apache", "/dev/log"] users=["chrapach"] groups=["chrapach"] packages=["apache", "apache-common"] userFiles=["/etc/password", "/etc/shadow"] groupFiles=["/etc/group", "/etc/gshadow"] forceCopy=["/etc/hosts", "/etc/mime.types"] _FIXME:_ certaines options semblent ne pas fonctionner correctement. Par exemple, `/etc/shadow' et `/etc/gshadow' ne sont pas copiés, alors que `/etc/password' et `/etc/group' sont intégralement copiés au lieu d'être filtrés. * Créez l'arborescence de chroot : `makejail /etc/makejail/apache.py' * Si les fichiers `/etc/password' et `/etc/group' ont été intégralement copiés, entrez : $ grep chrapach /etc/passwd > /var/chroot/apache/etc/passwd $ grep chrapach /etc/group > /var/chroot/apache/etc/group pour les remplacer avec des copies filtrées. * Copiez les pages du site web et les journaux dans la prison. Ces fichiers ne sont pas copiés automatiquement (voir l'option _preserve_ du fichier de configuration de `makejail'). # cp -Rp /var/www /var/chroot/apache/var # cp -Rp /var/log/apache/*.log /var/chroot/apache/var/log/apache * Éditez le script de démarrage pour le démon de journaux système pour qu'il écoute également sur la socket `/var/chroot/apache/dev/log'. Dans `/etc/init.d/sysklogd', remplacez : `SYSLOGD=""' par `SYSLOGD=" -a /var/chroot/apache/dev/log"' et redémarrez le démon (`/etc/init.d/sysklogd restart'). * Éditez le script de démarrage d'Apache (`/etc/init.d/apache'). Vous pouvez avoir besoin d'effectuer certaines changements au script de démarrage par défaut pour qu'il fonctionne correctement dans une arborescence chrooté. Comme : * configurer une nouvelle variable _CHRDIR_ au début du fichier ; * éditer les sections _start_, _stop_, _reload_, etc. ; * ajouter une ligne pour monter et démonter le système de fichiers `/proc' dans la prison. #! /bin/bash # # apache Start the apache HTTP server. # CHRDIR=/var/chroot/apache NAME=apache PATH=/bin:/usr/bin:/sbin:/usr/sbin DAEMON=/usr/sbin/apache SUEXEC=/usr/lib/apache/suexec PIDFILE=/var/run/$NAME.pid CONF=/etc/apache/httpd.conf APACHECTL=/usr/sbin/apachectl trap "" 1 export LANG=C export PATH test -f $DAEMON || exit 0 test -f $APACHECTL || exit 0 # ensure we don't leak environment vars into apachectl APACHECTL="env -i LANG=${LANG} PATH=${PATH} chroot $CHRDIR $APACHECTL" if egrep -q -i "^[[:space:]]*ServerType[[:space:]]+inet" $CONF then exit 0 fi case "$1" in start) echo -n "Starting web server: $NAME" mount -t proc proc /var/chroot/apache/proc start-stop-daemon --start --pidfile $PIDFILE --exec $DAEMON \ --chroot $CHRDIR ;; stop) echo -n "Stopping web server: $NAME" start-stop-daemon --stop --pidfile "$CHRDIR/$PIDFILE" --oknodo umount /var/chroot/apache/proc ;; reload) echo -n "Reloading $NAME configuration" start-stop-daemon --stop --pidfile "$CHRDIR/$PIDFILE" \ --signal USR1 --startas $DAEMON --chroot $CHRDIR ;; reload-modules) echo -n "Reloading $NAME modules" start-stop-daemon --stop --pidfile "$CHRDIR/$PIDFILE" --oknodo \ --retry 30 start-stop-daemon --start --pidfile $PIDFILE \ --exec $DAEMON --chroot $CHRDIR ;; restart) $0 reload-modules exit $? ;; force-reload) $0 reload-modules exit $? ;; *) echo "Usage: /etc/init.d/$NAME {start|stop|reload|reload-modules|force-reload|restart}" exit 1 ;; esac if [ $? == 0 ]; then echo . exit 0 else echo failed exit 1 fi _FIXME_: est-ce que le premier processus Apache devrait être lancé avec un autre utilisateur que root (i.e. ajouter add --chuid chrapach:chrapach) ? Désavantage : chrapach devra avoir un accès en écriture aux journaux, ce qui est étrange. * Remplacez dans `/etc/logrotate.d/apache' `/var/log/apache/*.log' par `/var/chroot/apache/var/log/apache/*.log' * Démarrez Apache (`/etc/init.d/apache start') et vérifiez ce qui est indiqué dans les journaux de la prison (`/var/chroot/apache/var/log/apache/error.log'). Si votre configuration est plus complexe (e.g. si vous utilisez également PHP et MySQL), des fichiers seront probablement manquants. Si certains fichiers ne sont pas copiés automatiquement par `makejail', vous pouvez les lister dans les options _forceCopy_ (pour copier les fichiers directement) ou _packages_ (pour copier les paquets en entier et leurs dépendances) du fichier de configuration `/etc/makejail/apache.py'. * Entrez `ps aux | grep apache' pour vous assurer qu'Apache fonctionne. Vous devriez voir quelque chose comme : root 180 0.0 1.1 2936 1436 ? S 04:03 0:00 /usr/sbin/apache chrapach 189 0.0 1.1 2960 1456 ? S 04:03 0:00 /usr/sbin/apache chrapach 190 0.0 1.1 2960 1456 ? S 04:03 0:00 /usr/sbin/apache chrapach 191 0.0 1.1 2960 1456 ? S 04:03 0:00 /usr/sbin/apache chrapach 192 0.0 1.1 2960 1456 ? S 04:03 0:00 /usr/sbin/apache chrapach 193 0.0 1.1 2960 1456 ? S 04:03 0:00 /usr/sbin/apache * Assurez-vous que les processus Apache fonctionnent bien dans le chroot en observant le système de fichiers `/proc' : `ls -la /proc//root/.' où est l'un des numéros de PID listés ci-dessus (2e colonne ; 189 par exemple). Les entrées pour une arborescence restreinte devraient être listées ainsi : drwxr-sr-x 10 root staff 240 Dec 2 16:06 . drwxrwsr-x 4 root staff 72 Dec 2 08:07 .. drwxr-xr-x 2 root root 144 Dec 2 16:05 bin drwxr-xr-x 2 root root 120 Dec 3 04:03 dev drwxr-xr-x 5 root root 408 Dec 3 04:03 etc drwxr-xr-x 2 root root 800 Dec 2 16:06 lib dr-xr-xr-x 43 root root 0 Dec 3 05:03 proc drwxr-xr-x 2 root root 48 Dec 2 16:06 sbin drwxr-xr-x 6 root root 144 Dec 2 16:04 usr drwxr-xr-x 7 root root 168 Dec 2 16:06 var Pour automatiser ce test, vous pouvez entrer :`ls -la /proc/`cat /var/chroot/apache/var/run/apache.pid`/root/.' _FIXME_: ajouter d'autres tests qui peuvent être exécuter pour s'assurer que la prison est fermées ? La raison pour laquelle j'aime ceci est que la mise en place d'une prison n'est pas très difficile et que le serveur peut être mis à jour avec seulement deux lignes : apt-get update && apt-get install apache makejail /etc/makejail/apache.py H.3. Voir également ------------------- Si vous recherchez plus d'informations, vous pouvez envisager ces sources d'informations dans lesquelles l'information présentée est basée : * page d'accueil de makejail (http://www.floc.net/makejail/), ce programme a été écrit par Alain Tesio * Chrooting daemons and system processes HOWTO (http://www.nuclearelephant.com/papers/chroot.html) par Jonathan, Network Dweebs, 21/10/2002 ------------------------------------------------------------------------------- Manuel de sécurisation de Debian Javier Ferna'ndez-Sanguino Pen~a Section 1.1, `Auteurs' Version française par Simon Valiquette (traducteur actuel) Frédéric Bothamy, Pierre Machard et Arnaud Assad (anciens traducteurs) et les membres de la liste Version: 3.4, Mon, 02 Nov 2009 19:34:10 +0000