[ précédent ] [ Table des matières ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ] [ 4 ] [ 5 ] [ 6 ] [ A ] [ suivant ]
Avant de mettre à niveau votre système, il est fortement conseillé de faire une sauvegarde complète ou, du moins, une sauvegarde des données ou informations de configuration que vous ne pourriez pas vous permettre de perdre. Les outils de mise à niveau sont tout à fait fiables, mais une panne matérielle au milieu de la mise à niveau pourrait fortement endommager votre système.
Ce que vous voudrez principalement sauvegarder est le contenu des répertoires
/etc, /var/lib/dpkg et la sortie de dpkg
--get-selections "*" (les guillemets sont importants).
Le processus de mise à niveau ne modifie rien dans le répertoire
/home. Cependant, certaines applications (par exemple, mozilla,
certaines applications KDE) sont connues pour écraser des paramètres
utilisateur existants avec de nouvelles valeurs par défaut quand une nouvelle
version de l'application est lancée pour la première fois par un utilisateur.
Comme précaution, vous pouvez vouloir faire une sauvegarde des fichiers et
répertoires cachés (les « dotfiles ») dans les répertoires personnels
des utilisateurs. Vous pouvez également informer les utilisateurs de ce
problème.
Il est sage d'informer à l'avance tous les utilisateurs que vous planifiez une
mise à niveau, bien que les utilisateurs accédant à votre système par SSH (au
moins) ne devraient pas remarquer grand chose durant la mise à niveau et
pourraient continuer à travailler. Si vous voulez prendre des précautions
supplémentaires, sauvegardez ou démontez la partition /home des
comptes des utilisateurs avant la mise à niveau. Normalement, aucun
redémarrage ne sera nécessaire, à moins que vous ne vouliez également mettre à
jour votre noyau.
Vous devriez faire la mise à niveau de la distribution soit localement, à partir d'une console texte virtuelle ou d'un terminal série directement connecté, soit à distance via une connexion ssh.
Important : vous ne devez pas effectuer la mise
à niveau en utilisant telnet, rlogin,
rsh, ou depuis une session X gérée par gdm,
kdm, etc. sur la machine que vous mettez à niveau. En effet,
chacun de ces services pourrait être interrompu pendant la mise à niveau, ce
qui peut rendre inaccessible un système à moitié mis à niveau.
Vous devez faire toutes les opérations d'installation de paquets avec les
privilèges du superutilisateur. Donc, soit vous vous connectez en tant que
root, soit vous utilisez su ou sudo pour
obtenir les droits nécessaires.
Le processus de mise à niveau décrit dans ce chapitre a été conçu pour des mises à niveau depuis des systèmes woody « purs ». Cela suppose que votre système a été mis à jour jusqu'à la dernière révision de woody. Si vous ne l'avez pas fait ou si vous n'en êtes pas certain, veuillez suivre les instructions dans Mettre à niveau votre système woody, Section A.1.
Le processus suppose également que vous avez installé la version de woody
d'aptitude. Vous pouvez vérifier si elle est installée
avec :
$ dpkg -l aptitude
Si la ligne affichée ne commence pas par un 'i', vous devriez
l'installer avant de commencer la mise à jour, en suivant les instructions dans
Installer la version de woody
d'aptitude, Section A.2.
Si vous avez configuré apt pour installer certains paquets d'une distribution
autre que stable (par exemple, de testing), il se peut que
vous deviez changer votre configuration d'étiquetage apt (« APT
pinning ») (stockée dans /etc/apt/preferences) pour permettre
la mise à jour de paquets vers les versions de la nouvelle version stable.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur l'étiquetage apt dans
apt_preferences(5).
Quelle que soit la méthode utilisée pour mettre à niveau, il est recommandé de tester d'abord l'état de tous les paquets et de vérifier que tous les paquets se trouvent dans un état permettant la mise à niveau. La commande suivante vous indiquera tous les paquets qui sont dans l'état « Half-Installed » ou « Failed-Config », ainsi que ceux qui sont dans un état d'erreur :
# dpkg --audit
Vous pouvez aussi vérifier l'état de tous les paquets de votre système en
utilisant dselect, aptitude, ou avec des commandes
comme :
# dpkg -l | pager
ou :
# dpkg --get-selections > ~/paquets-actuels.txt
Il est souhaitable d'enlever tout paquet bloqué (on hold) avant de
passer à la nouvelle version. Si un paquet essentiel pour la mise à jour est
bloqué, la mise à jour va échouer. Notez qu'aptitude utilise une
méthode différente pour enregistrer les paquets qui sont bloqués de celle
d'apt-get et dselect. Vous pouvez identifier les
paquets bloqués pour aptitude avec :
# aptitude search "~ahold" | grep "^.h"
Si vous désirez vérifier quels paquets étaient bloqués pour
apt-get, il vous faudra utiliser :
# dpkg --get-selections | grep hold
Si vous aviez modifié et recompilé un paquet localement, sans changer son nom
et sans mettre d'époque (« epoch ») dans la version, vous devez le
bloquer pour éviter qu'il ne soit mis à niveau. L'état bloqué d'un paquet pour
aptitude peut être changé en utilisant (remplacer
hold par unhold pour enlever l'état de
blocage) :
# aptitude hold nom_du_paquet
Si vous devez corriger quelque chose, il est préférable de vous assurer que
votre sources.list fait toujours référence à woody comme expliqué
dans Vérifier votre liste de
sources, Section A.3.
Si vous avez des paquets non-Debian sur votre système, vous devriez être
conscient que ceux-ci peuvent être supprimés pendant la mise à niveau à cause
de dépendances conflictuelles. Si ces paquets ont été installés par l'ajout
d'une archive de paquets supplémentaire dans votre
/etc/apt/sources.list, vous devriez vérifier si cette archive
propose également des paquets compilés pour sarge et changer la ligne de source
en conséquence en même temps que vos lignes de source pour les paquets Debian.
Certains utilisateurs peuvent avoir installé sur leur système woody des versions non officielles rétroportées de paquets plus récentes que celles qui sont dans Debian. De tels paquets sont les plus susceptibles de poser problème lors d'une mise à niveau car ils peuvent entraîner un conflit de fichiers[1]. La section Problèmes possibles pendant une mise à niveau, Section 4.4.5 contient des informations sur la façon de gérer des conflits de fichiers s'ils se produisent.
Avant de commencer la mise à niveau, vous devez ajuster le fichier de
configuration des listes de paquets d'apt,
/etc/apt/sources.list.
Apt prendra en compte tout paquet qui peut être trouvé par chacune
des lignes « deb » et installera le paquet ayant le
numéro de version le plus élevé, en donnant la priorité aux premières lignes
mentionnées (ainsi, dans le cas de plusieurs miroirs Debian, on indiquera
d'abord un disque dur local, puis des cédéroms, puis les miroirs FTP et HTTP).
Une version peut souvent être référencée à la fois par son nom de code (par exemple, woody, sarge) et par son nom d'état (c.-à-d. oldstable, stable, testing, unstable). Se référer à une version par son nom de code a l'avantage que vous ne serez jamais surpris par une nouvelle version et c'est pour cette raison que cette approche est choisie ici. Cela veut évidemment dire que vous devrez surveiller vous-même les annonces des nouvelles versions. Si vous utilisez à la place les noms d'état, vous verrez simplement une grande quantité de mises à jour de paquets disponibles dès qu'une publication aura lieu.
La configuration par défaut est faite pour une installation depuis les
principaux serveurs de Debian sur Internet, mais vous pouvez modifier
/etc/apt/sources.list pour utiliser d'autres miroirs, de
préférence plus proches de vous au sens réseau du terme.
Les adresses des miroirs Debian HTTP et FTP se trouvent à http://www.debian.org/distrib/ftplist
(regardez dans la section « liste complète des miroirs »
— Full list of mirrors). Les miroirs HTTP sont en général
plus rapides que les miroirs FTP.
Par exemple, supposons que votre miroir Debian le plus proche est http://mirrors.kernel.org/debian/. Si vous regardez ce miroir avec un navigateur web ou FTP, vous verrez que les répertoires principaux sont organisés comme ceci :
http://mirrors.kernel.org/debian/dists/sarge/main/binary-arm/...
http://mirrors.kernel.org/debian/dists/sarge/contrib/binary-arm/...
Pour utiliser ce miroir avec apt, vous ajoutez cette ligne à votre
fichier sources.list :
deb http://mirrors.kernel.org/debian sarge main contrib
Notez que « dists » est ajouté implicitement, et les paramètres qui suivent le nom de version sont utilisés pour étendre le chemin à plusieurs répertoires.
Après avoir ajouté les nouvelles sources, commentez les lignes
« deb » existantes dans le fichier
sources.list en plaçant des signes # au début des
lignes.
Chaque paquet nécessaire pour une installation est récupéré depuis le réseau et
stocké dans le répertoire /var/cache/apt/archives (et dans le
sous-répertoire partial pendant son transfert). Vous devez vous
assurer d'avoir assez de place avant de commencer l'installation. Avec un
système Debian relativement important, attendez-vous à télécharger au moins
300 Mo de données.
Plutôt que d'utiliser des miroirs de paquets HTTP ou FTP, vous pouvez modifier
/etc/apt/sources.list pour utiliser un miroir sur un disque local
(éventuellement monté par NFS).
Par exemple, votre miroir de paquets peut être sous
/var/ftp/debian/, et avoir des répertoires principaux tels
que :
/var/ftp/debian/dists/sarge/main/binary-arm/...
/var/ftp/debian/dists/sarge/contrib/binary-arm/...
Pour utiliser ceci avec apt, ajoutez cette ligne à votre fichier
sources.list :
deb file:/var/ftp/debian sarge main contrib
Notez que « dists » est ajouté implicitement, et les paramètres qui suivent le nom de version sont utilisés pour étendre le chemin à plusieurs répertoires.
Après avoir ajouté les nouvelles sources, commentez les lignes
« deb » existantes dans le fichier
sources.list en plaçant des signes # au début des
lignes.
Si vous voulez utiliser seulement les cédéroms, commentez les lignes
deb existantes dans le fichier sources.list en
plaçant des # au début des lignes.
Assurez-vous de la présence d'une ligne dans /etc/fstab qui
autorise le montage du cédérom au point de montage /cdrom (ce
point de montage /cdrom est nécessaire pour utiliser
apt-cdrom). Par exemple, si /dev/hdc est votre
lecteur de cédérom, le fichier /etc/fstab devrait contenir une
ligne comme celle-ci :
/dev/hdc /cdrom auto defaults,noauto,ro 0 0
Remarquez qu'il ne doit pas y avoir d'espace entre les mots defaults,noauto,ro dans la quatrième colonne.
Pour vérifier que cela fonctionne, insérez un cédérom et essayez d'exécuter :
# mount /cdrom # montera le cédérom au point de montage /cdrom
# ls -alF /cdrom # devrait afficher le contenu de la racine du cédérom
# umount /cdrom # démontera le cédérom
Puis, lancez :
# apt-cdrom add
pour chaque cédérom binaire Debian en votre possession, afin d'ajouter les données concernant chaque cédérom dans la base de données d'apt.
La méthode recommandée pour faire une mise à niveau entre les versions de
Debian GNU/Linux est d'utiliser le gestionnaire de paquets
aptitude. Cet outil prend des décisions plus sûres pour
l'installation des paquets qu'apt-get.
N'oubliez pas de monter les partitions requises (notamment les partitions
racine et /usr) en lecture et écriture, avec une commande de ce
type :
# mount -o remount,rw /point_de_montage
Puis, revérifiez que les entrées de source apt (dans
/etc/apt/sources.list) se réfèrent soit à
« sarge » soit à « stable ».
Note : les lignes de source pour un cédérom se réfèrent souvent à
« unstable » ; bien que cela soit trompeur, vous
ne devriez pas les changer.
Il est fortement recommandé d'utiliser le programme
/usr/bin/script pour enregistrer une transcription de la session
de mise à niveau. Ainsi, si un problème se produit, vous aurez un
enregistrement de ce qui s'est produit, et vous pourrez fournir, s'il le faut,
les informations exactes pour un rapport de bogue. Pour démarrer un
enregistrement, tapez :
# script -a ~/mise-a-niveau-vers-sarge.typescript
ou équivalent. Souvenez-vous de ne pas mettre le fichier d'enregistrement dans
un répertoire temporaire tel que /tmp ou /var/tmp
(les fichiers de ces répertoires peuvent être détruits pendant la mise à niveau
ou pendant un redémarrage).
Le fichier d'enregistrement vous permettra également de revoir les informations qui ont défilé hors de l'écran. Basculez simplement sur la deuxième console (en utilisant alt-F2) et, après la connexion, utilisez less ~root/mise-a-niveau-vers-sarge.typescript pour voir le fichier.
Après avoir terminé la mise à niveau, vous pouvez stopper l'enregistement en entrant exit à l'invite de commandes.
La liste des paquets disponibles pour la nouvelle version doit tout d'abord être récupérée. Cela est réalisé en exécutant[2] :
# apt-get update
Des tests de mises à niveau ont montré que la version de sarge
d'aptitude est meilleure lors de la résolution des dépendances
complexes pendant une mise à niveau qu'apt-get et
qu'aptitude de woody. Vous devriez donc commencer par le mettre à
jour en utilisant :
# aptitude install aptitude
Il vous sera présenté une liste des changements qui seront réalisés et il vous sera demander de les confirmer. Vous devriez étudier attentivement les changements proposés, en particulier les paquets qui seront supprimés par la mise à niveau, avant de les confirmer.
Dans certains cas, si un grand nombre de paquets est listé pour suppression,
vous devriez pouvoir réduire cette liste en « mettant à jour par
anticipation » d'autres paquets choisis en même temps
qu'aptitude. Un exemple pourra clarifier cela. Pendant des tests
de mise à niveau de systèmes ayant KDE d'installé, nous avons remarqué que
cette étape va entraîner la suppression de paquets KDE et/ou Perl. La solution
consiste à faire install aptitude perl au lieu de install
aptitude.
Si le paquet doc-base est installé, il doit être mis à
jour avant le reste du système. La raison est que sa mise à jour peut échouer
si perl est mis à jour en même temps. Vous pouvez déterminer s'il
est installé avec :
# dpkg -l doc-base
Si la ligne affichée commence par un « i », c'est que le paquet est installé et qu'il doit être mis à jour avant de continuer :
# aptitude install doc-base
Vous êtes maintenant prêt à continuer avec la partie principale de la mise à niveau. Exécutez :
# aptitude -f --with-recommends dist-upgrade
Ceci effectuera une mise à jour complète du système, c.-à-d. installera les
versions les plus récentes de tous les paquets, et résoudra tous les
changements possibles de dépendances entre paquets des différentes versions.
Si nécessaire, cela installera de nouveaux paquets (habituellement de nouvelles
versions de bibliothèques, ou des paquets ayant changé de nom), et retirera les
paquets obsolètes en conflit (comme console-tools-libs).
Lorsque la mise à jour se fait à partir d'un ensemble de cédéroms, on vous demandera d'insérer d'autres cédéroms à plusieurs moments de la mise à niveau. Vous pourriez devoir insérer plusieurs fois le même cédérom. Cela est dû aux relations entre paquets répartis sur plusieurs cédéroms.
Les paquets déjà installés ayant une nouvelle version, mais qui ne peuvent être installés sans modifier l'état d'un autre paquet, seront laissés dans leur version actuelle (et affichés comme retenu — held back). Cela peut être résolu soit en utilisant aptitude et en choisissant d'installer ces paquets, soit en essayant aptitude -f install paquet.
L'option --fix-broken (ou simplement -f) indique à
apt de corriger un système qui possède des dépendances
défectueuses. Apt n'autorise pas l'existence de dépendances
défectueuses sur un système.
Si une opération utilisant aptitude, apt-get ou
dpkg échoue avec l'erreur suivante :
E: Dynamic MMap ran out of room
l'espace de cache par défaut est insuffisant. Vous pouvez résoudre cela soit
en enlevant ou en commentant des lignes dont vous n'avez pas besoin dans
/etc/apt/sources.list, soit en augmentant la taille du cache. La
taille du cache peut être augmentée en positionnant
APT::Cache-Limit dans /etc/apt/apt.conf. La commande
suivante le positionne à une valeur qui devrait être suffisante pour la mise à
niveau :
# echo 'APT::Cache-Limit "12500000";' >> /etc/apt/apt.conf
Cela suppose que vous n'avez pas déjà positionné cette variable dans ce fichier.
Il est parfois nécessaire d'activer l'option d'apt
APT::Force-LoopBreak pour pouvoir temporairement retirer un paquet essentiel à
cause de boucles « Conflicts/Pre-Depends ». Aptitude
vous alertera à ce propos et interrompra la mise à niveau. Vous pouvez
contourner ce problème en passant l'option -o
APT::Force-LoopBreak=1 sur la ligne de commande d'aptitude.
Il est possible que la structure de dépendances d'un système soit tellement
défectueuse qu'elle requiert une intervention manuelle. Habituellement, cela
signifie qu'il faut utiliser aptitude ou :
# dpkg --remove nom_du_paquet
pour éliminer certains des paquets en cause, ou :
# aptitude --fix-broken install
# dpkg --configure --pending
Dans certains cas extrêmes, vous pourriez devoir forcer une réinstallation à l'aide d'une commande comme :
# dpkg --install /chemin/vers/nom_du_paquet.deb
Les conflits de fichiers ne devraient pas se produire si vous mettez à niveau depuis un système woody « pur », mais ils peuvent se produire si vous avez des rétroportages non officiels d'installés. Un conflit de fichiers entraînera une erreur de ce type :
Dépaquetage de la mise à jour de <paquet-toto> ...
dpkg: erreur de traitement de <nom-paquet-pour-toto> (--unpack):
tentative de remplacement de « <un-nom-de-fichier> »,
qui appartient aussi au paquet <paquet-titi>
Vous pouvez tenter de résoudre un conflit de fichiers en forçant la suppression du paquet mentionné sur la dernière ligne du message d'erreur :
# dpkg -r --force-depends nom_du_paquet
Après cela, vous devriez être en mesure de continuer la mise à niveau, en utilisant les commandes d'aptitude précédemment décrites.
Durant la mise à niveau, on vous posera des questions pour configurer ou
reconfigurer de nombreux paquets. Quand on vous demandera si des fichiers des
répertoires /etc/init.d ou /etc/terminfo ou le
fichier /etc/manpath.config doivent être remplacés par la version
du responsable du paquet, il est généralement nécessaire de répondre
« oui » pour assurer la cohérence du système. Vous pouvez toujours
revenir aux versions précédentes, puisqu'elles sont sauvegardées avec une
extension .dpkg-old.
Si vous n'êtes pas certain de ce qu'il faut faire, notez le nom du paquet ou du fichier et examinez le problème plus tard. Vous pouvez chercher dans le fichier d'enregistrement pour revoir les informations qui étaient à l'écran lors de la mise à niveau.
Lorsque aptitude dist-upgrade est terminé, la mise à niveau « formelle » est terminée, mais il reste quelques petites choses dont vous devriez vous occuper avant le prochain redémarrage.
Vous pouvez lire le fichier
/usr/share/doc/xfree86-common/README.Debian-upgrade.gz pour de
plus amples informations sur la mise à jour des paquets du système de fenêtrage
(« X Window System »). C'est pertinent pour tous les utilisateurs
d'une version précédente de Debian. En clair, vous devez lire ce document.
Veuillez noter que ces procédures n'ont pas mis à jour le noyau Linux.
Vous pouvez vouloir le faire vous-même, soit en installant l'un des paquets
kernel-image-*, soit en compilant un noyau personnalisé depuis les
sources.
Avant de mettre à jour votre noyau, vous devez d'abord choisir celui qui est le plus approprié à votre architecture. La liste des noyaux pouvant être installés est disponible en exécutant la commande :
# apt-cache search ^kernel-image
Vous pouvez alors installer le paquet choisi en utilisant la commande aptitude install. Une fois ce nouveau noyau installé, vous devriez redémarrer dès que possible afin d'en tirer parti.
Veuillez noter que le système d'installation de woody (et des versions précédentes) n'installait pas le noyau en tant que paquet dans votre système. Cela a changé pour sarge et vous pouvez installer des paquets virtuels pour suivre les changements de noyaux. Ces paquets ont pour nom kernel-image-VERSION-ARCH avec VERSION correspondant au numéro de version du noyau (2.4 ou 2.6) et ARCH correspondant à l'une des architectures prises en charge. Si vous désirez avoir un support de sécurité pour le noyau intégré à la gestion des paquets, veuillez installer le paquet de noyau le plus adapté à votre matériel après la mise à niveau.
Pour les plus aventureux, il existe un moyen facile de compiler votre propre
noyau sur Debian GNU/Linux. Installez le paquet kernel-package et
lisez la documentation dans /usr/share/doc/kernel-package.
Raidtools2 n'est plus maintenu par son développeur amont et a été
remplacé par le paquet mdadm. mdadm est un seul
programme qui peut réaliser pratiquement toute tâche de gestion RAID sans
fichier de configuration ; par défaut, il n'en utilise pas.
Le reste de cette section fournit des conseils de mise à jour pour les
utilisateurs de raidtools2.
Comme mentionné ci-dessus, dans la plupart des cas, mdadm peut
fonctionner sans fichier de configuration. Si vous utilisez un noyau qui
configure automatiquement la table RAID, vous pouvez passer ce paragraphe
— il vous suffit d'installer le paquet mdadm et le RAID sera
détecté pendant le processus de démarrage. Les noyaux standard dans Debian
incluent la prise en charge de la configuration des tables RAID au démarrage.
Vous devez également vous assurer que les partitions sont bien du type
« Linux raid autodetect » (id fd). La commande suivante
liste le type actuel des partitions :
# fdisk -l périphérique_disque
Si vous avez une configuration mélangée avec certaines tables RAID qui sont configurées automatiquement et d'autres qui ne le sont pas, vous devez créer un fichier de configuration.
Pour migrer du fichier de configuration /etc/raidtab
(raidtools2) vers /etc/mdadm/mdadm.conf
(mdadm), veuillez exécuter :
# echo 'DEVICE /dev/hd*[0-9] /dev/sd*[0-9]' > /etc/mdadm/mdadm.conf
# mdadm --examine --scan >> /etc/mdadm/mdadm.conf
Ces commandes généreront un fichier de configuration avec les tables existantes de votre système.
Vous devez également vous assurer que les tables RAID sont lancées
automatiquement au démarrage. Vérifiez le fichier
/etc/default/mdadm pour voir si la variable AUTOSTART est
positionnée à true.
Avec l'introduction de plusieurs milliers de nouveaux paquets, sarge marque également la fin et le retrait de plus de deux mille anciens paquets présents dans woody. Il n'est pas prévu de chemin de mise à jour pour ces paquets obsolètes. Bien que rien ne vous empêche de continuer à utiliser ces paquets si vous le désirez, le projet Debian va habituellement stopper le support de sécurité pour ceux-ci un an après la sortie de sarge[3] et ne fournira normalement pas d'autre support entre temps. Il vous est recommandé de les remplacer par un logiciel alternatif, s'il en existe.
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un paquet peut avoir été retiré de la distribution : il n'est plus maintenu en amont, il n'y a plus de responsable Debian intéressé par la maintenance du paquet, la fonctionnalité fournie par le paquet a été remplacée par un logiciel différent (ou une nouvelle version) ou il n'est plus considéré comme convenable pour sarge en raison de ses bogues. Dans ce dernier cas, le paquet peut cependant toujours être présent dans la distribution « unstable ».
Détecter quels paquets sont « obsolètes » dans un système mis à
niveau est facile car les interfaces de gestion des paquets les marqueront
comme tel. Si vous utilisez aptitude, vous verrez une liste de
ces paquets sous l'entrée « Paquets obsolètes ou créés localement ».
Dselect fournit une section similaire, mais la liste présentée
peut être différente. Si vous avez utilisé aptitude pour
installer des paquets manuellement dans woody, le programme aura gardé la trace
de ces paquets installés manuellement et pourra marquer comme obsolètes les
paquets tirés par les seules dépendances et qui ne sont plus nécessaires si un
paquet est supprimé. À la différence de deborphan,
aptitude ne marquera pas comme obsolètes des paquets que vous avez
installés manuellement, au contraire de ceux qui ont été installés
automatiquement par les dépendances.
Il existe des outils supplémentaires que vous pouvez utiliser pour trouver les
paquets obsolètes comme deborphan, debfoster ou
cruft. Deborphan est hautement recommandé, bien
qu'il n'indique (dans le mode par défaut) que les bibliothèques
obsolètes : les paquets dans les sections « libs » ou
« oldlibs » qui ne sont utilisés par aucun autre paquet. Ne
supprimez pas aveuglément les paquets que ces outils présentent,
particulièrement si vous utilisez des options non standard aggressives, car ils
sont susceptibles de produire des faux positifs. Il est hautement recommandé
d'examiner manuellement les paquets suggérés à la suppression (c.-à-d. leurs
contenu, taille et description) avant de les supprimer.
Le système de suivi des bogues de
Debian fournit souvent des informations supplémentaires sur les
raisons pour lesquelles un paquet a été retiré. Vous devriez consulter à la
fois les comptes-rendus de bogue archivés pour le paquet lui-même et ceux du
pseudo-paquet
ftp.debian.org.
Certains paquets de woody ont été divisés en plusieurs paquets dans sarge, souvent pour améliorer la maintenabilité du système. Pour faciliter le chemin de mise à jour dans de tels cas, sarge fournit souvent des paquets « factices » (« dummy packages » en anglais) : des paquets vides qui ont le même nom que l'ancien paquet de woody avec des dépendances entraînant l'installation des nouveaux paquets. Ces paquets factices sont considérés comme des paquets obsolètes après la mise à jour et peuvent être supprimés sans problème.
La plupart (mais pas toutes) des descriptions des paquets factices indiquent
leur but. Cependant, les descriptions des paquets factices ne sont pas
uniformes, vous pourriez donc trouver que deborphan avec les
options de type --guess-* sont utiles pour les détecter sur votre
système. Notez que certains paquets factices ne sont pas destinés à être
supprimés après une mise à jour, mais ils sont utilisés pour déterminer quelle
est la version actuellement disponible d'un programme.
[ précédent ] [ Table des matières ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ] [ 4 ] [ 5 ] [ 6 ] [ A ] [ suivant ]
Notes de publication pour Debian GNU/Linux 3.1 (« sarge »), ARM
$Id: release-notes.fr.sgml,v 1.38 2005/10/12 00:07:14 fbothamy Exp $debian-doc@lists.debian.org